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Full text of "Dictionnaire picard, gaulois et françois : contenant aussi les mots gaulois approchant le plus du dialecte de la Picardie avec leur signification en françois"

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Digitized  by  the  Internet  Archive 

in  2010  with  funding  from 

University  of  Ottawa 


http://www.archive.org/details/dictionnairepicOOdair 


PRINCIPAUX  OUVRAGES  DU  MÊME  AUTEUR 


Démuin  et  ses  seigneurs.  1878.  In-8. 

Ignaucourt  et  Aubercourt.  1881.  In-8. 

L'œuvre  historique  et  archéologique  de  M.  Ernest  Prarond.  1881-1890.  2  vol.  in-8. 

Notice  sur  le  Terrier  du  Ponthieu.  1882.  In-8. 

Dictionnaire  d'histoire  locale  ;  l'arrondissement  d'Abbeville.  1882.  In-8. 

Sièges  et  prises  de  Saint- Valéry.  1883.  In-8. 

Boucher  de  Perthes,  sa  vie,  ses  œuvres,  sa  correspondance.  1885.  In-8. 

Catalogue  analytique  des  manuscrits  de  la  bibliothèque  communale  d'Abbeville.  1885-1900.  In-8. 

Millevoye,  sa  vie,  ses  œuvres.  1886.  In-8. 

L'amiral  Courbet.  1886.  In-8. 

L'imprimerie  et  la  librairie  à  Abbeville  avant  1789.  1887.  In-8. 

La  vallée  du  Liger  et  ses  environs.  1887.  In-8. 

Deux  années  d'invasion  en  Picardie  (1635-1636).  1887.  In-8. 

Esquisses  militaires  de  la  guerre  de  Cent  ans.  1888.  In-8. 

Moreuil  et  son  canton.  1889.  In-8. 

Le  livre  de  raison  d'un  magistrat  picard.  1889.  In-8. 

La  guerre  de  Trente  ans  en  Artois.  1890.  In-8. 

Les  Vilains  dans  les  œuvres  des  trouvères.  1890.  In-12. 

Monographie  d'un  bourg  picard.  T.  I^r.  Introduction  à  l'histoire  de  Démuin.  T.  IL  L'histoire 
de  Démuin.  T.  III.  Traditions  populaires  de  Démuin.  T.  IV.  Petit  glossaire  du  patois  de 
Démuin.  T.  V.  Nouvelles  et  légendes  recueilhes  à  Démuin.  1890- 189 5.  5  vol.  in-8. 

Les  princes  de  Savoie-Carignan,  derniers  seigneurs  de  Domart-sur-la-Luce.  1892.  In-8. 

Les  reliures  artistiques  et  armoriées  de  la  bibliothèque  communale  d'Abbeville.  1892.  In-4. 

Mélanges  d'histoire  et  de  bibliographie.  1892.  In-4. 

Le  mémorial  d'un  bourgeois  de  Domart  (1634-1655).  1892.  In-8. 

Excursions  historico-archéologiques  dans  le  bas-Santerre.  1893.  In-8. 

Notices  et  choix  de  documents  inédits  sur  la  Picardie.  1 893-1896.  2  vol.  in-8. 

Livres  de  raison  de  deux  seigneurs  picards.  1894.  In-8. 

Le  livre  de  raison  d'un  maïeur  d'Abbeville.  1894.  In-8. 

Abbeville  et  le  Ponthieu  ;  mélanges  et  fragments  d'histoire.  1894.  In-8. 

Les  Cambray  d'Igny  en  ItaHe.  1895.  In-8. 

Le  maréchal  de  Mailly.  1895.  In-8. 

Fransart  et  ses  seigneurs.  1895.  In-8. 

Picquigny  et  son  canton.  1896.  In-8. 

Petites  chroniques  du  Santerre.  T.  1er.  1897.  In-8. 


Catalogue  des  manuscrits  des  bibliothèques  de  Péronne,  Ham  et  Roye.  1898.  In-8. 

Mélanges  d'histoire  locale.  1901.  In-8. 

Inventaire  sommaire  des  Archives  municipales  d'Abbeville.  1902.  In-4.  (Fasc.  le,  seul  paru.) 

L'administration  municipale  à  Abbeville  au  xviiic  siècle.  1902.' In-8. 

Souvenirs  de  l'invasion  ;  épisodes  et  nouvelles  patriotiques.  1903.  In-8. 

Le  magister  de  Pernois  ;  contribution  au  traditionnismc  en  Picardie.  1903.  In-4. 

Les  fabliaux  dans  la  tradition.  1904.  In-8. 

Un  mois  à  Bruxelles.  1905.  In-8. 

Contribution  au  traditionnisme  picard.  Baptêmes,  mariages  et  enterrements.  1905.  In-8. 

Blason  populaire  de  la  Picardie.  1906-1910.  2  vol.  in-8. 

Petite  histoire  d'Abbeville.  1907.  In-8. 

Trois  épisodes  militaires  de  la  guerre  de  Cent  ans.  1908.  In-8.  j 

Ede  quoi  rire  à  se  teurdc.  Contes  en  patois  du  Santerre.  1908-1911.  4  vol.  in-8.  * 

Géographie  de  la  Somme.  1909.  In-8.  f 

Petite  grammaire  du  patois  picard.  1909.  In-8. 

Monographie  de  Crécy-en-Ponthieu.  1909.  In-8. 

Menus  laits  historiques  des  villes  d'Eu  et  du  Tréport.  19 10.  ln-8. 

Histoire  générale  des  communes  de  France.  Monographies  de  Déniuin,  Villers-Bretonneux  et 

TuUy.  19 10.  3  vol.  in-8. 
A  la  mémoire  de  M.  Ernest  Prarond.  1910.  In-8. 
Les  contemporains.  Emile  Coët.  1910.  In-8. 
Notice  biographique  sur  le  P.  Daire.  191 1.  I11-4. 
lue,  etc.. 

SOUS  PRESSE 

Histoire  civile,  ecclésiastique  et  littéraire  des  doyennés  du  diocèse  d'Amiens,  par  le  P.  Daire. 

2  vol.  in-4. 
Au  pays  normand.  Menus  laits  historiques. 
Miettes  d'histoire  locale. 
La  guerre  de  Cent  ans  en  Normandie. 

EN  PRÉPARATION 

Glossaire  des  archives  municipales  d'Abbeville. 
Vocabulaire  complet  du  patois  de  Démuin. 
Traditions  populaires  de  la  Picardie. 
Le  maréchal  d'Esquerdes,  capitaine  d'Abbeville. 
Louis  XI  et  l'échevinase  d'Abbeville. 


DICTIONNAIRE    PICARD 


GAULOIS   ET   FRANÇOIS 


i 


Héliog.riujex-'din. 


J.K  VKRY,  DAIRK   i  1715 -179  2.» 


4 


^ 


DICTIONNAIRE  PICARD 

GAULOIS  ET  FRANÇOIS 

CONTENANT  AUSSI   LES   MOTS   GAULOIS   APPROCHANTS   LE   PLUS   DU   DIALECTE 
DE  LA   PICARDIE  AVEC   LEUR  SIGNIFICATION   EN   FRANÇOIS 

Par  le   Père   DAIRE 

Ouvrage  indîspensablement  nécessaire  à  tous  ceux  qui,  par  nécessité, 
par  étude,  par  plaisir  ou  par  état,  se  trouvent  dans  le  cas  de  déchiffrer  les  archives 

Mis  en  ordre,  complété  et  publié  d'après  le  manuscrit  autographe 

Par  ALCIUS   LEDIEU 


PARIS 
H.    CHAMPION,    ÉDITEUR 

s.    Quai   Malaquais,    5 
I9II 


3âCC 

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L'un  des  plus  féconds  écrivains  picards  au  dix-huitième 
siècle  fut  le  P.  Daire,  religieux  célestin.  Il  ne  saurait  être 
mis  au  même  rang  que  le  célèbre  du  Cange,  ni  même  que 
le  bénédictin  Dom  Grenier,  son  compatriote  et  son  ami. 
Mais  la  place  qu'il  tient  comme  historien  local  n'en  est  pas 
moins  fort  honorable. 

Son  œuvre  imprimée  est  importante,  mais  il  a  laissé  en 
manuscrit,  prêts  pour  l'impression,  d'autres  travaux  sur  la 
Picardie,  notamment  une  Histoire  des  doyennés  du  diocèse 
d^ Amiens  que,  depuis  plus  de  trente  ans,  nous  nous  propo- 
sions d'éditer. 

La  vénération  que  nous  avons  toujours  professée  pour  ce 
travailleur  infatigable,  qui  fut  souvent  un  initiateur,  a  été 
le  premier  mobile  de  notre  entreprise. 

La  longue  carrière  littéraire  de  l'homme  qui  a  consacré  à 
l'histoire  de  sa  province  natale  le  meilleur  de  son  temps  lui 
valut  plus  de  soucis  que  de  satisfactions.  De  son  propre 
aveu,  elle  lui  «  offrit  chaque  jour  mille  épines  contre  une 
rose'.    »    Ses    contemporains    et    ses    compatriotes    surtout 

I     Préface  de  V Histoire  littéraire  de  la  ville  d'Amiens,  p.  viii. 


VI 

s'acharnèrent  sur  lui  et  le  déchirèrent  à  belles  dents;  ses 
ouvrages  furent  l'objet  d'attaques  injustes  et  passionnées  qui 
n'ont  point  cessé  par  delà  la  tombe  et  qui  le  poursuivent 
même  encore  de  nos  jours. 

Depuis  près  de  trois  quarts  de  siècle  que  les  manuscrits 
inédits  du  P.  Daire  sont  déposés  à  la  bibliothèque  commu- 
nale d'Amiens,  ils  ont  été  fréquemment  consultés  par  nombre 
d'historiens  locaux;  une  très  minime  partie  de  ceux  qui  ont 
profité  du  fruit  des  recherches  du  docte  Célestin  ont  eu  la 
probité  de  le  citer;  d'autres  indiquaient  leur  référence 
lorsque  l'auteur  avait  commis  une  confusion,  —  ce  qui  n'a 
rien  de  surprenant  dans  un  travail  de  cette  importance  et  de 
cette  nature;  en  le  prenant  ainsi  en  faute,  ils  croyaient  se 
faire  passer  pour  plus  habiles  que  lui.  Quant  à  ceux  qui  se 
sont  livrés  à  un  véritable  pillage,  —  et  c'est  le  plus  grand 
nombre,  —  ils  ont  gardé  sur  leur  source  le  plus  complet 
silence. 

Déjà,  en  1843,  ^^^^^  ^^  Catalogne  des  manuscrits  île  la 
hihliothèque  d'Amiens  {\i.  139),  J.  Garnier  disait  dans  la  notice 
relative  aux  c  Cartons  du  Père  Daire  »  qu'  «  on  n'a  pas 
toujours  montré  toute  la  reconnaissance  qu'on  devait  à 
l'auteur  pour  les  nombreux  emprunts  qu'on  lui  avait  fliits 
sans  en  avertir.  »  Nul  n'était  mieux  en  situation  que  le 
bibliothécaire  d'Amiens  pour  taire  cette  observation,  qui 
nous  a  frappé  et  dont  nous  avons  pu,  à  maintes  reprises, 
constater  la  justesse.  De  tels  procédés  sont  révoltants  et  l'on 
doit  se  faire  uri  devoir  de  les  dénoncer. 

U Histoire  des  doyennés  du  P.  Daire  est  une  véritable  mine 
pour  un  très  grand  nombre  de  localités  de  l'ancien  diocèse 
d'Amiens.  Sa  publication  permettra  de  compléter  l'ensemble 
de  l'œuvre  du  laborieux  Célestin  sur  l'histoire  de  sa  pro- 
vince, qu'il  aimait  avec  passion.  Elle  permettra  aussi  de 
pouvoir  établir  les  emprunts  non  avoués  qui  ont  été  faits 
par  des  auteurs  peu  scrupuleux  ;  on  rendra  ainsi  à  César  ce 
qui  appartient  à  César.  Cette  considération  n'a  pas  été  l'une 
des  moindres  dans  la  mise  à  exécution  de  notre  entreprise. 


VII 

Nous  croyons  aussi  faire  œuvre  utile  en  faveur  des  travail- 
leurs et  des  amateurs  d'histoire  locale  que  de  leur  mettre  en 
mains  un  instrument  de  travail  précieux  pour  la  monogra- 
phie de  trois  cents  localités  picardes. 

Enfin,  l'influence  des  travaux  du  P.  Daire  a  été  considé- 
rable dans  le  mouvement  qui  s'est  produit  à  la  fin  du  dix- 
huitième  siècle  et  au  début  du  siècle  suivant  pour  les 
recherches  d'histoire  locale  en  Picardie  et  dans  le  départe- 
ment de  la  Somme. 

De  nombreux  documents  originaux  consultés  par  lui  ont 
disparu  dans  la  tourmente  révolutionnaire  ;  il  a  pu  ainsi 
sauver  de  l'oubli  bien  des  faits  dont  on  ne  retrouverait  le 
souvenir  nulle  part  ailleurs.  A  ce  point  de  vue,  son  œuvre 
posthume  ofî're  un  réel  intérêt. 

Sans  doute,  la  méthode  de  travail  du  P.  Daire  n'est  point 
exempte  de  critiques,  —  les  plus  capables  eux-mêmes  n'ont 
point  la  prétention  d'avoir  atteint  la  perfection,  mais  nous 
avons  maintes  fois  constaté  que  les  attaques  violentes  et 
injustes  dont  ses  ouvrages  ont  été  l'objet 'portaient  sur  des 
futilités,  des  négligences  infimes.  Pour  les  esprits  non  pré- 
venus, l'ensemble  de  son  œuvre,  à  laquelle  il  a  consacré  sa 
longue  existence,  mérite  bien  plutôt  l'admiration  des  amis  de 
l'histoire  locale. 

Après  la  mort  du  P.  Daire,  ses  manuscrits  échurent  au 
Montdidérien  Caussin  de  Perceval,  le  savant  orientaliste. 
A  sa  mort,  arrivée  au  mois  d'août  1835,  ils  furent  vendus 
à  un  amateur  qui  savait  en  apprécier  le  prix.  M.  de  Cayrol, 
de  Compiègne,  se  rendit  adjudicataire  de  deux  gros  porte- 
feuilles bourrés  de  documents  pour  le  prix  dérisoire  de 
trente-deux  francs  ;  il  eut  la  délicate  pensée  d'ofl"rir  à  la 
bibliothèque  d'Amiens,  le  15  décembre  1837,  ^^  partie  concer- 
nant la  Picardie.  C'est  le  n°  507  des  manuscrits  de  ce 
dépôt;  il  est  composé  de  4  tomes  reliés  en  trois  volumes, 
ainsi  désignés  : 

T.  I.  —  Histoire  civile,  ecclésiastique  et  littéraire  des 
doyennés  du  diocèse  d'Amiens.  221  ff. 


VIII 

T.  IL  —  Fragments  biographiques  et  historiques.  200  ft. 

T.  III-IV,  reliés  ensemble.  —  Notes  généalogiques  sur  les 
différentes  fimiilles  de  Picardie  et  matériaux  pour  l'histoire 
littéraire  de  Picardie.  123  et  93  ff. 

La  possession  des  manuscrits  du  P.  Dairc  permit  à  de 
Cayrol  de  publier  l'ouvrage  suivant  :  Essai  sur  la  vie  et  les 
ouvrages  du  P.  Daire,  ancien  bibliothécaire  des  Cèlestins,  avec 
les  épîtres  farcies  telles  qu'on  les  chantait  dans  les  églises  d'Amiens 
au  XII"  siècle,  publiées  pour  la  première  fois  d'après  le 
manuscrit  original  par  M.  J.  K.  |Rigollot].  Amiens,  Caron- 
Vitet,  1838.  in-8°-. 

Dans  cet  ouvrage,  Fauteur  s'est  montré  biographe  cons- 
ciencieux et  impartial,  aussi  J.  Garnier  le  félicitait- il  du 
jugement  qu'il  avait  «  porté  sur  le  mérite  des  ouvrages  d'un 
homme  que  l'on  s'est  trop  plu  à  rabaisser.  » 

Nous  nous  faisons  un  devoir  de  déclarer  que  nous  avons 
pris  ce  biographe  pour  guide  et  que  nous  avons  fait  à  son 
ouvrage  de  fréquents  emprunts. 


I .  Dans  Tavant-propos  de  cet  ouvrage,  l'auteur  déclare  que  «  le  porte- 
feuille du  P.  Daire  était  encore  assez  bien  garni  au  moment  de  sa  mort, 
malgré  l'assertion  contraire  de  son  dernier  biographe,  M.  Cli,  C,  qui  a 
prétendu  que  ses  manuscrits  ont  été  donnés  pour  une  somme  très  minime 
à  la  vente  de  M.  Caussin  de  Perceval,  parce  qu'ils  n'avaient  aucune  espèce 
de  valeur.  » 

Voici  le  passage  de  la  notice  sur  le  P.  Daire  parue  dans  la  Biographie  du 
di'partenient  de  ta  Sonnne  visé  par  de  Cayrol  :  «  Une  partie  de  ce  bagage 
littéraire  appartenait  à  M.  Caussin  de  Perceval,  mais  elle  ne  contenait  rien 
de  bien  important,  puisque  le  tout  tut  à  peine  vendu  trente  francs  à  la  mort 
de  ce  savant  orientaliste.  »  De  Cavrol  était  mieux  qualifié  que  Ch.  C.  pour 
juger  l'importance  du  bagage  du  P.  Daire;  le  collaborateur  de  la  Biographie 
de  la  Somme  eut  le  tort  de  donner  son  appréciation  sur  ce  qu'il  ne  connais- 
sait pas. 


•■In  NoMÎNE  QATm.ETriLiÎFri^,^ 


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(j/rrfianncfnatiLô,  prùmïïô  Jfôcêlâfaâm.  jn  ^oc  Vaicra^iâ  '  7mmitmc 
'M(ti;0^]7lmiini^  2§c  amèimbltmiuchioïKin  mcru/)i 

mcfùJfmi  podrh  Çaiièidi  [t/onMûctiû72ti  S\S\.}  •  \1  Cdisfincnini^^ 
roJtnt!'^  Vcncrakù)  Jn  c/)mfo  pdiji  ûmir  J dldkilpriuV  éi(j^^^^ 

WMtriiJœncfcrum  fîhdim  l!t  Àrifjùiiii  ''J)c  (imU  non  VaictàCUiupt. 

\ic^n5Û  pdtmii  î?2lc/j(i[i)J(ÏL/]y^tS(ifntAurin^  ^i:>ikiorL:>{tpricnJ 
mfLôSwûn  inii'ifcdh itt imtntk^  Jxohif.^  VcuicI  'prwrh  Ja?n fiJlw/dL ^ 

4^monkî/i,  cdiormujvji  pcttnlni  ou  ^rdfuni  Jnôfdù  Ca^cC/ûtlKCjunùwL^^ 
.1  ciijuy^ijxi  {ciffmonium.  pfu5uiiLnt/)(D2cJcjmkmproprfo^  ma/nt  Jc/vpJf, 

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PROFESSION  DU  P.DAIKE  v^UX  CF.LF.STINS  D'AMIENS,  (1733.) 


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NOTICE     BIOGRAPHIQUE 

SUR    LE    PÈRE    DAIRE 

Louis-François  DAIRE,  né  à  Amiens  le  6  juillet  17 13, 
baptisé  le  lendemain  dans  l'église  de  Saint-Germain,  sa 
paroisse,  était  fils  d'un  négociant  de  cette  ville,  Louis  Daire, 
et  d'une  Montdidérienne,  Elisabeth  Wallet  '.  Il  descendait  de 
Jean  d'Aire,  échevin  de  Calais,  l'un  des  six  héros  du  siège 
de  cette  ville  en  1347  ^ 

1.  Disons  tout  de  suite  que  le  nom  du  P.  Daire  a  été  donné  à  une  rue 
d'Amiens  et  à  une  rue  de  Montdidier, 

Nous  croyons  devoir  reproduire  ici  son  acte  de  baptême,  relevé  pour 
nous  par  l'obligeant  archiviste  municipal  d'Amiens,  M.  E.  Niquet,  à  qui 
nous  adressons  nos  plus  sympathiques  remerciements. 

a  Louis  François,  fils  de  M.  Louis  Daire,  marchand,  et  de  dmle  Elisabeth 
Vûalet,  sa  femme,  est  né  le  sixième  jour  de  juillet  171 3  et  a  esté  baptisé  le 
septième  suivant  par  moy  curé  soussigné.  Le  parrain  :  M^  François  Vùalet, 
greffier  de  l'Hôtel  de  Ville  de  Montdidier  ;  la  marraine  dam^^  Marguerite 
Baudeloque,  femme  de  Mr  Defloque,  qui  ont  signé.  » 

Marguerite  BAUDELOcauE.  L.  Daire. 

VuALLET. 

F.  Leseigne. 

2.  Voici  ce  qu'on  lit  à  ce  sujet  dans  V Histoire  littéraire  de  la  ville 
d'Amiens,  p.  342  :  «  Le  bibliothécaire  (le  P.  Daire)  présenta  à  M.  de 
Jarente,  évêque  d'Orléans,  qui  avoit  alors  la  feuille  des  bénéfices,  la  preuve 


X 

Le  jeune  Daire  était  en  bas  âge  lorsqu'il  perdit  son  père, 
mort  après  deux  ans  de  mariage.  Elisabeth  Wallet  retourna  à 
Montdidier,  emmenant  avec  elle  son  fils.  Des  que  ce  dernier 
fut  en  âge  de  commencer  ses  études,  il  entra  au  collège  de 
la  ville,  où  il  reçut  les  premiers  éléments. 

V.  de  Beauvillé  rappelle  cette  particularité  dans  son  excel- 
lente Histoire  de  Montdidier  (2^  éd.,  1875,  II,  201)  :  «  Les 
trois  Capperonnier,  Daire,  Bcjot,  Gaulliart,  Parmentier, 
Bosquillon,  Caussin  de  Perceval,  puisèrent  dans  la  petite 
école  latine  de  notre  ville  les  premiers  principes  de  connais- 
sances qui,  développées  ensuite  sur  un  plus  grand  théâtre, 
ont  assuré  à  leur  nom  une  réputation  méritée.  »  Le  même 
auteur  tenait  son  devancier  en  haute  estime  ;  parlant  ailleurs 
du  P.  Daire,  il  dit  de  lui  :  «  Le  savant  historien  de  Mont- 
didier, dont  il  suffit  de  rappeler  le  nom,  tellement  ses 
ouvrages  sont  connus  en  Picardie.  » 


consignée  dans  tous  les  ouvrages  périodiques,  de  sa  descendance  de  Jean 
Daire,  l'un  des  échevins  de  cette  ville  ;  mais  la  prompte  disgrâce  du  prélat 
empêcha  l'effet  de  ses  bonnes  dispositions  en  faveur  du  parent  de  ce 
héros.  »  L'auteur  d'une  brochure  anonyme,  les  Propos  de  mon  ami  5***, 
(Amiens,  s.  d.  (1890)  in-80),  taisant  allusion  à  ce  passage,  ajoute  :  «  Daire 
était-il  bien  persuadé  de  sa  parenté  avec  le  patriote  calaisien,  et  de  la  soli- 
dité des  preuves  fournies  par  tous  les  ouvrages  périodiques  dont  il  oublie 
d'indiquer  les  titres,  ou  trouva-t-il  simplement  son  chemin  de  Damas  dans 
l'éclatant  succès  que  la  tragédie  de  de  Belloy  venait  de  remporter  ?  » 
Le  siège  de  Calais  de  de  Belloy  fut  représenté  le  1 3  février  1765  ;  ce  vers  : 

Daire,  les  deux  Wissant,  noms  obscurs  autrefois, 

valut  à  l'auteur  le  huitain  suivant  du  P.  Daire  : 

Par  tes  talents,  auteur  ingénieux, 
De  levir  obscurité  profonde. 
Voyant  sortir  tous  mes  aveux. 
Je  revis,  quoique  mort  au  monde. 
Sur  tes  héros,  le  François  s'attendrit, 
Louis  te  récompense  et  chacun  t'applaudit. 
Le  siège  de  Calais  rend  ta  plume  immortelle. 

Grâce  à  toi,  mon  nom  l'est  comme  elle. 


XI 

Doué  d'heureuses  dispositions  et  de  brillantes  facultés,  le 
jeune  Daire  fit  des  progrès  rapides  au  collège  de  Montdidier, 
aussi  sa  mère  n'hésita-t-elle  point  à  l'envoyer  terminer  ses 
humanités  au  collège  d'Amiens,  où  les  études  étaient  beau- 
coup plus  fortes.  Il  n'avait  pas  encore  atteint  sa  dix-huitième 
année  lorsqu'il  reçut  la  tonsure  dans  cet  établissement  le 
10  avril  173 1.  Sa  vocation  se  dessina  nettement  alors,  et, 
bien  que  sa  mère  et  les  autres  membres  de  sa  famille  eussent 
rêvé  d'en  faire  un  commerçant,  il  manifesta  le  projet  d'em- 
brasser la  vie  monastique  afin  de  pouvoir  se  livrer  en  toute 
tranquillité  à  son  amour  pour  l'étude.  L'année  suivante,  il 
entrait  chez  les  religieux  Célestins  d'Amiens,  le  15  juillet  1733. 

La  bibliothèque  communale  d'Abbeville  possède  un  recueil 
de  professions  des  religieux  Célestins  du  couvent  de  S.  Antoine 
d'Amiens  (Ms  n°  191);  ce  sont  de  petits  carrés  de  papier, 
mais  le  plus  souvent  de  parchemin,  collés  sur  les  feuillets  de 
ce  volume  du  xvi^  au  xviii^  siècle.  Quelques-unes  de  ces  for- 
mules de  professions  sont  de  véritables  modèles  de  calligraphie  ; 
d'autres,  et  en  grand  nombre,  oifrent  au-dessous  de  la  signa- 
ture des  dessins  à  la  plume,  parfois  coloriés  ;  les  instruments 
de  la  Passion  y  sont  très  souvent  reproduits.  Au  feuillet  65 
se  voit  la  profession  du  P.  Daire,  datée  du  15  juillet  1733. 
Ce  curieux  manuscrit,  qui  se  compose  de  67  feuillets  de 
460  millimètres  sur  300,  donne  la  liste  des  prieurs.  D'après 
une  courte  notice  placée  au  début,  le  couvent  des  Célestins 
d'Amiens  fut  fondé  en  1389  par  Enguerrand  d'Eudin,  Jean 
de  la  Personne  et  Renaud  de  la  Chapelle,  tous  trois  conseil- 
lers du  roi,  sur  la  chaude  recommandation  que  leur  en -avait 


XII 

faite  Hugues  d'Ailly,  maître  des  Comptes.  Le  roi  Charles  VI 
accorda  volontiers  l'autorisation  demandée,  et  «  voulut  en 
estre  premier  fondateur  en  consideracion  qu'il  avoit  pris  le 
S.  Sacrement  de  mariage  audit  Amiens  »  ;  il  fit  don  aux 
Célestins  d'une  somme  de  quatre  cents  livres  avec  «  plusieurs 
beaux  privilèges  avec  argent  pour  la  construction.  »  Son 
frère,  Louis,  duc  d'Orléans,  voulut  être  le  second  fondateur. 
Enguerrand  d'Eudin  fit  don  de  la  vicomte  d'Ergnies,  et  le 
nouveau  monastère  eut  aussi  part  aux  libéralités  du  duc  de 
Bourbon,  de  Hugues  d'Ailly  et  autres'. 

L'ordre  des  Célestins,  fondé  en  Italie  dans  les  dernières 
années  du  treizième  siècle,  sou.s  le  pontificat  du  pape  Céles- 
tin  V,  dont  il  prit  le  nom,  avait  été  introduit  en  France  par 
le  roi  Philippe  le  Bel  vers  fan  i^oo.  Ces  religieux  dispo- 
saient dans  le  cloître  de  loisirs  que  le  jeune  Daire  comptait 
bien  utiliser  pour  se  livrer  à  son  amour  de  l'étude.  Cet 
ordre  posséda  par  la  suite  dix-sept  maisons  en  France  et 
quatre  à  l'étranger  mais  qui  dépendaient  de  la  France  sous 
le  rapport  de  la  hiérarchie  conventuelle;  ces  vingt  et  une 
maisons  ne  furent  jamais  occupées  par  plus  de  deux  cent 
cinquante  religieux,  «  et,  parmi  eux^  il  s'est  rencontré 
souvent  des  écrivains  distingués-.  » 

En  1735,  le  frère  Daire  recevait  le  sous-diaconat;  l'année 
suivante,  il  était  fait  diacre,  et,  en  1737,  il  recevait  la  prêtrise. 
Peu  de  temps  après,  il  était  appelé  à  Paris  par  le  supérieur 

1.  Voy.  notre  Catalogue  analytique  des  manuscrits  de  la  Bibliothèque 
d'AhhevilU,  pp.  109-110. 

2.  De  Cayrol,  Essai  sur  la  vie  et  les  ouvrages  du  P.  Daire,  p.  57. 


xin 

général,  qui  le  chargea  d'enseigner  la  philosophie  et  la  théo- 
logie. Mais  le  jeune  professeur  devait  être  intérieurement  fort 
peu  touché  de  cette  marque  de  confiance,  ainsi  qu'il  le  laisse 
entendre  dans  une  notice  autobiographique  qui  s'est  trouvée 
parmi  ses  papiers;  il  ne  se  sentait  aucune  disposition  pour  une 
profession  qu'il  accepta  d'exercer  par  esprit  d'obéissance. 
«  Quelques  différends  survenus  entre  le  chefde  la  congrégation 
et  lui,  écrit-il,  lui  firent  quitter  cette  place  en  1740  pour 
demeurer  à  Rouen  en  quaUté  de  particulier.  Déchargé  du 
soin  d'instruire  les  autres,  débarrassé  du  chaos  aristotélique  et 
des  raisonnements  sophistiques  de  l'école,  il  mit  à  profit 
son  repos  en  se  livrant  à  la  littérature  et  à  l'histoire  de  sa 
patrie  ' .  » 

Devenu  ainsi  simple  religieux,  et  disposant  en  quelque 
sorte  d'une  plus  grande  liberté,  le  P.  Daire,  «  naturellement 
gai,  dit-il  lui-même,  ami  de  la  société^  s'y  répandit  avec 
toute  la  décence  de  son  état;  trouvant  des  douceurs  dans  le 
culte  des  Muses,  la  poésie  eut  pour  lui  des  charmes...  Le 
dessin,  la  musique  et  des  lectures  continuelles  remplissoient 
tous  ses  momens  :  l'oisiveté  n'avoit  point  de  prise  sur  lui  ^.  » 

Les  publications  littéraires  et  historiques  du  laborieux 
Célestin  picard,  le  seul  de  son  ordre  qui  se  livrât  alors  à 
des  travaux  intellectuels,  lui  suscitèrent  des  envieux  parmi 
ses  confrères  ;  il  s'en  fit  des  ennemis  par  sa  trop  grande 
franchise  et  surtont  par  la  causticité  de  son  caractère.  Écou- 


2.  De  Cayrol,  loc.  cit.,  p.  15. 
I.  Ihid. 


XIV 

tons  ce  qu'il  a  dit  de  lui-même  :  «  Ceux  à  qui  les  manœuvres 
ne  coûtent  rien,  a-t-il  écrit,  tentèrent  plusieurs  fois,  inuti- 
lement, de  troubler  sa  tranquillité  philosophique.  Il  fut  trahi, 
calomnié  par  de  f;uix  frères,  qui  n'eurent  qu'à  rougir  de 
leurs  tentatives  infructueuses.  Content  dans  sa  cellule  et 
chéri  de  ses  élèves,  qu'il  vit  élever  avant  lui,  mais  sans 
jalousie  et  sans  ambition,  à  la  supériorité  claustrale,  il  resta 
longtemps  oublié.  Mais  ce  qu'il  perdoit  dans  le  cloître,  où 
les  places  se  donnoient  à  l'intrigue,  oîi  l'on  abhorroit  qui- 
conque faisoit  des  vers,  où  les  ânes  protégés  étoient  sur  le 
flambeau,  il  le  regagnoit  dans  le  dehors'.  » 

En  cflct,  il  lit  connaissance  ou  entra  en  relation  avec  les 
sommités  littéraires  ou  scientifiques  de  son  temps,  parmi 
lesquels  il  cite'  son  compatriote,  le  célèbre  chirurgien  Le 
Cat,  mort  en  1768;  le  docte  abbé  Le  Bœuf,  de  l'académie 
des  Inscriptions  (i 687-1 760),  avec  qui  il  correspondit  durant 
de  longues  années';  l'érudit  philologue  Sainte-Palaye  (1697- 
1781);  le  littérateur  Foncemagne  (1694-1779),  de  l'acadé- 
mie française  et  de  l'académie  des  Inscriptions  ;  il  correspon- 
dait aussi  d'une  manière  suivie  avec  son  compatriote,  l'érudit 
Bénédictin  Dom  Grenier  (1725 -1789),  de  l'abbaye  de  Corbie, 
avec   lequel    il   échangea    ses    manuscrits,    car   le  P.    Daire 


1.  De  Cayrol,  p.  16. 

2.  Il  y  a  quelque  exagération  de  la  part  du  P.  Daire  lorsqu'il  avance 
avoir  correspondu  pendant  trente  années  avec  l'abbé  Le  Bœuf;  ce  dernier 
étant  mort  en  1760,  le  jeune  Célestin  serait  donc  entré  en  relation  avec  le 
savant  abbé  en  1730;  à  cette  date,  Daire,  qui  n'avait  que  dix-sept  ans, 
était  encore  sur  les  bancs  du  collège. 


XV 

communiquait  volontiers  aux    travailleurs   le   fruit   de   ses 
recherches  historiques  '. 

De  Cayrol  a  découvert  dans  les  papiers  du  P.  Daire 
quelques-unes  des  lettres  adressées  à  ce  dernier  par  les 
littérateurs  de  son  temps  dont  il  était  l'ami  ;  ces  lettres,  au 
nombre  de  169  seulement,  sont  signées  de  d'Arnaud,  l'abbé 
Carlier,  Colliette,  Dacier,  Dupin,  de  Belloy,  l'abbé  Goujet, 
M*"^  de  Guibert,  de  Rozoy,  Latour,  Marin,  Mulot,  biblio- 
thécaire de  Saint- Victor  ;   Philippe,   l'abbé  de  Saint-Léger, 


I.  Voici  une  demande  de  renseignements  adressée  par  le  P.  Daire  à 
Dom  Grenier  : 

Monsieur  et  cher  amy, 

Savez-vous  le  nom  et  la  patrie  de  Jacques  Bavo,  chronographe  religieux 
de  Corbie  ?  En  quel  temps  écrivoit-il  ? 

Avez-vous  des  renseignemens  sur  Pourcelle,  né  à  Corbie,  grand  maître 
du  collège  du  cardinal  Lemoine  ?  A-t-il  écrit  ? 

Les  religieux  de  Corbie  ont  élevé  à  la  mémoire  de  Guillaume  Ducaurel 
Detagny*,  leur  abbé  en  1522,  un  monument  qui  passe  pour  la  gloire  du 
pays. 

Pierre  Pilaguet,  né  à  Corbie,  doct.  et  prof,  en  droit  dans  l'univ.  de 
Paris,  vivoit  en  1529  ;  ne  savez-vous  rien  de  plus  sur  son  compte  ?  N' a-t-il 
pas  composé  une  chronique  ? 

Christophe  Vrayet,  prêtre,  né  à  Corbie,  a  fait  en  vers  latins  l'an  1629 
l'éloge  de  Henri  Delovaine,  pour  lors  abbé,  et  une  pièce  sur  sainte  Colette. 
Est-ce  tout  ? 

Vauquet,  curé  de  Saint-Etienne  de  Corbie,  bon  antiquaire,  nous  a  laissé 
des  mémoires  Mss.  contre  les  Caritables.  En  quel  temps  vivoit-il  ? 

Mon  général  arrive  sans  être  attendu.  Je  pars  le  10.  Si  vous  avez  quel- 
que chose  pour  moy,  je  le  prendray  chez  vous  à  mon  retour. 
Tuus  ex  animo. 

Daire,  R.  C. 

Amiens,  ce  8  juin  1763. 

(Manuscrits  de  la  Bibliothèque  Royale.) 

(P.  Roger,  Bibliothèque  historique  ...  de  la  Picardie  et  de  l'Artois,  p.  84. 
Amiens,  1844.  In-80.) 

*  Il  faut  lire  du  Caurel  de  Taisnil.  > 


XVI 

Titon  du  Tillet,  l'abbé  Vallart,  grammairien  ;  Vasse,  etc. 
«  M.  Vasse  surtout,  ajoute  de  Cayrol,  était  l'ami  particulier 
du  bibliothécaire  des  Célestins,  et  c'est  principalement 
d'après  les  détails  dans  lesquels  il  entre  qu'on  est  à  même 
de  juger  combien  le  P.  Daire  était  bon  et  obligeant  pour 
tous  ceux  qui  avaient  recours  à  sa  vaste  érudition.  Il  for- 
mait, :\  ce  qu'il  paraît,  le  centre  d'une  société  intime  dont 
M.  Vasse  pouvait  se  dire  le  secrétaire  perpétuel...  Sa  mort, 
qui  précéda  de  treize  ans  celle  du  P.  Daire,  laissa  nécessai- 
rement un  vide  difficile  à  remplir  dans  l'existence  littéraire 
de  son  ami  '.  » 

Après  un  séjour  de  trois  années  à  Rouen,  le  P.  Daire  vint 
se  fixer  en  174^  à  Amiens.  Pour  occuper  ses  nombreux 
loisirs,  il  dépouilla  les  archives  de  l'échevinage,  celles  du 
chapitre  de  Li  cathédrale  et  celles  des  divers  couvents.  Il 
compilait  sans  cesse  et  amassait  de  nombreux  matériaux. 
Pour  varier  ses  occupations,  puisqu'il  disposait  alors  de  tout 
son  temps,  il  s'offrit  un  genre  de  distraction  qui  convenait 
bien  à  son  tempérament  combatif.  Il  a  consacré  dans  son 
Histoire  litîcrairc  d'Amiens,  p.  359-361,  une  notice  biogra- 
phique à  l'un  de  ses  contemporains  avec  lequel  il  eut  maille 
à  partir,  J.-L.  Baron,  avocat  au  bailliage.  Il  rapporte  qu'en 
1751  il  circula  dans  la  ville  «  une  parodie  indécente,  impie, 
de  la  bulle  pour  le  jubilé  »  ;  elle  avait  pour  titre  le  Jubilé 
calot  in  ou  le  Jubilé  de  Momiis.  Cette  pièce  de  vers  sur  le  régi- 
ment de  la  calotte,  institution  grotesque  qui  comptait  alors 

I.  Essai  sur  la  vie  et  les  ouwages  du  P.  Daire,  p.  76. 


xvir 

un  demi-siècle  d'existence,  produisit  un  grand  scandale  dans 
le  monde  ecclésiastique  et  chez  les  personnes  pieuses. 
L'auteur  de  ce  pastiche  qui  voulait  être  spirituel  se  cacha 
sous  le  voile  de  l'anonymat,  mais  il  fut  bientôt  désigné  sous 
le  manteau  de  la  cheminée  par  la  rumeur  publique  :  les 
ennemis  de  Baron  l'accusèrent  de  cette  mauvaise  action,  qui 
menaça  de  prendre  de  grandes  proportions. 

Ce  qu'a  omis  de  dire  le  P.  Daire  dans  la  biographie  qu'il 
a  donnée  de  Baron,  c'est  qu'il  est  entré  lui-même  dans  la 
Hce  pour  rompre  une  lance.  Il  publia  d'abord  une  réponse 
en  vers  A  raiiteur  du  Jubilé  de  Momus  sous  les  initiales  :  le 
P.  D.,  C,  —  Le  Père  Daire,  Célestin  ;  —  puis,  sous  les 
mêmes  initiales,  il  fit  paraître  :  Un  areîté  (sic)  de  Momus; 
cette  dernière  publication  lui  valut  une  réponse  de  Baron. 
Enfin,  notre  bouillant  Célestin  adressa  sous  son  nom  un 
quatrain  à  la  manière  du  temps  à  l'évêque  d'Amiens,  qui 
s'était  montré  fort  irrité  contre  l'auteur  de  cette  parodie.  Le 
P.  Daire  fit  paraître  encore,  en  signant  de  son  nom  cette 
fois,  une  Réponse  à  l'auteur  du  Jubilé  calotin,  rime  pour  rime; 
on  ne  possède  malheureusement  que  les  vingt-trois  premiers 
vers  de  cette  pièce  spirituelle'. 

Dans  le  même  temps,  le  P.  Daire  s'occupa  de  travaux 
d'un  ordre  différent.   L'idée  lui  vint  de  concourir  pour  la 


I.  Voy.  h  Jubilé  calotin  à  Amiens  en  i y ^i,  parodie  inédite  de  Jean-Léonore 
Baron,  avocat  au  bailliage  d'Amiens  et  secrétaire  perpétuel  de  l'Académie  de 
cette  ville,  suivie  d'épigrammes  adressées  à  l'auteur  par  le  P.  Daire  et  d'autres 
pièces  également  inédites,  d'après  un  manuscrit  du  temps.  Publié  par  Pseu 
d'Onyme,  membre  de  l'Académie  de  RoUot.  A  Frettecuisse,  chez  Jean 
Basreins,  imprimeur.  (Amiens,  impr.  amiénoise),  1892.  In-S»,  30  p. 


XVIII 

médaille  d'or  de  six  cents  livres  qu'offrait  l'Académie  d'Amiens 
en  175 1  à  l'auteur  du  meilleur  mémoire  sur  cette  question  : 
«  Examiner  si  l'histoire,  la  physique,  la  géographie  ancienne 
et  moderne  fournissent  des  connaissances  suffisantes  pour 
établir  que  l'Angleterre  a  fait  partie  du  continent.  » 

Neuf  concurrents  entrèrent  en  ligne,  mais  le  mémoire  du 
P.  Daire,  qui  se  composait  de  20  pages  in-4°,  ne  fut  l'objet 
d'aucune  mention.  De  Ca3'rol,  qui  l'a  retrouvé  dans  les  papiers 
du  Célestin,  l'a  jugé  fort  médiocre,  et  il  ajoute  :  «  La 
faiblesse  des  raisonnements  et  une  lourde  phraséologie  obligent 
l'auteur  à  se  traîner  péniblement  parmi  de  froids  détails 
géographiques  qui,  loin  d'éclaircir  la  question,  l'obscurcissent 
davantage;  aussi,  rien  ne  justifie  suffisamment  cette  conclu- 
sion du  mémoire,  «  que  l'Angleterre  n'a  jamais  fait  partie 
du  continent.  » 

En  1752,  la  même  Société  proposa  le  sujet  suivant  : 
«  Quelle  était  l'étendue  du  Belgium  dont  parle  César  dans 
ses  Commentaires?  Pourquoi  ce  nom  tut-il  donné  seulement 
à  une  partie  des  peuples  de  la  Gaule  Belgique  ?  Si  le  nom 
de  Picard  lui  a  succédé,  quelle  est  l'origine  de  ce  dernier 
nom?  Quelle  raison  a  fait  donner  le  nom  de  Picardie  aux 
territoires  des  diocèses  d'Amiens,  de  Beauvais,  de  Noyon, 
de  Soissons,  de  Laon  ?  Enfin,  ce  nom  appartient-il  plus 
particulièrement  à  plusieurs  ou  à  un  de  ces  diocèses  qu'aux 
autres  ?  » 

Le  P.  Daire  concourut  encore,  puisque  de  Cayrol  a 
découvert  dans  ses  papiers  huit  pages  du  premier  brouillon 
de  son  mémoire,  mais  ce  fragment  était  insuffisant  pour 


XIX 

permettre  à  son  biographe  d'apprécier  le  mérite  de  Toeuvre 
du  laborieux  Célestin.  L'Académie  ne  Tavait  point  jugée 
digne  du  prix,  puisqu'elle  l'attribua  à  l'abbé  Carlier. 

Le  sujet  proposé  en  1753  par  la  même  compagnie  fut  d'un 
ordre  différent  ;  la  question  mise  par  elle  au  concours  était 
celle-ci  :  «  Est-il  plus  facile  de  réussir  dans  l'éloquence  que 
dans  la  poésie  ?  » 

Le  P.  Daire,  que  ses  deux  échecs  précédents  n'avaient 
point  découragé,  entra  encore  en  lice.  Il  ne  fut  pas  plus 
heureux  ;  le  prix,  d'ailleurs,  ne  fut  point  décerné,  aucun  des 
six  mémoires  présentés  n'ayant  réuni  les  suffrages  des  juges. 

Le  manuscrit  autographe  du  P.  Daire,  se  composant  de 
10  pages  in-4°,  s'est  trouvé  dans  les  papiers  achetés  par 
de  Cayrol.  «  J'ai  pu  juger,  dit  ce  dernier,  que  l'arrêt  de 
l'Académie  était  parfaitement  juste,  et  que  la  manière  dont 
notre  littérateur  avait  traité  la  question  était  loin  de  mériter 
la  récompense  promise.  »  Le  même  auteur  ajoute  :  «  Il 
paraît  que  ce  troisième  échec  fit  enfin  renoncer  le  P.  Daire 
à  la  poursuite  des  couronnes  académiques,  et  il  eut  le  bon 
esprit  de  tourner  ses  études  d'un  autre  côté.  » 

Cette  affirmation  n'est  point  exacte.  Si  le  P.  Daire  cessa 
de  prendre  part  aux  concours  créés  par  l'Académie  de  sa 
ville  natale,  dont  les  portes  ne  lui  furent  jamais  ouvertes,  il 
soumit  au  jugement  d'un  autre  corps  savant  une  dissertation 
sur  les  Tourbes  de  la  province  de  Picardie;  ce  mémoire  fut 
envoyé  en  1757  au  concours  de  l'Académie  des  sciences,  etc. 
de  Rouen  (Précis  analytique  de  FAcad.  de  Rouen,  1751-1760, 
t.  II,  p.  2c/),  et,  contrairement  à  ce  qu'en  dit  de  Cayrol, 


XX 

ce  travail  fut  imprime  dans  le  même  Précis,  p.  130-137.  A 
la  suite  de  cet  envoi,  le  P.  Daire  fut  reçu  «  associé  »  de 
cette  Compagnie  le  14  août  1759. 

Deux  ans  plus  tard,  le  P.  Daire  présenta  encore  à  l'Aca- 
démie de  Rouen  une  Dissertation  sur  le  vieux  Figel,  poète  du 
XII"  siècle,  dont  mention  est  lliite  dans  le  Précis  analytique 
de  1761-1770,  t.  III,  p.  29.  Il  sera  parlé  plus  loin  de  ce 
travail. 

En  1755,  les  ennemis  du  P.  Daire  étant  «  morts  ou  hors 
de  combat  »,  suivant  sa  propre  expression,  le  P.  Ménesse, 
supérieur  général,  —  qu'il  appelle  «  un  chef  éclairé  »,  et  pour 
qui  il  professait  la  plus  grande  vénération, —  le  récompensa  de 
la  disgrâce  injuste  dont  il  avait  été  victime,  et  l'envoya 
comme  sous-prieur  à  Rouen;  trois  ans  plus  tard,  en  1758, 
il  passait  en  la  même  qualité  à  Lyon,  où  il  resta  aussi  pen- 
dant trois  années;  en  1761,  il  occupait  les  mûmes  fonctions 
à  Amiens,  et,  en  1764,  à  Paris.  En  1767,  le  poste  de 
prieur  d'Esclimont,  au  pays  chartrain,  lui  était  offert;  il 
l'accepta  pour  une  durée  de  trois  mois  seulement  ;  à  l'expi- 
ration de  ce  délai,  il  fut  nommé  prieur  de  Metz  au  mois  de 
mai  1767.  Treize  mois  plus  tard,  le  28  juin  1768,  était  tenue 
dans  cette  ville  une  assemblée  des  députés  des  communautés 
séculières  et  régulières.  Le  prieur  des  Célestins  de  Metz,  qui 
n'avait  pas  tardé  à  se  faire  apprécier  par  sa  valeur  et  ses 
solides  qualités,  fut  élu  par  l'assemblée  député  des  réguliers. 

Le  P.  Daire  rapporte  dans  son  autobiographie  qu'en  arri- 
vant à  Metz  il  fut  informé  que  le  couvent  des  Célestins,  dont 
il  venait  d'obtenir  le  priorat,  était  «  trop  vaste  pour  le  peu 


XXI 

de  religieux  qu'il  contenait  »,  aussi  cet  immeuble  suscitait-il 
les  convoitises  des  directeurs  de  l'hôpital  et  celles  des  com- 
mandants militaires  de  la  ville. 

Sans  perdre  de  temps,  le  prieur  dépouilla  le  chartrier  de 
la  communauté,  qu'il  rangea  dans  un  ordre  plus  rationnel,  et 
rédigea  une  requête  dans  laquelle  il  s'élevait  contre  toute 
velléité  d'aliénation  du  couvent  des  Célestins.  Cette  requête 
fut  présentée  au  ministre,  M.  de  Choiseul,  «  qui  y  répondit 
favorablement,  et  cette  maison  n'a  cessé  d'exister  »  qu'après 
le  départ  du  P.  Daire  de  la  ville  de  Metz. 

Vers  cette  époque,  «  des  cervelles  dérangées  »,  suivant  les 
propres  termes  du  P.  Daire,  lancèrent  l'idée  de  séculariser 
les  moines  Célestins  ;  elle  fit  son  chemin,  mais  le  prieur  du 
couvent  de  Metz  combattit  de  toutes  ses  forces  un  tel  projet 
qui,  s'il  devait  être  mis  à  exécution,  entraînerait  la  dispa- 
rition de  l'ordre.  La  lutte  devint  ardente  entre  partisans  et 
adversaires  de  la  sécularisation.  Quoique  d'un  tempérament 
combatif,  le  P.  Daire,  ayant  peu  d'espoir  dans  le  résultat 
final  de  la  lutte^  résigna  ses  fonctions  de  prieur  du  couvent 
de  Metz.  En  1770,  un  chapitre  général  de  l'ordre  se  tint  à 
Mantes.  Le  P.  Daire  rappelle  dans  son  autobiographie  qu'il 
«  refusa  constamment  sa  voix  à  l'auteur  de  la  révolution, 
que  l'on  y  éleva  à  la  première  place.  » 

Malgré  son  opposition  tenace  de  véritable  Picard,  il  n'en 
fut  pas  moins  chargé  par  l'évêque  de  Rodez,  commissaire 
du  roi,  d'administrer  la  bibliothèque  du  couvent  des  Céles- 
tins de  Paris,  avec  mission  spéciale  de  remettre  à  la  biblio- 
thèque  du   Roi   les   manuscrits   et   les   imprimés   les   plus 


XXII 

précieux  qui  se  trouvaient  dans  les  différentes  communautés 
de  Tordre. 

La  dissolution  des  Célestins  fut  bientôt  un  fait  accompli. 
Un  décret  du  pape  Clément  XIV,  confirmé  deux  fois 
par  Pie  VI  en  1776  et  en  1778,  rendit  ces  religieux  à 
l'état  séculier  ;  leur  bibliothèque  de  Paris  fut  transférée  à 
l'Arsenal. 

L'abbé  Daire,  ancien  Célestin,  comme  il  se  qualifia  dés 
lors,  revint  dans  sa  ville  natale,  «  où,  entre  les  bras  de 
l'amitié,  au  milieu  de  la  plus  aimable  société  »,  il  se  consa- 
cra avec  une  véritable  ardeur  toute  juvénile  à  «  l'étude  et 
aux  amusements  permis  à  son  âge  et  à  sa  profession  »,  ainsi 
qu'il  Ta  dit  lui-même,  oubliant  vite  les  peines,  les  tracas,  les 
ennuis  et  les  pertes  pécuniaires  que  son  opposition  au  projet 
de  sécularisation  lui  avait  valus  ;  mais  il  lui  restait  encore, 
paraît-il,  assez  de  patrimoine  pour  vivre  à  l'abri  du  besoin. 

Dans  son  autobiographie  publiée  en  1782,  l'abbé  Daire 
dit  que,  retiré  dans  sa  patrie,  il  y  finissait  sa  carrière; 
mais  cette  résolution  ne  fut  point  définitive,  puisque,  sans 
que  l'on  en  connaisse  aujourd'hui  le  motif,  il  quitta  Amiens 
pour  aller  se  fixer  définitivement  à  Chartres,  où  il  mourut 
à  la  veille  des  plus  mauvais  jours  de  la  Révolution,  le 
18  mars  1792. 

Il  serait  oiseux  de  rechercher  ici,  faute  de  preuves,  la 
cause  qui  détermina  Daire  à  quitter  sa  ville  natale  à  la  fin 
de  ses  jours;  on  ne  peut  qu'émettre  des  hypothèses;  c'est 
ce  qu'a  fait  d'ailleurs  son  biographe.  S'appuyant  sur  la  cons- 
tatation faite  par  lui  que  le  nom  du   P.    Daire  n'a  jamais 


XXIII 

figuré  sur  la  liste  des  membres  de  l'Académie  d'Amiens  % 
fondée  en  1750,  bien  que,  parmi  ceux-ci,  il  y  en  avait  un 
grand  nombre  «  dont  les  titres  n'étaient  pas  aussi  valables 
que  ceux  du  savant  Célestin  »,  de  Cayrol  pense  que  ce 
fut  la  seule  raison  «  qui  le  détermina  à  transporter  ses 
pénates  dans  la  ville  de  Chartres.  »  Faute  de  mieux,  nous 
accepterons  cette  supposition,  qui  nous  paraît  assez  plausible. 
Il  sera  éternellement  et  universellement  vrai  ce  vieux  pro- 
verbe :  Nul  n'est  prophète  dans  son  pays.  Il  s'appHque  peut- 
être  plus  spécialement  à  la  capitale  de  l'ancienne  Picardie, 
puisqu'on  l'a  traduit  ainsi  : 

Amiens, 
Traître  aux  siens. 

Pourquoi  Daire  choisit-il  Chartres  ?  Il  n'est  pas  téméraire 
de  supposer  qu'il  avait  dû  conserver  un  bon  souvenir  de 
cette  ville,  où  il  s'était  créé  sans  doute  de  solides  relations 
en  1767  pendant  les  quelques  mois  qu'il  passa,  en  quaUté 


I.  De  Cayrol  pense  que  Gresset,  fondateur  de  l'Académie  d'Amiens, 
dont  il  était  l'âme,  s'était  rangé  du  côté  des  Jésuites  au  sujet  de  la  consti- 
tution Unigenitus,  et  qu'  «  il  devait  être  opposé  à  l'admission,  parmi  les 
membres  de  son  académie  naissante,  d'un  Janséniste  déclaré  tel  que  l'était 
le  P.  Daire,  comme  le  prouve  l'épigramme  à  double  sens  sur  les  enfants 
de  saint  Ignace  »,  que  voici  : 

J'abjure  tout  de  bon  Quesnel,  avec  son  livre, 

La  constitution,  Est  ce  que  je  dois  suivre  ; 

Oui  j'anathématise,  Arnault  et  Saint-Cyrans, 

Ignace  et  son  Eglise,  En  sont,  tous,  mes  garants. 

Je  combattrai  toujours,  Pascal  et  l'Oratoire 

Molina  tes  discours  ;  Me  mènent  à  la  gloire  ; 

Allons,  qu'on  extermine,  Enfin,  les  appelants. 

Son  chef  et  sa  doctrine.  Ont  mille  partisants  : 

Aux  enfers.  Dieu  mettra  Ceux  qui  Paris  imitent, 

Les  fils  de  Loyola,  Toujours  du  ciel  héritent. 

De  Cayrol,  qui  a  retrouvé  cette  pièce,  fait  remarquer  que  le  sel  apparte- 
nait bien  au  P.  Daire,  «  ou,  du  moins,  était  de  son  goût.  »  (Essai,  ... 
p.  23.) 


XXIV 

de  sous-prieur,  à  Esclimont,  cette  dernière  localité  n'étant 
distante  de  Chartres  que  de  cinq  lieues.  Quoi  qu'il  en  soit, 
son  souvenir  y  est  aujourd'hui  complètement  effacé  ;  la  seule 
trace  qu'il  en  reste  est  son  acte  de  décès  inscrit  le  lendemain 
de  sa  mort  sous  le  n°  63  des  actes  de  l'année  1792. 

Doué  d'une  prodigieuse  activité,  d'une  puissance  de  travail 
étonnante  et  d'un  véritable  esprit  d'assimilation,  le  P.  Daire 
fournit  un  labeur  incessant  et  fécond.  Son  influence,  nous 
l'avons  dit,  ne  fut  pas  sans  effet  sur  ses  contemporains  et 
sur  ses  compatriotes  ;  son  exemple  développa  en  eux  le  goût 
des  études  et  des  recherches  qui  furent  l'occupation  de  sa 
vie  et  le  but  qu'il  s'était  proposé  pour  fuir  l'oisiveté. 

Nous  avons  dit  que  les  travaux  du  P.  Dairc  lui  avaient 
suscité  des  ennemis  ;  il  prenait  gaiement  la  chose,  et  il  avait 
raison.  Voici  ce  qu'il  disait  en  1765  à  la  fin  de  la  préface  de 
son  Histoire  de  Moutilidier  :  «  Qu'un  ouvrage  paraisse,  dans  la 
province,  surtout,  on  a  trois  corps  d'armées  à  combattre  : 
des  censeurs,  des  ennemis,  des  envieux.  Les  premiers  sont 
utiles,  même  nécessaires  quand  le  goût  et  la  bonne  foy  les 
conduisent.  Quant  aux  ennemis,  chacun  a  les  siens.  Les 
envieux  sont  quelquefois  malgré  eux  les  témoins  du  succès 
des  productions  qu'ils  déchirent.  J'aime  jusqu'à  mes  ennemis. 
Je  suis  mon  premier  censeur  ;  puissai-je  faire  envie  !  » 

Dix-sept  ans  plus  tard,  à  la  veille  de  devenir  septuagé- 
naire, il  disait  dans  l'introduction  de  son  Histoire  littéraire 
d'Amiens  :  «  On  ne  parle  que  de  bienfaisance,  et  néanmoins 
les  dédicaces  n'ont  jamais  été  plus  inutiles  qu'aujourd'hui  ; 
les  Mécènes  n'empêcheront  dans  aucun  temps  la  cabale  et 


xxY 

l'envie  de  se  liguer  contre  les  écrivains  qui  leur  font  ombrage, 
et  d'en  critiquer  les  productions,  même  avant  qu'elles 
paroissent.  D'où  cela  provient-il  ?  De  ce  que  des  gens  qui 
ne  font  rien,  par  paresse  ou  par  incapacité,  ne  comprennent 
pas  comment  on  peut  s'occuper  à  faire  quelque  chose  ;  c'est 
l'ordinaire  des  êtres  bornés  de  déchirer  impitoyablement 
ceux  qui  le  sont  moins  qu'eux.  Les  plus  minces  littérateurs, 
les  têtes  échauffées  des  traits  que  l'amour  de  la  vérité  a  forcé 
de  lancer  contre  eux,  et  les  ignorans,  tous  se  réunissent, 
s'arment,  et  n'ont  souvent  que  le  chagrin  de  voir  leur 
poudre  éventée  se  dissiper  en  fumée  dans  la  région  de 
l'air.  Il  est  d'autres  hommes  qui  n'admirent  absolument 
que  ce  qui  sort  de  leur  plume;  ce  n'est  point  à  de  pareils 
esprits  que  je  dédie  cet  ouvrage,  c'est  à  toi  seul,  public 
éclairé.  » 

Ne  croirait-on  point  ces  lignes  écrites  d'hier  ?  De  nos 
jours  aussi,  les  médiocrités,  dont  la  valeur  ne  consiste  qu'en 
celle  qu'elles  s'attribuent,  ne  se  liguent-elles  pas  contre  ceux 
qui  leur  portent  ombrage  par  un  bagage  plus  important  ? 

On  se  figure  que  les  travaux  d'histoire  locale  sont  à  la 
portée  de  tout  le  monde;  aussi  voit-on,  du  jour  au  lende- 
main, sans  préparation^  certains  oisifs  devenir  auteurs  locaux. 
Dès  qu'ils  ont  commis  la  moindre  plaquette,  ils  se  sacrent 
eux-mêmes  écrivains  et  se  croient,  dès  lors,  le  droit  de  juger 
du  mérite  de  ceux  qui  ont  blanchi  sous  le  harnais. 

On  ne  connaît  pas  plus  aujourd'hui  les  œuvres  que  les 
noms  des  Aristarques  au  petit  pied  qui  se  sont  acharnés  sur 
les  œuvres  du  P.  Daire,  tandis  que  le  nom  de  celui-ci  sera 


XXVI 

toujours  en  honneur  dans  le  monde  des  travailleurs  où  l'on 
recourra,  longtemps  encore,  à  ses  ouvrages. 

Les  critiques  malveillantes  dont  les  ouvrages  du  P.  Daire 
furent  l'objet  de  son  vivant  n'ont  point  cessé  de  se  produire 
depuis  sa  mort.  L'auteur  anonyme  de  l'article  qui  lui  est 
consacré  dans  la  Biographie  universelle  (Paris,  Michaud,  1813, 
X,  439),  termine  ainsi  sa  notice  :  «  Le  P.  Daire  était  labo- 
rieux et  instruit,  et  ses  ouvrages  se  lisent  avec  plus  de  fruit 
que  d'intérêt.  » 

La  Biographie  des  Hommes  célèbres  du  département  de  la  Somme 
(Amiens,  183 5-1 837,  2  in-8),  ne  pouvait  point  passer  sous 
silence  le  nom  d'un  écrivain  auquel  ses  auteurs  avaient  fait 
de  fréquents  emprunts  sans  le  citer.  Dans  l'article  qui  le 
concerne,  signé  Ch.  C.  (I,  218),  Tauteur  dit  :  «  Sans  doute, 
il  lui  manqua  une  des  premières  qualités  de  l'historien, 
l'esprit  de  synthèse,  car,  à  vrai  dire,  ses  ouvrages  sont  ceux 
d'un  annaliste  plutôt  occupé  à  consigner  froidement  des  faits 
qu'à  les  grouper  avec  art  pour  animer  son  récit  et  intéresser 
ses  lecteurs.  Sans  doute,  son  style  est  parfois  étrange  ;  sans 
doute  encore,  on  peut  très  souvent  lui  appliquer  le  reproche 
qu'il  adresse  quelque  part  à  son  devancier,  le  docte  chanoine 
de  LamorUère,  quand  il  l'accuse  «  d'avoir  chargé  son  ouvrage 
«  d'inutilités,  d'avoir  omis  un  grand  nombre  de  choses  néces- 
«  saires,  etc.  »  Mais  le  biographe  ajoute  ce  correctif,  pleinement 
justifié  :  «  S'il  donne  prise  à  la  critique  en  beaucoup  d'endroits, 
on  doit  néanmoins  reconnaître  qu'il  a  rendu  à  nos  contrées 
d'éminens  services  en  consacrant  sa  patience  et  ses  veilles  à 
jeter  quelque  jour  sur  des  annales  jusque-là  bien  obscures.  » 


XXVII 

De  notre  temps  encore,  —  il  n'y  a  pas  plus  de  vingt  ans, 
—  un  Amiénois,  pour  ne  pas  faire  mentir  sans  doute  le 
dicton  appliqué  à  sa  ville,  rappelé  plus  haut,  a  pris  à  partie 
le  P.  Daire  et  ses  œuvres.  L'auteur,  se  rendant  compte  de 
sa  mauvaise  action,  n'a  pas  osé  signer  son  élucubration,  qui 
parut  au  mois  d'octobre  1890  sous  ce  simple  titre  :  Propos 
de  mon  ami  S***.  (Amiens,  typ.  Piteux  frères,  s.  d.  In-8°. 
31  p.)  Cette  plaquette  est  due  à  un  «  écrivassier  »  qui  s'est 
beaucoup  occupé  de  l'histoire  d'Amiens,  comme  le  lecteur 
en  est  informé  dès  les  premières  lignes.  Sollicité  par  un  sien 
ami  d'entreprendre  une  nouvelle  histoire  de  la  capitale  de 
la  Picardie,  l'auteur  s'en  est  défendu  pour  plusieurs  raisons  ; 
d'abord,  parce  qu'on  s'est  toujours  montré  «  trop  sévère 
pour  tous  ceux  qui  ont  déjà  usé  leur  plume  et  leur  encre 
sur  un  aussi  vaste  sujet.  »  Et,  pour  augmenter  le  nombre 
des  critiques,  il  daube  sur  le  P.  Daire,  à  qui  il  reproche, 
non  sans  raison  toutefois,  d'avoir  rabaissé  l'œuvre  du  cha- 
noine La  Morlière,  le  premier  historien  d'Amiens;  et  notre 
auteur  anonyme  n'omet  pas  de  faire  observer  que  les 
reproches  adressés  par  le  P.  Daire  à  son  devancier  se  sont 
retournés  contre  lui  ;  il  lui  fait  un  grief  des  erreurs,  des 
inexactitudes  et  même  des  fautes  typographiques  dont  sont 
parsemés  ses  ouvrages.  Or,  l'auteur  présumé  de  cette  bro- 
chure malveillante  encourt  les  mêmes  reproches,  car  ses 
travaux,  qu'il  faut  souvent  contrôler,  sont  écrits  en  un  style 
négligé,  et  l'on  y  découvre  à  chaque  pas  des  erreurs  maté- 
rielles du  plus  réjouissant  effet.  Mais,  chose  beaucoup  plus 
grave,  et  dont  il  n'a  point  pu  accuser  le  P.  Daire,  notre 


XXVIII 

critique  s'est  rendu  plus  d'une  fois  coupable  de  plagiat  en 
reproduisant  dans  ses  ouvrages  des  pages  entières  copiées 
dans  des  mémoires  manuscrits  adressés  au  jugement  de  cer- 
taine Société  savante.  N'insistons  pas,  mais  disons  que, 
lorsque  l'on  se  permet  d'attaquer  un  auteur,  fût-il  mort 
depuis  un  siècle,  il  faut  ne  point  donner  soi-même  prise  à 
la  critique. 

Voici  un  passage  emprunté  à  notre  pseudo-Aristarque  et 
contre  lequel  nous  nous  incrivons  en  fiiux  :  «  Malgré  toutes 
les  qualités  aimables  que  lui  prête  son  biographe,  M.  de 
Cayrol,  je  ne  rencontre  dans  la  personne  du  Père  Daire 
qu'un  esprit  très  engoué  de  la  valeur  qu'il  s'attribuait,  aigri 
des 'échecs  qui  atteignaient  son  amour-propre,  irritable  et 
f;iisant  ressortir  son  mécontentement  en  termes  très  vifs, 
inquiet,  embrassant  tout  dans  une  activité  fébrile  et  passant 
incessamment  d'une  occupation  à  une  autre  sans  esprit  de 
suite.  » 

Dans  cette  accusation  de  manque  d'esprit  de  suite,  il  y  a 
encore  là  un  déni  de  justice  flagrant.  Pendant  la  plus  grande 
partie  de  son  existence,  le  P.  Daire  n'a  jamais  cessé  de 
s'occuper  de  l'histoire  de  sa  province,  recueillant  sans  cesse 
des  matériaux.  Doué  d'heureuses  facultés,  d'une  grande  faci- 
lité et  d'une  rare  puissance  de  travail,  il  se  reposait  d'un 
ouvrage  par  un  autre  ouvrage.  Ce  n'est  point  toujours 
l'auteur  qui  n'a  qu'un  travail  sur  le  chantier  qui  accomplit 
la  meilleure  besogne  ;  il  peut  le  polir  et  le  repolir  sans  cesse 
et  n'en  être  pas  de  meilleure  qualité,  l'eût-il  couvé  trente 
ans.  Qu'on  se  souvienne  de  la  Pucelle  de  Chapelain. 


XXIX 

Le  P.  Daire  était-il  engoué  de  sa  valeur  et  se  montrait-il 
«  infatué  de  son  mérite  personnel  »,  comme  l'en  accuse 
son  dernier  détracteur  ?  L'esprit  de  dénigrement,  la  passion, 
le  parti  pris  ont  aveuglé  ce  dernier.  Le  laborieux  Célestin 
a  toujours  fait  preuve  d'une  réelle  modestie  ;  il  ne  se  faisait 
aucune  illusion  sur  la  valeur  de  son  œuvre,  qu'il  savait  et 
qu'il  avouait  être  imparfaite.  Il  est  évident  que,  s'il  compa- 
rait ses  travaux  à  ceux  de  ses  critiques,  —  quand  ils  en 
avaient  produits,  —  il  pouvait  s'imaginer,  et  avec  raison, 
qu'ils  étaient  supérieurs  à  ceux  de  ses  censeurs. 

Notre  redresseur  de  torts  qualifie  le  P.  Daire  de  compilateur. 
Or,  ce  dernier  ne  se  faisait-il  pas  gloire  de  ce  titre  quand  il 
écrivait  dans  la  préface  de  son  Histoire  littéraire  d'Amiens  : 
«  Quelqu'un  Ta  dit,  les  compilateurs  sont  les  portefaix  des 
grands  hommes,  mais  il  faut  qu'il  y  en  ait,  répond  Scaliger. 
J'ai  embrassé  cette  profession  par  le  seul  amour  de  la  patrie  ; 
l'envie  d'être  utile  m'a  fait  regarder  comme  facile  une  entre- 
prise qui  m'offrit  chaque  jour  mille  épines  contre  une  rose.  » 
La  modestie  réelle  de  l'auteur  n'éclate-t-elle  point  dans  cette 
phrase,  qui  termine  la  même  préface  :  «  Si,  malgré  des 
recherches  assidues  et  les  secours  officieux  des  savans,  cet 
ouvrage  reste  imparfait,  content  de  l'avoir  ébauché,  j'aban- 
donne à  des  mains  plus  habiles  la  gloire  de  le  porter  à  la 
perfection.  » 

Un  autre  reproche  fait  au  P.  Daire,  bien  des  fois  renou- 
velé, c'est  l'absence  de  critique  dont  sont  dépourvus  ses 
ouvrages.  A  cette  accusation,  de  Cayrol  a  répondu  en  prêtant 
au  Célestin  lui-même  les  paroles  suivantes  :   «  Lisez  mes 


XXX 

ouvrages;  ...  en  vous  reportant  à  l'époque  où  j'écrivais,  et 
en  vous  dépouillant  par  conséquent  des  entraves  que  vous 
imposent  aujourd'hui  l'esprit  de  coterie  et  d'orgueil,  germes 
ordinaires  de  cette  outrecuidance  littéraire  qu'apportent  main- 
tenant dans  leurs  jugements  sur  les  écrits  du  siècle  dernier 
ces  imberbes  critiques  qui  se  croient  de  profonds  génies  dès 
qu'ils  ont  barbouillé  le  feuilleton  d'un  journal  et  jeté  quel- 
ques pages  à  travers  une  revue  hebdomadaire,  ou  bien  quand 
ils  sont  parvenus  à  coudre  une  préface  laudative  à  la  tête 
d'un  ouvrage  que  la  camaraderie  recommande  à  l'attention 
du  peuple  habitué  des  cabinets  de  lecture. 

«  N'oubliez  pas  surtout,  pourrait  me  dire  encore  le  bon 
Célcstin,  n'oubliez  pas  l'habit  que  je  portais,  les  liens  que 
j'avais  contractés,  le  rang  que  je  tenais  dans  la  société,  et 
n'exigez  pas,  par  conséquent,  du  littérateur  placé  dans  ces 
conditions,  au  milieu  du  dix-huitième  siècle,  les  pensées  et 
les  idées  de  celui  qui  a  modifié  les  siennes  d'après  les  diffé- 
rentes phases  des  révolutions  dont  l'Europe  a  été  bouleversée 
depuis  quarante  ans,  ou  qui,  né  pendant  ces  convulsions 
politiques,  n'aperçoit  le  passé  qu'à  travers  le  prisme  trom- 
peur des  idées  fausses  qui  en  ont  été  le  résultat.  » 

Dans  son  Dictionnaire  historique  et  archéologique,  p.  143 
(Amiens,  1884,  in-4°),  Aug.  Janvier  consacre  quelques  lignes 
seulement  au  P.  Daire  ;  ses  «  écrits,  dit-il,  ne  doivent  être 
consultés  qu'avec  prudence,  à  cause  des  nombreuses  erreurs  et 
des  fautes  typographiques  qui  s'y  rencontrent.  »  Nous  regret- 
tons bien  sincèrement  pour  la  mémoire  de  Janvier  de  nous 
trouver  dans  l'obligation  de  lui  retour-ner  le  même  reproche. 


XXXI 

L'auteur  des  Propos  de  mon  ami  5***  s'étend  longuement 
sur  une  grosse  querelle  survenue  entre  le  P.  Daire  et  l'Abbe- 
villois  Devérité.  Nous  ne  saurions  passer  ce  fait  sous  silence. 

En  1767,  Devérité  avait  publié  une  Histoire  du  comté  de 
Ponthieii,  sortie  de  ses  presses,  et,  trois  ans  plus  tard,  il 
donnait  un  Essai  sur  l'histoire  générale  de  la  Picardie  ;  rappe- 
lant, dans  la  préface  de  ce  dernier  ouvrage,  sa  précédente 
publication,  il  disait  :  «  Je  souhaitai  d'être  lu  plutôt  que  con- 
sulté. Je  me  proposai  pour  but  de  ne  consigner  à  la  postérité 
que  ce  qui  était  à  peu  près  digne  d'elle.  Je  pensai,  avec  un 
grand  roi  philosophe,  que  ce  qui  ne  mérite  point  d'être  retenu 
ne  mérite  guère  d'être  écrit.  Je  résolus  donc  de  négliger  les 
recherches  puériles  et  vaines,  toutes  les  discussions  minu- 
tieuses dont  on  n'a  que  trop  coutume  de  grossir  les  histoires 
de  nos  provinces...  »  Ht,  plus  loin  :  «  Ce  qui  est  intéressant 
pour  l'histoire  n'est  pas  de  rechercher  dans  vingt  chroniqueurs 
en  quelle  année  un  seigneur  très  pieux  ou  très  riche  donna 
une  redevance  sur  ses  terres  à  un  chapitre,  augmenta  les 
revenus  de  quelques  prébendes  ou  en  fonda  de  nouvelles. 
Ces  recherches  peuvent  tout  au  plus  occuper  des  plaideurs 
ou  amuser  l'oisiveté  d'un  chanoine.  » 

Fidèle  à  cet  exposé,  l'auteur  rompait  avec  la  méthode 
jusque-Là  suivie  par  les  historiens  locaux.  Il  allait  donner 
prise  aux  critiques,  d'autant  que,  dédaignant  d'écrire  sur  des 
documents,  son  Essai  n'est  «  le  plus  souvent  qu'une  disser- 
tation toute  pleine  de  réflexions  philosophiques,  de  maximes 
sociales,  de  digressions  sentimentales  trop  souvent  étrangères 
au  sujet.  »  Pénétré  des  idées  philosophiques  de  son  époque 


XXXII 

et  qu'il  laissait  percer  à  chaque  instant,  on  sentait  poindre 
dans  l'auteur  l'homme  qui  devait  saluer  le  mouvement  social 
de  89  pour  aller  s'asseoir  sur  les  bancs  de  la  Convention. 

Un  périodique  du  temps,  l'Année  littéraire,  parla  de  VEssai 
de  Devérité  dès  son  apparition  ;  cet  article  se  termine  ainsi  : 
«  Tout  l'ouvrage,  d'ailleurs,  est  fort  mal  digéré  et  très  mal 
écrit.  L'on  y  trouve  un  grand  nombre  de  fliits  étrangers  \  la 
province,  des  détails  minutieux  et  prolixes,  un  retour  conti- 
nuel de  réflexions  triviales,  un  style  que  défigurent  l'enflure, 
les  constructions  louches  et  incorrectes,  quelquefois  l'anti- 
thèse et  l'épigramme.  »  Cet  article,  non  signé,  avait  dû  être 
envové  :\  Fréron  par  le  P.  Daire,  comme  permet  de  le 
supposer  un  second  article  de  ce  dernier  dont  il  sera  question 
plus  loin. 

Q.uoi  qu'il  en  soit,  un  historien  de  Calais^  le  P.  Lefebvre, 
qui,  comme  le  P.  Daire,  s'était  cru  visé  par  Devérité  quand 
il  se  moquait  des  «  recherches  puériles  et  vaines  »  bonnes  à 
amuser  «  l'oisiveté  d'un  chanoine  »,  manifesta  dans  l'Année 
littéraire  le  plaisir  qu'il  avait  éprouvé  à  la  lecture  de  l'excel- 
lent compte  rendu  de  l'ouvrage  de  Devérité;  il  félicitait 
l'auteur  de  cet  article  «  d'avoir  apprécié  cet  opuscule  à  sa 
juste  valeur,  d'avoir  douté  qu'un  pareil  écrit  dispensât 
l'Académie  d'Amiens  de  travailler  à  une  histoire  de  Picardie. 
Je  souscris  à  ce  jugement  équitable,  je  le  trouve  seulement 
un  peu  trop  sérieux  pour  un  ouvrage  de  cette  espèce.  J'ai 
eu  la  patience  de  lire  cette  informe  production,  et  je  vous 
envoie  à  ce  sujet  quelques  remarques  qui  ne  déplairont  peut- 
être  pas  à  vos  lecteurs.  » 


XXXIIl 

De  Cayrol  a  découvert  dans  les  papiers  du  P.  Daire  une 
lettre  autographe  de  ce  dernier  datée  du  6  septembre  1770, 
qui  parut  dans  l'Année  littéraire  du  22  décembre  suivant,  et 
qui  fait  supposer  vraisemblablement  que  c'est  le  P.  Célestin 
qui  a  ouvert  le  feu  dans  ce  périodique  contre  YEssai  de 
Devérité.  «  On  en  veut  sérieusement  à  ce  pauvre  M.  de 
Vérité,  avocat  picard,  écrit-il.  Mais  pourquoi  s'aviser  de 
faire  un  ouvrage  historique  lorsqu'on  n'a  ni  connaissance  ni 
style  ?  La  lettre  que  je  vous  envoie,  Monsieur,  complétera 
l'idée  que  je  vous  ai  déjà  donnée  de  M.  de  Vérité.  »  Il  dit 
plus  loin  ;  «  Si  chacun  revendiquoit  ce  qui  lui  appartient 
dans  cet  ouvrage,  il  resteroit  peu  de  choses  pour  le  compte 
du  compilateur...  » 

Et  il  poursuit  :  «  Cet  écrivain,  d'une  espèce  singulière, 
croit  bonnement  que  l'on  peut  traiter  l'histoire  sans  avoir 
recours  aux  chartes^  aux  diplômes...  Ce  qu'il  y  a  de  mieux 
dans  son  ouvrage  est  l'aveu  qu'il  fait  de  l'imperfection  de 
son  Essai.  Il  l'appelle  modestement  le  premier  défrichement 
de  l'histoire  de  Picardie  ;  il  vouloit  dire  plagiat.  Il  souhaite 
être  lu  plutôt  que  consulté;  il  sera  lu,  tant  de  gens  lisent 
tout,  mais  s'il  traite  aussi  lestement  les  matières  de  judica- 
ture  que  celles  de  l'histoire,  le  cabinet  de  l'avocat  de  Vérité 
ne  sera  jamais  rempli  de  consultants... 

«  En  fait  d'histoire,  il  faut  puiser  dans  les  trésors  de 
l'antiquité;  il  faut  y  sçavoir  Hre  et  c'est  ce  que  ne  sçait 
point  faire  M.  de  Vérité... 

«  On  ne  lui  reprochera  pas,  comme  on  l'a  dit  de  Voiture, 
d'avoir  mis  trop  d'esprit  dans  son  ouvrage,  qui  n'est  point 


XXXIV 

de  nature  à  faire  tort  à  Thistoire  générale  de  cette  province, 
que  de  sçavants  Bénédictins  se  proposent  de  publier.  » 

Quatre  ans  plus  tard,  Devérité  publiait  un  Supplément  à 
.son  Essai  sur  IHistoire  de  Picardie  pour  avoir  l'occasion, 
sans  doute,  de  répondre  à  ses  deux  contradicteurs,  car  il 
inséra  avec  d'autres  pièces  deux  vertes  ripostes  sous  forme 
de  lettres,  l'une  au  P.  Lefebvre,  l'autre  au  P.  Daire.  Nous 
nous  bornerons  seulement  à  détacher  de  l'avertissement  le 
passage  suivant,  où  l'aménité  est  absente,  et  qui  donnera 
une  idée  des  procédés  de  polémique  à  une  époque  tant  de 
fois  vantée  pour  son  exquise  politesse. 

«  Je  n'ai  rien  à  répondre  à  l'écrivain  de  V Année  littéraire, 
dit  Devérité  ;  c'est  un  appréciateur  si  sage,  si  honnête  du 
génie  philosophique  de  ce  siècle,  mais  le  Père  Célestin  et  le 
Père  de  hi  Doctrine  chrétienne,  auteurs  de  deux  histoires 
particulières  de  quelques  coins  de  cette  province,  m'ayant 
fitit  l'honneur  de  me  contester  publiquement  des  faits  histo- 
riques et  de  me  dire  des  injures,  je  n'ai  guère  pu  me 
défendre  de  leur  répondre  ici,  car  la  tache  que  ces  redou- 
tables censeurs  ont  faite  sur  notre  réputation  d'historien  de 
Picardie,  fort'  importante,  se  seroit  à  la  longue  infaillible- 
ment étendue,  d'ailleurs,  du  cap  d'Archangel  au  cap  de 
Horn,  où  nous  sommes  tous  bien  connus.  » 

Ce  dernier  trait  est  une  réplique  ironique  à  la  dédicace 
adressée  au  duc  de  Chaulnes  en  tête  de  VHistoire  d'Amiens,  où 
le  P.  Daire  dit  en  terminant  :  «  Permettez-moi  donc,  Monsei- 
gneur, d'apprendre  à  Vunivers  entier  que  la  passion  à  laquelle 
je  résiste  le  moins  c'est  celle  d'obtenir  votre  suffrage.  » 


OUVRAGES  DU   P.   DAIRE 


I.  —  Œuvre  littéraire 

D'après  son  propre  témoignage,  le  P.  Daire,  «  trouvant 
des  douceurs  dans  le  culte  des  muses,  la  poésie  eut  pour 
lui  des  charmes.  ))  C'est  ce  qu'il  écrivait  dans  une  notice 
que  de  Cayrol  découvrit  en  manuscrit  dans  ses  papiers 
et  qu'il  a  reproduite  dans  son  Essai  ;  il  pensait  avec  raison 
que  cette  autobiographie  dût  être  rédigée  à  l'occasion  de 
l'hostilité  marquée  par  «  plusieurs  supérieurs  de  l'ordre, 
jaloux  de  son  mérite  et  de  la  spécialité  de  ses  connaissances, 
qui  formaient  un  contraste  trop  marqué  avec  la  nullité  de 
ses  antagonistes  \  » 

Dans  une  seconde  autobiographie,  parue  dans  VHîstoire 
littéraire  de  la  ville  d'Amiens  en  1782,  et  reproduisant  en 
partie  celle  dont  nous  venons  de  parler,  Daire  s'exprime 
ainsi  :  «  La  manie  de  versifier  le  séduisit  comme  mille 
autres  dans  sa  jeunesse,  sans  examiner  s'il  étoit  avoué 
d'Apollon.  »  Et,  après  avoir  cité  ses  premiers  essais  poéti- 
ques, auxquels  il  n'attachait,  d'ailleurs,  aucune  importance, 

I.  Loc.  citt.,  p.  13. 


XXXVI 

le  P.  Daire  ajoute  que  ces  «  bagatelles  y>  écrites  «  pour  se 
délasser  »,  ne  «  datent  pas  sur  le  Parnasse'.  » 

C'est  le  Mercure  de  France  qui  reçut  les  prémices  de  la 
muse  du  jeune  Célestin.  Dans  le  numéro  de  décembre  1739, 
—  l'auteur  avait  alors  vingt-six  ans,  —  parurent  des  Fers  à 
M™^  L'Évéque,  femme-auteur,  et,  postérieurement,  à  des  inter- 
valles plus  ou  moins  espacés,  le  même  périodique  inséra  : 

Au  comte  de  Clerniont,  prince  du  sang,  sur  la  mort  du  duc 
de  Bourbon  ; 

A  Gressct,  sur  la  tragédie  d'Edouard  ; 

Tableau  de  la  bataille  de  Maestricbt; 

Ode  à  r Académie  d'Amiens  ; 

Le  Bien  ou  les  Merveilles  d*unc  fontaine  prétendue  minérale  ; 

Ode  sur  la  mort  de  monseigneur  le  Dauphin  ; 

Ode  sur  Ventrée  du  duc  de  C ha u Inès  à  Amiens  ; 

Imitation  du  psaume  ly,  Dominus  illuminatio  mea. 

Les  autres  pièces  de  poésie,  imprimées  ou  restées  manus- 
crites, ont  pour  titres  : 

Poème  sur  le  mépris  des  grandeurs  ;  le  pape  Célestin  V  en 
est  le  héros  ; 

Testament  d'un  âne  moribond  ;  sorte  de  fable; 

Le  Printemps  ou  les  Délices  de  la  campagne  ;  épître  ; 

Le  mariage  de  Gresset  ; 

Stances  élégiaques  sur  la  mort  de  monseigneur  le  Dauphin,., 
Paris,  Cuissart  (1766).  In-8°,  8  p.; 

Adieu  à  M"'^  de  Guibert  ; 

I.  Le  P.  Daire,  Hist.  littér.,  p.  342. 


XXXVH 

Stances  sur  la  mort  de  Louis  XV ; 

Stances  sur  Vinondation  de  Rouen; 

Relation  d'un  voyage  de  Paris  à  Rouen.  Rouen,  Prévôt,  1740. 
In-i2.  Suivant  l'auteur,  c'est  une  œuvre  de  délassement. 

Les  épithètes  françoises  rangées  sous  leurs  substantifs,  ouvrage 
utile  aux  poètes .. .  Lyon,  Pierre  Bruyset  Ponthus,  1759.  In-12, 
xvi-456  p. 

Ahnanach  perpétuel  pronosticatif,  proverbial  et  gaulois,  d'après 
les  observations  de  la  docte  antiquité,  utile  aux  savans,  aux  gens 
de  lettres  et  intéressant  pour  la  santé.  Wiflispurg,  et  à  Paris, 
chez  Desnos,  1774  (Abbeville,  impr.  Devérité).  In-24,  212  p. 

Cet  ouvrage,  sans  nom  d'auteur,  est  attribué  par  les  biblio- 
graphes au  P.  Daire,  qui  n'en  a  jamais  avoué  la  paternité; 
il  fut  imprimé  à  Abbeville  chez  Devérité,  qui  se  chargea 
souvent  de  l'impression  de  livres  clandestins.  «  Ce  petit 
ouvrage,  dit  de  Cayrol,  offre  une  foule  de  citations  curieuses, 
et  l'auteur  y  fait  preuve  d'une  agréable  érudition.  »  Il  con- 
tient différentes  pièces  de  vers  .qui  paraissent  appartenir  à  la 
manière  du  bon  Célestin. 

2°  Manuscrits 

De  Cayrol  a  donné  dans  son  Essai  les  titres  des  divers 
manuscrits  autographes  laissés  par  le  P.  Daire;  il  les  fait 
suivre  d'une  analyse  plus  ou  moins  développée. 

En  1739,  la  presse  fit  grand  tapage  à  propos  d'un  livre 
que  publia  le  P.  Bougeant,  jésuite,  intitulé  :  Amusement 
philosophique  sur  le  langage  des  bêtes.  Ce  spirituel  badinage, 
dont  le  sujet  avait  été  tiré   d'une   fable   indienne,    donna 


XXXVIII 

prétexte  aux  Jansénistes  de  s'attaquer  à  l'auteur,  à  qui  ils 
n'avaient  jamais  pardonné  le  ridicule  jeté  sur  eux  dans  ses 
comédies  de  Saint  Déniché  et  la  Femme  docteur,  si  vivement 
acclamées  quelques  années  auparavant,  alors  que  la  lutte 
était  ardente  entre  partisans  et  adversaires  de  la  bulle  Uni- 


genitus. 


C'est  à  cette  occasion  que  se  révélèrent  le  caractère  combatif 
et  Tardeur  dont  le  P.  Daire  devait  toujours  taire  preuve 
pour  manier  la  plume.  Imbu  des' doctrines  de  Jansenius,  il 
jugea  l'heure  favorable  de  s'attaquer  à  l'œuvre  d'un  Jésuite. 
Feignant  de  prendre  au  sérieux  l'ouvrage  du  P.  Bougeant,  il 
s'attacha  à  démontrer  que  Fauteur  avait  proféré  d'impardon- 
nables blasphèmes  dans  ce  que  tout  esprit  non  prévenu  ne 
considère  que  comme  un  badinage  plein  de  finesse  et  de 
drôlerie.  De  Cayrol,  qui  a  découvert  le  manuscrit  autographe 
du  bouillant  Célcstin,  en  donne  le  titre  suivant  : 

1°  Les  hommes  devenus  hétes  en  spiritualisant  les  animaux  ou 
Lettre  sur  les  systèmes  des  bétes  adressée  à  une  dame  solitaire  par 
un  ami  du  sens  commun.  In-4°,  34  p. 

Cet  écrit,  signé  D.  C.  (Daire,  Célestin),  ne  paraît  pas 
avoir  été  imprimé  ;  comme  semble  l'insinuer  le  biographe 
de  Daire,  cette  production  ne  méritait  guère  les  honneurs 
de  l'impression.  Kous  l'en  croyons  sur  parole. 

2°  La  Hautoye,  promenade  à  Amiens.  In-4°,  15  p. 

C'est  une  sorte  de  dialogue  sur  cette  promenade  maréca- 
geuse et  malsaine. 

3°  Monophile  ou  l'Ami  des  Moines.  In-4°,  15  p. 

Discours  apologétique  de  la  vie  monacale. 


XXXIX 

4°  Dictionnaire  moral  des  bonnes  compagnies.  In-8°.  (Incom- 
plet.) Il  contient  1361  p. 

Ce  manuscrit  est  composé  d'extraits  en  prose  et  en  vers 
de  divers  auteurs. 

5°  Vie  de  Philippe  de  Mé^ières  suivie  du  Songe  du  Vieux 
Pèlerin  ou  du  Voyage  de  la  Vérité  et  des  Epîlres  farcies.  Gr. 
in-4%  165  p. 

Ce  travail  dut  être  terminé  en  1774  ^^  ^^  I775-  L'auteur 
cite  souvent,  dans  son  Dictionnaire  picard,  le  Songe  du  Vieux 
Pèlerin. 

6°  Traduction  du  Miroir  des  Foux  de  Guillaume  Vigel. 
In-fol.,  223  p. 

Le  nom  véritable  de  l'auteur  est  Nigel. 

7°  Voyage  au  château  du  Fayel,  lyjj.  In-4°,  6  p. 

C'est  une  relation  dans  le  genre  des  Voyages  de  Chapelle 
et  autres  littérateurs  du  temps.  Le  château  du  Fayel,  situé 
entre  Clermont  et  Compiègne,  appartenait  à  la  comtesse  de 
la  Motte-Houdancourt,  qui  y  résidait  avec  la  marquise  de 
Rouhault,  sa  fille  ;  le  P.  Daire,  qui  était  en  continuels  dépla- 
cements, leur  y  rendait  souvent  visite. 

8°  Voyage  en  Flandre. 

Ce  manuscrit  est  perdu. 

9°  Dictionnaire  picard,  gaulois  et  françois  contenant  aussi  les 
mots  approchants  le  plus  du  dialecte  de  la  Picardie  avec  leur 
signification  en  françois,  ouvrage  indispensablement  nécessaire  à 
tous  ceux  qui,  par  nécessité,  par  étude,  par  plaisir  ou  par  état, 
se  trouvent  dans  le  cas  de  déchiffrer  les  archives. 

Le  P.  Daire  reconnut  de  bonne  heure  l'utilité  de  posséder 


XL 

un  ouvrage  de  ce  genre,  ainsi  qu'il  le  déclare  dans  l'intro- 
duction placée  en  tête  de  son  manuscrit.  L'idée  lui  en  vint 
probablement  à  l'époque  où  il  commença  à  dépouiller  les 
archives  pour  la  composition  de  son  Histoire  d'Amiens,  Pen- 
dant son  séjour  à  Paris  de  1764  à  1767,  il  fut  envoyé  en 
mission  par  le  supérieur  général  de  l'ordre  dans  les  diverses 
communautés  des  Célestins  de  la  province  de  France.  A  son 
retour,  nous  apprend-il  dans  son  autobiographie,  il  se  mit 
en  rapport  avec  La  Curnc  de  Saintc-Palaye,  qui  «  le  chargea 
do  la  refonte  des  lettres  de  son  Glossaire  gaulois,  que  l'abbé 
Quiroy  avoit  laissé  très  informe".  » 

De  Cayrol  pense  que  c'est  vers  1766  que  le  P.  Daire  reçut 
cette  marque  de  confiance  du  célèbre  philologue,  et  qu'il 
jeta  alors  les  fondements  d'un  Dictionnaire  picard-.  Nous 
croyons,  au  contraire,  que  l'actif  Célestin  avait  déjà  réuni 
les  matériaux  pour  la  composition  de  cet  ouvrage,  et  que 
Sainte-Palaye  en  ayant  eu  connaissance  le  fît  appeler  auprès 
de  lui. 

Ayant  quitté  Paris  au  mois  de  mai  1767  pour  aller  se 
fixer  à  Metz,  le  P.  Daire  dut  cesser  sa  collaboration  au 
Glossaire  de  La  Curne.  Mais,  dès  son  arrivée  dans  sa  nouvelle 
résidence,  il  se  mit  à  déchiffrer  «  pour  se  délasser  »,  nous 
apprend-il,  les  archives  du  pays  messin,  «  dont  le  dépouil- 
lement, ajoute-t-il,  peut  servir  de  supplément  au  Glossaire 
f'auloisK  )) 

1.  De  Cayrol,  loc.  cit.,  p.  17. 

2.  Il^id.,  p.  54. 

3.  Ihid.f  p.  19. 


XLI 

«  J'ai  retrouvé  dans  ses  papiers,  écrit  de  Cayrol,  une 
grande  partie  de  cet  immense  travail,  rédigé  par  ordre  alpha- 
bétique et  accompagné  d'une  foule  de  notes,  d'extraits  et  de 
gloses  provenant  de  différents  manuscrits  des  xii%  xiii^  et 
XIV'  siècles.  Le  tout  forme  un  volume  in-fol.  assez  épais  ^..  » 

Ce  volume  a  été  offert  par  son  possesseur  à  la  bibliothèque 
communale  d'Abbeville  par  l'intermédiaire  de  Boucher  de 
Perthes,  qui  le  garda  par  devers  lui  ;  il  le  communiqua  plus 
tard  à  l'abbé  Corblet  pour  son  Glossaire  du  patois  picard, 
paru  en  1851;  ce  dernier  en  a  extrait  une  cinquantaine  de 
mots  qu'il  ne  connaissait  pas  ^  ;  il  retourna  le  manuscrit  à 
Boucher  de  Perthes,  lequel  omit  de  le  remettre  à  l'établisse- 
ment désigné  par  de  Cayrol.  C'est  dans  la  bibliothèque  de 
la  Société  d'Émulation  d'Abbeville,  où  il  ne  devait  point  se 
trouver,  que  nous  l'avons  découvert  un  demi-siècle  après 
son  envoi  à  Boucher  de  Perthes.  Pour  nous  conformer  aux 
intentions  du  donateur,  nous  l'avons  déposé  à  la  bibliothèque 
communale  d'Abbeville,  réparant  ainsi  l'omission  du  célèbre 
anthropologue. 

Ce  manuscrit  se  compose  de  feuilles  volantes  et  de  cahiers 
de  formats  divers.  Les  mots  sont  rangés  dans  un  ordre  alpha- 
bétique fort  peu  rigoureux  et  tout  à  fait  approximatif.  La 
lettre  A  compte  187  feuillets;  beaucoup  de  mots  ont  été 
ajoutés  après  coup  sur  d'étroites  bandes  de  papier  intercalées  et 
fixées  à  leur  ordre  à  l'aide  d'épingles  ou  de  pains  à  cacheter. 


1.  De  Cayrol,  loc.  citL,  p.  54. 

2.  L'abbé  J.  Corblet,  Glossaire  du  patois  picard,  p.  5$. 


XLII 

Disons  tout  de  suite  que  les  mots  de  la  lettre  A  ont  reçu  un 
assez  grand  développement,  et  que  les  reproductions  de 
textes  anciens,  extraits  de  manuscrits  et  d'ouvrages  imprimés, 
sont  assez  nombreuses  ;  l'auteur  avait  adopté  le  plan  et 
appliqué  la  méthode  de  La  Curne  de  Sainte-Palaye. 

A  partir  de  la  lettre  B,  ce  n'est  plus  qu'une  liste  de  mots, 
une  sèche  nomenclature  avec  la  signification,  mais  les  textes 
anciens  se  font  rares.  Toutefois,  malgré  son  imperfection,  ce 
travail  n'est  point  sans  mérite,  car  il  renferme  un  certain 
nombre  de  mots  qui  ne  figurent  point  dans  les  Dictionnaires 
de  Sainte-Palaye  et  de  F.  Godefroy,  parus  depuis. 

Gaston  Paris,  que  nous  avions  consulté  autrefois  au 
sujet  de  la  publication  du  Dictionnaire  du  P.  Daire,  en  avait 
reconnu  l'opportunité,  et  nous  avait  donné  le  conseil  fort 
judicieux  de  n'en  extraire  que  les  mots  ne  figurant  point 
dans  les  deux  ouvrages  similaires  que  nous  venons  de  citer 
ou  ayant  une  acception  différente.  Ainsi  reproduite,  l'œuvre 
du  P.  Daire  se  serait  trouvée  singulièrement  réduite.  Or, 
comme  nous  avions  résolu  de  publier  Y  Histoire  des  doyennés 
du  laborieux  Célestin,  nous  avons  cru  qu'il  était  préférable, 
pour  compléter  son  œuvre  posthume  inédite,  de  la  faire 
suivre  de  son  Dictionnaire  picard  tel  qu'il  l'a  laissé  ;  on  se 
fera  ainsi  une  idée  plus  juste  de  son  labeur. 

Nous  possédons  pour  les  autres  lettres  depuis  B  jusqu'à  Z, 
deux  manuscrits  différents  qui  se  complètent  l'un  par  l'autre. 
Le  premier,  qui  est  assurément  de  la  main  du  P.  Daire,  se 
compose  de  34  feuillets  détachés,  mesurant  360  millimètres 
sur  230.  Ce  manuscrit  est  incomplet  de  quelques  feuillets  : 


xLin 

il  manque  toute  la  lettre  S.  L'écriture  est  fine  et  compacte  ; 
l'ordre  alphabétique  est  loin  d'être  observé.  L'auteur  avait 
adopté  une  méthode  défectueuse  pour  ce  genre  de  travail  ;  il 
nous  a  fallu  le  recopier  en  entier  sur  fiches  afin  de  pouvoir 
en  faire  plus  aisément  le  classement. 

Le  second  manuscrit,  également  incomplet,  d'un  format 
un  peu  plus  petit,  est  formé  de  ii  cahiers  mesurant  315  milli- 
mètres sur  200,  comptant  98  feuillets;  l'écriture,  plus  régu- 
lière, est  très  Hsible  ;  nous  ne  saurions  affirmer  qu'elle  soit 
de  la  main  du  P.  Daire.  Les  lacunes  sont  plus  importantes 
que  dans  le  précédent  manuscrit  ;  il  manque  un  cahier  à 
partir  du  mot  esta  voir  jusqu'au  mot  iovent  (jovent),  un 
cahier  du  mot  onnis  au  mot  poison,  et  un  cahier  du  mot 
TRESTOR  à  la  lettre  y. 

A  ces  deux  manuscrits  sont  jointes  plusieurs  liasses  de 
notes  prises  par  le  P.  Daire  pour  l'élaboration  de  son 
Dictionnaire  picard.  Ces  notes  et  gloses  couvrent  tantôt 
des  cahiers,  tantôt  des  carrés  de  papier  de  toute  espèce  de 
format  et  de  toute  provenance  ;  le  verso  resté  blanc  de 
divers  imprimés  ou  celui  de  lettres  adressées  au  P.  Daire 
lui-même  était  .utihsé  par  lui.  On  trouvera  plus  loin  une 
liste  des  principales  sources  auxquelles  il  a  puisé  ;  nous  en 
signalerons  ici  quelques-unes. 

Notre  Célestin  avait  rédigé  vers  1774  une  notice  biogra- 
phique sur  l'un  des  bienfaiteurs  de  son  ordre,  le  Picard 
Philippe  de  Mézières,  né  au  château  de  ce  nom  vers  1327; 
il  la  fit  suivre  d'un  ouvrage  dû  à  ce  personnage  éminent,  le 
Songe  du  Vieux  Pèlerin  ou  voyage  de  la  Vérité  ;  ce  curieux 


XLIV 

manuscrit,  daté  de  1366,  a  fourni  un  important  contingent 
de  mots  au  Dicliounairc  picard.  Un  registre  du  chapitre 
d'Amiens,  et  le  cartulaire  des  religieuses  de  Fristorf,  daté  de 
13 16,  appartenant  aux  Célestins  de  Metz,  sont  très  souvent 
cités.  ' 

Parmi  les  ouvrages  imprimes  auxquels  Fauteur  a  fait  de 
fréquents  emprunts,  il  convient  de  placer  en  première  ligne 
les  Preuves  de  Fhistoire  de  Lorraine,  par  dom  Calmet,  les 
ouvrages  du  Picard  Claude  de  Mons,  seigneur  d'Hédicourt, 
né  à  Amiens  en  1591,  mort  en  1677,  auteur  des  Chants 
oraciiïcnx  (Amiens,  1627)  ;  les  Blasons  ajtagrammaliques 
(Amiens,  1662);  le  bref  Idyliacq  (Amiens,  1663),  etc.  Le 
P.  Daire  a  inséré  dans  son  Histoire  littéraire  d'Amiens 
(122-126),  une  biographie  de  ce  personnage,  qui  est  un 
résumé  de  celle  que  nous  avons  sous  les  yeux,  dans  les  notes 
du  Diction} mire  picard. 

Un  ouvrage  imprimé  qui  fut  aussi  d'un  grand  secours  au 
P.  Daire,  c'est  la  Muse  normande  de  David  Ferrand  (Rouen, 
1665).  De  Cayrol  a  trouvé  dans  les  papiers  du  Célestin  trois 
lettres  de  ce  dernier  à  l'abbé  Le  Bœuf  pour  lui  faire  con- 
naître le  patois  du  poète  licencieux  qui  a  écrit  en  «  gros 
normand  »,  langage  ayant  «  quelque  rapport  avec  le  jargon 
picard.  » 


IL  —  Œuvre  historiciue 

1°  Imprimés 

I.  —  Almanach  historique  et  géographique  de  la  Picardie.,, 
Amiens,  V''^  Godart,  1752  et  années  suivantes.  In-24^ 

Cet  ancêtre  de  nos  modernes  Annuaires,  que  le  P.  Daire 
continua  de  rédiger  pendant  les  premières  années,  donne, 
pour  ainsi  dire,  un  avant- goût  de  la  nature  des  travaux 
auxquels  allait  désormais  se  livrer  le  laborieux  Célestin. 

Dans  le  premier  volume,  qui  porte  l'approbation  du  chan- 
celier Germain,  datée  du  5  novembre  1750,  ont  été  insérées 
des  notices  historiques  sur  Amiens,  Saint-Valery,  Grandvil- 
liers,  Picquigny,  Oisemont,  Doullens,  Montreuil  et  Corbie. 

Celui  de  l'année  suivante,  dont  le  titre  a  été  modifié, 
porte  mention  d'un  nouveau  privilège  du  roi  daté  de  Fontai- 
nebleau du  14  octobre  1754.  Il  débute,  après  le  calendrier, 
par  une  «  Idée  générale  de  la  Picardie  »,  suivie  d'une  courte 
biographie  des  «  Hommes  illustres  nés  en  Picardie.  »  Plus 
loin  viennent  des  notices  historiques  sur  Abbeville,  Saint- 
Quenti»,  Péronne,  Albert,  Montdidier,  Roye,  Boulogne, 
Ardres  et  Calais. 

U Almanach  de  1755  contient  une  «  Description  'de  la 
Picardie  »,  des  notices  biographiques  sur  ses  grands  hommes. 


I.  Et  non  in-32,  comme  l'indique  l'auteur  de  la  BiUiographîe  du  dépar- 
tement de  la  Somme,  qui  paraît,  d'ailleurs,  peu  familiarisé  avec  les  formats, 
première  connaissance  indispensable  à  un  bibliographe. 


XLVI 

des  éphémérides  sur  Amiens  et  de  brèves  notices  sur  les 
principales  villes  de  la  province. 

U Almanach  de  1756  débute  par  une  sorte  de  questionnaire 
sur  les  renseignements  que  sollicitait  l'auteur  pour  une  statis- 
tique de  la  Picardie;  il  est  suivi  d'un  article  sur  les  cou- 
tumes locales;  à  la  lin  se  trouvent  des  notices  sur  Soissons, 
Noyon,  Clermont,  Guise,  Laon,  La  Fère,  Compiègne, 
Beauvais  et  Senlis. 

U  Almanach  de  1757  reproduit  «  Un  voyage  pittoresque 
d'Amiens  ou  indication  de  ce  qu'il  y  a  de  plus  beau  dans 
cette  ville  en  peinture,  sculpture  et  architecture  »,  et  de 
nouvelles  notices  sur  les  villes  déjà  décrites  antérieurement. 

U  Almanach  de  1758  contient  un  article  sur  les  «  anciennes 
lois  et  usages  de  la  ville  d'Amiens  »,  et  une  «  Réduction 
des  mesures  au  bled  et  à  l'avoine  »  des  principales  villes  de 
la  province. 

Celui  de  1759  reproduit  une  notice  sur  «  l'Amiennois  » 
extraite  de  V Histoire  d'Amiens  du  P,  Daire,  et  des  «  Remar- 
ques chronologiques  sur  la  ville  de  Saint-Quentin  »  dues  à 
un  ancien  maïeur  de  cette  ville. 

Il  est  à  remarquer  que  ces  Almanachs,  rédigés  sur  le  même 
plan,  finirent  par  présenter  un  intérêt  moindre,  et  Fauteur 
sembla  se  lasser,  car  il  finit  par  ne  plus  y  apporter  les  mêmes 
soins.  'C'est,  d'ailleurs,  l'écueil  dans  lequel  tombent  tous  les 
périodiques  quand  la  direction  n'en  est  pas  renouvelée. 

Dans  ses  Recherches  historiques  sur  V imprimerie  et  la  librairie 
à  Amiens,  p.  61  (Amiens,  1861),  F.  Pouy  rappelle  que  le 
projet  de  cette  publication  était  dû  au  P.  Daire,  et  que  ce 


XLVII 

dernier  a  contribué  pendant  quelques  années  i\  son  succès 
par  les  notices  historiques  et  littéraires  et  par  les  renseigne- 
ments de  toute  nature  sur  la  province  et  sur  sa  capitale  qu'il 
lui  fournissait  annuellement. 

Quelque  temps  après  la  publication  du  premier  Almanach 
de  Picardie,  il  parut  sous  le  voile  de  l'anonymat  une  brochure 
de  quelques  pages  intitulée  :  Préservatif  contre  V Almanach  de 
Picardie  '  ;  ce  titre  fait  connaître  tout  de  suite  l'objet  de  cet 
opuscule,  dans  lequel  l'auteur  dit  de  V Almanach  du  P.  Daire 
qu'on  ne  trouverait  pas 

Un  marchand  pour  le  vendie  et  des  sots  pour  le  lire. 

Il  se  flattait  que  cette  publication  resterait  dans  la  boutique 
du  Hbraire.  Cette  sorte  de  libelle  était  due  assurément  à  la 
plume  d'un  Amiénois  méchant  et  envieux,  «  un  de  ces 
savants  jaloux  dont  on  rencontrait  déjà  tant  dans  la  bonne 
ville  d'Amiens^.  » 

,  IL  —  Histoire  civile  et  ecclésiastique  de  la  ville  d'Amiens. 
Paris,  V^^  de  la  Guette,  1757.  2  vol.  in-4°  avec  pi.,  xii-560  et 
448  p.,  plus  la  table. 

C'est  une  œuvre  de  longue  haleine,  qui,  suivant  l'expres- 
sion du  Journal  des  Savants  (novembre  1757),  qui  en  rendit 
compte,  «  a  dû  coûter  des  travaux  infinis  à  l'auteur.  »  C'est 
l'ouvrage  capital  du  P.  Daire  ;  de  Cayrol  pense  qu'il  dut 
commencer  vers  1753  à  recueillir  dans  les  dépôts  publics 
les  matériaux  nécessaires  à  l'édification  de  son  œuvre.  Nous 

1.  Amiens,  s.  1.  n.  n.  n.  d.  In-12. 

2.  La  Picardie,  1865,  t.  XVIII,  p.  193. 


XLVIII 

présumons  que  ses  premières  recherches  remontent  à  une 
date  bien  antérieure,  tout  au  moins  à  l'époque  où  il  était  revenu 
une  première  fois  se  fixer  dans  sa  ville  natale  en  1743. 

V Histoire  d'Amiens  a  été  diversement  appréciée;  elle  fut 
surtout  l'objet  de  critiques  souvent  injustes.  Malgré  ses 
débuts,  que  l'auteur  fut  le  premier  à  reconnaître,  cet  ouvrage 
assurera  toujours  au  P.  Daire  «  une  place  honorable  parmi 
les  écrivains  qui  se  sont  occupés  de  l'histoire  particulière 
des  différentes  villes  de  France  ' .  »  Elle  sera  longtemps 
encore  consultée  par  les  travailleurs. 

III.  —  Histoire  civile,  ecclésiastique  et  littéraire  de  la  ville  et 
du  doyenne  de  Mondidicr.  Amiens,  Caron  -  Hubault,  1765. 
In-i2,  xvi-368  p. 

Ce  volume  inaugura  la  série  des  travaux  que  le  P.  Daire 
avait  entrepris  sur  chacune  des  paroisses  composant  les 
doyennés  du  diocèse  d'Amiens.  Dix-neuf  ans  plus  tard,  il 
faisait  paraître  trois  autres  doyennés  portant  tous  les  trois 
le  millésime  de  1784;  mais  il  ne  poursuivit  pas  la  publi-»- 
cation  de  la  collection  qu'il  avait  formée,  bien  que  son 
manuscrit  fût  prêt  pour  les  autres  doyennés  de  l'archi- 
diaconé  d'Amiens. 

rV.  —  Tableau  historique  des  sciences,  des  belles-lettres  et  des 
arts  dans  la  province  de  Picardie  depuis  le  commencement  de  la 
monarchie  jusqu'en  iyj2.  Paris,  Hérissant,  1768.  In- 12, 
VII1-210  p. 

V.  —  Vie  de  M.  Gresset,  de  l'Académie  françoîse,  et  de  celle 
de  Berlin,  écuyer,  chevalier  de  l'ordre  du  Roi  et  historiographe  de 

I.  De  Cayrol,  hc.  cit.,  p.  34. 


XLIX 

Vordre  royal  et  militaire  de  S.  Lazare.  Paris,  C.-P.  Berton, 
1799.  In-i2,  84  p.  (et  non  in-i8,  comme  on  le  voit  dans 
la  Bibliographie  du  dép.  de  la  Somme.) 

Le  titre  porte  seulement  les  initiales  du  P.  Daire  suivies 
de  sa  qualité  en  abrégé  :  «  L.  D.,  anc.  Bibl.  des  C.  » 

VI.  —  Histoire  littéraire  de  la  ville  d^ Amiens  à  laquelle  on 
a  joint,  dans  Vordre  chronologique,  les  hommes  célèbres  dans  les 
arts  et  les  personnes  qui  se  sont  distinguées  par  la  pratique  des 
plus  hautes  vertus,  Paris,  P.-Fr.  Didot,  1782.  In-4°,  viii-668  p. 

Cet  ouvrage,  qui  contient  la  notice  du  P.  Daire  lui- 
même,  fait  suite  aux  deux  volumes  de  l'Histoire  d'Amiens. 
Les  notices  biographiques,  qui  se  terminent  à  la  page  419, 
sont  suivies  de  Corrections,  Notes  et  Additions,  d'un  sup- 
plément à  l'Histoire  d'Amiens,  de  Listes  des  dignitaires  de  la 
cathédrale  d'Amiens,  des  maîtres  de  la  confrérie  du  Puy, 
des  présidents,  conseillers  et  gens  du  roi  du  bailliage  et 
siège  présidial,  et  des  notaires  du  bailliage. 

VIL  —  Histoire  civile,  ecclésiastique  et  littéraire  de  la  ville 
et  du  doyenné  de  Doullens.  Amiens,  J.-B.  Caron  aîné,  1784. 
In-i2,  VIII-208  p.  et  la  table. 

VIII.  —  Histoire  civile,  ecclésiastique  et  littéraire  du  doyenné 
de  Granviller.  Amiens,  J.-B.  Caron,  1784.  In-12. 

IX.  —  Histoire  civile,  ecclésiastique  et  littéraire  de  la  ville  et 
du  doyenné  d'Encre,  aujourd'hui  Albert.  Amiens,  J.-B.  Caron, 
1784.  In-i2,  50  p.  \ 

X.  —  Vie  de  Joseph  Vallart,  éditeur,  critique  et  grammairien 
célèbre. 

I.  Réimprimé  depuis.  (Amiens,  Rousseau-Leroy,  1890.  In-12.) 


L 

Cette    œuvre    posthume   a  été   publiée   en    1812   dans   le 

Magasin  encyclopédique  rédigé   par  A.   L.  Millin  ;    elle  n'est 

point  mentionnée  dans  la  Bibliographie  du  département  de  la 

Somme,  qui  compte  tant  de  lacunes  ;   avec  un  peu  plus  de 

soin   et  moins  de  précipitation,   les  omissions  auraient  été 

moins  nombreuses. 

2°  Manuscrits 

j°  Mémoires  sur  les  hommes  célèbres  de  la  Picardie. 

Dans  son  autobiographie,  le  P.  Daire  annonçait  qu'il  se 
faisait  «  un  plaisir  de  communiquer  »  ce  travail  en  porte- 
feuille. Or,  de  Cayrol  n'ayant  trouvé  dans  les  papiers  du 
Célestin  que  trois  liasses  de  notes  et  de  fragments  de  cet 
ouvrage,  en  a  inféré  que  la  partie  manquante  n'aura  pas  été 
rendue  à  l'obligeant  auteur  par  des  emprunteurs  négligents 
ou  peu  scrupuleux. 

2°  Catalogne  raisonné  des  manuscrits  déposés  dans  les  biblio- 
thèques de  la  congrégation  des  Célestins  de  France,  suivi  d'un 
supplément  à  l'histoire  des  écrivains  de  cet  ordre,  d'une  notice  des 
écrits  des  Célestins  d'Italie,  de  notes  sur  quelques  livres  rares  et 
sur  les  anciennes  éditions  de  quelques  autres,  avec  une  fable  histo- 
rique des  auteurs.  In-4°,  v-405  p. 

Dans  l'introduction,  on  voit  que  les  Célestins  avaient  en 
France  dix-sept  maisons  plus  quatre  autres  étrangères  à  la 
France  mais  en  dépendant  sous  le  rapport  de  la  hiérarchie 
conventuelle,  a  Ces  vingt  et  une  maisons  ne  renfermèrent 
jamais  au-delà  de  deux  cent  cinquante  religieux,  et,  parmi 
eux,  il  s'est  rencontré  souvent  des  écrivains  distingués.  Le 
Catalogue  du  P.  Daire  nous  en  fait  connaître  plusieurs,  dont 


Ll 

les  noms,  sans  lui,  seraient  restés  ensevelis  dans  l'oubli  du 
passé  '  )) 

3°  Histoire  civile,  ecclésiastique  et  littéraire  des  doyennés  du 
diocèse  d* Amiens.  Formats  divers.  221  feuillets.  360  sur 
240  millim. 

Fol.  2,  dédicace. 

Fol.  3,  notes. 

Fol.  4,  introduction. 

Fol.  5,  notes. 

Fol.  8  à  37,  doyenné  de  CoNTY^ 

Fol.  37  à  40,  planches. 

Fol.  43  à  54,  doyenné  de  Poix  5. 

Fol.  57  à  106,  doyenné  de  Fouillov^. 

Fol.  109  à  133,  doyenné  de  Picquigny  ^ 

Fol.  136  à  156,  doyenné  de  Moreuil. 


1.  De  Cayrol,  loc.  dit.,  p.  57. 

2.  Ce  doyenné  a  été  publié  par  J.  Garnier  d'après  le  manuscrit  auto- 
graphe. (Amiens,  Lemer  aîné,  1865.  In- 12,  124  p.)  L'auteur  de  la  Biblio- 
graphie du  département  de  la  Somme  lui  donne  par  erreur  un  format  in-i6  ; 
le  Catalogue  des  livres  imprimés  de  la  Bibliothèque  nationale  {Y^y^y^N ^  col.  198) 
est  tout  aussi  inexact,  puisqu'il  lui  attribue  un  format  in-80. 

Nous  avons  nous-méme  annoté  et  publié  le  même  doyenné.  (Paris, 
A.  Picard  et  fils,  1898.  Gr.  in-8,  vi-186  p.  et  pi.) 

3.  Nous  avons  aussi  annoté  et  publié  ce  doyenné.  (Paris,  A.  Picard  et 
fils,  1898.  Gr.  in-80,  vi-93  p.  et  pi.) 

4.  Nous  avons  également  publié  et  annoté  ce  doyenné.  (Paris,  A.  Picard 
et  fils,  1910.  Gr.  in-80,  237  p.) 

5.  Ce  doyenné  a  aussi  été  publié  par  J.  Garnier  d'après  le  manuscrit 
autographe.  (Amiens,  V^e  Herment,  1860.  In-12,  viii-95  p.,  plan.)  L'auteur 
de  la  Bibliographie  du  département  de  la  Somme  lui  donne  un  format  inexact 
(in-i6),  ainsi  que  le  Catalogua  de  la  Bibliothèque  nationale,  (XXXV,  col.  199), 
bien  qu'il  soit  exactement  des  mêmes  dimensions  que  le  doyenné  de  Conty, 
dû  au  même  éditeur. 


LU 

Fol.  159  à  T72,  doyenné  de  Mailly. 

Fol.  175  à  185,  do3'cnné  de  Lihons. 

Fol.  188  à  197,  doyenné  de  Davenescourt. 

Fol.  200  h  221,  doyenné  de  Rouvroy. 

Comme  suite  à  VHistoire  de  la  ville  d'Amiens,  le  P.  Daire 
avait  entrepris  VHistoire  des  doyennés  du  diocèse,  à  laquelle  il 
travailla  pendant  plus  d'un  demi-siècle,  «  la  meilleure  partie 
de  sa  vie  »,  suivant  sa  propre  expression.  En  1782,  il  disait 
dans  V Histoire  littéraire  de  la  ville  d'Amiens  que  cet  ouvrage 
n'attendait  «  qu'une  occasion  favorable  pour  voir  le  jour.  » 
Elle  ne  vint  jamais,  et  le  fruit  de  son  immense  labeur  est 
demeuré  jusqu'ici  en  portefeuille.  Le  15  décembre  1837, 
de  Cayrol  lit  don  de  ce  manuscrit  à  la  bibliothèque  commu- 
nale d'Amiens. 

Le  P.  Daire  avait  publié  de  son  vivant  les  quatre  doyennés 
de  Montdidicr,  de  Doullens,  de  Grandvilliers  et  d'Albert  ;  il 
laissa  en  manuscrit  les  doyennés  de  Conty,  Poix,  Fouilloy, 
Picquigny,  Moreuil,  Mailly,  Lihons,  Davenescourt  et  Rou- 
vroy. Il  se  limita  donc  à  l'archidiaconé  d'Amiens.  Nous 
n'avons  pas  retrouvé  le  doyenné  de  Vignacourt,  qui  a  dû 
être  fait  cependant,  puisque  l'auteur  déclarait  dans  une  lettre 
à  l'évêque  d'Amiens  du  i"  novembre  1765  qu'il  était  «  prêt 
à  présenter  à  la  censure  les  doyennéz  de  DouUens,  de  Vigna- 
court et  d'Auxy-Château  »,  qui  devaient  former  un  volume. 
Il  publia  le  doyenné  de  Doullens  seul  dix-neuf  ans  plus  tard. 
Quant  aux  deux  autres  doyennés,  ils  n'ont  pas  vu  le  jour,  et 
les  manuscrits  n'ont  pas  été  retrouvés. 

Notons  que  le  doyenné  d'Auxi-le-Château  était  le  seul 


LUI 


doyenné  de  Tarchidiaconé  d'Abbeville  dont  le  P.  Daire  eût 
écrit  rhistoire. 

A  la  fin  de  l'année  1783,  la  rédaction  des  neuf  doyennés 
était  terminée  et  l'auteur  se  disposait  sans  doute  a  en  com- 
mencer l'impression,  si  l'on  en  juge  par  la  permission  qui 
lui  en  fut  accordée  et  qui  se  trouve  à  la  suite  du  doyenné 
de  Mailly,  fol.  172  v°,  ainsi  libellée  : 

«  J'ai  lu,  par  ordre  de  Mgr  le  Garde  des  Sceaux,  la  partie 
de  l'histoire  civile,  ecclésiastique  et  littéraire  d'Amiens  com- 
prenant les  différents  doyennés,  suite  de  l'Histoire  générale 
d'Amiens  déjà  im.primée,  et  je  crois  que  cette  portion  du 
travail  de  l'auteur  ne  mérite  pas  moins  d'accueil  que  les 
précédentes  et  qu'on  en  peut  permettre  l'impression.  A  Paris, 
le  21  novembre  1783.  »  Signé  :  «  Guyot.  » 

Abbeville,  ij  décembre  i^io. 


Le  Dictionnaire  picard,  gaulois  et  françois  que  nous  publions 
a  nécessité  des  soins  attentifs  de  toutes  sortes;  nous  avons 
dû  d'abord  le  copier  sur  fiches  afin  de  pouvoir  en  faire  le 
classement,  parce  qu'il  se  compose  de  deux  manuscrits  dis- 
tincts et  que  l'ordre  alphabétique  n'est  qu'approximatif.  Nous 
avons  dû  négliger  des  superfétations  et  certaines  parties  — 
peu  importantes,  d'ailleurs,  —  que  nous  avons  jugées  étran- 
gères au  sujet.  Par  contre,  nous  avons  placé  entre  crochets 
les  additions  que  nous  y  avons  introduites  pour  fiiire  con- 
naître le  sens  resté  en  blanc  d'un  certain  nombre  de  mots  ou 
qui  avait  été  donné,  pour  d'autres  mots,  d'une  façon  inexacte. 


PRINCIPAUX  OUVRAGES  IMPRIMES  OU  MANUSCRITS  CONSULTES  PAR  LE  P.   DAIRE 


Explication   des  abréviations 


adj.  fém.,  adjectif  féminin. 

adj.  mas.,  adjectif  masculin. 

adv.,  adverbe. 

Amiot  [trad.  de  Plutarque.] 

Apol.  de  V.\LLA,  [Les  apologues  et  fables  de  Laurent 
Valle,  translatées  de  latin  en  françois.  Paris,  vers  1490, 
in-fol.] 

ARTELoauE,  Fauconnerie,  [La  Fauconnerie  de  messire 
Arthelouche  de  Alagona...  Poitiers,   1567,  in-4».] 

Ben.  Baudouin  [trad.  des  Tragédies  de  Sénèque.  Troyes, 
1629,  in-8».] 

Berenger  de  la  Tour,  [Le  siècle  d'or  et  autres  vers 
divers.  Lyon,    155 1,  in-8°.] 

Bible  gauloise,  sans  date  ;  principaux  livres  cités  : 
Cant.  des  cant.,  Eccl.,  Esdr.,  Ex.,  E:^éch.,  Gen.,  les  Nomb., 
Le'vit.,  Macch.,  Paralip.,  Prov.  de^Sal.,  Toh.  (Cantique  des 
cantiques,  Ecclésiaste,  Esdras,  Exode,  Genèse,  les  Nom- 
bres, Lévitique,  Macchabées,  Paralipomènes,  Proverbes 
de  Salomon,  Tobie.) 

Blaise  d'Auriol,  [Sensuyt  la  chasse  et  le  départ 
Damours,  ...  composée  par  Octovien  de  saict  gelais  et 
par.,.  Biaise  dauriol...  Paris,  s.  d.,  in-4''.] 

).  BoucHET,  [Jean  Bouchet  (Sébastien  Brandt)  a 
publié  plusieurs  ouvrages,  entre  autres  :  Les  regnars 
traversant  les  périlleuses  voyes  des  folles  fiances  du 
mode.  Lyon  (vers  1501),  in-fol.] 

Ch.  de  Bovelles,  [Proverbes  et  dits  sentencieux,  avec 
l'interprétation  d'iceux.  Paris,  1557,  in-8°  et  Géométrie 
en  françoys.  Paris.   15 11,  in-4*.] 

J.  Canu,  [Oraison  funèbre  de  feu  Mgr  le  duc  de 
Montpensier...  par  Jessé  Canu,  Rouennais,  écolier... 
Paris.    léoS,   in-8°.] 

Cart.  de  Frist.,  [Cartulaire  des  religieuses  de  Fristorf, 

taux  Célestins  de  Metz.] 
Cart.  des   Cél.    de   Metz,    [Cartulaire    des   Célestins  de 
Metz.] 
Cart.  du  ch.   d'Am.,  [Cartulaire  du  chapitre  d'Amiens.] 
Ch.    de   G.    Ph.    [Des    deduiz    de    la   chasse    des  bestes 
sauuaiges  et  des  oyseaux  de  proye  (par  Gaston  Phœbus, 
comte  de  Foix).  Paris,  vers  1507,  in-fol.] 
I 


Al.  Chartier  [Œuvres.  Paris,   1529,  in-8°.] 

Chron.  de  Nie.  de  Lut,  [Chronique  de  Nicolas  de 
Lutange,  Ms.] 

Constant  Duhamel  (Fabliau  de),  Ms,  n"  7218. 

G.  Co'rrozet  [La  fleur  des  sentences  certaines, 
apophtegmes  et  stratagèmes...  Lyon,   1548,  in-16.] 

Cosm.  d'ApiAN  [La  cosmographie  de  Pierre  Apian... 
Paris,   1553,  in-4°.] 

Th.  de  Courval  [Les  œuvres  satiriques  du  sieur 
Thomas  de  Courval-Sonnet,  gentilhomme  virois.  Paris, 
1622,  in-8°.] 

P.  Daire,  Hist.  d'Am.,  [Histoire  de  la  ville  d'Amiens. 
Paris,   1757,   2  in-4°.] 

Cl.  Depontoux  [Les  œuvres  de  Claude  de  Pontoux, 
gentilhomme  chalonnois.  Lyon,   1 579,  in-16. J 

Dipl.  [Diplomatique  pratique  ou  traité  de  l'arrange- 
ment des  archives,  ...  par  M.  Le  Moine.  Metz,  1765. 
in-4°.] 

Du  Bellay,  Mèm.  [Les  œuvres  françoises  de  Joachim 
du  Bellay...  Lyon,    1575,  in-8°.] 

Du  FouiLLOux,  Vén.  [La  Vénerie  de  Jacques  du  Fouil- 
loux...  Poitiers,   1561,  in-fol.] 

Ep.  faic.,   [Epîtres  farcies,  Ms.J 

Ep.,  épîtres. 

Epit.,  pour  Epitaphier  chez  les  Célestins  de  Metz. 

Ev.  de  S.  Jean,  Evangiles  de  S.  Jean, 

Fac.  de  Poge  [Les  facéties  de  Pogge  florentin  (trad. 
en  franc.).  Lyon,   1484,  in-4''.] 

Fauvel  (Roman  de),  achevé  le  6  décembre  1590  : 
Ms  6812. 

C.  Fontaine,  [S'en  suivent  les  ruisseaux  de  Fontaine, 
œuvres  contenant  epistres,  élégies,  chants  divers,  epi- 
grammes,  odes  et  estrennes  pour  ceste  présente  année 
1555,  par  Charles  Fontaine,  Parisien...  Lyon,  1555, 
in-8°.] 

Et.  Forcadel  [Le  chant  des  Seraines.  Paris,  1548, 
in-i6  et  Poésies.  Lyon,   1551,  in-8°.] 

Mart.  Franc  [Jehan  Martin  le  Franc,  prieur  de  Lau- 
sanne, Le  champion  des  dames,  ...  Paris,  1530,  in-8°,  et 
l'Estrif  de  Fortune  et  de  Vertu.] 


LVI 


J.  Froissart  [Chroniques  de  France,  ...  (de  1526  à 
1400).  Paris,  vers  1495,  4  vol.  in-fol.] 

Fucus,  Hist.  des  pi.  [L'iiistoire  des  plantes  mise  en 
commentaires  par  Leonart  Fuchs...    Lyon,    1558,  in-4'',] 

G.  DE  LA  BiGNE  [Poèmc  sur  la  chasse  à  l'oiseau  et 
sur  la  vénerie  par  Gaces  de  la  Bigne,  publ.  à  la  suite 
des  deduiz  de  la  chasse  de  G.  Phebus.  Paris,  vers  1507, 
in-fol.] 

Gkrmain  Colin  [Les  poésies  de  Germain  CoIin-Bucher, 
Angevin,  secrétaire  du  grand  maître  de  Malte.  Ms. 
publ.  pour  la  première  fois  en   1890.] 

GiLLE  d'Aurigny  [Le  tuteur  d'amour...  Paris,  1546, 
in-8».] 

Ron.  GoiiiN  [Les  loups  ravissans...  Paris,  vers  1 505,  in -4°.] 

J.  Grevin  [Les  regrets  de  Charles  d'Autriche,  ...  Paris, 
1558,  in-8°.] 

Gringori:  [Le  château  de  Labour...  Paris,  1499,  in-S". 
—   Le  chasteau  d'amours.   Paris,   1500,   in-4",  etc.] 

P.  Grognkt,  Pars.  [Recollection  des  merueilleuses 
choses  et  nouuelles  advenues  au  notable  royaume  de 
France  en  nostre  temps  depuis  l'an  de  grâce  1480. 
Paris,   1538,  in-8".] 

F.  Gukrin  [Fr.  Guerin,  Guarin  ou  Garin,  complaintes 
et  enseignemens  de  François  Guerin  envoves  a  son 
filz...   Paris,    149S,   in-4''.] 

GuiLLKViii.r  [Le  roman  des  trois  Pelerinaigcs,  par 
Guillaume  de  Guillcville.   Paris,  vers  1500,  in-4''.] 

Is.  Habert  [Les  trois  livres  des  météores  et  quecques 
autres  œuvres  poétiques.  Paris,   1585,  in-8".] 

Helinand  [Vers  sur  la  mort.  Paris,   1594.  in-8*.] 

Heures  de  Metz,  [Vieilles  heures  à  l'usage  de  Metz.] 

Histoire  de  Fratice  en  vers  i  la  suite  du  Roman  de 
Fauvel,  Ms.   de  la  Bibl.   du  Roi,    n'  6812. 

Histoire  de  Saiute-Croix,  Mss.  fonds  de  la  Vallière. 

JEAN  d'Alton  [Les  Epitres  envoyées  au  roy  très 
chrestie  de  la  les  motz  par  les  estatz  de  France.  Paris 
(1509),  in-40  et  Chroniques  de  Louis  XH,    161 S-] 

|.  DE  LA  Jesséu  [Les  premières  œuvres  françoises. 
Anvers,   1583,  in-4*.] 

JEAN  DE  Venette  [La  vie  des  troys  maries,  de  leurs 
pères  et  de  leurs  mères...   Rouen,  vers   15 11,  in-4*.] 

Jean  de  Vitel  [Les  premiers  e.sercices  poétiques.  Paris, 
1588,  in-12.] 

Jean  d'Ivry  [Les  triuphes  de  frace...  Paris,  i5o8,in-4°.]. 

Jean  Lemaire  [Le  temple  dhonneur  et  de  vertus.  Paris, 
150.1,  in-4*.] 

Jean  Parmentier  [Description  novvelle  des  merveilles 
de  ce  mode  et  de  la  dignité  de   Ihomme...    Paris,    1531, 

in-4'.] 

Jehannet  de  l'Esclriel  [Dans  les  fabliaux  manuscrits 
de  la  Bibliothèque  du  roi,  n"  6812.] 

O.  DE  LA  Marche  [Mémoires  (de  1455  à  1492). 
Bruxelles,   1616,  in-4''.] 

La  Morlière,  Hiit.  d'Am.  [Les  antiquitez...  de  la  ville 
d'Amiens  et  Recueil  de  plusieurs  nobles  et  illustres 
maisons...  Paris,   1642,  in-fol.] 

J.  DE  LA  Peruse  [Œuvres,  avec  quelques  diverses 
autres  poésies  de  Cl.  Binet.  Paris,   1573,  in-12.] 

AxD.  DE  LA  ViGSE  [Le  Vergicr  dhonneur.  Paris,  vers 
Hoo,  in-4°.] 


J.     Le    Febvre     [Le    respit    de    la    mort.    Paris,    1506, 

in-40.] 

Le  Jouvencel  [titre  d'un  roman  allégorique,  histo- 
rique et  militaire,  commencé  par  Jean  de  Breuil,  mort 
en   1474.  Paris,    1493,  in-fol.] 

GuiL.  DE  LoRRis  [Le  roman  de  la  rose.  Lyon,  vers 
1480,  in-fol. ] 

Louis[i:]  Labi':  [Ewres  de  Lovize  Labe  lionnoize.  Lyon 
(i5)5),  in-8->.] 

Ol.  di:  Magny  [Les  amours  d'Olivier  de  Magny. 
Quercinois.  Paris,  1553,  in-8°.  —  Ses  gayetez,  1554.  — 
Ses  .soupirs,   1557.  —  Ses  odes,   i^S^-] 

Mainard  [Anatomie  de  la  messe  et  du  messel.  Genève, 
iJÎS,  in-i6.] 

Martial  d'Auvergne  [Vigiles  de  la  mort  de  Charles  VII 
et  Arrêts  d'amour.] 

J.  Meschinot  [Les  lunettes  des  princes.  Nantes,  1493, 
in-4'\J 

Meurisse  [Histoire  des  évcques  de  Metz.  Metz,  1634, 
in-fol.  ] 

GuiL.  Michel  [Recueil  de  ses  chansons.  Paris,  1636, 
in-8''.] 

Mod.  et  rac.  \Le  Livre  du  Riy  Modus  et  de  la  Reitie 
Ratio,  écrit  A  Maigny  es  Armentières  en  février  1406  par 
ordre  du  seigneur  Jeban  de  Hangest,  seigneur  de  Genlis 
et  dudit  Maigny,  Ms.,  n"  7096.] 

J.   M0LISET  [Le^faictz  et    dictz...    Paris,   i$3i,  in-fol.) 

Cl.  de  Moxs  [Chants  oraculeux...  Amiens,  1627, 
in-12.  —  Les  blazons  anagrammatiques.  Amiens,  1662, 
in-8*.   —  Le  bref  Idyliacq.  Amiens,    1663,  in-S".] 

Ms.   Bouh.  [.Manuscrit  de  Bouhier.] 

Ms.  s.  d.,  manuscrit  sans  date. 

Mss.  du  Roy,  pour  Fabliaux,  manuscrits  de  la  biblio- 
thèque du  roi.  Les  n"^  consultés  sont  6812,  7210,  7217, 
7218,  761$,  7989,  7996,  9218. 

Mss  du  Vatican,   n"   1490,  Manuscrits  du  Vatican. 

Muse  tiorm.  [La  Mvsc  normande...  Rouen,  165$,  David 
Ferrand,   in-8''.] 

NicoD.  [Jean  Nicot,  Dictionnaire  francois-latin...  Paris, 
ij73,  in-fol. ] 

Noêls  bourdelais. 

Ch.  d'Orléans  [Poésies.] 

Pe're'g.  dt  Jêrus.  [Des  saintes  pérégrinations  de  Jéru- 
salem, ...  (tiré  du  latin  de  Bernard  de  Breydenbach 
par  frère  Nicole  le  Huen).   Lyon,   1488,  in-fol.] 

Pernette  du  Guillet  [Les  rymes  de  gentille  et  ver- 
tueuse dame  D.  Pernette  du  Guillet,  Lyonnoise.  Lyon, 
1)45,  '"-8°] 

Pétr.  [Pétrarque,  Dits  facétieux.] 

Pic,  patois  picard. 

Pierre  Blanchet,  Poes. 

Pr.,  II  [Aug.  Calmet,  Histoire  ecclésiastique  et  civile 
de  la  Lorraine...  Nancy,   i74>-57,  7  Jn-fol.  Preuves.] 

Règ.  de  S.  Ben.  [Règle  de  S.  Benoît  en  gaulois,  trad. 
par  Guy  Juvenal.  Paris,   1501,  in-l6.] 

Reg.  du  Pari.  [Registres  du  Parlement.] 

J.  Régnier  [Les   premières   œuvres  ou   satyres.    Paris, 
1608,  in-4*.] 
Rémi  Belleau  [Œuvres  poétiques.  Paris,   1578,  in-12.] 


LVII 


RoB.  Est.  [Robert  Estienne,  Dictionnaire  des  mots 
françois  selon  l'ordre  des  lettres...  Genève,  IS57, 
in-4'.] 

Roger  de  Collerye  [CEuvres.  Paris  (1536),  in-8*.] 

Rom.  de  Crequy  ou  Rom.  de  ijoo  [Romance  contenant 
l'histoire  du  sire  de  Crequy,  composée  vers  1300  (apo- 
cryphe), remise  par  le  P.  Daire  à  d'Arnaud,  qui  l'a 
publiée  dans  ses  Nouvelles  historiques.  Paris,  1777, 
2  in-8V] 

Roussel,  Hist.  de  Verdun  [Histoire  civile  et  ecclésias- 
tique de  Verdun  (par  l'abbé  Roussel).   Paris,  174S,  in-4°.] 

Fr.  S.vgo\  [Fr.  de  Sagon,  La  complaincte  des  troyz 
gentilzhommes  francoys,  occis  et  mort/:  au  voyage  de 
Carrignan...  Paris,   1^44,  in-8°.] 

O.  DE  Saint-Gblais  [La  chasse  et  le  départ  damours. 
Paris,   1509,  in-fol.] 

Ant.  db  Saix  [Lesperon  de  discipline  pour  inciter  les 
humains  aux  bones  lettres,  ...  par  fr.  Antoine  du  Saix. 
S.  1.,   IJ32,  in-4».] 

Sarrazin  [Œuvres.  Paris,    1656,  {11-4».] 

S.  du  y.  p.  [Songe  du  Vieux  Pèlerin,  Ms.  de  1366, 
par  Philippe  de  Mézières.] 

subst.,  substantif. 


Symph.  Chami».  [Symphorien  Champier,  Le  recueil  ou 
croniques  des  histoires  des  royaulmes  daustrasie,  ou 
france  orientale...  Nancy,   1510,  in-fol.] 

Th.  de  Mailly  [ou  plutôt  Marly,  poète  français  du 
xiii«  siècle.] 

Th.  roi  de  Navarre  [Thibaut  de  Navarre  ou  de  Cham- 
pagne, chansonnier,   1201-1253. J 

Tit.  des  cons.  de  Metz  [Titres  des  Consuls  de 
Metz.] 

Triomphe  des  neuf  Preux  [ouvrage  impr.  à  Abbeville 
par  Pierre  Gérard  en   1487,  in-fol.] 

Vies  des  SS.,  Ms  de  Sorb.,  pour  Vies  des  Saints, 
manuscrit  de  Sorbonne. 

Ph.  db  Vigneulle  [choniqueur  de  Metz,  vivant  en  1522.] 

Villon  [Les  œuvres  de  maistre  François  Villon,  1532, 
in-8°] 

Voé.  de  1497  ou  Voc.   de  J.  Mourand.  Vocabulaire. 

Voc.  du  ps.  [Vocabulaire  du  Pseautier...  Paris,  1529, 
in-8°.] 

Voc.  Nebr.  [^1. -Anton.  Nebrissensis,  Vocabulaire. 
Paris,   IS35,   in-S".] 

[  ]  Les  parties  entre  crochets  ont  été  intercalées  par 
l'éditeur. 


I 


DICTIONNAIRE    PICARD 

GAULOIS  ET  FRANÇOIS 

CONTENANT   AUSSI    LES    MOTS   GAULOIS   APPROCHANTS   LE  PLUS   DU   DIALECTE 
DE   LA    PICARDIE   AVEC    LEUR    SIGNIFICATION    EN    FRANÇOIS 

OUVRAGE 

INDISPENSABLEMENT  NECESSAIRE  A  TOUS  CEUX  Q.UI,    PAR   NECESSITE,    PAR    ETUDE, 
PAR    PLAISIR    OU    PAR    ÉTAT,    SE   TROUVENT   DANS    LE    CAS    DE    DÉCHIFFRER 

LES   ARCHIVES 


Les  patois  des  différentes  provinces  du  royaume  tirent  leur  origine  de  l'ancien 
gaulois  pour  la  plus  grande  partie  de  leurs  expressions.  Et  le  langage  gaulois  qui 
vient  en  grande  partie  du  latin  s'est  conservé  particulièrement  dans  les  pays  au 
delà  de  la  Somme. 

Je  me  suis  mis  dans  la  tête,  il  y  a  longtemps,  qu'un  recueil  de  poésies  picardes 
fait  avec  choix  ne  pouroit  que  plaire  et  instruire  les  déchiffreurs  d'archives, 
surtout  si  elles  étoient  précédées  d'un  dictionnaire  des  mots  de  cette  province. 

Le  langage  actuel  n'est  point  l'ancien  picard  ;  je  mets  le  dernier  d'après  les 
titres  affin  que  la  différence  saute  aux  yeux. 

Les  mots  fabriqués  par  les  modernes  y  trouvent  aussi  leur  place. 


—   2 


On  prononce  bien  la  lettre  C  ;  pour  dire  cela,  ils  disent  cheJa,  chechy,  comme  s'il 
y  avoit  un  H  aspiré  devant  les  voyelles  A  et  I  ;  au  contraire,  lorsque  le  reste  de 
la  France  prononcent  avec  aspiration  H  et  S  dans  chanoine  et  chose,  un  Picard  dit 
canoine,  cose,  le  bon  François  dit  un  chien,  un  chat,  une  mouche,  le  Picard  prononce 
quien,  cat,  mouque  ;  quant  au  C  latin,  le  picard  le  prononce  mieux  que  tous  les 
François,  et  la  Picardie,  dit  Geoffroy  Thory  de  Bourges,  est  de  tout  tes  les  nations 
celle  qui  a  la  langue  plus  propre  pour  bien  prononcer  le  grec,  le  françois,  le  latin. 


abaissier,  abaisser,  1597.  Abaisser  et 
humilier.  Déprimé  et  abaissié.  (^Kèg.  de  S.  Ben. 
de  1525,  fol.  65.)  Sourcieulx  abaissié-^.  (Ibid., 
loi.  160.)  Apaiser,  tranquilliser. 

abalir, 

Les  Flamens  riens  nabalirent 

De  ce  qu'ils  dirent,  rien  ne  firent. 

(Mss  du  Roy,  n°  6.812.) 

abandire  (s'),  s'attrouper. 

abandon  [mettre  à  discrétion,  à  la  merci, 
action  d'abandonner.]  Qui  faict  nopces  et 
plaide  à  son  seigneur,  il  met  le  sien  abandon. 
Le  latin  :  Effundit  numuios  stimptibiis  immodicis. 

abandonnement  de  pais.  [Mise  au  ban.] 
(Du  Bellay.) 

abant,  avant. 

abatis,  destruction,  carnage. 

abatre,  faire  mourir. 

Mort  Vabali  sor  le  degré. 

(Mss  du  Roy,  7218,  fol.   240.) 

abaudi,  abaubi,  ébaubi,  en  picard, 
étonné,  effrayé,  devenu  bête. 

Partant  icert  et  mus  et  mas 

Et  si  pris  et  si  abatidis 

Qu'il  ne  sara  ne  blanc  ne  bis. 

(Mss  du  Roy,  n°  7989^  fol.   239.) 

abayment  de  chien. 

abazourdi,  étourdi  d'un  coup  reçu. 

abbais, 

Environner  de  chiens  pour  la  tenir  aux 
abbais.  (Du  Fouilloux.) 

abbasse,  abbesse. 
abbateur,  qui  renverse. 

Meurdrier  et  de  gens  abbateur. 

(C.  Fontaine,  Les  Kuis,..) 

abbatu,  vaincu. 

abbayans  [désirant,  aspirant.]  Je  suis 
abbayans  me  fosse.  (Pérèg.  de  Jériis.) 

abbayant,  criant.  (Rob.  Est.) 


abbecher,  abecker,  donner  la  becquée  ; 

Lanières  saintis  ki  on  abesque  et  adoie. 

(Mss  du  Vatican,  n°   1.490.) 

abbeit.  (Cart.  de  Fristorf.) 

abbey,  subst.,  abbé.  (Chron.  de  Nie.  de 
Lut.,  p.  7.) 

abbie,  abbaye,  1472. 
abbii,  abbaye.  (Chron.  de  Nie.  de  Lut., 
P-  7-) 
abbominer,  abhominer,   abominer 

[qui   inspire   du   dégoût,   avoir  en   horreur.] 
(Voc.  nebr.  ;  Voc.  du  ps.) 

abbot,  relatif,  concernant.  Esplois  ahbots 
aux  cens.  1435. 

abbregement  de  plet  [action  d'abréger, 
de  réduire  la  valeur  ou  les  services  d'un  fief. 
Terme  de  droit  féodal.] 

abbreviante, 

Parole  consolante   et  abbreviante.   (Ep.   de 
S.  Paul.) 
abbruver,  1368,  abreuver. 
abbutée,  fixée,  1625. 
abcision,  amputation. 

aboission,  abseissio,  subst.  User  de  fer  de 
abcission.  (Règ.  de  S.  Ben.,  fol.  83.) 

abé,  abbé  (Vies  des  SS.,  Ms  de  Sorb., 
no  58,  col.  I.) 

abé,    avoir  ;    abets,    avez  ;    aben,    avons. 

(Noël s  boiird.) 

abeoellé,  écrit  dans  l'ordre  alphabétique. 
(Ms  de  1500.) 

abecque,  avec 

abeie,  abbaye. 

abeillag'e,  abeilag'e,  droit  que  le  seigneur 
a  sur  les  ruches  qui  se  trouvent  dans  les  bois 
de  ses  vassaux.  (Ms  de  1580.) 


—  4  — 


abeit,  abbé.  (Tit.  de  St- Vincent  de  Metz, 
1242.) 
abelestrier,  arbelestrier,  arbalétrier. 
abequer,  donner  la  becquée  ; 

Abeque  ton  espervier  d'iing  oyselet  vif. 

(Ms  s,  fol.   137.) 

Vaheque  petit  et  souvent. 

abès,  abbé. 

abescher,  donner  la  becquée. 

abesser,  abaisser;  cela  contreval  s'ahcsse. 
(Mss  du  Roy,  no  7.218,  fol.  185);  parlant 
d'une  chandelle  : 

Tant  ni  sauroit  on  flambe  prendre 
Que  ja  abtssasl  sa  clarté. 

{Ibid.,  fol.    104.) 

Kn   pleurant  vers  ens  <,'abtssmt. 

(G.  GtiART,  Trà.) 

abesson,  .subst.,  champignon. 
abesti,  liébété. 

abet,  ruse,  finesse,  subtilité,  fraude. 
abeursot,  bissac. 

abeuveter,  abeveter,  tromper,  endor- 
mii'  p.U'  SCS  discours. 

abevré,  abreuvé.  De  gent  plaine  et  abcvrcc. 
iG.  Gui  ART.) 

abevrer,  abreuver. 

Convint  l'entremes  abevrer, 

(Mss  du   Roy,   n"  761$,  fol.    iKS.) 
l'oi  mesese  de   soif, 
Oncques  ne   m'abrn'astis. 

{Ibid.,  fol.   145.) 

abeyance,  succession  vacante  et  en  litige  ; 
le  huin  ahcyautia. 

abfin,  ahn,  14 10. 

abhominer.  Voy.  abbominer. 

abhorrier,  abhorrer.   C.  Fontaine,  356.) 

abieg-ne  (bois  d'),  sapin  (Bible,  les  Juges, 
liv.  3,  ch.  6.) 

abiete,  petite  abbaye.  Mal  et  vilanie  et 
pechié  tist  de  tel  pucelete  rendre  en  ubicte. 
(Chron.  du  xii»^  s.) 

abile,  habile. 

abileté,  habileté. 

abilitement  [habilement]. 

abilitey,  habileté. 

abillemens,  habillemens. 


abiller,    arranger,    habiller.    Commanda 
qu'on    lui    abilîast    ses    cheveux.    (Apol.    de 
Valla,  41.) 

abilliez,  habillez  ; 

Comme  est  appareilliez 
Et  par  font  abilliez. 

(Mss  du  Roy,  n"  7218.) 

à  bis,  à  blanc,  à  la  volée  ;  patois  des 
environs  de  Paris.  L'un  veut  qu'on  croye  à 
bis,  à  blanc. 

abisme,  1368,  enfer.  L'asorbement  en 
abhnic  de  Dathan  et  d'Abiron.   (S.  du  V.  P.) 

abit,  habit.  Ms  xivc  s. 

Onis  soit  que  jamais 
Crira  por  nule  chose 
Q.ue  dcsouz  simple  abil 
N'ait  mauvaisetc  esclose. 

(Mss  du  Roy,   n»  7615,   I.  fol.  64.) 

abiter,  avoir  commerce.  Une  dame  mou- 
roil  sus  bout  se  Vaspasian  ne  Vabiloil  une 
fois.  (Pktr.) 

abiter,  habiter, 

cclc,   ou   Vitté  abile 

Q.ui  contre  Dieu  me  descrite. 

(.Mss  du   Roy,    n"  7218,   fol.    280.) 

abjection,  subst.,  le  latin  ubjcclio.  (Voc. 
ui'bi .,  v^  \'iLiTAS.)  Hstre  Vabjection  du  peuple. 
(Règ.  ilc  S.  Bi'u.,  fol.   56. 

ablacté,  .idj.,  sevré  du  lait  de  sa  mère, 
iibhictiiliis.  lînfant  ublaclc.  (Ktg.  de  S.  Ben., 
fol.  47-) 

Abladene,  pays  fertile  en  blé  ;  le  latin, 
bladiiiu  doiitms.  Roger  de  Fournival  et  Pierre 
Grognct  donnent  ce  nom  à  la  ville  d'Amiens. 

ablais,  1345,  1406  [blés,  grains].  Les 
nblais  qui  sont  sur  terre  ;  poignée  d'ablais  et 
de  waras  (Tit.  de  Camon.) 

ablanchir,  iiJbare.  (Voc.  de  1497;.  Ablan- 

CHI,  ùindiihitus. 

ablandir  [caresser,   flatter].    (Voc.   nebr., 

vo  APrLAUDO.) 

ablayer,  emblaver,  semer  une  terre. 
able,  habile.  Ses  gens  y  furent  moult  able. 

ablocs  et  soliveures  d'une  maison,  1400. 
[morceaux  de  bois  ou  de  pierre  servant  à 
affenr.ir.] 

ab'-.eg'er  [renoncer].  Soy  abnéger,  (Règ.  de 
S.  Ben.) 


5  -■ 


aboli.  Avoir  le  cœur  aboli.  (Ms  s.  d.) 
abolissement,  aholitio.  (Rob.  Est.) 
abordement ,    action   d'aborder.    (Rob. 

Est.) 
aborner,  mettre  des  bornes.  1372. 
abortif,  ahortivus.  (Ecck's.,  ch.  VI,) 
abosmé ,    ab\-mé    de    tristesse ,    abbatu , 

déconcerté. 

....   Qui  ne  donroit  cest  monde. 

Je  ne  diroie  deus,  tant  par  sui  abosmc. 

(Mss  du  Roy,  n°  7218,  fol.   345  v".) 

aboufïer,  étouffer,  ôter  la  respiration. 

about,  spécial  ahout,  hypothèque,  assigna- 
tion d'une  rente  sur  un  héritage  particulier. 
(Cou t.  lie  Md^,  161 3). 

aboutant,  1378,  aboutissant.  Ahoutaut 
d'un  lez  au  kemin,  1367. 

abouté,  abboutez,  hypothéqué.  fTit. 
de  1352.) 

aboutement,  aboutissement. 
abouter,  aboutir,  toucher,  être  joignant. 
Qui  tiennent  et  ahoutem,  1285. 

abouts,  bouts  et  côtéz,  (Cart.  du  ch. 
d'Am.,  1391.) 

abouvier,  disjoindre  le  bœuf.  (Voc.  an  t. 
nehr.,  vo  Abjugare.) 

aboux.  Ayant  lié  le  bandeau  nommé  aboux, 
1524.  [Joug  des  bœufs  (?)]. 

Abran,  Abraham. 

abre  (Ms),  arbre,  arhor.  (Voc.  nehr.) 

abrègement  de  querelles.  [Action  d'abré- 
ger]. (S.  du  V.  P.) 

abreg-ier,  1472,  abréger. 

abreuvement,  1429. 

abrevant,  abreuvant.  (C.  Fontaine,  290.) 

abrevé,  abrevié,  vite,  promptement. 
Livre  abrevié,  abrégé. 

abrevoment.  (Voc.  nehr.,  vo   Imbumen- 

TUM.y 

abreviature.  (Voc.  ant.  nehr.,  yo  Abre- 

VIATIO.) 

abrier,  mettre  à  l'abri.  Ahricr  un  corps. 

abruntir  (s'),  [s'assombrir  en  parlant  du 
jour].    Le   jour   se   abruntira  ;    (Eiécb.,    ch. 


30.)    Les    regards    se   ahnmtirent.    (Ecclés., 
ch.  12.) 

abruver,  1368,  abreuver;  a/^rww/- la  terre. 

(Esdr.)  ;  abruver  a.  (Pérégr.  de  Jériis.) 

absanter  des  chartes,  les  enlever.  (Cal- 
met,  Pr.) 

absconcer  (Voc.  nehr.),  [cacher,  receler.] 

absconder,  1472,  cacher,  abscondere  ; 
absconcha,  cacha.  (Ev.  de  S.  Jean,  ch.  VIII  ; 
Jérém.,  ch.  XXXVI.) 

absconsant ,  abcontant ,  couchant  . 
(DipL,  321.) 

absconse,  cachée,  abscondita.  Une  retraite 
absconse.  (Cl.  de  Mons)  ;  —  se  couche,  cache, 
abscondat.  (Ps.  106.  Voc.  du  ps.) 

absconsée,  cachée.  (Bible,  ps.  30.) 

absconsément,  adverbe.  (Voc.  nehr.) 
[secrètement,  en  cachette.] 

absconsion,  subst.,  cachette.  Muche  et 
ahsconsion.  (Règ.  de  S.  Ben.,  fol.  42.) 

absinoe,  absinthe.  (Fuchs,  Hist.  des  pi., 
46.) 

absoille,  absolve.  Que  Dieu  ahsoiUe. 
(DipL,  321).  L'escommeni  vous  absole^.  (Mss 
du  Roy,  no  6812,  fol.  67.) 

J'ai  tant  taillé  et  tant  tolu 
James  n'en  serai  absolu. 

(Ibid.,  fol.  86.) 

absollir,  verbe,  décharger,  dégager.  Un 
vigneron  ne  peut  laisser  empirier  les  vignes 
sans  absollir.  (Cart.  des  Cél.  de  Metz,  1377.) 

absolre,  1430  et  1462,  absoudre.  (DipL, 
321);  ABSOULENT,  obsolvunt.  (Bible,  Exode, 
ch.  18.) 

absolut,  adj.,  absous.  (Règ.  de  S.  Ben., 
fol.  19.) 

absolute,  adj.  fém.,  absolue.  Puissance 
absolute.  (Règ.  de  S.  Ben.,  8.) 

absorbement,  engloutissement.  L'absor- 
bement  en  abysme  de  Dathan  et  Abiron. 
(S.  du  V.  P.)  ^ 

absoute,  absolution. 
abstinent,  sobre.  (Voc.  de  1497.) 
abstiner,    verbe,    s'abstenir;    le    latin, 
cessare.   Soy  abstiner   de    mauvaises  paroles. 


—  6 


(Règ.  de  S.  Ben.,  fol.  46);  abstinent,  abs- 
tiennent. (PÉiR.,  p.  3.1  Que  je  me  ahstieigue 
de  niaulx.  (Chasse  de  G.  Phebus,  398.) 

abstring-e,  1583,  est  astrino;cante.  Plante 
astringe.  (Fuchs,  Hist.  des  pi.,  36.) 

abundantement  (abondamment].  (Voc. 
du  ps.) 

abundanter.    [Donner    en    abondance.] 

(Voc.  du  ps.) 

abusement,  /nislnUio,  hidificatio.  (Rob. 
Est.) 

abuser,  amuser.  Soy  abuser  au  pillage. 
(Le  Jouvence],  Ms  125,  fol.  69.) 

abuseur,  impostor.  (Rob.  Hst.) 

abusion,  abus,  ahusio.  'l'it.  de  i  329,  1472. 
Ps.  30.) 

abutant,  aboutissant,  1479.  l^^'P^-»  S^i.) 
abutter,   abonner  un  droit,   un   péage   à 
une  somme  fixe.  (Dipl.,  321.) 

abuvrer,  abreuver  ; 

dois   mener  iihuvrcr 

l.cs  cliiens  qui  eu  auront   lucstier. 

(,Mss  ilu  Roy.  u"  761  >.  II.  fol.  i6;  ) 

abyle,  habile.  (Lellies  de  He.\k\  IV.) 
Ahyle  homme. 

abylemans,  habits.  (L'/Z/citA' Henry  IV.) 

abysme,  trere  del  par  font  ahysnie.  (Mss 
du  Roy,  n"  7218,  fol.  94.) 

acacher,  1455,  ^'hasser  [receler]. 

açaindre,  environné;  açaiul,  environné. 

açainte,  coin,  lieu  retiré. 

acairons,  acquérons.  (Pr.,  II,  495. 

acaner,  insulter  i^Pic). 

acat,  1203,  1330,  achat. 

acater,  1209,  1374,  accater,  acheter. 
(Hist.  d'/hu.  par  le  P.  Daire,  II,  401, 
titre  de  1382);  accalent,  achètent  (Ih.)  ; 
accatée,  achetée  (Ih.) 

acateur,  1209,  1400,  acheteur;  quelques- 
uns  dérivent  ce  mot  de  T italien  cattare  et 
acattare. 

acathe,  agathe,  pierre.  (Bible,  Exode, 
ch.  28.) 

acatour,  acheteur.  (DipL,  321.) 


açazin,  en  picard,  assassin. 

açaziner,  assassiner. 

Accard,  1423,  nom  de  baptême. 

accat,  14 10,  achat. 

accateres,  1209,  acheteur. 

accéder,  verbe,  venir,  approcher.  Accéder 
à  la  leçon,  venir  Tentendre.  (Règ.  de  S.  Ben., 
\'o\.  108,  col.  2.) 

accediakre,  archidiacre.  (Dipl.,  321.) 

accenser,  prendre  à  cens  ;  accensistnes, 
nous  prîmes  à  cens.  (Dipl.,  321.) 

acceptable  ,  écuelle  d'argent  chez,  les 
Hébreux.  Bible,  les  Noiubr.,  ch.  VIII);  — 
applicable.  (Voc.  de  1497  ;  —  temps  accep- 
t.ible,  iicceptahile.  (Peregr.  de  Je'nts.) 

accepteur  de  personnes  (nostre),  accepter. 
(I:v.  de  S.  Luc,  ch.  XX  ;  Bible  anc,  Isaïe, 
ch.  XI.II.    [Celui  qui  fait  acception  de]. 

accès,  bulles  d'accès,  qui  permettent  d'en- 
trer en  possession  d'un  bénéfice,  1541.  (Dipl., 
321.) 

accide,  paresse.  Ms. 

accidentai,  aile,  ad.,  accidentel  ;  acci- 
deiitalle  propriété.  (Règ.  de  S.  Ben.,  fol.  23, 
col.  2.  Cause  foraine  et  accidentalle.  (S.  du 
V.  P.) 

accidentalement.  'Voc.  nebr.,  v»  Fata- 

LITER.) 

accidieux,  adj.,  paresseux.  (Règ.  de  S. 
Ben.,  fol.  118,  col.  4. 

accointanoe  de  meschine  ;  en  1368,  il 
signihoit  accueil  ;  accointance  de  fol  ne  vaut 
rien  ;  le  latin,  conimercium. 

accointé,  atïidé,  uni.  (Dipl.,  321.) 
accointement,    accointance,    concilialio. 
(RoB.  Hst.) 

accoiser,  apaiser  ;  accoiser  sa  furie.  (La 
MoRLiÈRE,  Hist.  d'Ani.)  Orage  accoisé ;  — 
tranquilliser,  sedare.  (Rob.  Est.)  ;  accise, 
sedatus. 

accollée,  amplexus.    RoB.  Est.) 
accombler,   accumuler.   Adcomhler    et 
adjouster  otienses  sur  offenses.  (Mêm.  de  du 
Bellay^  liv.  9,  fol.  280. 


accompag'neinent,  association,  admis- 
sion à  partage  d'un  tict,  d'une  seigneurie. 
(Dipl.,  521.^ 

accompag'ner,  associer,  yaccouipagnc  un 
tel  dans  ma  seigneurie,  c'est-à-dire  je  me 
tais  accompagner.  (Roussel,  Hist.  de  Verdun, 
tit.  de  125 1  et  1389.) 

accompaig'ner  (se),  verbe,  se  joindre  en 
compagnie,  s'accoster  de  quelqu'un. 

accompaig'nyes,  acompagnéez, 

. . .   quelles  soient  accompaignyes 
Honnestenient  de  leurs  maisnyes. 

(G.    DE    LA    BlGNE,    fol.     I32.) 

accomparag'er,  comparare.  (Rob.  Est.) 

accomparag'ié,  associé. 

accon,  peut-être  espèce  de  poisson  nommé 
ocon  à  Metz.  (Pr.,  II,  444.) 

accons,  comptes.  Les  accons  de  Pâques. 

acconsuivre  aucun  cheminant,  atteindre, 
assequi.  (Rob.  Est.) 

acconter  [compter,  estimer]. 

accordable  (Voix),  consona.  Bible,  Paralip. , 
liv.  II,  ch.  20.) 

accordablement,  ensemble. 

accordailles,  desponsatio.  (Rob.  Est.) 

accordance,   convenientia.  (Rob.   Est.), 

subst.  Musiques  et  accordances.  (Bible  sans 
date).  Accordance  de  voix.  (Règ.  de  S.  Ben., 
fol.  116,  col.  2),  [accord,  harmonie,  concert]. 
(PÉTR.,  p.  6.) 

Lor  chant  est  torné  par  niance 
En  dévalant  sans  accordance. 

(Ms  6812,  fol.   76,   col.   2.) 

accordant,  être  d'accord.  Etre  accordant 
avec  quelqu'un  (Bible,  ép.  aux  Philip.,  ch.  2.) 
accordée,  desponsa  puella.  (Rob.  Est.) 

accordéement  (Chanter),  [chanter  d'ac- 
cord]. (Voc.  de  1497.) 

accors.  Chans  de  divers  accors.  (G,  de  la 
BiGNE,  fol.  134.) 

accort,  concordat,  arrangement. 

nos  sons  en  juise 

Par  Vacort  et  par  la  devise. 
(Mss  du  Roy,   n"  7615,   1,  fol.   67,   col.   2.) 

accortise  [finesse]. 
accouffeter,  en  picard,  couvrir. 


accourber,  incurvare.  (Rob.  Est.) 

accourcée,  accourcer,  breviare.  (Rob. 
Est.),  accourcie.  La  longue  (lance)  seroit  non 
pas  accourcée  selon  la  triscourte.  (La  Jaille, 
Du  champ  de  bataille,  fol.  50  vo.) 

accourir,  verbe,  venir  vite  ;  agitèrent, 
accourent. 

Vers  la  chaucie  aquevreni 

aucuns  d'eus  .... 

accourchir,  en  picard,  raccourcir. 

accourder  (s'),  verbe,  s'accorder  ;  s'ac- 
courdent,  s'accordent.  (Cart.  des  Cél.  de 
Meti,  1420.J 

accourement  et  assemblement  de  gens, 
concursio.  (Rob.  Est.) 

accoustré  [équipé,  arrangé].  Furent  en 
ce  point  accoustrés.  (Pr.,  II,  128.) 

accoustrement,  omatus.  (Rob.  Est.) 
Accoustrenient    [préparation],    subst.,   accou- 
strement de  terre,  labour,  défrichement.  (Règ. 
de  S.  Ben.,  fol.  103,  col.  2.) 

accoustrer  [équiper,  préparer,  vêtir]. 

Quand  il  se  faut  au  clair  soleil  monstrer, 
Ne  se  peut  tant  couvrir  et  accoustrer. 

(Marg.  de  Navarre.) 

accoustumance,  accoutumance,  en 

Champagne,  subst.,  coutume.  VtrxQxst  accous- 
tumance. (Règ.  de  S.  Ben.,  fol.  82,  col.)  ;  à 
V accoutumance ,  à  l'ordinaire.  Consuetudo.  (Rob. 
Est.) 

accoustumeement,  consuetum,  d'ordi- 
naire. (Ms  et  Voc.  de  1497.) 

accoustumement,  coutume,  usage. 
(Voc.  nebr.,  vo  Usitatio.  ) 

accouter,  verbe,  écouter  ;  accoutant, 
audiens.  (Règ.  de  S.  Ben.,  fol.  7.)  —  s' accouter, 
s'appuyer  du  coude. 

accouveter,  couvrir.  Voy.  accouefeter. 

accravanté,  fatigué.  Accravaté  de  maie 
mort.  (S.  du  V.  P.)  Cité  subvertie  et  accra- 
vantée.  (Ronsard.  1 

accressence,  acroissance,  augmenta- 
tion. (Pr.,  II,  496.)  Nature,  substance,  acrois- 
sance et  deffaut.  (Modus  et  racio,  Ms,  fol.  318.^ 


—  8 


accreus  (se  faire),  envahir. 

A   l'enfant   Artus  de   Bretaini,nie 

A  qui   si   fort  pais  nieschai, 

lùigleterre  lors  eschai, 

Mas  Richart  s'en   fist  accreus. 

Anf^lois  durement  peureus 

De  son  correuz  le  coronnerent 

Et  le  royaume  11  donnèrent. 

(G.  Gliaut.  fol.   29.) 

accroire    de    l'argent,    crcdcre  pecuniam. 

(ROB.    l-ST.) 

accroischement,  accroissement. 
accroissance.  (Pi.,  II,  489.^ 
accroisseur,  accroisseresse,  aiutor. 
(Foc.  de  1497.) 
accumulation,   f  Voc.   uchr.,   \^  Pleo- 

NASMUS. 

accusant  [qui  accuse].  Confession  accu- 
smitc.  (Pc)c^r.  de  Jâm.) 

accusement,  accusation.    (Bible,   lisdr., 
liv.  II,  ch.  5.) 
accuseres,     accusaire,     accuseur, 

1209.  {l'oc.  de  J.  MoLKAND,  1497  ,  celui  qui 
accuse;     accusator  ,    accusatoirh.     (Pt\, 

11,5  39-) 
accuseresse,  accusât rix.  (Voc'.  de  1497.) 
accustumé,    i>85,    accoutumé.    /Dipl., 

322.) 

acé  tabulé,  terme  de  piiarmacie,  dix-liuit 
dragmes.  (Fuchs,  Hist.  des  pi. ,  22.) 

acelée,  en  cachette,  secrètement. 

acener,  joindre,  placer,  adresser  juste. 
(Vov.  assf.xkr.  * 

acensement  de  maison,  bail  à  cens. 
(Cartul.  de  Fristorf.) 

acerbe  [aigre,  revêche].  (J'oc.   uchr.,    vo 

HORRIBILIS.) 

acerbité  d'une  plante,  acerhitas,  1583,  ou 
astriction,  aigreur.  (Fuchs,  Hist.  des  pi.,  1 17.) 

Acerbité,  subst.  ;  acerhite  du  feu  (Règ.  de 
S.  Ben.,  fol.  55.) 

Acere  en  Champagne,  Auxerre.  (Voc.  tiehr.) 

acertené,  1453,  adj.,  certain,  sur,  certifié. 
(Chroii.  de  S.  Champier.) 

acertenement,  affirmatio.  (Rob.  Est.) 

acertener  ,  adcertenir  ,  affirmarer . 
(Rob.  Est.)  —  (DipL,  321),  verbe,  certifier, 


assurer.    (Règ.  de  S.   Ben.,  fol.  61,   col.    2.) 
Seurement  acertené,  pléonasme.  (Le  Joirvencel, 

Ms  152.) 

acesivé,  mandé,  du  verbe  accedere. 

acesmée,  ajustée.  Rôle...  gentement 
acesniée.  (Chroii.  du  xiii^-'  s.,  Mss  Bouh., 
fol.  244.) 

acesmement,  parure.  Croistre  ses  aces- 
nieineiis.  (Mss  du  Rov,  ni^72i8,  fol.  224  vo, 
col.    2.)  ' 

acesmer,  parer,  orner,  ajuster. 

D.imoisellc  je  vos  dis  bien 
Il   vous  convient  acesmer. 
CMss  du  Roy.  n^'  761,,  II,  fol.  184.  v".  c.  i.) 

acesmes,  t)rnemens,  parures. 

aceul  (l'emme  d'),  peut-être  du  monde. 
(Heures  de  Metz.) 

achater  [acheter]. 

AchiliUt,  achètent.  (Cart.  des  Cél.  de  Metz, 
1142. 

Diex...    por  nous  de  mort   racli.iter 
Vont   mort  souffrir  et  achaler. 

(.Ms  72i«,   fol.   22s,  col.    I.) 

Achalast.  (Ib.,  fol.  342  vo,  col.  2.) 
Achate.  (Ib.,  fol.  166  vo,  col.  i.) 
Achaté  [acheté]. 

Qui  les  ventes  ont  achau' 
V   perdirent  .  . . 

(.Ms  6812,  fol.   82,  col.    I.) 

Aclmtissiei. 

S'il  vous  plest,  si  VaclMlissle^. 

(Ms  7218,  fol.    555  V",  col.    I.) 

acherné,  acharné. 

achet,  eniplio.  (Rob.  Est.) 

acheteresse,  acheteuse. 

achetiver,  captivare,  calamitare,  rendre 
misérable.     Voc.  de  I497-) 

achèvement,  consummatio.  'Rob.  Est.), 
confectio. 

achevie,  achevée.  (Pr.,  II,  153.) 

achier,  1428,  acier. 

achiez  [hachés.] 

Les  dents  seront  achie^,  obstupescent ,  en 
mangeant  de  facide.  (Eccîe's.,  chap.  30.  Je'ré- 
niie,  ch.  31.) 

Achille t,  1531,  surnom. 

achir  iS'),  terme  pitard  et  normand, 
s'asseoir.  Y  (les  Polonois)  s'achicent  ainchin 
comme  des  cousturiers.  (Muse  norm.) 


—  9 


achoise,  occasio.  (Rob.  Est.) 
Achoiser,  apaiser,  tranquilliser. 
achoison,   subst.,   occasion,  cause.  (]oh, 
ch.  57.) 

Mestrie  aiir;i  et  achoison 
De  jalousie  a  tozjors  mes. 

(Ms  7218,  fol.   266,  col.    I.) 

Achoisonner ,    1250,    occasionner.    (Diph, 
322.) 

achoper,  accoster. 

achoquiez,  le  latin  consHpati.  (Machah., 
liv.  I,  ch.  6.) 

achue, 

A  Dieu  servir  fut  bien  achue.  (Ms). 

achunes,  aucunes.  (DipL,  322.) 

aci,  icy.  (No'éls  hourd.,  1680.) 

acidie,  paresse,  accidia. 

acidieux,  euse,  paresseux. 

aclarcir,purifier.('^Foc.NEBR.,voDELiQ.uo.) 

acliner,  se  baisser,  saluer,  se  prosterner. 

acoier,  apaiser. 

acoinsict,  poursuivi.  (DipL,  322.) 

acointance,  subst.,  alliance,  commerce. 

Jolis  et  amans  par  amors 
Serez  et  de  bêle  acointance. 

(Ms  7218,  fol.   260,  col.   2.) 

acointement,  fréquentation. 

acointer,  verbe,  se  lier,  se  joindre,  fré- 
quenter. 

Contrise  qui   d'orgoil  s'acoinse. 

(Ms  7615,  II,  fol.    190,  col.    I.) 

acointes,  compagne,  lié  d'amitié,  familier. 

Contrise...   qui  trébuche  touz  ses  acoiutcs 
Portoit  armes  merveilles  cointes. 

(Ms  7615,  II,  fol.    190,  col.    I.) 

acointier  [approcher,  aborder]. 
Acointier  et  honnourer.  (Voc.  de  1497.) 

Et  se  te  vues  bien  acointier 
Qii'à  valles  fasces  retorner 
Ton  serf. . . 
(Mss  du  Roy,  n"  7615,  II,  fol.  167  v",  col.  i.) 

acoisir  [apaiser,  calmer,  adoucir.] 

acolée  (Donner  1').   Voc.  de  1497.   [Em- 
brassement,  accolade.] 

acoler,  embrasser. 

Coucher,  baiser  et  acoler. 

(Gage  de  la  Bigne,  Ms,  fol.   $4  v°.) 
Li  rois  a  celui  acolc. 

(Ms  7996,  p.  96.) 


acolets, 

Descendre  aux  acolets  des  femmes.  (Bible, 
Ex.,  ch.  I.) 

acollers,  accolades.  (Bible,  Toh.,  ch.  13.) 

acolorcir,  colorer.  (Tit.  des  cons.  de 
Metz,  145 1). 

acompaig;ner  [accompagner.] 

Si  le  dois  tu  amer  que  t'amie  amera, 
Saluer  ses  voisines  qu'ele  aconipaignera. 

(Ms  7615,  II,  fol.   179,   col.    I.) 

Mieux  vaut  être  seul  que  mal  accompaignié. 

(Prov.) 

acomparag-er,  accomparag-é,  acom- 
paré,  comparer,  comparé.  (Bible,  Joh, 
ch.  28  ;  DipL,  322.) 

acomplisment  [accomplissement.]  (Bible, 
Joh,  ch.  13.) 

acompter,  1368,  tenir  compte  de  quelque 
chose. 

aconter,  verbe,  raconter  ; 

Il  en  mourut  à  deshonor 
Si  com  racontent  li  plusor. 

(Mss  du  Roy,  n"  2718,  fol.  105,  col.  i.) 

Hemars...   m'auroie  ore  tôt  aconté. 

(Ibid.,  no  7615,  I",  fol.  117,  col.  i.) 

Ce  nous  aconte  l'Escripture. 

(Ib.,  n»  7218,  fol.   5,  col.  2.) 

....   rimoyer  et  aconter 
Un  conte. 

(Ib.,  fol.    152,  col.    I.) 

acorder  [conformer.] 

C'est  bien  droit,  je  mi  acort. 

(Mss  du  Roy,   n°  7218,  fol.  207,  col.   i.) 

acorchier,  écorcher. 

acorer,  faire  mourir,  arracher  le   cœur, 
les  entrailles. 
Imprécation  : 

Maie  mort  x'acore  ! 

(Ms  7218,  fol.  235   V,  col.    I.) 

acorir,  courir. 

...   La  vielle  vint  accorant. 
(Mss  du  Roy,  n»  7989,  II,  fol.  239  v°,  col.  i.) 

acort  [résolution,  avis,  ruse,  prudence.] 

Chevaliers  apareilla 
Moult  noblement  acort  ala 
A  son  seigneur. . . 
(Mss  du  Roy,  n"  7615,  II,  fol.  176,  col.  2.) 

Famés  acors. 

(Ib.,  fol.    140,  col.   1  ) 

acoster,  atteindre,  joindre,  frapper. 

I. 


—    10   — 


acouardi,  acouherdi  [rendre  lâche, 
couard. J 

qui   de   prendre  n'est  liardiz 

De  doncr  est  acouherdi^. 

(Mss  du  Roy,  n"  7615,  II,  fol.  149  v-o,  col.  2.) 
Fortune  les  hardis  et  hautains  favorise 
Et  des  acouardis  devance  l'entreprise. 

(G.  BouviN.) 

acouardir.  (Bible,  Deiitcr.,  ch.  19),  par 
leur  couardise  faire  leur  frère  acouardir,  être 
poltron,  lâche,  paresseux,  abattu,  lent,  las. 

acoucher,  se  mettre  au  lit  malade,  être 
alité,  tomber  malade. 

Rebrouchions  vers  se  dame  qui  en  peu  se  acoultia. 
(Romance  de   1 500.) 

acoudre,  joindre. 
acouherdi.  Vo\ .  acouardi. 

acouker,  (pic.)  [accoucher.) 

acoulaistre,  15 17,  écolâtre,  k'hoJaster  [in 
latin.  (Dipl.,  522.) 

acoupler,  joindre.  Acoupahlc,  per  jou 
com  un  beuf.  Jm^abilis.  (Voc.  de  1497.) 

acourcer.  (Toc.  Nebr.,  vo  Curto.) 

acourcier,  accourcir.  (Voc.  Nehr.,  vo 
MuTiLO),  raccourcir. 

Pour  leurs  vcstcmcns  iiiourrirr. 

(G.   Gti.KRT,   fol.    118   V».) 

acourer,  arracher  les  entrailles,  le  ccvur. 
acoursement.  (Voc.  Nebr.,  v^^  Dkcur- 

TATIO.) 

acourser ,  diminuer,  (l'oc.  Xebr.,  vo 
Decurto.  ' 

acourther,  141 2,  accoter.  Acoiirther  un 
mur.  (DipJ.,  322.) 

acouser,  joindre.  (Dipl.,  522.) 

acoustement,  cubation.  (Voc.  Xebr.,  vo 

IXCUBATIO.  I 

acoustent,  141 2,  acotant.  (Dipl.,  322.) 
acouster  (s  )  à  Toreille,  accedere  ad  aureiii. 
(RoB.  Est.) 

acoustrement,  parure. 

Femmes  font  chemises,  acousiremens. 

(P.  Grognet.  —  Romance  de  1300.) 

acoustrer,  1300,  parer,  orner;  acoustré, 
le  latin  stratus.  (Ev.  de  S.  Luc,  ch.  22.) 
Acoustré  la  table  :  orna  inensani.  (Ecclés., 
ch.   2q)  ;  acoustrant  ;   tricens.  (Ih.,   ch.  30): 


acoustroit  sa  perruque.  (Pétr.,  p.  24);  acoustré, 
ornatus.  (Ron.  Est. 

acoustumée  [accoutumée.] 

Car  n'estoit  pas  de  celé  litière  acoustumée. 

(l'ies  des  SS.   Mss  de  Sorh.,   n°  27,   col.    18.) 

acoustumement  [coutumiérement,  ordi- 
nairement], adv.  (J\n\  Xebr.,  vo  Insolito.) 

acouie,C:comc.(  Par  lie  de  chasse  d'Henri  IV.) 
Aconter  ipic),  écouter. 
Acoutcr  (S')  [s'accouder.] 

Q.iiant  il  s'accula   sur  son   pis. 

(lipitres  farcies) 

acoutrer  (Voc.  Nkrr.,  vo  Orno.) 

accoutumenche ,  accoutumance  [rede- 
vance due  p.ir  coutume,] 
acouveté  [couvert.] 

Et  quant  il  l'ost  acouveté', 

(.Mss  du  Roy,  n>»  7218,  fol.  15  v",  col.  2.) 

acquaister,  1377,  saisir,  arrêter.  (Dipl., 
322.) 

acquaisterie ,  sergcnterie ,  office  de 
messier,  bangard,  (Dipl.,  322.) 

acquaistour,  sergent,  bangard. 

acquarer,    verbe,    équarir.    Acquarer   du 
bois.  (Chron.  de  Xic.  DE  Lut.,  34.) 
Acquarroient.  (Ih.) 

acquast,  acquaste,  achat,  acquisition. 
(Chron.  de  Nie.  de  Lut.,  fol.  95.) 

Aquastor,  verbe,  acheter,  acquérir. 
Acquast i mes,  acquîmes,  achetâmes.  (Chron.  de 
Nie.  DE  Lut.,  fol   96,) 

acquerre,  1 290,  acquérir,  acquirere.  (Voc. 

de  I497-) 

Acquéru,   acquis.    (Esdr.,   liv.    IV,  ch.    5.) 

acquest,  profit,  lucre.  En  grand  fardeau 
n'est  pas  Xacquesl.  (Prov. ; 

acquestance,  acquisition.  (Ms  de  1300.) 

Les  biens  qui  sont  venus  de  maie  acqueste  se 
perdent  légèrement.  (Prov.) 

acqueste,   1450  (Bible,  Baruch,  ch.  2.) 

[acquêt,  acquisition,  —  cruche.] 

acquester,  acquérir. 

Acquestassent.  (Voc.  de  1497),  acquis- 
sent. 

Acquesteit,  acquit,  acheté  en  messin.  (Chron., 
de  Nie.  DE  Lut.,  50.} 


II 


Acqiiesteroit  mérite  ;  —  acquestc.  (Pcr.  de 
J t'y  us.) 

Acqacril,  acquit.  (Chron.  de  Nie.  de  Lut., 
fol.  55-) 

Cv  gist  François  qui  vivant  acquesla. 

(Gii-LK  d'Aurigny.) 

acqueter    [acqucrir.]    (Hist.    d'Ani.,   II, 
405,  titre  de  1392.) 
acqueurir,  accourir. 
acquicter  [remplir  un  devoir,  s'acquitter.] 

....   si  viens  supplye 
Qiie  vous  vueillez  acquicter 
D'une  aventure  réciter. 

(Gage  de  la  Bignk,  fol.  46.) 

acquieremens,  1209,  acquisitions,  con- 
quis i  ta. 

acquieule,  acueille,  amasse.  (DuFouil- 
Loux,  Vèn.,  fol.  107.) 

(Le  blereau)  est  la  beste  du  monde  qui 
plus  acquieule  gresse.  (Chasse  de  G.  Phebus, 
Ms,  80.) 

acquise,  subst.,  acquisition.  (Chron.  de 
Nie.  DE  Lut.,  fol.  48  et  128)  ;  confiscation 
en  1488.  (DipL,  322.) 

acquisitif,  lucratif.  (Voc.  de  1497.) 

acquittance,  subst.,  acquisition.   (Cart. 

des  Cél.  de  Metz,  1440);  délaissement,  1325. 

(DipL,  322.) 

acquittez,  acquitez.  (P.  Daire,  Hist. 
d'Am.,  II,  402,  tit.  de  1382.) 

acranté. 

Fut  acranté  un  champ  à  lances.  (Pr.,  II, 
130.) 

acranter,  écrire.  (DipL,  322.) 

acrapi  [retiré,  engourdi.] 

Li  fu  si  la  langue  acrnpie 
Et  la  gorge  si  escaudée   .... 
Kil  ne  pot  ne  racier  n'enduire. 

(Mss  du  Roy,  n°  7989^,  fol.  45  v°,  col.  2.) 

acravanter  [abattre,  renverser,  écraser, 
assommer,  tailler  en  pièces,  se  jeter  par  terre.] 

Mors...   qui  les  richesses  desmier... 
Et  les  plus  puissans  airavanter. 

(Mss  du  Roy,  n°  7615,  t.  I,  fol.  102,  col.  2  ) 

Acravanté  de  maie  mort,  1368. 
Sodome   et   Gomorrhe   pour  leurs   péchez 
acravanté^.  (Voc.  de  1497.) 

acre,  adj.,  homme  acre  et  bien  de  son 
opinion.  (Chron.  de  Nie.  de  Lut.,  fol.  59.) 


acreanter,  verbe,  promettre.  (Mss  du 
Roy,  no  7615,  Je,  fol.  102,  col.  2.) 

acreanle 

Q.u'averer  lui  fera  ses  dis. 

(Mss  du  Roy,  n»  7218,  fol.  78  v",  col.  i.) 

acreppenier,  escrappenier,  profes- 
sion. (Tit.  des  Cons.  de  Metz,.  145 1.) 

acrestre,  accroître.  (Pr.,  II,  496.) 
acrimonie,  1583. 

Acrimonie  poignant.  (Fuchs,  Hist.  des  pL, 
19.) 

acro  d'habit,  déchirure. 

acrochans,  courbe  et  acrochants,  en  forme 
de  crochet.  (Pérégr.  de  Jérus.) 

acrochier,  1368,  accrocher.  (S.  du  V.  P.) 
acrochordonnes.  (Verrues  dites),  1583. 
(Fuchs,  Hist.  des  pL,  16.) 

acroire,  prêter.  (DipL,  322.) 

acroiter,  croître.  (Pr.,  II,  521.) 

Qui  bien  paie,  bien  acroist. 

(Mss  n°  6812,  fol,  68,  col.   3.) 

Acroisant  et  augmentant.  (Cart.  des  Cél. 
de  Metz,  1448.) 

acrombir,  incurvare. 
Acromhis   leurs    dos.    Incurva.    (Ep.    aux 
Ronu,  ch.  II.) 

acroupi,  tapi,  blotti. 

actaindre,  1506,  obtenir.  (DipL,  322.) 

actempré,  tempéré.  Ms. 

actempter,  1460,  entreprendre,  actem- 
perare  en  latin.  (DipL,  522.) 

actend,  1439,  délai.  (DipL,  322.) 

acteur,  acteur,  1401,  1413,  deman- 
deur. (DipL,  322.) 

Auteur  d'un  livre,  1368.  (S.  du  V.  P.)  ;  — 
(ApoL  de  Valla,  i.) 

Auteur,  celui  qui  intente  procez.  (S.  du  V.  P.) 

acteux,  acteur.  [Pic] 

actif,  1560,  transactions,  appointemens. 
(DipL,  322.) 

actillement,  activité  à  poursuivre  les 
délinquans  ;  découverte  en  fait  de  contraven- 
tions. (DipL,  322.) 

actractives  (Choses),  attrayantes.  (S. 
du  V.  P.) 


—    12   — 


actraians,  1368,  attrayans. 

actrinant,  s'cfforçant  à  bien  faire,  exci- 
tant, 1368. 

a  cru,  à  pied.  Marclier  a  cru  vers  Paris. 

acuir,  aiguiser.  (Foc.  Nebr.,  vo  Exacuo.) 

acuit,  acquitte,  tienne  quitte. 

acuité  de  l'ognon,  1583.  (Fuchs,  Hist. 
(les  pL,  90.) 

acuiterer,  payer. 

Rice  a  tor  oi  cl   palefroi 
Sous  ciel  n'avoit  si  rice  roi 
Que  tôt  le  peust  acuiterer 
Sans  terre  vendre  ou  engager. 

(Mss  du  Roy,  n"  7989',  fol.  $9  v",  col.  2.) 

acusson,  subst.,  écusson.  (Cbron.  de  Nie. 
DE  Lut.,  21.) 

ad-a,  pour.  Donner  pouvoir  cii}  ce,  pour 
cela,  14 10. 

adaier,  toucher  du  doigt. 

l.imicrcs  faintis  l<i   on   abecke  et  aAaie, 

(Pocs.  du  Vatican,    1490,  fol.   58.) 

adaing-nier,  adaig-ner,  verbe,  rece- 
voir dignement,  avec  complaisance,  regarder 
comme  digne,  aimer. 

....   fêtes  ausi  fetement 
Comme  ains  list   de  sa   moillicr 
Q.ui  aine  ne  le  vont  adainguier. 

(Mss  du  Roy.  n»  7218,  fol.   51,  col.  2.) 

Adans,  Adam. 

Pris  est  Jiliim.  (Cliron.  du  xiii^'  s.,  Mss. 
Bouch.,  loi.  280  vo,  col.  2.) 

adanter  [tomber,  renverser,  mordre, 
attacher.  ) 

Maint  homme  a  à  terre  adank. 

(G.    GtlART,    fol.    :î2    V*.) 

adaptation,  subst.,  [action  d'adapter.] 
Prudente  adaptation  de  la  médc'cine  à  l'in- 
disposition. (Règ.  de  S.  Ben.,  fol.  79,  col.  2.) 

adapte,  propre  à  quelque  chose.  1585. 
Fuchs,  Hist.  des  pi.,  257.) 

adauction.  (Voc.  Nebr.,  voIntentio.) 

adayer,  irriter,  harceler.  Irritare.  (NicoD.) 

adayeur  [qui  harcèle,  qui  tourmente.]  Un 
plaideur  adayeur. 

adcertené.  Voy.  acertené. 

adcort,    subst.,    accord.    (Ph.    de    Vi- 

GXHULLE.) 

addes,  toujours. 

Addes  seit  le  mortier  les  aulx  ;  on  se  sent 


toujours  de  son  origine.  (Prov.)  (Cbron.  de 
Nie.  DE  Lut.,  fol.  54.) 

additionner,  ajouter  de  nouvelles  défenses 
ou  preuves  à  un  procez  appointé,  1608.  (DipL, 
322.) 

addoubeur  de  mauvaises  causes,  concin- 
nator  causaruni.  (RoB.  Est.) 

addoulcir,  lenire.  (Rob.  Est.) 
addoulcissement,    lenimentum.    (Rob. 
Est.) 

Ade,  nom  de  baptême,  1293. 
adé,  le  picard  dit  adèz,  adieu. 

....    bon  ser,  aàf,  adè  vous  dis. 

(Du  Fowiii.oux,   Vèn.,  fol.  90.) 

adeiz,  1336,  déjà.  (DipJ.,  322.) 

adelié,  rendu  délié,  (l'jc.  Nebr.,  vo  Sub- 

TILIO.) 

adeJier  [rendre  mince.] 

Adelia  en  file/..  Hxtenuavit  in  fila.  1  Bible  de 
1 5  30,  Lèvit.,  ch.  I .) 

ademneur,  trompeur.  (S.  du  V.  P.) 

ademplir,  accomplir,  1395,  ad  iniplerc. 

ademption,  subst.  (Kèg.  de  S.  Ben.,  fol.  37, 
col.    }. 

adenc,  1250,  à  présent  ;  le  latin,  nunc, 
alors.  (DipL,  322.) 

adenerer  [convertir  en  deniers,  aliéner, 
vendre  par  adjudication],  œderare.  (Rob.  Est.] 
Vendu  et  adeneré,  1352. 

Adenet,  Adenot,  surnom,  1402. 

adenierer,  vendre  à  deniers,  1393. 

adens,  le  visage  contre  terre,  prosterné. 

ad3nte  [sur  la  face,  à  plat  ventre,  la  face 
contre  terre,  sur  les  dents.] 

En   la  plaça  tout  adettte  le  jor. 
(Mss  du  Roy,  n*  761$,  II,  fol.  192  v',  col.  i.) 

ad3nter,  renverser  le  visage  parterre,  faire 
mordre  la  poussière,  se  prosterner,  abaisser. 

(.Mort)  qui  les  riches  sez  desmier 
Qui  les  levez  en  haut  adeniés. 
(.Mss  du  Roy,  no  7615,  I'-'',  fol.  102  v",  col.  2.) 

adeption,  subst.  [acquisition,  obtention, 
action  d'acquérir.] 

Adeption  du  Rovaume  céleste.  (Règ.  de  S. 
Ben.,  fol.  47,  col.  3.; 

adss,  adv.,  aussitôt,  ores,  maintenant. 

To:it  ades,  tout  aussitôt.  (Cbron.  de  Nie. 
DE  Lut.,  fol.  34.) 


13  — 


Depuis  longtemps.  (Cart.  des  Cél.  de  Metz. 
1412.) 
Toujours.  (Pr.,  II,  1408,  192.) 

adeser,  s'attacher,  se  joindre. 

adesoure,  au-dessous.  (Dipl.,  322.) 

Adet,  1428,  surnom. 

adevancer  [devancer,  aller  au-devant, 
prévenir].  (Foc.  Nebr.,  v»  Prevenio.) 

adevinal,  énigme. 

adeviner  (un),  subst.,  enigma,  probleiiia. 
(Les  Juges,  liv.  I,  ch.  13.) 

Adeviner,  deviner,  propositioiiein  solvcre. 
(Les  Juges,  ch.  13. 1 

Comme  il  songe  et  adeuine. 

(Mss  du  Roi,  n°  7210,  fol.  123,  col.  i.) 

Adevinent ,vaticimantur .  (Livre  de  la  Sapience, 
ch.  14.) 

Adevinant,  vaticinans.  (Esd.,  liv.  II,  ch.  6.) 

adevise,  subst.,  écrit,  convention,  à 
volonté,  à  son  gré.  (S.  du  V.  P.) 

adextre,  adroit. 
adfin,  afin.  (S.  du  V,  P.) 
adhérence  (faire)  à  mort,  1410,  mourir. 
adheriteroit,  hcreditaret.  (Ecoles.,  ch.  44), 
rendroit  maîtres. 

adheserant,  ante,  adj.,  adhérant.  (Rég. 
de  S.  Ben.,  fol.  30,  col.  3.) 

adhiber,  verbe  ;  adhiher  crédit  à  quelqu'un, 
croire,  adhiher  fidem. 

Adhiber  quelqu'un  en  témoignage.  (Règ.  de 
S.  Ben.,  fol.  143,  col.  3.) 

Adhiher  une  médecine.  (Ihid.,  fol.  146, 
col.  4.) 

adhireter,  1400  [faire  héritier,  mettre  en 
possession,  investir  ;  t.  de  jurispr.] 

adhortations  [exhortations.]  (Règ.  de  S. 
Ben.,  fol.  52  vo.) 

adhuqué,  adequé,  1568,  joint. 

Chanoines  a^i'(/i/<j:{,  qui  reçoivent  les  censives 
d'une  seigneurie  par  adsequation,  également, 
adxquati.  (Charte  du  ch.  d'Am.,  layette  de 
Camon.) 

adigner,  dignari.  (Voc.  ].  Mour.) 

adimable,  zom^oûiQux  adimahle,  1353. 


adimpletion,  1472,  subst.,  accomplisse- 
ment. 

Adinipletion  de  la  règle.  (Règ.  de  S.  Ben., 
fol.  3,  col.  4,  fol.  43,  col.  I.) 

adineurer,  verbe,  empirer. 

Adineuré,  empiré.  (Cart.  du  ch.  d'Amiens, 
1391.) 

adinventions,  adinventiones.  (Voc.  du  Ps.) 
[mensonge,  calomnie.] 

adious,  adieux. 

Biiefs  adious  feist  montant  son  palefroy.) 
(Romance  de  1300.) 

adiré,  égaré.  (Dipl.,  322.  La  Morlière, 
Mis  t.  d'Am.) 

adiuels,  ayeul.  (Cart.  des  Cél.  de  Metz, 
1448.) 

adjacences,  joignans,  aboutissans,  dépen- 
dans.  (Dipl.,  322.) 

adjancement,  concinnitas.  (Rob.  Est.) 

adjancer,  decorare.  (Rob.  Est.),  adjancé, 
conimodus,  aptus.  (Ih.) 

adjection,  additio.  (Rob.  Est.) 

adjoig'nant  [joignant],  aboutant  et  adjoi- 
gnant d'un  lez  au  kemin,  1367. 

adjoindre,  verbe,  ajouter.  (Pr.,  11,629; 
Ep.  aux  Ephes.,  ch.  5.) 

Adjointemes,  ajoutâmes.  (Chron.  de  Nie.  de 
Lut.,  fol.  60.) 

adjointer,  ajouter.  (Chron.  de  Nie.  de 
Lut.,  fol.  61.) 

Adjoinstey,  ajouté.  (Ih.,  fol.  82.) 

Adjoindront,  joindront.  (Cosm.  d'Apian  de 
1553,25.) 

adjorneir,  verbe,  ajourner.  (Cart.  des 
Cél.  de  Metz,  1412.) 

Adjoruay,  1407,  ajourné.  (Dipl.,  322.) 

adjourner,  ajourner. 

Nous  te  mandons  que  tu  adjourne  certain 
et  compétant  jour.  (Procès  de  Jacq..  Cuer, 
Ms  206.) 

adjoutance,  appositio.  (Voc.  J.  Mour.) 
adjouster,  ajouter.  (Mém.,  du  Bellay, 
liv.  IX,  fol.  280.) 

Se  adjousteront,  joigneront.  (S.  du  V.  P.) 

adjousteurs  [celui  qui  ajoute.] 


—  14  — 


Conseilleurs  et  adjottslciirs  d'aucun  méfiait. 
(Rci:^.  de.  S.  Ben.,  ibl.  80,  col.  3. 

adjug'ié,  adjugé,  1377. 

adjurateur,    exorcista.    (Voc.    de   J. 

MOUR.) 

adjuration,  cxorcisnins.  (Voc.  de  J. 
MouR.) 

adjurer,  verbe,  conjurer,  adjitnirc. 
Y  adjure.  (L'esprit  de  J.-J.  Rousseau,  395.) 

adjureur,  exorciste.  (Ait.  des  Apôt., 
ch.  19.) 

adjuteur,  adjutor.  (Voc.  du  Ps.),  aide  ; 
coadjuteur.  (Ih.,  fol.  87,  col.  4.) 

adjutoire,  user  de  adjutoirc.  (Act.  des 
Apôt.,  ch.  27.) 

adjutorium  (aide,  secours.]  Des  ragoûts, 
des  adjutoriunis. 

admaint  (il),  amène. 

admaller,  appeler  en  justice.  (Dipl.,  522.) 

admanris,  132),  amoindri,  diminué, 
(Dipl.,  322.) 

admener,  amener,  1387.  (Pr.,  II,  670.) 

admenuisier,  1 524,  diminuer,  rendre 
menu. 

admiablement,  adv.  [d'une  manière 
aimable.] 

Admiablenieul  procéder.  Cart.  des  Cél.  de 
Metz,  1482.) 

adminieule  de  fraude,  moderne. 

administrataire,  adj.,  ministre. 
Adniiiiistratuircs    esperits    :    admitiistratorii 
spiritus.  (Kès^.  de  S.  Ben.,  fol.  48,  col.  2.) 

administration  ou  communion  d'office. 
(Le  Jouvence],  Ms,  27.) 

admiralité,  1500,  amirauté. 

administrement,  ministère.  (Bible  de 
1530. 

admira tive  chose),  admirable.  (Fac.  de 
POGE,  36.) 

admiri,  admire.  (Xoël  bourd.) 

admodiateur  [fermier.] 

admodier,  verbe,  louer. 
Admodier  un  bien.  (Cart.  des  Cél.  de  Metz, 
1488  et  152$.) 


admoisonne  [afferme.]  (Pr.,   II,   661.) 

admonestemens,  ;//o///7(7,avertissemens, 
(Parai ip.,  liv.  I,  chap.  2.) 

admortissement  [amortissement.]  [Pr., 
II,  663.) 

admouzanier,  admoissonner,  affermer. 
(Dipl  ,  322.) 

admouzenour,  fermier.  (Dipl.,  522.) 

adnichillées,  1434,  anéanties. fD/^)/.,  322.) 

adnihiller,  annuler.  (S.  du  V.  P.) 

adnullé,  ée,  ad.,  annihilé. 

adobement,  adoubement.  f/V.NEBR.. 
V"  Hmpl.\stratio.) 

Adohement  de  gomme.  (Ih.,  v"  Gumitio), 
oignement.  (Ih..  v»  Cukatuka. 

adolescentes,  jeunes  filles.  (l:p.,  ch.  2.) 

adommagier.  (P'oc.  Nehr.,  vo  L.tDO.) 

adonc,  1454,  en  conséquence. 

adoncq.  [Cj.  de  la  Bignk,  136,  vo.) 

adonk,  alors. 

Sen  esclavaige  adonk  comenchia  li  estre 
rende.  (Roui,  de  1300.) 

adonques  (G.  Guiart,  276  v".  Voc.  J. 
.\IouR.),  alors,  dans  le  temps,  désormais,  à 
l'avenir. 

Si   gr.ind   soit'  adoncquts  nie   pri^i. 

(.Mss  du  Roy.  n"  7218,  fol.  258  v»,  col,  2.) 

Adonc  faillirent  li  proudom.  (Chron.  de  Nie. 
DE  Lut.,  fol.  2.; 

Ce  mot  a  été  réformé  vers  1645.  (GoujET, 
Bibl.  franc.,  XVI,  fol.  46  et  47.) 

adorder,  assoupir.    Pic.) 

adoreur  des  ydolcs,  adorateur.  (Voc.  J. 

Mou  R  AND.) 

adorissiez,  adoretis.  (Deuter.,  ch.  4.) 

adornation,  subst.,  décoration. 

Adornation  du  temple  de  Dieu.  (Règ.  de  S. 
Ben.,  fol.  124,  col.  3.) 

adorné,  ée,  ad.,  orné,  le  latin  adornatus. 
(Règ.  de  S.  Ben.,  fol.  53,  col.  3.J 

adorner,  orner.  (Voc.  Xebr.,  vo  Venusto.) 

adouber,  aiguiser,  parer,  ajuster,  armer, 
arranger,  habiller,  préparer,  orner. 

adoucer,  caresser,  tranquilliser. 


—  15  — 


adoucher,  adosser. 
adouchir,  adoucir.  (Pic.) 

....   le  petit  pain  d'épice 

Que  je  li   donnis  hier  Vadoitchini. 

(Musc  uorm.) 

Adouci.  Des  lapins  adoucis  dans  Teau. 
(FucHS,  Hisl.  des  pi. ,  222.) 

adoulcir,  adoucir.  (Bible  de  1530,  Ex., 
ch.  VII.  ^oc.  Nebr.,  vo  Mulceo.) 

Pour  fifJo7</r/r  cette  pointure.  (P.  Grognet.) 

adouré,  adoré.  (S.  du  V.  P.) 

ad  plain,  1377,  pleinement. 

adras,  estimation  des  dommages  et  inté- 
rêts du  rentier.  (Coût,  de  Met^,  tit.  IV,  art.  31.) 

Adras,  aidras,  aidrés,  arrérages  ou  plutôt 
amende  pour  défaut  de  paiement  du  cens. 

Payer  les  estaies  et  adras.  (Chron.  de  Nie. 
DE  Lut.,  fol.  49.) 

adreçant,  dédié,  adressé.  (S.  du  V.  P.) 

adrecé,  envoyé. 

Adrecé  en  voye.  (Règ.  de  S:  Ben.,  fol.  156, 
col.  2.) 

Adrecé,  adj.,  fixé. 

Yeux  adrece:(.  (Règ.  de  S.  Ben.,  fol.  9,  col.  2.) 

Adrecer,  élever. 

Cortoisement  le  chief  adrecé. 

(Mss  du  Roy,  n°  7218,  fol.  210,  col.  i.) 

Cil  qui  en  amor  s'adrece,  qui  veut  aimer. 
(Ib.,  fol.  362  vo,  col.  2.) 

Adrece:(  [dressez.]  Tous  vos  chiens  ensemble 
adrecei  se  vous  povez.  (F.  Guerin,  Très,  de 
Vèn.,  13.) 

adreche,  adresse.  (Pic.) 

Adrecher,  adresser,  attraper  le  but,  1265, 
1406. 

Adrecher  [S'),  (picard  et  normand)  en  vou- 
loir à  quelqu'un. 

Ne  s'a'irechirent  pas  à  elle. 

(Muse  riorm.) 

Adrecho» s-nous  à  la  vielle  Cibele. 
(Ib.) 

Adrechié,  adressé,  1400. 

adrecier,  enseigner. 

Pour  vous  au  vray  adrecier.  (F.  Guerin, 
Très,  de  Vèn.,  10.) 

Dieu  vous  veuille  adrecier,  donner  bon 
voyage.  (S.  du  V.  P.) 


adresce  [justice,  droit.] 

, . , .    li   bon  qui  aime  proesce 

Qui  lor  bon  cuer  mettre  en  Vadresci 

De  proesce  et  au  droit  sentier. 

(Fabl,  du  Roy,  n°  7615,  II,  fol.  164,  col.  i.) 

Adresse    l'orloge,    régie,    conduis,    dirige. 

(Esd.,  liv.  II,  ch!  1er.  _  s.  du  V.  P.) 
Adresse  [droit  chemin,  guide,  voie.) 
Prions  qu'il  ait  dedans  le  ciel  adresse,  1429. 
Adressé,  dirigé.  (Paralip.,  liv.  II,  ch.  27.) 
Adressé,    adj.    Vices   sanez  et  amélioration 

adresse^.  (Règ.  de  S.  Ben.,  fol.  81,  col.  3.) 

Je  m'enquier  a  nul  autre  aler 
Mes  qu'a  toy,   que  dois  estre  adresse 
Qui  tous  les  mes  arrans  adresse. 
(GroKROY  DE  Paris    à    la    suite    du    roman    de   Fauvel, 
n"  6812,  fol.    50,  col.   3.) 

adressement  [instruction,  avis,  justice.] 
(Esther,  ch.  VI.  Directio.  Voc.  du  Ps.  Foc. 
Nebr.,  v"  Directio.) 

adrestement,    1368.   Par  le  conseil  et 
adrestement .  (S.  du  V.  P.) 

adreté  une  voye.  (Ms  de  1397),  la  rendre 
droite. 

Adriane,   mer  Adriane,   Adriatique.    (S. 
du  V.  P.) 

adroissé  (sera),  dirigetur.  (Règ.  de  S.  Ben., 

fol.  33,  vo.) 

adroit,  1501,  jugement,  sentence.  (DipL, 
322)  ;  adroitement. 

Enleverés  bien  et  adroit. 

(F.  Guerin,  49.) 

adseurer,  assurer. 

Uadseurant   que   il   voulist   toudis  le  tenir 
chiere.  (Rom.  de  1300.) 

aduele,  ayeule.  (Chron.  de  Nic.  de  Lut., 
fol.  23)  ;  degré  de  parenté.  (Ib.,  fol.  25.) 

AdueJet,    ayeul,    degré    de    parenté    d'un 
homme.  (Chron.  de  Nie.  de  Lut.,  fol.  26.) 

aduler,  flatter.  (^Foc.  Nebr.,  voEblandior.) 

adultérer,    aduîterari.    (Jérém.,    ch.   7. 

Voc.  Nebr.,  vo  MEeHANieus.) 
Adulterisant  la  parole  de  Dieu.    (Bible   de 

1530.) 

adulterie  (né  d').  (Voc.  Nebr.) 

aduner,  annexer.  (Toc.  Nebr.,  voCoMPELO.) 
Adunons,  annexons.  (DipL,  322.) 
Contraindre,   compellere.   (Voc.  J.   MoUR.) 


i6  — 


Aihinc,  congregé,  mêlé.    (Voc.   Nebr.,   vo 

MiXTUS.) 

adurciment,  subst.,  endurcissement. 

Son  sain  (de  l'ours)  porte  médecine  contre 
goûte  et  iuhircuiicnt  de  nerfs.  (Ch.  de  G.  Ph., 
Ms,  57.) 

adustion  ou  corruption  qui  vient  de  vent. 

(Voc.   J.    MOLRAND.) 

Adustion     de    ter  cliault.    (Voc.   Nkbr.,    vo 

SriGMON.) 

advaine,  avoine.  (Le  P.  Daiki:,  Hist. 
d'Aiii.,  1,    14,  tit.  de  1382.) 

advancer,  verbe,  prévenir. 

Advancera,  le  latin,  pnrvcuhi.  (Rî;^.  de  S. 
Bl'ii.,  fol.  9,  col.  I.) 

advecher  quelqu'un  à  tenir  la  foy  catho- 
lique, 14  |c),  l'engager,  le  convertir. 

advene,  avoine.  (Apol.  de  V.\ii..\,  27.^ 

advenement,  subst.,  venue,  udvculits. 
(Ad.  di's  Apôt.,  ch.  \'I11  ;  AV.^  de  S.  Ben., 
ibl.  69,  col.  I.) 

Advenement  des  arondelles.  (Pucus,  Hist. 
des  pi.,  163.) 

advenir,  arriver. 

L'nj^  luiir  qui  m'advinl,  vous  diray. 

(G.    Dt    LA    BlliSK,    fol.    46.) 

Adviendra^  (S.  du  V.  P.) 

Advient,  arrive.  (Pi.,  11,   l>).) 

Advenir,  toucher,  atteindre,  parvenir. 

Ainsv  dit  le  renard  des  mores  quand  il  n'\- 
peut  advenir. 

Avienge,  arrive.  (Valla,  41.) 

Aviengne,  adveniat.  (Règ.  de  S.  Ben.,  39  vo.) 

Advindrcnt,  arrivèrent. 

adventures,  1438,  émolumens.  (DipL, 
322.) 

adventureux,  jeune. 

Gens  adventureux,  voleurs.  (Bible,  les  Roys, 
liv.  IV,  135.  —  Meni.  de  Rob.  de  La  Mark, 
Ms,  109.) 

Gens  à  aventures.  (^PoGE,  Fac,  105.) 

adversaire,  contraire. 

la   prudence 

Te  servira  de  secours  nécessaire 
Contre  l'heure  adversaire. 

(Ronsard.) 

Des  choses  tristes  et  adxtrsaires, 
En  temps  de  joye  on  se  doit  taire. 


adverse,  adj.,  contraire,  le  latin  adversce. 
(Chroii.  de  Symp.  Champ.) 

adverser,  résister. (Toc. Nebr,, voObsisto, 
Rebello.) 

advertir,  nioncre.  (Rob.  Est.) 

advertissement,  monitio.  (Rob.  Est.) 

advestie,  terre  advestie  d'avoine,  chargée, 

1465. 

adveu,  aveu.  (Rob.  Est.) 

advienir(ce  qui  est  à),  arriver.  (S.  du  V.  P.) 
Advenu,  arrivé,  1209. 
Advenist,  arriva  (Apoî.  de  Valla,  p.  39.) 
Advint,   arriva   (une    rencontre   avœuk    les 
niescrovans.  (Ib.) 
.Adviendra,  arrivera. 

advis,  avis.    Rob.  Est.,  opinio.) 

advisation,  subst.,  avis. 
.■idvisalion  laicte,  avis  donné.   (Règ.   de  S. 
Ben  ,  fol.  141,  col.  3. 

adviséement,  consulté.  (Rob.  Est.) 

advisement,  subst.,  avis. 

Advisenicnt  des  déceptions.  (Règ.  de  S.  Ben., 
fol.  54,  col.  5.1  —  Sans  advisement,  c'est-à- 
dire  morne.  (Rob.  Est.) 

adviser,  verbe,  voir. 

De  fait  adviseit  exprez.  (Chron.  de  Nie.  DE 
Lut.,  fol.  27.) 

S'en  vinsdrent  parier  au  capitaine,  s'ils  lui 
demandèrent  s'il  avoit  rien  advise.  (Le  Jou- 
vencel,  Ms,  65.) 

11  advise  en  ces  lieux 
L'ne  chèvre  ..  . 

(La  Muse  norm.) 

—  Conseiller. 

L'n  fol  advise  bien  un  sage.  [Prov.] 

—  Avertir,  informer. 

L.i  cil  feut  advisies  que  de  un  fieux  estoy  père. 
(Rom.  de  1500.) 

advision  en  dormant  [vision,  apparition.] 
(L'i'it.,  ch.  13,  Visio.) 

advocat,  avocat,  advocatus. 

De  bon  advocat,  cault  voisin.  (Prov.).  (P. 
Gkognet,  Poès.,  fol.  76.) 

advoultrisa,  avorta. 
Àlathusahel  Lameth  advoultrisa  encontre  la 
loy  de  nature.  (Bible  s.  d.) 


—  17  — 


advouer,  confesser. 

Je  tiens  et  «(/irm,' à  tenir  noblement  du  roy. 
(Le  P.  Daire,  Hist.  d'Am.,  h^^,  44,  tit.  de 
1382.) 

advoués,  protecteurs,  avouez,  advocatL 
(Dipl.,  322.) 

advualuement,  appréciation.  (Dipl., 
322.) 

ael  [aïeul.] 

Tiers  ael  ;  le  latin  ahavus.  (Voc.  J.  MouR.) 

.Œlide,  nom  propre,  1287. 

.ffilis,  nom  propre. 

Bele  JElis  par  matin  se  leva. 
(Chron.  du  xiii«  s.,  Mss  Bovjhier,  fol.   131  v".) 

sellés,  ailes,  alx,  1433. 
aemplir,  accomplir,  1325. 

a-ente  (être),  gravé. 

Il  m'est  a-ente,  j'ai  cela  gravé  dans  le  cœur, 
je  ne  peux  l'oublier. 

Gésir  a-ente,  être  couché  près  d'une  per- 
sonne, être  pour  ainsi  dire  celé,  joint. 

aer,  l'air.  (Voc.  Nebr.) 

serain,  airain.  (Lévit.,  col.  i.) 

aerdre,  attraper  (pic),  saisir,  s'attacher, 
se  joindre. 

H  anemis  est  tout  ades  embuschiez 

S'il  nous  pooit  aerdre,  il  en  seroit  moult  liez. 

(Mss  du  Roy,  n*  7218,  fol.  227  v°,  col.   i.) 

Il  a.ert,  saisit,  empoigne,  prend. 

aerole  ou  empoule,  pulsula.  (Rob.  Est.) 

aes.  (Voc.  Nebr.,  v»  Tabula),  planche. 

aesle,  aile,  ala.  (Voc.  du  Ps.) 

aesmer,  estimer,  le  latin  xsthnare.  (Dipl., 
322.) 

aetz,  abeilles. 

Le  roy  des  aet:(^  n'a  esquillon,  15  31,  rex 
apum  caret  aculeo. 

aeurer,  adorer,  honorer,  prier. 

afaitié,  parlant  d'une  bête  [apprivoisé]. 

Si  aloit  d'un  pié  sous  clochant 
Dont  il  n'estoit  prou  afaitie\. 
(Mss  du  Roy,   n"  7218,  fol.  249,  col,   i.) 

Bien  afaitié.  (Chron.  du  xiiie  s.,  Mss  Bou- 
HiER,  fol.  308,  col.  I.) 
—  Instruit,  poli,  ajusté. 


afaitier,  afïaitier,  afaiter,  parer,  arran- 
ger, instruire,  donner  de  l'éducation,  disposer 
les  vins,  1361. 

afaitoison  [dresser,  apprivoiser.] 

faucon  ma  rage 

Qui  est  de  dur  afailoisou. 
(Mss  du  Roy,  n"  7615,  II,  fol.  13  v",  col.  2.) 

afautrer,  harnacher. 
afébliad,  a  été  affaiblie. 

afebloie,  1270,  affaiblie,  faible,  mineure. 
{Dipl.,  322.) 

afebloier,  affaiblir. 
afere,  subst.,  affaire. 

Tout  i  viendra  la  mesnie 
Si  sauroient  tout  cest  afere, 

(Mss  du  Roy,  n'  7217,  fol.  145  v*,  col,  i.) 

aiTaictable,  adj.,  qui  mérite  d'être  aimé. 

Les  oyseaulx  qui  sont  affaictahles 
Qiii  a  prendre   autres  sont  duysables. 

(G.  DE  LA  Bigne,  Poe's.,  22.) 

affaictier  chevaux  pour  les  vendre,  les 
parer.  (Voc.  Nebr.,  v»  Mangonium.) 

afiaitement,  parement  de  chevaux.  (Voc. 
Nebr.,  vo  Mangonium.) 

afTaitié,  adj.,  terme  de  chasse  [apprivoisé, 
dressé.] 

Doivent  avoir  un  bon  brachet  bien  sage  et 
bien  affaitiè.  (Modus  et  racio,  Ms,  fol.  177.) 

affaitier,  affetier,  1270,  verbe,  terme  de 
chasse,  refaire,  raccommoder  [dresser,  appri- 
voiser.] 

Affaitier  un  faucon.  (Mod.  et  rac,  fol.  136.) 

Affaictier  ses  chiens.  (Ih.,  fol.  37  vo.) 

Parer.  (Voc.  Nebr.,  vo  Orno.) 

(Faucon)   ...    il  lui  faut 
Qu'en  Vaffaictant  n'ayt  deffault. 

(G.  DE  LA  Bigne,  Poés.,  fol.  82  v".) 
....   print  un  lévrier 
Bien  affaicté  pour  le  mestier. 

(Ib.,  fol.   12é  v».) 

affaitisser,  embellir.   (Voc.    Nebr.,   vo 

EXORNO.) 

affaler,  caresser. 

aflamée  (cuisse)  [qui  a  de  la  réputation, 
célèbre,  connu.]  (G.  Fontaine,  381.) 

affatier  le  cours  de  l'Auve.  (Pr.,  II,  478.) 
[tomber,  laisser  dépérir.] 

affaytées  (choses),  délicates.  (Voc.  Nebr., 
vo  Lauticus.) 

affaytier,  parer.  (Toc.  Nebr.,  vo  Redimo.) 


—  i8 


afferant,  ante,  afférente.  (S.  du  V.  P.), 
adj.,  convenable,  propre. 

Chose  mal  ajjcrante,  peu  convenable.  (Ri'g. 
(le  S.  Ben.,  fol.  27,  col.  2.) 

—  Proportionné. 

Nez  pas  mesure  au  vicaire  afferans. 
(Chron.  du  xiii<--  s.,  Mss  Bolii..  fol.  280  v*,  col.  2.) 

afference.  (Voc.  Nkrr.,  vq  Compeditio.) 

afferer,  afferir,  convenir,  être  sortable, 
appartenir.  (DipL,  322.) 

afferes,  affaires.  (S.  du  V.  P.) 

affermailles,  fiançailles.  (Voc.  Nhbr.,  vo 
Spoxsalia.) 

affermans,  affertio  [assertion.]  (Voc.  J. 
MouR.) 

afferme,  stahUiat.  (h.,  cli.  62.) 

afferment,  affirment  (v  ep.  à  Thimo- 
thée,  ch.  I.) 

JJfcniioit.  (PoGK,  Flic,  102.) 

Afferwer,  affirmer,  (illci^ure.  (Voc.  J.  Molr.; 
DipL,  322  :  —S.  du  V.  P.) 

affermeté.  (Voc.  Nebr.,  v»  Solid.\men) 

[fermeté,  ferme  et  solide.) 

affermeur,  cuscitor.  (Voc.  J.  Mol'r.) 

afferte  (^recevoir  telle  ,  offrande.  (S.  du 
l\  P.).  —  Voc.  Nebr.,  v^  Devotio.) 

affette,  1480.  abondance.  (DipL,  322.1 

affetterie,  astutia.  (Rob.  Est.) 

affiche,  boucle,  fixuhi.  (Voc.   J.    Mour.) 

afficher,  assurer,  s'appliquer. 

affiche!  d'or,  afHquet.  (Toh.,  ch.  15.) 

afficques,    uwuilia.    (Cantiq.    des    canL, 

ch.  1.) 

affideir,  1 341 ,  accomplir,  entériner.  (DipL, 

322.) 
affier  (1472.)  [Assurer.]    Je  vous  apfic,  je 

vous  assure.    Villon.' 

affiert.  (Voc.  du  Ps.  :  —  Voc.  Nebr.,  vo 
DiscoNVENio),  convient,  appartient,  dépend, 
1252,  1358,  il  faut,  requiert,  1583,  ressemble 
(S.  du  V.  P.),  revient,  1636.  (DipL,  322;  ; 
cruautéz  qui  affierent  à  un  tyran  (S.  du  V.  P.); 
appartiennent  (Ih.  )  ;  affieroit,  conviendroit 
i^Tii.  des  con?.  de  Metz,  1483.) 


affigé,  1578,  affixé,  1604,  attaché,  affixus. 
(DipL,  322.) 

affin,  afin.  (Roh.  Est.) 

affine,  parente,  1429. 

affiner,  verbe,  faire  cesser  de  parler,  faire 
taire,  joindre,  examiner,  clore  des  comptes. 
(DipL,  322.) 

affinir,  verbe,  terminer. 

affins,  parens  et  amis,  proches.  (DipL, 
322.  —  ^\  (///  V.  P.) 

Je  n'ay  ami,  parent,  frère  ne  affin.  (RoB. 

GOHIN.) 

affique,  ornement.  (Voc.  Nebr.  vo  Redi- 

MICUl.LM.  1 

afflaiblir.  (J'oc.  Nebr.,  vo  Mollio.) 

afflaté.  (Voc.  Xebr.,  vo  Permuletus.) 

afflebir.  (Va-.  Nebr.,  vo  Effemino.) 

affler,  1472, 

afflict,  adj.,  affligé,  <(////V///i-.  (S.  du  V.  P.) 
Povres  et  aJjUcts  serviteurs.  (Règ.  de  S.  Ben., 
fol.  95,  col.  2.) 

afflicté,  afflictns.  (Ps.  55.) 

afflictement  [abattement.]  (Voc.  Nebr., 
v-'  El  1  i.icriM.j 

afflis,  1397,  affligé. 

affluamment. (Tôt.  Nebr.,  voUndatim.) 

affluentement,  adv.,  avec  affluence. 
(Rèi:[.  de  S.  Ben.,  fol.  102,  col.  4.) 

affoer,  affouager,  prendre  du  bois  dans 
une  forest  pour  son  chauffage.  (DipL,  323.) 

affoiblir.  (Voc.  Nebr.,  vo  Eviro.) 

affoiblissement.  (Voc.  Nebr.,  vo  Evi- 

RATIO.) 

affoibloient,  s'affoiblissoient.  (Bible  de 
1530,  Ex.,  ch.  22.) 

affollé  [blessé.] 

Blessée  et  affoidée.  (Pr.,  II,  145  ;  RègL  de 
S.  Ben.,  fol.  23,  col.  i.) 

Affolé  de  sa  propre  amour.  (Mainard.) 

One  ne  m'en  sentis  autrement  affolée  (Per- 
nette  du  Guillet.) 

Cheval  affolé  devant  de  l'espaule.  (Ch.  de 
G.  Ph.,  112.) 


—  19  — 


Affo!i'{,  blessez.  (Jos.,  ch.  lO.) 

Tu  destruis  les  Juys  et  confons  et  afolcs, 

(Mss  du  Roy,  n°  9218,  fol.  542  v",  col.  i. 
....   tout  le  monde  afolcy 
Par  truffes. 

(Mss  n"  6812,  fol.   67  v°.  col.    I.) 

affoller,     affoler,    verbe,    blesser,    faire 

contusions,  faire  enrager. 

Affoller,  fat  lia  re  en  latin.  (Voc.  de  J.  MouR.) 
Chaudes  trapes  pour  affoler  hommes  et  che- 

vaulx.  (Triomphe  des  Neuf  Preux,  314,  col.  i.) 

afFolure,  blessure.  (J.  Bouchet.) 

aiforage,  subst.,  action  de  mettre  une  chose 
à  prix,  affort.  (Coût,  des  Cél.  de  Metz,  1274.) 

Donner  afforage  de  vin,  le  mettre  à  prix  à 
la  foire,  1550. 

Droit  d' afforage,  15 19,  droit  dû  au  seigneur 
pour  l'appréciation  du  vin  qui  s'y  vend  en 
détail.  (Le  P.  Daire,  Hist.  d'Am.,  1er,  161.) 

Afforeur  de  vin,  métier,  1448,  [celui  qui 
fixe  le  prix  d'une  pièce  de  vin.] 

afibrisme  ou  bref  parler,  afforismus.  (Voc. 
de  J.  MouR.) 

afifoys,  promesses.  (Diph,  p.  323.) 

affranchent,  affranchirent.  (Pr.,  II,  205.) 

affranquissement ,  affranchissement , 
1438. 

affréable  (réponse),  convenable.  (S.  du 
V.  P.) 

affreuseté,  tomitas.  (Rob.  Est.) 

affriolant  (cela  n'est  pas),  gracieux. 

affrioler  quelqu'un,  en  picard,  affriander. 

affronté  de  parler.  (Eccl.,  ch.  20.) 
Affrontée.  (E:(éch.,  ch.  3.) 

affronter,  blesser  le  front,  casser  le  front. 

affublier,  afubler,  affeubler,  se  cou- 
vrir, endosser,  se  coeffer. 

Affubler  un  mantel.  (S.  du  V.  P.) 

Des  que  la  mort  tout  abbatu 
La  magesté  de  la  vertu 
S'affeuhla  d'une  robe  noire. 

(Hortus  epitaphiorum,  455,  éd.  de  1656.) 

mantel 

Afublè  un  poi  en  chantel. 

(Mss  du  Roy,  n"  7615,  I,  fol.  61,  col.  i) 

AfuUeront.  (Ih.,  n»  7218,  fol.  217  vo.) 

affuir  [fuir,  s'enfuir.] 
Je  m'en  suis  affui,  sauvé.  (Bible,  les  Rois, 
Hv.  II,  ch.  i,fugi*) 


Affuioit,  fuyoit.  (Tob.,  ch.  3.) 

Suis  affuyte,  je  me  suis  sauvée.  (Jud., 
ch.  II.) 

Etoient  afftiys  vers  lui,  transfugerant.  (Jérém., 
ch.  39.) 

affulé,  trompé  ;  —  bien  décoré,  orné. 

affuttement  d'une  pièce  d'artillerie,  1400. 
(Tit.  des  consuls  de  Metz.]  (Action  d'affûter.) 

affûteur,  1407,  témoin,  affirmateur.('D//)/., 
323.) 

affyée,  fiancée.  (Voc.  Nebr.,  vo  Nympha.) 

Pucelle  affyée,  desponsata. 

Avoir  affié  femmes  sans  les  épouser.  (Bible, 
les  fuges,  ch.  7.) 

aficher  (s'),  [attacher,  affermir.] 

....   a  son  chevalier  passe 
Lors  se  drece  es  estriers  s^afiche 
En  eus  qui  le  tienent  s'afiche... 

(G.  GuiART,  fol.   125  v'.) 

afier  (s'),  se  fîer. 

Quiconques  veut  mener  pure  et  santisme  vie 
Famés  aim  et  les  croie  et  du  tout  si  afie. 

(Fabl.  Mss  du  Roy,  n"  7218,  fol.  201  v°,  col.  i.) 

—  Assurer,  affirmer. 
afîner,  finir. 

C'est  pour  vous  afiner  le  conte. 

(Ms  6812,  fol.  84,  col.   5.) 

afonde,  fonde,  crevé. 

Viennent  les  granz  cours  sus  la  fonte 
Tel  plenté  de  gent  ;  sur  onde 
Que  c'est  merveille  qu'il  n'afoitte. 

(G.  GuiART,  fol.  66  v°.) 

aforce,  de  force,  par  force,  1368. 
afouer,  accabler,  abattre. 

afulé,  couvert. 

Afulé  d'un  manteau.  (S.  du  V.  P.) 

Afuler  (pic),  coeffer,  couvrir,  ainicire  ; 
il  vient  d'infula  infiilœ,  comme  qui  dirait 
infulare. 

aga,  aça. 

yiga,  men  bon,  j'ay  songé  sous  ma  toque. 
(Muse  noi'tn.) 

ag'ace  (nid  d').  (Chron,  de  Metz  en  vers. 
-  Pr.,  136.) 
agache,  pie,  pica,  1472. 
ag'aitemens,  subst.,  [action  de  guetter.] 

Por  nos  mesdis  por  vos  agaitemens. 
(Chro)i.,   du  xiii'^  s.,  Mss  Bouh.,  fol.   138  v°.) 

ag'aitz,  embusches.  (Bible,  les  Nonib., 
ch.  22,  Insidlï.) 

Agaitera,  argiiet.  (Job,  ch.  13.) 


20     -r- 


Agailtaus,  expectans.  (Jérém.,  ch.  3.) 

agars, 

Autour  d'une  ou   deux   mues   du   bois  et 
agars.  (Arteloque,  Fauconnerie,  fol.  90.) 

agas,  peut-être  ouydà. 

Il  ne  le  gardoit  mie  agas. 

(Mss  du  Roy,  n°  7989',  fol.  49,  col.  i.) 

Aga,  men  bon.  (Muse  nonn.) 

ag'eancer,  instnœre.  (Rob.  Est.) 

agencer,  accommoder,  arranger.  (Pic.) 

agenoillement,  action  de  s'agenouiller. 
(Voc.  de  j.  MouR.) 

ag-enoiller   (s')  [se    mettre  à  genoux.] 
(S.  du  V.  P.) 

Berciigiers  jus  sagenoilît, 

(Mss  du  Roy,  n"  72 j8.  fol.  148  v",  col.  i.) 

S'agenoiUa.  (Bible,  les  Koys,  liv.  III,  ch.  8.) 

ag-enoullement.  (Voc.  Nebr.,  vo  Gkni- 
cuL.vno.) 

ag'OS  boutans,  i4i2,arcs-boutans.  (Dipl., 
425.) 

Ag-esille,  ville  d'Espagne.  (S.  du  T.  P.j 
ag-etz,  ayez  du  verbe  avoir.  (Noëh  hourd.) 

agez  [êtres.] 

Savoir  les  age:(  d'une  maison. 

aggluer,  agglutinare.  (Rob.  Est.) 

aggravanter,  aggravarer.  (Rob.  Est.' 
Aggravatite  de  pierres.  (Bible  de  1530,  /:.v., 

ch.  Vi.) 

aggravé,  1197  [accablé,  appesanti.] 
Cœur  aggrave.  (Bible  de  1530,  £".v.,  ch.  7.) 
Malade  au  lit,  gj-avatus.  (DipL,  325.) 

aggreableté,  (Tcv.  Xebr.,  v^  Grati- 
tudo.)  [agrément.] 

aggrever,  aggraver.  (S.  du  V.  P.) 

La  vint,  et  si  li  aggrnia 
Le  m.11,  c'onques  puis  n'en  leva. 
(Hist.  de  Fr.,  à  la  suite  de  Fauvel,    n°  68iS,  fol.  86   v*, 
«:ol.    1.) 

agieul,  1288,  aioJ ,  1316,  ayol,  1407, 
ayeul.  (Dipl.,  323.) 

agironer,  environner. 

agneau  de  six  onces  donné  pour  prix  à 
Arras  en  1431,  enneau.  (Voc.  Nebr.,  voDac- 
tilus.) 

agniau,  dans  le  Parisis,  agneau. 


aglise,  église.  (Pr.,  II,  478.) 

agnelet,  agnellus.  (Rob.  Est.) 

agnomination.  (Voc.  Nebr.,  vo  Parano- 
MASiA.)  [Jeu  de  mots.  Vos  woules  puent  pour 
vos  foules  7;/uent.] 

agnomme,  subst.,  peut-être  devise,  sur- 
nom, nom  de  baptême. 

En  cette  année  fiorissoit  l'estendart  de 
Mailly  sans  agnomme.  (La  Morlière,  Nohil. 

de  Pic,  235.) 

agnoniste.luitteur  ou  estriveur,flf^^«o«;j/a. 
(Voc.  de  J.  MouR.) 

agnot,  agneau.  CSoëls  hourd.) 

agousté,  afFriandé.  (Pr.,  II,  148.) 

agracis,  agréez.  (Pr.,  II,  609.) 

agrada,  agréer.  (Koëls  hourd.) 

agrancir  la  censive,  agrandir.  (Pr.,  II, 
625.) 

agranoir  et  aloigner.   (Pr.,  II,  496), 

peut-être  agrandir. 

agrapin,  en  picard,  agrafe. 

agrapison ,  douleur  de  ventre.  (Voc. 
Nebr.,  v^  Iléon.) 

agra venter,  vanter.  (Voc.  de  J.  Mour.) 

.\U^.ii^.u^^...  iiic  Itront  oublier  Diex  les  puist  lous agravanler . 
(Chroii.  du  xiii«  siècle.,  Mss  Bolh.,  fol.  311  v<»,  col.  i.) 

agréger,  aggraver,  Ms. 

agreslir  sa  voix,  vocem  dediuere.  (Rob. 
Esr.j  [Rendre  grêle,  fin,  délicat,  menu.] 

agresser,  mot  nouv.,  verbe,  attaquer. 
Bien  loin  d'agresser,  il  se  défendra.  (Journ. 
œcon.,  1766,  V,  part.  Il,  73.) 

agreste  [rustique,  grossier,  rude.] 
Un  philosophe  agreste.  1490. 

agriable,  en  picard,  agréable. 

agricole,  laboureur.  (Apol.  de  Valla,  29.) 

agrier,  agréer. 

agriever,  aggraver,  1397. 

Agrippa,  homme  qui  entre  dans  les  charges 
par  la  brigue  faute  de  mérite.  (Ms.) 

agripper,  en  picard,  prendre,  raccrocher, 

attraper. 

agressât  (une),  inventaire  chez  les  consuls 
de  Metz,  1470. 


—   21    — 


agruiere,  adj., 

Tiens  me  tu  donques  ?  Si  de  folie  agruiere 
Por  ce  que  j;i  ne  lais  le  pré  por  la  bruiere. 
(Mss  du  Roy,   n^>  7218,  fol.   338  v°,  col.   2.) 

ag'uaitant,  {nsidiivis.  (Michée,  c.  7.) 
Agiuiitcnt,  insidiant,  (Ecdès.,  c.  28.) 
Aguaitenr,  insidiator.  (Ibid.,  c.  7.) 

aguarites  de  la  forteresse,  1433,  guérites. 
(Cart.  de  Mondidier.) 

aguement  [d'une  manière  aiguë,  finement, 
subtilement.] 

Et  voyent  plus  agutment, 

(G.    DE    LA    BiGNK,    fol.     Il"]    v".) 

agues  (de  poulaine.)  (Robert  Gobin.) 

ag'uet,  insidix,  embuscade,  subtilité,  sur- 
prise. (Bible,  1530.  Genèse,  c.  42.) 

Tirer  à  agnet  :  manière  d'archerie  qui  se  fait  à 
la  lune.  (Modus  et  racio,  fol.  40  ro  et  45  vo.) 

aguette,  subst.,  espèce  de  volatile  qu'on 
prenait  avec  l'autour.  Poches,  aguettes,  hérons 
blancs.  (G.  de  la  Bigne,  Poès.  des  déduits, 
Ms,  fol.  II  vo.) 

Aguette,  insîdiatur.  (Voc.  du  Ps.) 
Aguettemens,  insidix.  (Voc.  du  Ps.  —  Voc. 
Nebr.,  vo  Simulatio.) 

aguetter,  verbe,  épier,  guetter.  (La  Mor- 
lière,  Hist.  d'Am.  —  Règ.  de  S.  Ben.  de 
1525,  fol.  35,  col.  4.) 

Aguettoient,  insidiabantur .  (Machah.,  livr.  I, 
ch.  5.) 

aguiere,  subst.,  aiguière.  (Chron.  de  Nie. 
de  Lut.,  fol.  22.) 

ag'uieu,  adieu  dans  le  Parisis  et  en  Picardie. 

aguillate,  marchandise  de  mercier.  (Tit. 
des  Cons.  de  Metz.) 

ag'uille,  subst.,  aiguille.  On  ne  cache  pas 
aguilles  en  sac.  (Règ.  de  S.  Ben.,  de  1525,  fol. 
131,  col.  2.) 

vers 

Qui  du  dos  rongent  les  nerfs, 
Qiii  aguilles  sont  appelléez. 

(G.    DE    LK    BlGNE,    Poës.,    fol.    29.    —    S,    du    V.    P.) 

aguillette,  en  picard,  aiguillette. 

aguillon,  aculeus,  aiguillon,  éperon,  sti- 
mulus. Qjai  contre  aguiUon  reculle,  deux  fois 
se  point. 

Et  si  auras  de  Vaguillon 
Tout  le  crépon  dessus  pelé. 

(Mss  du  Roy,  n*  7218,  fol,  48,  col.  i.) 


Recalcitrer  en  contre  Vaguillon.  (S.  du  V.  P.) 

aguilonner,  stimuler.  (Voc.  Nebr.,  vo 
Instinctus.) 

Aguillonnèes  [pointues  comme  un  aiguillon.] 

Fumées  (de  cerf)  aiguillonnées, 

(Ch.  de  G.  Phébus,   18.) 

Aguillonnement ,  instigatio.  (Voc.  Nebr.,  vo 
Stiga.) 

Aguillonnement,  stimulatio.  (Rob.  Est.) 
Aguillonneur,  instigator. 
Aguilonner,  stimulare.  (Rob.  Est.) 

aguisement,  actitio.  (Voc,  J.  Mour.) 
Aguisé  (ont)  leur  langue,  exacuernnt.  (Voc. 
du  Ps.) 

Aguiseur,  acutor.  (Voc.  J.  MouR.) 

ag'uisier,  ag'uiser,  acuere.  (Voc.  ]. 
Mour.  —  Voc.  Nebr.,  vo  Exacuo.)  Aiguisicr 
l'apetit.  (S.  du  V.  P.)  Le  raison  aguisier.  (V. 
des  SS.  de  Sorbonne,  no  27,  col.  i.) 

L'ung  costeau  aguise  l'autre.  Gladius  gla- 
dium  acuit.  1 5  3 1 . 

ag'ulate  de  Flandre,  marchandise.  1477- 
(Tit.  des  cons.  de  Metz.) 

agullier,  1 3 10,  aiguillier,  épinglier.  (Dipl., 

323O 
ag-ument,  ariter.  {Voc.  J.  Mour.) 

ag'us,  ag-ue,  aigu.  Mémoire  ague.  (S.  du 
V.  P.) 

Ceux  resemble  le  besagus 
De  deux  prez  tranché  et  est  agus. 
(Mss  du  Roy,  n°  7615,  I,  fol.  67  v»,  col.  2.) 
A  ung  hault  mont  et  moult  agu 
Semble  l'orgueilleux  tost  abatu.  (15  31.) 

Pinche  du  pié  agu.  (Mod.  et  rac.  Ms,  fol. 
8  vo.) 

Entendement  agu. 

Mémoire  ague  et  rond  engin 

Rend  l'homme  simple  et  non  fort  fin. 

(Charles  de  Bovelles.) 

et  la  vue 

Plus  noble  quant  est  bien  ague. 

(G.  de  la  Bigxe,  fol.   146.) 

Agus  et  déterminés  de  mal  faire.  (Ap.  de 
Valla,  33.) 

ahan,  peine,  fatigue,  travail. 

ahanable  (terre),  labourable.  1410.  Du 
Gange  le  dérive  d'anhelave,  parce  que  le 
travail  du  laboureur  est  violent. 

ahanier,  laboureur. 


—   22   — 


ahanner,  peiner.  (Rob.  Est.)  Le  mar- 
chand ahanne  comme   un   esclave.    (Cl.    de 

MONS.) 

Ahanner,  ahcnncr.  (NicOD,  ararc.)  (Prav.  de 
SaL,  c.  20),  labourer.  (DipJ.,  325.) 

ahenage,  labourage.  Labeur  et  ahcna<^e  de 
terres.  1400. 

ahenne,  ara  t.  (Ucd.,  ch.  6.) 
Ahennèes,  aratx.  (Heiech.,  ch.  36.) 
Ahennera,  arahit.  (Is.,  ch.  28.) 

aherdans  [qui  adhère,  qui  attache.]  (Pr., 
II,  606.^ 

aherdre,  prendre,  toucher,  s'attacher, 
saisir,  accroclier,  arriperc.  (S.  du  V.  P.) 
[S'aherdenf,  se  touchent.] 

aheriter,  1577,  hériter. 

ahers,  adheret  (Ps.  21),  adhesit  (Ps.  62.) 
Tu  te  aherderas  à  la  sainte  Alkemie.  (S.  du 
V.  P.) 

ahert,  pris,  1372. 

aheurtement,  obstination.  (Roh.  Est., 

Vt'  OlkSTlNATION.) 

aheurter,  obstinalus.  (Rèi^.  de  s.  Ben.  de 
1501,  fol.  91  vo.) 

ahocher,  accrocher 

son  soupelis  ahochi 

A  un  pel. 

(Mss  du  Roy,  n*  7218,  fol.  2i8,  c.   2.) 

Ahocher,  accrocher,  le  picard  dit  ahocquer. 
ahontir  [faire  honte,  rendre  honteux.] 

Les  orme.uix  sa)>otitissetil. 

(La  Morlière,  Pcies.) 

ahontoyer,  verbe,  rendre  honteux. 
Contrister  ou  ahontoyer.  (Rèi^.  de  S.  Ben.  de 
1525,  fol.  S6,  col.  4.) 

ahuri,  étonné,  stupéfait.  (Pic.) 

Ahurir  quelqu'un,   interdire,   ohstupefacere. 

ahy,  mot  qui  se  dit  quand  on  a  peur. 
(Rob.  Est.) 

ai,  les  Picards  disent  is  pour  ai  :  je  trouvis 
pour  je  trouva}'. 

albâtre,  verbe,  abattre,  détruire.  Aihattent, 
abbatent.  (Chron.  de  Nie.  de  Lut.,  13.) 

aicheter,  achetter.  (Tit.  des  cons.  de 
Metz,  1300.) 
Aichaisse,  achète.  (Ibid.) 


aicheus,  échus.  (Cart.  dePrist.,  fol.  24.) 

aicord,  accord.  (Tit.  des  cons.  de  Metz, 
1300.) 

aicques  [un  peu.) 

Les  uns  li  donnent  aicques  les  autres  noure. 
(Pr.,  II,  209,  année  1431.^ 

aidable,  auxiliaris.  (Voc.  J.  MouR.) 

aidans,  bienveillans.  (Pr.,  II,  599.) 
Aidant,  partisans.  (S,  du  V.  P.) 

aideresse,  adjutrix.  (Voc.  J.  Mour.) 

aidier,    verbe,    aider,    adjuvare.    (V.    J. 

MOLR.) 

S'il   puent   ici   nuire,   la   ne  porront  aiditr. 

(Mss  liu  Roy,  n*  7615,  M,  toi.  142,  col.  2.) 

aides,  adés,  toujours.  (DipL,  323.) 

aideur,  adjutor.  (Ex.,  ch.  2.) 
Aydeur.  (Toh.,  ch.   5.  —  Voc.  J.  MouR.); 
aideor,  (Pr.,  II,  1252,  469.) 

Aident,  adverbe,  alors.  (Chron.  de  Nie. 
DK  Lut.,  fol.  8. 

aidras.  V.  adras. 

Pavement  des  estaies  et  des  aidras.  (Cart. 
des  Cèl.  de  Metz,  1405.) 

aie,  secours,  aide.  (Pr.,  II,  1242,  458.) 

aiement,  pierre.  (Zach.,  ch.  7.) 

aïés,  entendez.  Les  demoiselles  font  bonne 
aventure  au  déduit;  y^/V^-vous  ? —  Avec  votre 
secours. 

aigdales,  les  gencives  aigdales,  1583. 
(FuscHS,  Hist.  des  pi.,  p.  64.) 

Aig'eline,  nom  de  baptême,  1276. 

aigié,  âgé.  (Cart.  desCél.  de  Metz,  1478.) 
Aigict,  subst.,  aagé  en  messin.  (Chron.  de 

Nie.  DE  Lut.,  fol.  84.) 
aigneau  sautellant.  (Prov.  de  SaL,  ch.  7. 

—  Hist.  d'Am.  du  P.  Daire,  II,  87.) 

aig'nel  [agneau.]  (S.  du  V.  P.  —  Tit.  des 
cons.  de  Metz,  145 1.)  AigneiJi,  1360.  Aineil^, 
1382,  agneaux.  (DipL,  323.) 

Aig'nel  (Saint),  nom  propre,  S.  Aignan. 

aigneler  [mettre  bas  en  parlant  des 
brebis.] 

A  Vaigneler  verra  on  lesquels  sont  prins. 
Les  brebis  aigncloicnt.  (Gcn.y  ch.  31.) 


—  23   — 


aig'nelet,  petit  agneau  et  anneau.  (S.  ihi 
V,  P.) 

aig'nelin,  petit  agneau,  1291,  1361. 

aig'nellet  [petit  agneau.] 
Le    doux    aio)ii']]et    occis.    (Jésus -Christ.) 
(S.  du  V.  P.) 

aig-nereuse ,    araignée.    1583.    (Fuchs, 
Hist.  des  pi. ,  34.) 

aig'nieu,  agneau. 

aigre,  alerte,  vigoureux. 

aigrefin,  homme  de  rien. 

aigret,    aigre,   dur.   Il   est   un   peu  bien 
aigret.  (Saint-Gelais.) 

aigreté,  acerhitas.  (Voc.  ].  Mour.) 

Tous  cens  du  monde  seurniontoit 
De  hardement  et  aigreté. 

(G.  GuiART.    Tris.,  254.) 

aig'uettement.  (Voc.  Nebr.  ,  vo  Obsidlî:.  ) 

aigrette,  un  peu  aigre.  Plante  aigrette 
au  goût,  1583.  (Fuchs,  Hist.  des  pi. ,  132.) 

aigrure,  amertume.  (Voc.  Nebr.,  vo 
Amaritudo.) 

aig'ue,  en  Languedoc,  eau,   aqiia,    1397. 

(NiCOD.) 

ailag'es,  terme  normand.  Les  champs  les 
plus  voisins  ou  sur  les  ailes  des  villes.  Aalagia. 
(Dipl,  323.) 

ailaiée,  subst.,  allée.  Ailaiée  de  gerdin. 
(Chron.  de  Nie.  de  Lut.,  fol.  88.) 

Ailisate,  surnom  d'une  fille.  (Chron.  Nie. 
DE  Lut.,  fol.  28.) 

Ailison,  nom  de  baptême  en  messin. 
(Chron.  de  Nie.  de  Lut.,  fol.  31.) 

aillier,  allier. 

aille,  aile,  ala.  (Ev.  de  S.  Luc,  ch.  13.) 

aillegre,  ad]., 

Aillegre  administration  de  boire.  (Règ.  de 
S.  Ben.  de  1525,  fol.  96,  col.  i.) 

ailles,  elles,  illœ.  (Pr.,  W,  515.) 

aillie,  ail. 

J'escommeni  la  grant  mesnie 
Qiii  refuse  char  et  aillie. 

(Mss  du  Roy,  n°  7210,  fol.  194  v",  col.  .1) 

aillier,  aigle.  (Lévit.,  ch.  ii.) 


ailleurs,  ailiers,  1397.  (Pr.y  II,  176), 
ailleurs. 

...   Il  ne  s'en  puet  aillors  venger. 
(Fahl.  du  Roy,  n°  7615,  fol.  170,  col.  I.  —  Dipl.  323.) 

aim,  ain,  hameçon  à  pêcher. 

aime,    âme,    anima.    (Cart.   des  Cél.   de 

Metz.) 

aimer, 

Je  vous  aim.  sans  tricherie.  (Chron.  du 
xiiic  s.,  Ms  BouH.,  fol.  214  vo.) 

aimeur,  amator.  (Voc.  de  1497.) 

ain  à  pêcher.  (Voc.  Nebr.,  vo  Hamus.) 

aine,  nullement. 

Comme  Hains  fist  de  sa  moillier 
Qiii  aine  ne  le  veut  adaingnier. 

(Mss  du  Roy,  n°  7218,  fol.  51,  col.  2.) 

—  Jamais. 

Aine  nus  hom  ne  vit  si  rubeste. 

{Ihid.,  fol.  223,  col.   2.) 

ainchin,  ainsy,  en  picard  et  normand. 

Ainchin  que  font  plusieurs. 

(Muse  norm.) 

ainchois,  avant  que. 

Ainchois  que  je  muire  de  mort. 
(Mss  du  Roy,  n"  7989^,  fol.  212  v»,  col.  i.) 

ainchy,  ainsi. 

Leu  troupe  ainchy  s'enflit  mais  en  bien  peu 
de  temps.  (Muse  norm.) 

ainçois,  1344,  1452,  ainsois.  (FaU.  du 
Roy,  Ms,  no  7615,  I,  fol.  59  vo,  col.  i),  mais, 
au  contraire. 

. . .   qui  n'ont  pas  eschardes  tendres 

Ainçois  feront  moût  de  dangiers. 
(Geoffroy  de  Paris  à  la  suite  de  Fauvel,   n"  6812, 

fol.   50  v",  col.  2.) 
(Mss  du  Roy,  n"  7218,  fol.  94,  col.  2.  —  Ordonn.  du 

Louvre,  IV,  81.) 

—  Avant  que. 

le  jour  est  presque  passé 

Ainçois  le  cerf  soit  lassé. 

(Gage  de  la  Bigne,  fol.   156,  v°.) 

—  Auparavant,  avant.  1270.  (Dipl.,  323.) 
aine,  en  picard,  se  prononce  eine. 
aïne,  asinus.  (Noëls  lourd.) 

ainel,  anoux  au  plur.,  subst.,  agneau. 

Aingiers,  nom  de  ville,  Angers.  (Phil. 
de  Vigneulle.) 

aing'le,  1249,  ange.  (Dipl.,  323.) 


—  24  — 


ainsi,  par  ainsi,  par  conséquent.  (La  Mor- 
LiÈRK,  Nob.  de  Pic,  in-fol.,  237.) 

ainsin,  ainsi,  comme.  (Lettre  de  Heyiri  IV.) 

Auisin  que  doit  il  touzjours  estre. 
(Gi;oFROY  DE  Paris  à  la  suite  du  roman  de  Fauvel, 
n»  8228,  fol.   122  v%  col.    I.) 

On  lit  ainsinc  dans  Fahl.  du  Roy,  Ms, 
no  7218,  fol.  122  vo,  col.  I.) 

ainsnée,  aînée.  Choses  (;;;/5mri-,  prémices. 
(Esdr.,  liv.  2,  ch.  10.) 

Sa  lîlle  Vainsmr.  (FohL,  Mss  du  Roy, 
no  7218,  fol.  348,  col.  i.i 

ainsneesse  (avoir)  être  aîné.  (Fahl.,  Mss 
du  \\o\,  11"  761  ),  I,  116,  vo,  col.  I.) 

aintelle,  aintieux,  tels,  telles,  .sem- 
blables. 

Vos  vieux  fratels  ne  font  que  de  pures  fredaines 
Si  s'en   est  jamais  vu  aitiUlles  aux   fontaines. 

(Muse  norm.) 

Car  les  buveux  plus  blancs  que  n'est  fourc  de  pie 
En  lieu  d'ainlifux  brandons  v  gaijjnent  la  roupie. 

(ll'id.) 

ainz,  ains,  avant  que,  mais,  au  contraire. 

Jiii;^  qui  fus.sent   là   monté 
L'en  leur  a   maint   pas  niesconté. 
(Hiil.  d(  France  de   1500  A   la    suite  du  roman  de  Fauvel, 
Mss  du  Roy.  n*  6812.  fol.  75,  col.  2.) 

Onques  en  bien  ne  me  porvi 
Aius  ai  lonc  tens  ;\  mal  servi. 
(Mss  du  Roy.   n"  7218,  fol.   20-,   v».  col.    1.) 

Ces  mots  ont  été  réformé/,  de  la  langue 
iVançoise  vers  1645.  (Goujet,  liibl.  franc., 
XVI,  46  et  47.) 

—  Toujours. 

....    les  lieux  grans  et  menuz 
Que  ses  pères  ot  aiu;^  tenuz. 

(G.   Gv.i.\RT.   fol.    14S  V"  ) 

—  Auparavant. 

....    ne  se  doivent  pas  fier 
En  lor  famés  n'en  lor  mesnies 
Se  il  nés  ont  ains  essaies. 

(Mss  du  Roy,  n»  7218.  fol,  118  v«,  col.  2.) 

—  Jamais. 

....    pires  qu'il   ne  fu  aius. 

(Ibid.,  fol.  49.  col.   2.) 

Ains  mes,  jamais.  (Ibid.,  no  7996,  93.) 
aiques,  1369,  quelque  chose,  hoc,  aliqtiid. 
(Dipl.,  323.) 

aïr,  colère,  force,  courroux,  violence. 

Droit  à  ces  granz  fossez  iront 
Par  grant  air  dedens  sauront. 
(Mss  du  Roy,  Mss  n"  7218.  fol.   115,  col.   i.) 

airainer,  verbe,  accuser.   Airai>wient  de 
traison.  (Chron.  de  Nie.  de  Lut.,  fol.  lO.) 


Airang'es,  nom  propre  de  ville.  Orange. 
Le  prince  d'Airangi's.  (Ph.  de  Vigneulles.) 

airbe,  herbe,  le  latin  herba.  (Ch.  des  Cél. 
de  Metz,  1526,  1472.) 

Airbe,  arbre.  (Cart.  des  Cél.  de  Metz,  1459.) 

airce,  brûlée.  (Chron.  de  Nie.  de  Lut., 
fol.  14.) 

airche,  subst.,  dépôt  de  titres  en  messin, 
étude.  Escrit  à' airche  passé  par  devant  notaire. 
(Chron.  de  Nie.  de  Lut.,  fol.  13  et  50.) 
Airche  de  notaire,  étude.  (Cart.  des  Cél.  de 
Met/,  I4I7-) 

airchies,  subst.,  archers.  (Chron.  de  Nie. 
de  Lut.,  fol.  17.) 

airdont,  brûlent.  (Chron.  de  Nie.  dk 
Lut.,  fol.  3. 

airdre,  verbe,  brûler  en  messin. 

aire,  le  picard  dit  ouaire  :  affounire  pour 
a  fia  ire. 

Aire,  14CX),  airce  [terre,  champ,  place.] 

)aneton  en   saut.int   tombit   plate  emmy   Vaire. 

(Muse  tiortii.) 

(Is.,  ch.  21.)  Arca  à  vanner  le  grain.  (Ib., 
ch.  30.) 

Place  vague  devant  une  maison  ou  ailleurs 
pour  tourner  les  voitures.  Arca.  (Paralip., 
ch.  13.' 

État  de  put  aire,  de  vil  état. 

Battre  et  aplanir  Vair.  Areani  (portion  de 
terre).  Fxequare  cylindro. 

Aire  (S'),  sa  grange,  sa  place  (sa  aire.) 

aïre  (s')  (s' aire),  sa  colère  (sa  ire.) 

aïrer,  irriter,  courroucer. 

airette,  petite  aire  de  terre,  161 5. 

aireure  (terre).  (Cart.  de  Fristorf,  fol. 
20  vo.)  AireiKe,  labourable.  (Ib.,  fol.  41.) 

airiens  et  aisemens  d'un  moulin,  1307. 

aïrier,  aërier  [mettre  en  colère,  irriter.] 

aïreuse  (une  parole  ,  colérique. 

airitage,  subst.,  héritage.  (Cart.  des  Cél. 
de  Metz,  1294.) 

airme,  âme.  M'airme,  mon  âme  en  1297. 
(DipL,  323  ;  Pr.,  II,  546.; 

airmé  en  messin,  adj.,  armé.  Airmeis  de 
bassenets.  (Chron.  de  Nie.  de  Lut.,  fol.  4.) 


2%    — 


airmes,  écussons.  (Ch.  des  cons.  de  Metz, 
1442.) 

—  Gaufretier ,  armet  où  l'on  faisoit  des 
oublies,  corhions,  boutembras  et  flawons  ou 
flans,  1350.  (Statuts  des  pâtissiers  de  Metz.) 

airmie,  araignée. 

airmolne,  subst.,  aumône. 

airoit  (il)  en  picard,  il  auroit,  du  verbe 
avoir, 

aironde,  liirondellc.  (Voc.  de  1497.) 
airs,  arrhes. 

Airs,  brûlés.  (Chron.  de  Nie.  de  Lut., 
fol.  10.) 

airvol,  arcade.  (Ch.  des  cons.  de  Metz, 
I554-) 

ais,  essaule,  1361  [latte,  bois  propre  à 
couvrir  les  maisons.] 

ais,  le  picard  dit  ois,  jamois  pour  jamais, 

aise  [joie,  contentement,  plaisir.] 

Se  galler  à^n'ne  sous  l'aiselle. 

(Muse  iioriii.) 

aise  [servitude  communale,  chemin,  voie,] 

Li   quens  qui  fu  mis  a  Compiengne 
En   une  tour  qui   siet  sur  aise. 

(G.    GuiART,    Tn's.j.  fol.   248.) 

aiséement,  facile.  (Rob.  Est.) 
aisemens,  commoditéz,  latrines.  (Voc. 
de  1497.  —  Hist.  d'Am.,  II,  406,  tit.  de  1392. 
DipL,  323.)  Chambre  des  aisemens.  (S.  du  V. 
P.)  Faire  son  aisément.  (Fac.  de  Poge,  116), 
chier.  Aisément  d'un  moulin,  1307,  commo- 
ditéz. 

aisément,  subst.,  maison,  mazure.  (Cart. 
des  Cél.  de  Metz,  1412.) 

aiser  (se),  prendre  ses  aises.  (Les  Nomh., 
ch.  31.)  Aiser  un  âne.  (Les  Jug.,  ch.  19.) 
aisible,  1429,  facile.  (Diph,  323.) 
aisié,  1488,  aise.  (DipL,  323.) 
aisiément,  adv.,  facilement.   (Cart.  des 
Cél.  de  Metz,  1412.) 

aisier  la  nuit,  reposer,  prendre  ses  aises. 
aisil,  subst.,  sorte  de  boisson,  vinaigre. 

Fiel  et  cits'tl  te  font  douer 
Juis,   mes  tu  n'en  pues  gouster. 

(Mss  du  Roy,  n»  7218,  fol.  94,  col.  2.) 

aisnage,  droit  d'aînesse.  (Dipi.,  323.) 


aisné  (plus),  natu  major.  (Bible  de  1530, 
préf.) 

aisneté,  droit  d'aînesse.  (Parai ip.,  liv.  1^-, 

ch.  5.) 

aissé,  adj.,  commode.  Chambres  aisséei, 
commoditéz  où  se  jette  le  superflu  du  corps. 
(Chron.  de  Nie.  de  Lut.,  78.) 

aisselier,  1472  [pièce  de  bois  supportant 
les  tirants  ou  formant  le  cintre.] 

aisselin  [pièce  de  bois,  madrier,  sorte  de 
tuile  en  bois.]  Regratier  de  mairien  et  aisselin, 
1361. 

aisselle,  ais.  (Nicod.)  Toict  à'aisselîe. 
Teguien  asserum.  (Eccl.,  ch.  29.) 

aissenées,  appartenances  et  dépendances 
d'une  maison.  (DipL,  323.) 

aissielle,  aisselle.  Un  étal  couvert  abais- 
se! le,  1446. 

aissil,  essieu.  (Les  Roys,  liv.  III,  ch.  7.) 

aïst,  aït,  aide. 

aistaie,  droit.  (Cart.  de  Frist.) 

aistain,  subst.,  étain  en  messin.  (Chron. 
de  Nie.  DE  Lut.,  fol.  97.) 

aistrainge,  étranger.  (Tit.  des  cons.  de 
Metz,  1300.) 

aistre,  ostinm.  (Levit.,  ch.  8.) 

ait  s'écrit  dans  le  patois  messin  pour  a. 
Trépassait. 

aitant  [autant,  alors,  maintenant.] 

Ele  se  regarde  aitant. 

Voit  le  gent  qui  le  vont  sivant. 

(V.  des  SS.   de  Sorbonne,  Ms  n"  60.) 

aitrie,  subst.,  [cimetière,  parvis,  terre  près 
d'une  église.]  Ensevelie  en  Vaitrie,  devant 
l'église.  (Chron.  de  Nie.  de  Lut.,  fol.  54.) 

aiue  [aide.]  La  quemugne  doit  trois  aines 
au  seigneur,  chacune  de  vingt  livres  de 
parisis.    (Coût,   de  MoUiens-Vidame,    1209.) 

aixement  viez.  (Ch.  des  Cél.  de  Metz, 
1375.)  Voy.  aisément.  Lieux  communs, 
cloaque.  (Pr.,  II,  228.) 

aixié,  aisé.  (Ch.  des  Cél.  de  Metz,  14 12.) 

aixiement,  aisément.  (Ch.  des  cons.  de 
Metz,  1412.) 

2. 


—   26   — 


aixurier  un  bois.  (Cart.  de  Frist.,  fol. 
21  yo.)  Aixnrset  de  lui,  relevoit.  (Ih.)  Aixurte- 
vciit.  (Ih.) 

a  j'en  veux,  expression  normande,  chose 
connnune. 

Les  femmes  estest  vêtus  de  draperie, 
Les  capcrons  n'etest  point  d  j'en  vetix. 

(Muse  iionii.) 

ajordeu,  aujourd'huy.  (Pr.,U,  iicji,  541.) 

aj ornée,  le  point  du  jour. 

ajorneit,  1303,  aj  ornée,  ajournée. 
(DipL,  323.) 

par  un  ribant 

Se  voit  on  ajoruée. 

(Mss  du  Koy,  n"  761 5,  IL  i  (O  v"  coL  i.) 

aj  orner,  faire  jour. 

Ajonicr  (à  f),  au  point  du  jour. 
Ains  Vajonii'r,  subst.,  avant  le  jour. 

ajostée,  1492,  ajoutée.  (DipL,  523.) 

ajoustement,  chose  ajoutée. 

...    vj'  d'armes  largement 
1-urcnt    li    dtii  ajointevKul. 

(G.   GtiART,   toi.   230  v*.) 

ajue,  aide,  secours. 

ajuel,  a\eul.  (C'art.  de  l'rist.,  10.) 

ajuger,  adjuger.  Ajui^c  niay  la  pomme. 
(Musc  iionii.) 

ajuré,  intimé  de  prêter  serment,  de  dire 
vérité.  (DipL,  32 ^) 

ajustoriens,  ornemens  du  sexe.  (Partie 
de  chasse  d'Henri  IJ',  Com.i 

akesteit,  acheté.  i^Cart.  de  Frist.,  fol.  55.) 

al  en  picard,  elle  et  à  la  :  al  piste,  al  lin. 
S'a]  a  du  pain,  si  elle  a.  (Muse  norm.) 

alabastre,  albâtre.  (Voc.  Nebr.,  vo  Ala- 

•    BASTRUM.) 

alacrimonie,    liesse    ou    vigueur.   (Voc. 

J.  MOLR.) 

alacrité,  subet.,  joye.  Alacrité  de  cou- 
raige.  (A'(y.  de  S.  Ben.  de  1525,  fol.  33,  col.  i.) 

Obéir  en  toutQ alacrité.  (Ih.,  loi.  43,  col.  3.) 

Alacrité  joyeuse,  pléonasme.  (Ih.,  fol.  106, 
col.  4.  —  Fac.  de  Poges,  78.) 

alaidé  (tourmenté  et),  tiré  du  canon. 
(Pér.  de  Je  rus.) 

alaigre,  sain,  sospes.  (Voc.  de  1497 •) 


alainguer,  aligner. 

alans,  espèce  de  chiens.  Matins,  alaiis, 
lévriers.  (Cb.  de  G.  Pu.,  Ms,  3.) 

alarg-ir  la  matière,  prolonger.  (S.  du  V.  P.) 

alarte,  alerte.  Dans  le  Parisis,  une  jambe 
aiarle. 

alaschier,  desserrer,  relâcher. 

alaviaus, 

(lil    porte  Tcscu   point,   cil   porte  alaviauf. 

(Mss  du  Kov,  n"  76;,,  H,  fol.  140,  col.  i.) 

alayne,    alaine.    (Ap.   de  Vall.^,    i\ 

haleine,  parlant  des  cerfs.  Halitiis,  auhelitm. 
(Voc.  ].  iMouR.) 

...    ilz  ont  bien   petit  d'ahiiie 
. . .   environ   la  Magdelaine. 

(G.    DK    1.A    BlGNK,    iMs,    fol.     I36    V".) 

Albag-nie,  .Mbanie,  province.  (S.  du  V.  P.) 

albaiscé,  adj., 

lUu.stré  et  alhescé  d'amoureuse  afïection. 
(Rtx.  de  S.  Ben.  de  1525,  60,  col.  i.) 

Albane,  nom  de  peuple. 
AU^ansis ,    originaire    d'Albanie.    (Pli.    DK 
VlGNKULLi:. 

Alberg-ue,  v.  Auberg-ue. 

Albertin,  nom  de  bapjéme.  Alhertin 
Mathiat.    Cart.  des  Cél.  de  Metz.) 

Alboflede,  blanche  fleur  ;  nom  d'une  fille 
de  Clovis  et  de  Hasine.  (Année  littéraire, 
1765,  IV,  7-) 

Alchademach, champ  ensanglanté, a/w^//5 
sam^'uinis  :  Alecdena.  (S.  du  V.  P.) 

alcun,  une,  aucun,  aucune.  (Chron.  de 
Xic.  DE  Lut.,  fol.  21.) 

aleance  (avoir),  [alliance.]  (S.  du  V.  P.) 

alec,  aleu,  droit  de  propriété,  1385. 
(DipL,  325. 

alec,  illec,  dudit  lieu,  14^4.  (DipL,  323.) 

alecher  [tromper,  attirer,  séduire.] 

Cette  dame  (la  Force)  chassoit 

Le  bonheur  alechani  qui  la  caressoit. 

alectant,  subst.,  enfant  à  nourrice,  lactens. 
(Jér.,  ch.  44.) 

alective  (médecine),  allective.  (S.  du 

V.  P.)  Passion  alective.  (Ih.)  Cette  venue  est 
allective.  (S.  du  V.  P.)  Présupposition  alleC' 
tive.  (Ih.) 


27 


alegier,  soulager,  aleger,  1472.  Alcoicr 
le  peuple.  (S.  du  V.  P.)  —  Alléguer  :  Alegié 
contre  mi.  (Ih.) 

aleir  querre,  aller  chercher.  (Cart.  de 
Frist.) 

Alemaigne,  Allemagne.  (Contin.  de 
Giiil.  de  Tyr,  par  Martene,  V,  col.  679.)  — 
AJcmain^uc,  Aleiuoiguc  (Ms.) 

Et  cil  qui  sont  en  Alemaiiione. 

(Mss  du  Roy,  n"  7218,  fol.   107,  col.   i.) 

alemite,  soufflet,  coup  de  pomg. 
alenaz  [poinçon,  petit  poignard.] 

Et  sacha  par  grant  atayne 
Un  alenai  d'une  gayne. 

(G.  GuiARD,   Très.,  fol.  83.) 

alenée,  trait  d'haleine. 

Le  veneur  par  deux  ahnces 
Telles  con  cy  sont  ordennées. 

(F.   GuERix,    Très,  de   Vèn.,  Ms.,   29.) 
Destriers  qui  ont  longue  alence. 

(Mss,  n°  7218,  fol.    348,  col.    1.) 

alener,  aspirare.  (Voc.  J.  Mour.) 
à  l'entour,  autour. 
à  le  partefin,  à  la  fin,  1300. 
aler,  subst.,  action  d'aller. 

. . .   tels  est  toz  sains  a  compile 
Qiii  se  muert  ains  Valer  concilie. 

(Mss,   n»  7218,  fol.  220,  col.  2.) 

aleune,  alêne. 

aleure,  action  d'aller.  A  grant  aîeure,  à 
grands  pas. 

alever,  élever.  Ahver  un  enfant,  l'élever, 
l'instruire.  Alever  un  poids,  lever.  1372. 

alexitere,  remède,  1583.  (Fuchs,  Hist. 
des  pi.,  257.) 

algeur  d'urine,  ardeur,  1583.  (Fuchs, 
Hist,  des  pi. ,  251.) 

algorisme  (calculer  par),  algèbre.  (S.  du 
V.  P.) 

alhors,  tum.  {Ps.  123.) 

ali,  je  m'en  ali,  je  m'en  allai. 

alias,  autrement.  (DipL,  325.) 

alicalement,  terme  burlesque  forgé  par 
la  Société  de  la  Mère  folle  de  Dijon.  (Du 
TiLLOT,  Hist.  de  la  fête  des  foux,  125.) 

alicquet  fait  sur  une  sentence,  1400.  (Tit. 
des  cons.  de  Metz.) 


alicté  de  maladie,  clinicus.  (Rob.  Est.) 

allé,  1264,  alieuf,  1395,  alluel,  1420, 
aluet,  aleu.  (DipL,  325.) 

alieg'er,  1397,  alléger,  soulager. 

aliéner,  verbe,  que  nous  aUenissiens , 
alienissions,  1280.  (Cart.  de  Doullens.) 

alienigene,  étranger,  né  en  autre  pays, 
alienigcna.  (Voc.  J.  Mour.) 

alier,  aller,  ire.  (Rom.  de  1300.) 

alig'nier,  verbe,  [mesurer  à  la  ligne.] 

Avocat  ne  feront  alignier  ne  plaidier. 

(Mss  du  Roy,  n°  7615,  fol.   142,   col.  2.) 

Droit  et  alignié  [bien  fait,  qui  a  de  belles 
proportions.]  (S.  du  V.  P.) 

Bien  aligné,  paré,  en  ordre. 

alimentation,  subst.,  nourriture.  (Règ. 
de  S.  Ben.  de  1525,  fol.  17,  col.  3,  fol.  24, 
col.  4.  —  Voc.  Nebr.,  vo  Nutrimentum.) 

alioge,  aluyne,  absinthe.  (Fuchs,  Hist. 
des  pL,  46.) 

alison,  sotte,  bégueulle. 

alkemie  (la  sainte),  [alchimie.]  (S.  du 
V.  P.) 

alkemien,  alkemiste,  alchimiste.  (S. 
du  V.  P.) 

alorche,  alors. 

allaictement,  lactatus. 

allaicter,  lactare.  (Rob.  Est.),  qui  allaicte, 
lactauî. 

allaigre,  joyeux.  (Voc.  Nebr.,  v» Hilaro.) 

allant,  subst., celui  qui  va.  (E-e'ch.,  ch.  35.) 

allayé,  allier.  (DipL,  323.) 

allecé,  adj.  Allecé::^  et  accoustuméz  en  vos 
trépiditéz.  (Rcg.  de  S.  Ben.  de  1525,  fol.  120, 
col.  2.) 

allechement.  (Voc.  Nebr.,  vo  Oblec- 

TATIO.) 

allectans,  subst.,  lactentes.  (Voc.  du  Ps.) 

allectantes  (femmes  enceintes  et).  (Év. 
de  S.  Luc,  ch.  21.) 

allée,  subst.,  départ.  Son  allée.  (Chron.  de 
Nie.  de  Lut.,  i.) 

—  Solier,  place,  allée.  (Voc.  de  1497.) 


28 


alleg'ances,  allégations  pour  prouver  un 
fait.  (DipL,  323.) 

alleg'ard,  en  picard,  babillard,   allcgueur. 

allégeance,  Icvatio.  (Rob.  Est.) 

allégement,  allcvatio.  (Rob.  Est.) 

allegence  (donner),  alléger.  (S.  du  V.  P.) 

allègre,  adj.  Joyeux  et  aUev^ve.  (Rîi,^.  de 
S.  Ben.  de  1525,  fol.  139,  col.  2.) 

allègrement,  adv.,  avec  joye.  Suivre 
allci^rcnioil.  (Rcg.  de  S.  Ben.  de  1523,  col.  4.; 

allegreté,  subst.  [allégresse.)  .-Illei^nete  de 
cueur  et  de  corps.  (Rèi,^.  de  S.  Ben.  de  1525, 
fol.  103,  col.  3.) 

allegrez,  adj.  Joyeux  et  allei^ne:;^.  CA'(V. 
de  S.  Ben.  de  1525,  53,  col.  2.) 

alleguirie,  allégorie. 

alleluie,  jo\e,  plaisir,  réjouissance. 

alleluye,  espèce  d'osseau. 

Plus  plaisaiis,  je  n'en  doute  niyc 
Q.ue  n'est  le  chaut  d'une  alleluye. 

(G.   DE  lA  BhjNI  ,  Pivs.,  loi.    154.) 

Allemaigne,  Allemagne. 

aller,  verbe,  aller. 

Ali'i  vous  en,  allez.     Rom.  de  CiiAUiN  i.i- 

LOHHUAlX.   —  Pr.,   I,   I.XXIl.) 

Allant,  vont  ;  s'allont  armer.  (Chron.  de 
Nie.  DE  Lut.,  fol.  4.) 

Aient,  vont.  (Ih.,  \i.) 

Alleit,  alla.  Allit,  en  picard,  normand  et 
parisis,  iduvit.  Il  s'en  (/////  tout  dret.  (Muse 
norni.) 

Alaisse,  allai  ou  serais  allé. 

)e   m'en  alaisse  isnelemeni. 

(Mss  du  Roy,  n*  7218,  fol.  118,  col.  i.) 
L'n  jour  jouer  aloie  (j'allais.) 

(Ib.,  fol.   525,  col.   I  ) 

Aloxe,  il  alloit. 

Allaient,  allèrent.  (Pi .,  II,  127.) 

Faire  aloye  se  longue  penitenche. 

(Rom.  de   1500.) 

Allhines,  ivunus.  (Esdr.,  liv.  IV,  ch.  14.) 
Alhissions ,  ircinus. 

Allexent,  allassent.  (Pr.,  II,  503,  1430.) 
Allexient,  allassent.  (11k,  210.) 
Allissenl,  allassent.  (Év.  de  S.  Marc,  ch   6.) 
Allest,    alloit.    (Tit.    des   cons.    de   Metz, 
1350.) 
AUixent,  allassent.  (Ib.) 


Allexent,  allassent.  (Ih.) 

alleresse,  celle  qui  va.  (Voc.  de   1497, 
vo  Itrix.) 

allerion,  oiseau  de  prove. 

Ou  torquet  ou  allerion.  ,  ' 

(G.  i3i:  i.A  BiGNK,  Ms,   fol.    10   V*.) 

alleter,  donner  le  lait. 

Bien  ait  qui  ce  vallct 
N'orri  et  alleln. 
(.Mss  du  Roy,  n°  7615,  II,  fol.  179,  col.   i.) 

alletez   de   poisson,    (yoc.   Nkbk.,   vo 

PiNNA.) 

alleumèlle,  allumelle  [alumelle,  lame 
d'épèe,  de  couteau. J 

alleumer,  allumer.  Alleumcr  du  feu.  [Rie] 

alleumette,  allumette. 

allevier,    décharger.   (Toc.   Nkbr.,   vo 
Relf.vo.) 

allicheir,  illecehia.  (Rob.  Est.) 

allichement,  illecebni.  (Rob.  Est.) 

allicher,  allicere.    Rob.  Est.) 

alliciant  (vin).  (Voc.  Xebr.,  vo  Nec- 
tar ni. s  \INLM.) 

allider,  verbe.  (Rèi^.  de  s.  Ben.  de  1525, 
loi.  36,  col.  3.) 

alliegienche,  allégeance. 

Et  s'y  n'esperoy  niy  riechepvoir  alllegitnehe. 

(Rom.   de   1300.) 

allienche,  alliance. 

allier,  [voie.] 

Hâves  des  deux  coste/.  qui  conduisent  le 
loup  en  allier  de  tonnelet.  (Du  Fouilloux, 
/'(•//.,  fol.  120. 

alligir,  1477»  soulager.  (Dipl.,  323.) 

allin  iGourles  détient  en  .  (Tit.  des  cons. 

de   Metz.    14 12.)   ^^'ans   liez    en   allin.   (Ib.) 

Filez  en  allin.  (Ib.) 

Allixate,  nom  de  baptême.  (Cart.  des 
Cél.  de  Metz,   13  15.) 

allobroge,  sot. 

Allobrois,  le  latin  Allobrox.  Ce  nom  des 
Suisses  vient  de  bro,  pays,  et  de  brois,  habi- 
tans,  ceux  qui  l'habitent,  c'est-à-dire  d'un 
autre  pays. 

alloé,  aliéné.  (Dipl.,  323.) 


—  29   — 


alloiances,  alliances.  (Pr.,  II,  1285,  528.) 
alloié,  allié.  (Pr.,  II,  1255,  479.) 
alloig-ne,  alloîgnement,  dclay. 
alloirs,    allouers    autour    du    temple, 
galeries.  (Les  Roys,  liv.  III,  ch.  6.) 

alloites,  alliez  ;  os  vous  n'n  aUoitcs,  vous 
vous  en  alliez.  [Pic] 

allong-ement,  retard,  1325. 

allonguant  le  chemin,  allongeant,  (S.  du 
V.  P.) 

alloyé,  qui  est  de  la  loy,  porté  par  les 
réglemens  du  prince.  (DipL,  323.) 

allrict  I  Donner  en),  en  franc  aleu,  1239. 
(Metz.) 

alluef,  assietéz  sur  fief,  alleux.  (Atour  de 
Metz,  1344.) 

allues,  franc  aleu,  1546.  (Cart.  des  Cél. 
de  Metz.  —  (DipJ.,  323.) 

alluet  (Aquaster  en).  (Cart.  de  Frist., 
fol.  12  vo). 

—  AUuci  (Francs),  1338.  (Ih.,  fol.  53.) 

Alman,  Gcniiauus.  (Rob.  Est.) 
Aimant,  nom  de  baptême,  13 17. 
aime,  ame,  anima.  Devereiom  rechater 
divines    Escriptures,    car  nos  aimes    seroient 
pues  esaulez.  (Hist.  de  la  S^'^  Croix,  Ms,  13.) 

—  Ahne  deité,  aima  deitas.  (Cl.  de  Mons.) 

aime n de,  amande,  fruit.  (Apol.  de 
Valla,  36.) 

almog'es,  1275,  rentes  seigneuriales, 
charges.  (DipL,  323.) 

almone,  almosne,  subst.,  aumône  en 
messin.  (Chroii.  de.  Nie.  de  Lut.,  fol.  50.  — 
Èpit.  chez  les  Cél.  de  Metz,  13 12.) 

almoneir,  aumôner.  (Atour  de  Metz  de 
1323.1 

almonnier ,  aumonnier ,  aumônier , 
1475.    Cart.  des  Cél.  de  Metz.) 

aine,  subst.,  aulne  à  mesurer.  (Chron.  de 
Nie.  DE  Lut.,  fol.  62.)  V aulnes  de  drap.  (Cart. 
de  Frist.,  fol.  23  v».) 

alneir,  auner.  ;'Tit.  des  cons.  de  Metz. 
1483.) 

—  Alnerûit,  auneroit.  (ib.) 


—   Alneur,  auneur.  (Ih.) 

aloe,  aloete,  oiseau,  alouette.  (Les  Ruis- 
seaux de  C.  Fontaine,  214.) 

...   avoye  ung  bon  espervier 
Que  cil  m'amena  une  aloe. 

(G.    DE    LA    BlGNH,    Poc's.f    fol.    46.) 

aloer  [placer,  louer,  employer,  approuver.] 
Fust  ge  tant  fait  aloer.  (Hist.  de  la  S^^  Croix, 
Ms,  19.) 

aloes,  subst.,  espèce  d'oyseaux. 

Cochcvis,  aloes,  mingnotes, 
Toutes  manières  d'oisillons. 

(Mss  du  Roy,  n"  7218,  fol.  359  v",  col.  2.) 

alog'nier,  verbe,  s'éloigner.  Alognier  le 
citey,  s'en  éloigner.  (Chron.  de  Nic.  de 
Lut.,  fol.  106.) 

aloier  (s'),  verbe,  [prendre  à  location.] 

Lies  puet  estre  qui  s"i  aloie 
Et  a  cet  grant  bien  son  cuer  ploie. 
(Vies  des  SS.,  Ms  de  Sorbonne,  n°  59,  col.   5.) 

aloiere  [gibecière,  bourse.] 

Trubert  a  tret  de  saloiert 
Le  cul. 

(Mss  du  Roy,  n°  7996,   68.) 

aloig'ne,  retardement,  délai.  (DipL,  323.) 
aloignement,  retard. 

Li  povres  qui  n'eust  mestier  à'aloigiicnieut 
Ne  puet  sigre  le  plat  ne  s'offrir  longuement. 
(Mss  du  Roy,  no  7615,  II,  fol.  141  v",  col.  i.) 

aloigner  [allonger,  prolonger.]  (Pr.,  II, 
496.) 

aloigner,  éloigner. 

Cançon  aloigue  mors  retaille. 

(Mss  du  Roy,  n»  7651,  fol.  104,  col.  i.) 

aloine,  ahsynthium.  (Prov.  de  Sal.,  ch.  5.) 
Aloyne.  (Jér.,  ch.  9.) 

aloirs,  promenades,  remparts.  Deflfence 
de  détruire  les  aloirs  de  la  promenade.  (Cart. 
de  Mondidier,  1433.) 

along-e,  délai,  retard. 

Diex  ne  viaut  fere  plus  Ions  siez 
A  ces  amis  ne  longue  alonge. 
(Mss  du  Roy,  n»  7615,  I*^'',  fol.  59  v°,  col.  i.) 

along-ement,  délai. 

alongier,  allonger.  Il  doit  mettre  son 
limier  devant  sov  et  lui  doit  alono^ier  son  lien. 

^  o 

(Mod.  et  Rac.,  Ms,  fol.  20.) 

alongue,  aveline.  (Voc.  Nebr.,  v"  Nux 
abellina.) 


alopécies,  places  pcléez,  sans  poil,  à  la  tète 
ou  ailleurs,  1583.   1  Fuchs,  Hist.  des  pL,  81.) 

alosé,  estimé,  prisé,  recommendable,  dis- 
tingué, de  bonne  réputation. 

aloser,  verbe,  [louer,  approuver.] 

Se  vous  nietez  le  votre  en  biaus  mengiers  doner,    ... 
Por  Dieu  et  por  le  siècle  et  por  vous  ainser 
Ne  devez   mie  après  vos  despens  dolouser. 

(Mss  du  Roi,  11°  7218.  fol.  r,5,  «--ol    I.) 

alotis,  aleu,  terre  noble.  (Dipl.,  323.) 

alotissement  de  cuirs,  1428. 

alotisseur  de  cuirs,  profession,  1461. 

aloué,  (illodiiiin.  (l'oc.  J.  MouR.) 

alouer,  vendre,  louer,  prendre  à  gage. 
Aloiu'i,  appi'iiilitis.  (Is.,  ch.  jy.) 

alour,  1309,  1410,  alouette.  C'.hamp  de 
ÏAIoiir.  (Dipl.,  323.) 

Alousie,  Andalousie.  (S.  du  V.  P.) 

alousiée  (Règle)  de  mystère.  (S.  du  V.  P.) 

alouze,  poisson,  (^oc.  Ni;br.,  v^  Alos.\.) 

aloy,  niininiiis.  (Roh.  I{sT.) 

alquemie,  monnoye.  (S.  du  l'.  P.) 

alquemiste,  monncneur.  (S.  du  V.  P.) 

altaris,  altariste,  subst.,  chapelain, 
prêtre  qui  dessert  un  autel,  i)io,  desservant 
d'une  chapelle  ou  autel. 

altelt,  subst.,  autel.  (P-pit.  chez  les  Cél. 
de  Metz,  1400.) 

alternation,  subst.,  alternative.  AUcrna- 
tion  d'occupation.  (Rèi^.  de  S.  Ben.  de  1525, 
fol.  1 16,  col.  4.) 

altiloquant  (poète)  [dont  le  langage  est 
élevé,  pompeux.]  (Jkax  Parmentier.) 

altimètre,  adj.  Eschelle  ai ti mètre  ou  géo- 
métricque.  (Ci\<///(Yr.  d'Apiaii,  éd.  de  1553,  55.) 

altitude,  1472,  hauteur,  altitude. 
altrement,  ad  v.,  autrement,  (////tv-.  (Cbroii. 
de  Xic.  DE  Lut.,  fol.  14.) 

altres,  autres,  uJteri.  (Cbrou.  de  Xic.  de 
Lut.,  fol.  12.)  Son  jugement  serra  par  eaue, 
li  (litre  par  feu.  (Hist.  de  la  5^^  Croix,  Ms,  11. 

alumelle,  1472,  épée. 

aluquer,  considérer,  regarder. 

Un  caqun  Valuquet. 

(Muse  v.orm.) 


alz,    1309,   aux,   ax,  1336,  eux.  (Dipl., 
323-1 
alzan,  industrieux,  intrigant,  alerte. 

am,  à  ma,  à  mon.  A  ui'ame,  en  picard.  A 
men,  à  ma.  A)u  liberté,  à  men  dos,  ant 
n'honneur. 

amable.  (Voc.  Nebk.,  \°  Amabilis.) 

amadouement,  hlaudijuentum .  (Rob. 
Est.) 

amadoueur,  delinitor.  (Rob.  Est.)  [flat- 
teur, séducteur.] 

amag'nog'uer,  amenong-uer,  parer. 
(Voc.  Xehr.,  vo  Orno. 

amaigrissent  leurs  faces .  (  Bibl .  des 
Cél.  de  Met/.  —  ïiv.  de  S.  Mathieu,  ch.  6.) 

amainner,  amener. 

amaire,  subst.,  armoire.  (Chroii.  de  Nie. 
DE  Lui".,  fol.  37.) 

amaizée,  amaiziée,  1384,  bâtie,  édi- 
fiée. Xcnte  dune  plaice  en  teil  manière 
comme  elle  fuit  anciennement  amaiziée,  13 15. 
(Dipl.,  523.) 

amaladi  [tombé,  devenu  malade,] 

De  grand   mal  amaladis. 

(.Mss  du  Roy,  n°  7989  ^  fol.  71  v°,  col.  i.) 

amancher,  enmiancher. 

amandelier,  amandier,  arbre.  (Pr.,  II, 
246.) 

amandement  de  jugement.  (Etablissem. 
de  S.  Louis,  1270  ,  [demande  pour  qu'un 
jugement  soit  réformé.] 

amander,  amandeir,  (Cart.  de  Frist., 
fol.  24  ,  [réparer,  pa\er  une  amende.] 

amanderie,  subst.,  charge  des  amans, 
aujourd'hu\-  notaires  à  Metz. 

amandia  et  amendie  tous  cheus  (monas- 
tères) qu'avoient  fundieys  sies  pères.  (Rom. 
de  I ^00),  [améliora  et  répare.] 

amandrier,  amendier,  [amandier.]. 
(Foc.  Xebr.,  vo  Amigdalus.) 

amanrir,  diminuer.  (Pr.,  II,  206.) 

amanrissement,  15 14,  1409^  diminu- 
tion. (Dipl.,  524. 

amans,  subst.,  officiers  qui  étoient  dans 
la  x-iile  de  Metz  ce  que  sont  à  présent  les 


31  — 


notaires.   Aiuanuenses.    (Meurisse,   Hist.    des 
cv.  de  Meti,  441.) 

amanssue,  adj.,  nianqucc.  Chose  aiiiaiis- 
siie,  par  trop  tardée.  (Pr.,  II,  1440,  238.) 

amant,  ament,  il  s'amende. 

amantelé,  [emmantelé],  peuulatus. 
(RoB.  Est. 

amarance  [amertume.]  Sentir  grande 
amarauce  au  cœur.  (Méin.  du  sire  de  Joinvilh.) 

amaricant  (Une  nation),  ce  n'est  pas 
américaine,  car  ce  mot  est  de  1368.  (S.  du 
V.  F.)  Amaricane  génération  catholique  d'Avi- 
gnon. (Ib.) 

amarication  (Douleur  et).  (S.  du  V.  P.) 

amaritude,  subst.,  amertune,  amaritudo, 
1472.  Il  senty  amarilude  à  son  ventre.  (S.  du 
V.  P.)  Zélé  di' amaritude.  (Règ.  de  S.  Ben.  de 
1525,  fol.  165,  col.  I.) 

amarry  des  femmes,  maladie.  (Du  Fouil- 
Loux,  Feu.,  fol.  113.) 

amasement  de  maisons,  1423  [corps  de 
logis  réunis,  bâtiment,  grange,  four  dépen- 
dant d'une  habitation.] 

amasse,  tas.  Le  peuple  se  meit  en  amasse, 
se  rassemble.  (Pr.,  II,  164.) 

amassement[tas,  monceau.](Foc.  Nebr.  , 

VO  C0NGERIES.) 

amasseur  [qui  amasse.]  Mieux  vault  bon 
gardeur  que  bon  amasseur. 

amateur,  amant.  (E^éch.,  ch.  16.) 

amiatir  de  cœur,  corde  tahescere.  (E^éch., 
ch.  21.) 

Se  amatiront,  pavehunt.  (Lévit.,  ch.  23)  ; 
tahescent.  (Eicch.,  ch.  25.) 

Samatist,  marcessit.  (Sap.,  ch.  6.) 

Amaties,  iabescentes.  (Ih.,  ch.  16.) 

Amatissoit.  (Ih.) 

Amativa.  (Ih.) 

Amatis  leur  hardiesse.  (Macch.,  liv.  I, 
chap.  4.) 

amaurisant,  13 14,  diminuant.  (Dipl., 
324.) 

ambanie,  1642,  clôture,  bon  pour  la  clô- 
ture des  prez.  (Dipl.,  324.)  Payer  la  creulx  et 
Y  ambanie.  (Atour  de  Metz,  1372.) 


ambante  (Droit  d'),  1452, 

ambaxadeur,  ambassadeur.  (S.  du  V.  P.) 

ambdeux,  ambedeux.  (Dipl.,  324), 
tous  deux  ;  le  latin  auibo.  (Chron.  de  Nie.  de 
Lut.,  fol.  69.) 

ambdin,  tous  deux.  (Cart.  des  Cél.  de 
Metz,  1426.) 

ambe  [tous  les  deux,  deux  numéros.) 
Deux  aniho. 

ambeduit,  ambduit,  tous  deux,  ambo. 
(Dipl.,  324.  — ViGNEULLE,  Chron.,  1496.  — 
Cart.  des  Cél.  de  Metz,  1492,) 

amber, 

Il  amboit  l'esœurement  et  la  possession. 
(Atour  de  Metz,  1344.) 

ambes-parts,  les  deux  parts,  les  deux 
t'iQvs,  ambœ  partes.  (Dipl.,  324.) 

ambiant,  qui  enlève,  qui  va  l'amble. 

amblayer,  emblaver,  semer  une  terre. 

ambler,  verbe,  prendre  d'emblée,  enlever, 
voler,  aller  à  l'amble. 

ambler  (s'),  se  dérober,  s'esquiver,  se 
soustraire. 

ambleure,  aller  le  pas. 

amboer  ou  ambrer  notre  vie.  (S.  du 
V.  P.) 

Ambourg",  nom  de  lieu,  Hambourg. 
ambrassement.  (Voc.  Nebr.,  vq  Com- 

PLEXUS.) 

ambrasser,  amplecti.  (Voc.  J.  Mour.  — 
Voc.  Nebr.,  v»  Complector.) 

ambre,  amble  de  cheval. 

ambrose  (s'),  (Chron.  de  Metz  en  vers.) 

ambrosian,  adj.,  qui  appartient  à  S.  Am- 

broise.   Hvmne  ambrosian.   (Règ.  de  S.   Ben. 

de  1525,  fol.  62.  col.  I.) 

ambulateur,  subst.,  promenade.  (Chron. 
de  Nie.  de  Lut.,  fol.  108.) 

ambulatif  (Ulcère)  [qui  change  de  place, 
qui  marche.]  (Fuchs,  Hist.  des  pi.,  25.) 

ambulation.  (Voc.  Nebr.,voProficio.) 

ambuler,  verbe,  marcher  ;  le  latin  ambu- 
larer.   Ceux  qui  anihulent  en  la  ditte  voye. 


2    — 


(Rè(^.  âc  S.  Ben.  de  1525,  fol.  44,  col.  2.)  J'av 
arnbiih',  amhulœvi.  (Ih.,  fol.  47,  col.  4.) 

ambuler,  verbe,  embarrasser. 

ame,  personne. 

Aiit.mt  vauldroit  iju'il   ne  fut  aiiie 
]'.t  i]iic  le  monde  deiist   finir. 

(PiiKio:   Grogntt.) 

Chcs  aflins  et  aines  soudain  eil  assemlia. 

(Rom.  de   1300.) 

ame  (s'),  son  ànie.  (}:pit.  furcics.) 
Sommes. 

Dont  je  %a>iic  fâchez. 

(Mine  uorm.) 

amedier  (Ms.), 
amée,  bonne  amie. 

Or  vous  proi  aiiièe  par  fine  amovirctte. 
(J):ii.\\ni:t  ni:  i.'KsctKii.  A  la  suite  de  l'auvel,  6S12. 
fol.   sS,  col.  2  ) 

amegnonner,  parer.  (]'oc.  Nkbr.,  v^ 
Ri-ni.Mo. 

amegrisseur,  (l'oc.  de  1397.) 

amegroger,    diminuer,    maigrir,  ruiner. 

ameit  [ami|.  Très  cher  et  aiiwil  seignour. 
(Meurissi-,  Hist.  des  iv.  de  Md^,  494,  an. 
1324.) 

ameiz  [amis.]  A  nos  amei:^  et  fenulx,  1462. 
(Mkukissi:,  Hist.  des  cv.  de  Met^,  187.) 

amelle,  âme.  Priez  Dieu  pour  son  ainelle. 
(Pic.) 

amen,  turbulent  ;  ce  mot  est  opposé  à 
paisible  dans  un  Ms  de  1600. 

aménage  de  bled,  voituragc,  charge. 

amenaige,  subst.,  voiture. 

amenée,  (Foc.  Nebr.,  vo  Furor\  folie. 

amende,  réparation,  peine.  En  mal  f:\it 
ne  gist  que  amende. 

Amende  (S'),  1209,  son  amende.  (Coût,  de 
Moliens.) 

amendier,  amender,  amender,  réparer. 
La  belle  chiere  amende  moult  Thostel. 

Il   n'est  vivant  qui   tant  ait  de  mestrie 
Qui   par  souhait   la   peust  amender. 

(MoJ.  et  Kic,  fol.   260.) 

Amendrissoient ,  bonifioient ,  amendoient. 
(S.  du  V.  P.) 

Amender  un  forfet.  (Mss  du  Rov,  n»  7996, 
34.) 


amendise,  amende.  Prendre  amcndise. 
Emeiidatio)iem  acciperc,  1209,  1391. 

amendrir,  verbe,  diminuer.  (Foc.  Nebr., 

V»  MuTiLo,  Immikutio.) 

Amendri,  diminué.  (DipL,  324.) 
Amcndiiaut,    diminuant.    (Foc.    Nebr.,   x^ 

Opicus.) 

amendrissance,     luinoralio.    (Foc.    de 
1497-:' 
amendrissement,  (Foc.  Nebr.,  v»Immi- 

NUTIO.) 

amenement,  advectio.   Rob.  Est.) 

amener  (avancer,  rabattre.] 
Anndiont  :  parlant  du  cerf,  on  lit  : 

...    l.i   cheal   r.ibaieroni 
V.l  par  droit  en  aiiudroiit. 

(Mss  du  Roy,  n-  7615.  Il,  fol.  167  col.  2.) 

Anicnront  ceulx  de  la  ville.  Addncent.  (Is., 
ch.  66.  —  Mod.  et  rac,  Ms,  fol.  294  v».) 

A  maint,  amène.  (Mss  du  Rov,  n"  79892, 
fol.  67  vo,  col.  2.) 

Ameniay  :  je  le  vous  amenrax  malgré  ses 
joues  :  addncani.  (Is.,  ch.  56. —  Mod.  et  rac, 
fol.  292.) 

Amendray  (]'),  j'amènerai. 

Amenroit,  amèneroit,  1307. 

Amenra,  addncet.  (Ps.  124.) 

amenistrer,  administrer. 

amenistreur,  subst.,  administrateur. 
(Chron.  de  Nie.  dk  Lut.,  fol.  16.) 

amenrir,  amoindrir  ;  ameurie,  diminuée. 
(S.  du  F.  P.) 

Amenrir  (Croître  et)  [dépérir,  diminuer.] 
(Hist.  d'Ani.,  Il,  4:5.  Titre  de  1450.) 

amentir,  verbe,  donner  un  démenti. 
amentissement  de  force,  conduite.  (Ms.) 

amenuiser,  diminuer.  Amenuise  sa  vie, 
diminue  sa  nourriture.  (Mod.  et  rac,  Ms, 
fol.  138.' 

Amenuisent.  (Ih.,  fol.  318.) 

Amenuiser  de  sens,  desiperc  (Foc  de  1497.  ' 

Amenuisier  un  droit,  13 18,  diminuer. 

Amenuyscra.  (S.  du  F.  P.) 

amer,  verbe  aimer.  (Fac  de  PoGES,  49.) 
Amer  loiaument.   (Chron.  du  XIIF  s.,  Ms 
BouH.,  fol.  138  vo.  —  S.  du  F.  P.) 


—  33  — 


AîNc,  cstrc  aiiii'  de  toute  gent.  (Ib.,  fol. 
143  vo,  col.  I.) 

Ania  ;  il  les  aiiia,  il  le  haïrent,  (l^ies  des 
SS.,  Ms  de  Sorbonne,  11°  60,  col.  30.) 

A  mer  ont  : 

...   cil  qui  ameront  le  mestre 
La  niesnie  doivent  amer. 
(Geffroy  de  Paris,  à  la  suite  de  Fauvel,  n"  6812, 
fol.  49  v',  col.   3.) 

Amai  : 

Onques  n'amai  fors  mon  segner. 
(Mss  du  Roy,  n"  7989  ^  fol.  66  v,  col.  i.) 

Amei^  : 

Biau  sire  puisque  vous  m'am?^. 
(Jeh.\nxet  de  l'Escurel  à  la  suite  de  Fauvel,  fol.  61  v", 
col.   3.) 

Avierai  : 

Je  n'amerai  nul  hom. 

(Ib.) 

Anieroi  : 

Atmeroi-]t  mi.x  à  morir. 

(Mss  du  Roy,  n°  7989 2,  fol.  72  v»,  col.  i.) 

Am  (D  : 

Cou  que  j'am  me  raim  assez. 

(Ib.,  fol.   64  v%   col.    I.) 

Amera  : 

Qui  m^amera  si  me  sieve. 
(G.  GuiART,   Très.,  fol.  268.  —  S.  du  V.  P.) 

Ameré,  aimerai  : 

Bele   ...   m'amez,  et  je  vous  amerè. 
(Mss  du  Roy,  n"  7218,  fol.  207  v°,  col.   i.) 

Amolt  : 

Il  ne  Vamoii  pas. 

(Ib.,  fol.  v«    229,  col.  2.) 

Amast  : 

h'amast  miex  enfoui  que  mort. 

(Ib.,  fol.   242  v°,  col.  2,) 

Amas  : 

Tu  avias  ton  ami. 

(Ib.,  fol.    318,   col.    I.) 

Ame  : 

Priez  Dieu  pour  l'ame  du  bon  Blanchet. 
Qui  fut  digne  qu'on  Vame. 

(Pierre  Blanchet,  Poe's.) 

Amasse,  j'eusse  aimé.  (Fac.  de  Poge,  47.) 
Aim  : 

Je  vous  aim  de  bone  amer. 
(Mss  du  Roy,  Mss  n"  7989,  fol.  66,  col.   i.) 

amer,  amertume,  désagréable. 

ameres,  ameurs,  amans,  amoureux. 

amesgrir  [maigrir].  (Voc.  de  1497.) 
Amesgris,  deviens  maigre.  (Les  Roy  s,  liv.  II, 
ch.  13.) 

amesson,  hameçon.  (Voc.  de  1497.) 

amesurer  (s'),  se  mesurer. 

Cil  est  fort  qui  si  s'amesure. 
(G»OFROi  DE  Paris  à  la  suite  de  Fauvel,  fol.  47  v°,  col.  i.) 


ameurir,  grossir.  Le  trésor  se  ameiirist. 
(S.  du  V.  P.) 

amey,  ami.  Men  boen  ame^.  (Rom. 
de  1300.) 

amiable,  amyable,  (Esth.,  ch.  2),  adj., 
aniahilis,  agréable.  Amiables  treufves,  trêves 
à  l'amiable.  (Règ.  de  S.  Ben.  de  1525,  fol.  12, 
col.  4.) 

Aimable,  le  latin  amabilis.  (Ib.,  fol.  20, 
col.  4.) 

Amyable  supportation  des  défauts  d'autruy. 
(Ib.,  fol.  45,  col.  2.)  Lanier  bien  amiable. 
(Mod.  et  rac,  fol.  124.)  Femmes  en  tous 
leurs  faits  sont  amiables.  (Pierre  Grognet.) 

amiableté,  subst.,  amitié,  amicabilitas . 
(Voc.  J.  MouR.)  Se  corriger  par  amiableté. 
(Règ.  de  S.  Ben.  de  1S25,  fol.  .28,  col.  i.) 
Fraternelle  amyableté.  (Ib.,  fol.  57,  col.  2.) 

amiableteit,  en  messin.  (Cart.  des  Cél. 
de  Metz,  1412.) 

amicables  arbitres,  amiables.  (S.  du  V.  P.) 
amie  (s'),  son  amie. 
amieller  le  peuple  par  doulces  paroles. 
In  aures  populi  influere.  (Rob.  Est.) 

amiete,  petite  amie.  Wamiete  soyez. 
(Jehannet  de  l'Escurel  à  la  suite  de  Fauvel, 
Ms  no  6812,  fol.  58,  col.  2.) 

amieté,  subst.  fém.  (Règ,  de  S.  Ben.  de 

1525,  fol.  4,  col.  4.) 
amiette,  amiciûa.  (Rob.  Est.) 
amig-notte  (Une  barbe),  [parée.] 
amig'notter  quelqu'un,  blandiri.    (Rob. 

Est.) 
Amillart,  nom  d'homme,  1387. 
amins,  amis.  (Cart.  de  Frist.,  fol.  11  vo.) 
amiquié,    amitié   dans   le    Parisis  et   la 

Picardie. 
amirable,  admirable.  (S.  du  V.  P.) 
amirel  (pour  la  rime),  amiraut,  amiraiis, 

amiral. 

Chinquante  amiraus  y  trouva- 
(Mss  du  Roy,  n'  7218,  fol.   153  v%  col.   i.) 
Vamiraut  en  un  galiot 
Fait  entrer  o  li  sanz  atente 
Arbalestriers  . . . 

(G.  GuiA4<T,  fol.  320  V».) 

3 


—  34  — 


amis,  capuchon,  couverture. 
amistié  [amitié.] 

En  amour  et  en  amtslîc'. 
(Hist.  de  France   À    la  suite  de  Fauvel,  fol.  65,  col.  2  et 
S.  du  V.  P.) 

amitable.  Une  compagne  amitahle,  1459 
[aimable.] 

amité,  (S.  du  V.  P.),  amistez,  amitié, 
a  mis  te,  1209. 

Pas  ne  vous  tiennent  amiste^ 
Vos  gens,  sire   . . . 
(Hisl.  de  France  à  la  suite  de  Fauvel,  fol.  69  v",  col.  2.) 

amitey,  amitié. 

Par  amitey  se   dame  tondis  reconfortois. 

(Rom.  de  1500.) 

amitiat,  amitié.  (Noëls  hounl.) 
amitouflez  [emmitouflés.] 

,. ,    les  Polonois 
Y  sont  amiloujlei  ainchin  que  des  renards. 

(Muse  tiorui.) 

ammi,  au  milieu. 

amoderer,  dompter,  domarc.  (Ev.  de  S. 
Marc,  ch.  5.)  Modcrare.  (RoB.  Est.) 
Saviodercr,  1472. 

Amodus. 

Sathan,  Leviaton,  Amodus.  (Mod.  et  rue, 
fol.  230  vo.) 

amoier,  s'employer,  .s'appliquer,  avoir  à 
cœur,  s'adonner,  prendre  part  à  quelque 
chose. 

Xe  s'i  savoient  amoier. 
(Mss  du  Roy,   n°  7218,  fol.    319  v",  col,  2.) 

amoig'ner,  amener.  Tit.  des  cons.  de 
Met/,  I  ]00.) 

amoilsonner,  amozeneir,  abonner, 
1565.  —  Donner  à  moissons,  affermer,  1389, 
1420.  (Dipl.,  324.) 

amoindrir.  Miuomre.  (Voc.  du  Ps.) 

amoindrissement,  dimiuutio.  (Rob. 
Est.) 

ammoiner,  amener. 

Amvioiiiat,  amena.  (Pr.,  1365,  175.) 

amoisenour,  1331,  fermier,  cultivateur. 
(Dipl,  324.) 
amoistir,  madère.  (Voc.  de  1497.) 
amoitir,  vnidere.  (Voc.  de  1497.) 
amolier,  s'adoucir.  (S.  du  V.  P.) 
amoUier.  (Voc.  Nebr.,  vo  Molesco.; 


amollut,  ad]*.,  émoulu.  Glaive  amoUut. 
(Chron.  de  Nic.  DE  LuT.,  fol.  13.)  Amolu. 
(Pr.,  1370,  180.) 

amoncelement  de  mors.  (Esth.,  ch.  6.) 
Coacervatio.  (Rob.  Est.) 

amoncheler.  (Voc.  Nebr.,  vo  Coacervo 
et  CuMULO.) 

S' amoncheler,  s'assembler  en  troupe. 

Cli'est  a   su   coup  qu'i  faut  qu'on   samonchelle. 

(Muse  norm.) 

amone,  en  picard,  subst.,  aumône,  eleemo- 
sina.  (Chron.  de  Nie.  de  Lut.,  fol.  42.) 

among-ne,  aumône.  (Ms.) 
amonier,    sub.st.,    aumônier.   (Chron.  de 
Nie.  i)H  Lui'.,  fol.  42.) 

Amonitains,  Ammonites.  (S.  du  V.  P.) 

amonnessent,  amenassent.  (Pr.,  II, 
231.) 

amonnestement,  monitorhmi.  (Voc.  de 
I497-) 
amonsseler.  (Voc.  Nebr.,  vo  Aggero.) 

amont,  1490,  1580,  en  haut. 

bien  amotil 

Au  dessus  de  l'autre  fanlcon. 

(G.    DK    LA    BlGNi:.    Poès.,    Ms,    fol .     12  1.) 

Amont  drechiès,  mis,  placé  plus  haut.  (Mss 
du  Roy,  no  7218,  fol.  153  vo,  col.  i.) 

Hln  amon,  en  montant.  (Chron.  des  Cél.  de 
Metz,  1375.) 

amonter,  surmonter,  monter,  parvenir, 
valoir,  augmenter.  Amor  amont  grand  chose. 
(Perceval.) 

amonution,  subst.,  avertissement,  ordon- 
nance. 

amor  (s'),  son  amour. 
—  S  amour,  1458. 

Amorath,  Amurat,  empereur  des  Turcs. 
(S.  du  l\  P.) 

amordre,  verbe,  mordre,  s'attacher,  s'ap- 
pliquer. 

Diex  me  veille  se  li  plaist 
A  son  atnors  amordre. 
(Mss  du  Roy,  n"  7615,  I",  fol.  64  v°,  col.  i.) 

Amors  (l'ait  bien),  mordu.  (Mod.  et  roc., 
fol.  180.) 

Amordre  les  gens.  (Ih.,  fol.  139.) 
amorettes,  amourettes. 


35  — 


amoreux.  (Voc.  Nebr.,  vo  Anticiosus.) 
amors,  1397,  anior,  subst.,  amour. 

...   il  n'avoit  de  povre  pitié 
Ne  vers  Dieu  amor. 

(Mss  du  Roy,  n"  7218,  fol.  205  v*,  col.  i.) 

amorsure  [amorce,  appât.]  (Voc.  Nebr., 

vo   IXESCATIO.) 

amortissement  du  bien,  décadence.  (S. 
du  V.  P.) 

amorty  (Corps),  vieux.  (Èpit.  de  S.  Paul 
aux  Rom.,  ch.  4.) 

amosne,  aumône.  Vamosne  on  te  donra. 
(Rom.  de  1300.  —  Cart.  de  S.  Vincent  de 
Metz,  1242.) 

amotion  ou  séparation.  (Voc.  Nebr.,  vo 
Decussio.) 

amourachement,  amatio.  (Rob.  Est.) 

amouracher  (s'),  devenir  amoureux. 

amourer,  verbe,  amouracher. 

amoureuse  (Instituer  une  fête),  1 390. 

amoureusete  [diminutif  d'amoureuse.] 

Vo  bouchete  vermeillette,  rians  amoureusete. 

(J.    DE    l'EsCUREL,    fol.     58,    col.    2.) 

amourous,  amoureux.  (Noëls  lourd.) 

amouvoir,  verbe,  ôter. 

Amoluoit,  ôtoit.  (Chron.  de  Nie.  de  Lut., 
fol.  52.) 

ampanchement,  empeschement.  (Pr., 
II,  1282,  52.) 

ampereres  [empereur.] 

Pour  exemple  d'onnor 
La  fist  li  ampereres. 
(Mss  du  Roy,  n»  7615,  II,  fol.  172,  col.  2.) 

ampereur,  empereur.  (Voc.  de  1497,  v» 
Imperator.) 

ampestrer,  verbe,  impétrer,  empêtrer. 
Ampestré  des  liens  d'une  femme. 

ampey,  1458,  planté.  (Dipl.,  324.) 

amplaistre,  1480,  emplacement.  (Dipl., 

324.) 
amplexation,  subst.,  baiser.  (Règ.  de  S. 

Ben.  de  1525,  127,  col.  4.) 

ampliateur,  auctor.  (Rob.  Est.) 
amplier,    verbe,    augmenter  ;    le    latin 

ampleare.  (Voc.  Nebr.,  vo  Traho.) 

Amplier  les  biens.  (Règ.  de  S.  Ben.  de  1525, 

72,  col.  2.) 


Ainplié,  étendu,  augmenté,    1499.   (S.   du 
V.  P.  —  Dipl,  324.) 
En  ampliant  les  franchises.  (S.  du  V.  P.) 
amplir.  (Voc.  Nebr.,  vo  Amplio.) 
amploi,  employ.  (Cart.  de  Frist.,  8  vo.) 

ampoigner,  [arripere.] 

Avipoignera  la  flèche.  Arripiet.  (Jér.,  ch.VI.) 

amprindre,  verbe,  allumer.  Il  s'amprint. 
(Ph.  de  Vigneulle.) 

ampule,  subst.  Ampules  d'argent  apelées 
aguières.  (Chron.  de  Nie.  de  Lut.,  fol.  22.) 
Ampules  de  weire,  burettes.  (Ih.,  fol.  55.) 

amuche,  aumusse  de  chanoine.  1490. 

amur,  amour. 

amyableté.  (Voc.  Nebr.,  vo  Benivo- 
lentia.) 

an,  en.  La  vie  d'or  an  roman,  titre  d'un 
livre.  (Chron.  de  Nie.  de  Lut.,  fol.  20.) 

Exclamation  :  an  Diex  !  (Chron.  du  xiii^  s. 
Ms  BouH.,  fol.  326  vo,  col.  2.) 

An  dans  la  Picardie  se  prononce  comme 
en.  Avinture  pour  avanture  ;  dans  le  patois 
des  environs  de  Paris,  an  répond  à  on  :  an  ne 
doit,  ....  Van  ne  voit  que  vous. 

Deux  ans  en  ança,  en  ça.  (Chron.  des  Cél. 
de  Metz,  1375.) 

anacaires  [cymbale,  sorte  de  tambour.] 

Tabours  sonnent  et  anacaires 
Car  il  en  a  la  pluseurs  paires. 

(G.  GuiART,   Très.,  Ms,  fol.   34e.) 

anacorite,  adj.,  qui  appartient  à  l'ana- 
chorète. Vie  anacorite.  (Règ.  de  S.  Ben.  de 
1525,  167,  coh  3.) 

Anachorite,  subst.,  anachorète,  le  latin  ana- 
chorita.  (Règ.  de  S.  Ben.  de  1525,  fol.  16, 
col.  I.) 

Anacrion,  Anacréon. 

AnacrioH  laissât  comme  je  fais, 
L'iau  pour  la  muse,  et  le  vin  pour  le  poùette. 
(Muse  nornt.) 

anblans,  allant  l'amble. 

Deux  puceles  virent  venir 
Desor  un  blans  palfrois  anblans. 

(Mss  du  Roy,  n°    79S92,  fol.   57,  col.  2.) 

ano,  exclamation  ;  han  en  frappant. 
ancainte,  enceinte.  (Mod.  et  rac,  fol.  46.) 
Ancel,  nom  de  baptême,  1462. 


-  36  - 


ancelle,  une illa,  servante,  1397.  (Les  Jug., 
ch.  9.) 

ancellette,  petite  servante. 

ancensier,  subst.,  encensoir. 

ancesseur,  ancestres,  ancessours, 
anceysors,  ancêtres,  prédécesseurs,  1284, 
1385.  (S.  du  V.  P.  —  Dip}.,  324.) 

Il  sont  atret   de  son  aticestre. 

(MsF  du  Roy,  n"  7615,  I,  fol.  68  v»,  col.  2.) 

ancessorie,  race,  ancienneté.  [DipL,  324.) 

anchaig'ner,  enchaîner.  Enchaigiic,  retient 
avec  des  chaînes.  (S.  du  V.  P.) 

anchaing-e,  subst.,  échange. 

anchairoit,  tomberoit.  (Tit.  des  cons. 
de  Metz,  1300.) 

anchanter.  (Voc.  Nebr.,  vo  Kxcanto.) 

anche  ;  la  pointe  iXanchc,  droit  qui  se 
percevoir  sur  le  vin  à  Metz.  Le  picard  au  lieu 
iïiDk'ht'  dit  inchi',  diminche. 

ancheuz,  échus.  (Pr.,  Il,  470.) 

anchien,     ancien,     1209,     1472.     (l'oc. 

Nehr.,  v»^»  Seneci.\.  —  Le  P.  D.mre,  Hist. 

d'Ain.,  II,  402,  tit.  de  1582.) 

anchiennement,  1561,  1472,  ancienne- 
ment. 

anchienneté.  (Pic.) 

anchiez,  1401,  ensuite,  auprès.  Et  la 
niazénette  qui  est  iinchic:^  on  dit  nieix.  Kt  la 
petite  maison  qui  est  auprès  dudit  jardin. 
(Dipl.,  324.) 

anchiser,  tailler,  faire  incision. 

Anchise  par  le  bout  de  la  hampe  tout  au 
travers  le  col  jusques  au  jargel.  (Mod.  et  rac, 
Ms,  fol.  29  vo.^ 

anchisseurs ,  ancisseurs ,  ancêtres . 
(Le  P.  Daire,  Hist.  d'Am.,  II,  393,  tit. 
de  1302.) 

Ancisseur,  ancêtre,  prédécesseur. 

Renart,  j'ai  un  livre  veu 
De  tes  ancisseurs. 
(Mss  du  Roy,  n°  7218,  fol.  77  v°.  col.  2.  —  S.  du  l'.  P.) 

anchois,  avant,  antcquam,  au  contraire, 
mais,  1525,  supposé  que,  1423. 

anchre,  ancre.  (Voc.  Nebr.,  v»  Anchora.) 

anchuse,  herbe,  en  latin  doris.  (RoB. 
Est.) 


ancianor,  ancien,  antique.  K\\nQ  ancianor. 
ancine,  1396,  ancienne.  (Dipl.,  324.) 
anc  nuit,  avant  la  nuit. 
ancoig-neure,  auguhis.  (Rob.  Est.) 
ancoires,  encore,  1359. 
ançois,  adv.,  au  contraire,  encor  que. 

Plus  il   ne  se  lesseront 
Taillier,  ançois  révéleront 
Q.ui  retailler  plus  les  voudra. 
(Hisl.  de  France  à  la  suite  du  roman  de  Fauvel,  Mss  du 
Roy,   no  6812,  fol.  85   v»,  col.    i.) 

ancor,  encor. 

...    il   n'ot  pas  ancor 
Son  fais  .. . 
(Mss  du  Roy,  n'  7615,  II,  fol.  127  v»,  col.  2.) 

ancouraig-er.  (Voc.  Nebr.,  vo  Animo.) 

ancui,  avant  le  jour. 

andain,  pas,  enjambée  en  picard.  Suivre 
à  i;rjiuls  (iiidiiins.  (S.  du  V.  P.) 

Andeflede,  blanche  fleur,  nom  d'une  fille 
de  Clovis  et  de  Basine.  (Anncc  litti'r.,  1765, 
IV,  7) 

andequai(Proudome.)(Cart.deFrist.,i2.) 

andeux,  andoi,  andex,  andous, 
andui,  tous  les  deux. 

an  Diex  !  exclamation.  An  Diex,  an  han, 
qui  m'en  garira.  (Chron.  du  xiif  s.,  Ms 
BouH.,  fol.  326,  col.  2.) 

andoille,  andouille  ;  terme  obscène.  (Mss 
du  \\o\\  n"  7218,  fol.  215  vo,  col.  2.) 

andoillier,  antoillier[andouillier].  (Fouil- 
Loux,  Ven.,  fol.  20.) 

andous,  1247,  les  deux.  (Dipl.,  324.) 

Andreu,  Andrieu,  1458,  Andruyn, 
1273,  Andri,  Andru,  Audrien  (S.),  nom 
propre,  S.  André.  Cart.  de  Frist.,  2.  — 
Év.  de  S.  Math.,  ch.  IV.  —  Bible  des  Cél. 
de  Metz.  —  Pr.,  II,  477.  —  Dipl.,  324.  — 
Prairie  S.  Audrien.  —  Contin.  de  Gr.  de 
Tours  par  Marten'E,  V,  col.  708.) 

androit,  endroit,  lieu.  Nul  androit.  (Mss 
7615,  fol.  150,  col.  2.) 

andui,  peut-être  aujourd'huy. 

Deu.x  maus  larrons  de  tes  cousins 
Andui  furent  par  bougresie 
Ars  au  milieu  de  Normandie. 

(Ms  7218,  fol.  214  v%  col.  2.) 


—  37 


aneanté  (Secours),  nul,  inutile.  (Per.  de 
1èr.) 

aneis,  anei,  aîné.  (Pr.,  1265,  491.) 

anel,  1435,  annuelle.  (Diph,  324.) 

anel,  partie  du  corps. 

....  andoille 
Dont  so  Vanel  en  pent  la  coille. 

(Ms  72 iS,  fol.  241   V",  col.   I.) 

—  Anneau,  bague. 

Oyez,  seignor  un  bon  fabel  ; 
Un  clers  le  fist  por  un  anel, 
Que  trois   dames  un  main  troverent. 

(Ms  7218,  fol.   ii8,  col.   I.) 

anel,  subst.,  arche.  Anel:^  du  pont  des 
morts.  (Ph.  de  Vjgneulle.  —  Tit.  de  15 19. 
—  Chap.  d'Amiens,  layette  de  Camon.) 

anelet,  petit  anneau. 

anen,  anens,  anet,  anethus,  alloiis 
(Noëls  hourd.) 

anette,  cane.  (Nicod.) 

aneuz,  1 388,  tort,  dommage.  (Diph,  324.) 

anfans,  infantes.  (Cart.  de  Frist.,  8.) 

anfarme,  infirme. 

anfer,  [enfer.] 

Ce  est  le  général  à^anftr. 

(Ms  7615,  I,  fol.    118  v",  col.    I.) 

angarie,  corvée,  servitude,  punition  igno- 
minieuse comme  de  porter  la  selle  d'un  cheval. 
(Du  Gange.) 

ang^el,  subst.,  ange,  angélus.  (Règ.  de  S. 
Ben.,  fol.  124,  col.  i.  — S.  du  V.  P.  —  Hist. 
de  la  S.  C,  Ms,  12.) 

ang'eline  (Ad  ce  subservoit  1'),  (Pér.  de 
Jér.)  [féminin  d'ange,  —  la  S^e  Vierge.) 

ang'ellot,  1560,  angelot,  ancienne  petite 
monnoye  d'Angleterre  dont  un  ange  portoit 
l'écusson  des  armes.  (Diph,  324.) 

ang'evin,  petite  pièce  de  monnoye  frappée 
à  Angers.  (Diph,  324.) 

Angiers,  Angers,  ville.  (Cosmog.  d'ApiEN, 
1553.  33-) 
anglai,  1650,  angle.  (Diph,  324.) 

ang'le,  ange./5.  du  V.  P.) 

ang'lée,  subst.,  angle.  (Chron.  de  Nie.  de 
Lut.,  fol.  60.) 


ang'ier  une  personne  et  serrer  à  l'estroit. 
(RoB.  Est.) 

ang'le!,  subst.,  coin,  lieu,  le  latin  anguliis. 
(Job,  ch.  I.)  En  tout  anglet,  en  tout  lieu, 
partout.  (Règ.  de  S.  Ben.,  73,  col.  3.)  Tu 
cherches  anglet  en  lines  directes.  Il  n'est  anglet 
sans  coin.  Il  n'y  a  ne  place  ne  anglet.  (S.  dn 
V.  P.) 

angleux  (Rameaux),  1583,  [resserré  dans 
les  angles.] 

angoisse,  angoise,  subst.,  douleur, 
anxietas.  (Voc.  ].  MouR,  1497.)  Mot  réformé 
de  la  langue  françoise  vers  1645.  (Goujet, 
Bihh  franc.,  VI,  46  et  47.) 

Tout  autre  angoisse  est  joie  et  la  moie  est  mortex. 

(Ms  7218,  fol.   345  v°,  col.   2.) 

angoisseur,  euse,  adj.,  triste,  doulou- 
reux, anxins.  (Ecch,  ch.  5.)  Angoisseiise  mort. 
(Règ.  de  S.  Ben.,  fol.  15,  col.  i.) 

Le  chaitis  monde  soffraiteus 
Et  décevant  et  angoisseus. 

(Ms  7615,  II,  fol.   14e,  col.   I.) 

angoisseusement,  angusoeu- 
sement,  adv.,  reprocher,  véhémenter, 
anxiose.  (Voc.  J.  MouR.,  1497.  —  Les  Roys, 
liv.  le,  ch.  i.^  Angoisseusement  puni.  (Règ.  de 
S.  Ben.,  fol.  23,  col.  i.) 

Braire  moult  angoisseusement. 

(Ms,  2718,  fol.  113,  col.  2.) 

De  sa  plaie  nul  mal  ne  sent 
Dont  se  plaint  angusceusement. 

(Ms  7989s  fol.   50  V,  col.   i.) 

angorisme,  [art  du  calcul,  chrono- 
gramme.] 

On  lit  en  parlant  du  monde  : 

Tu  es  li  cystres  d'angorisme 
Qiii  ne  fet  fors  toUir  le  lieu 
D'autre  figure  c'est  de  Dieu. 

(Ms  7218,  fol.  208  \o,  col.  2.) 

angOUS,  subst.,  [qui  fait  souffrir,  étouf- 
fant.] 

Moult  parfaisoit  angous  et  caut. 
Car  li  solax  estoit  moult  haut. 

(Ms  69892,  fol.  62  V»,  col.  2.) 

angousseux,  euse,  [livré  à  l'angoisse.] 
Angousseuse  amor.  (Ms  79892,  fol.  64,  col.  2.) 

angousseusement,    est    jaloux.    (Ms 

79892,  fol.    5,  col.   2.) 

angouste,  locusta.  (Rob.  Est.) 
angrats,  vous  régnerez.  (Noëls  hourd.) 


-38- 


angressé  (Apol.  de  Valla,  8.), 

ang'uaires,  angariœ,  ambages.  Donner 
respiration  au  peuple  des  annuaires.  (S.  du 
V.  P.) 

anguel  de  l'œuf  où  s'assemblent  les 
humeurs.  (Voc.  Nebr.,  vo  Hircus.) 

an^uffié  (Cueur),  anxialus.  (Ps.  60.) 

ang'uillon,  [aguillon,  empreinte,  bâton 
ferré  et  aigu  des  bouviers.] 

De   petit  aguillon 
Point  on  grant  anesse. 

(Prov.  (lu   l'ilaiii.) 

ang-ulaire, 

Garde -toy  de  l'homme  atii^uJaiir.  Cave 
vinivi  augularctu.  15  31. 

anguoisse,  angoisse.  J:sili.,  liv.  IV, 
ch.  6.)  ;  aiii^'oasc,  vers  Paris. 

ang'uste,  étroite.  Amrustd.  (Dipl..  324.) 

anguster.  (Voc.  Nebr.,  vq  Premo.) 

anhan,  exclamation  de  joye  ou  d'admi- 
ration. 

Quant  la  dame  ce  mot  oï 
Moult  durement  s'en  esjoï. 
Sire,  fet  elc  sanhan  anhan. 

(Ms  761S,   II,  toi.    126,  col.    1.) 

anheler.fTtv.NEBR.jVoAsPiROjPALPiTo.) 
Anheloit  à  la  souveraine  prestrise,  aspiroit. 
(Bibl.  des  Cél.  de  Metz.) 

anhortement,  subst.,  exhortation,  réqui- 
sition. 

aniaus,  bagues. 

anicher,  [cacher.]  Pour  anichcr  en  vous 
ces  antiquailles  là.  (Cl.  de  Mons.) 

anichiler,  [anéantir.].  (Voc.  Nebr.,  vo 
Annihilo.)  Anichilcra,  dispcrdct.  (EccL,  ch. 
32.)  La  tour  ont  tout  anichiU.  (Pér.  de  Jér. 
1488.) 

aniens,  fâcheux. 

animadvertent,  font  attention.  (Fac.  de 

POGE,  43.) 

animales  (Bestes),  pléonasme.  (Pér. 
de  Jér.) 

anixié,  adj.,  annexé,  attaché.  (Chron.  de 
Nie.  DE  Lut.,  fol.  22  J 

Anjolz,  Anjou,  province.  (Pr.,  Il,  1374, 
183.) 


anmy,  au  milieu.  Anmy  la  kaiz.  (Mod.  et 
rac,  fol.  84  vo.) 

annag'e,  aunage. 

annal,  pi.  annals,  annaux,  adj., annuel. 

(Cart.  de  Frist.,  1290,  p.  14  vo.)  Plaids 
aiDiaux.  (Ph.  de  Vigneulle.)  Dans  le  même 
écrivain,  ces  mots  désignent  le  service  et  la 
messe  des  morts  qui  se  célèbrent  au  bout  de 
l'année  du  décez  et  que  nous  nommons  anni- 
versaire. 

anne,  aulne. 

annel,  anneau,  amuihis.  (Geti.,  ch.  38.  — 

Vicilh->  Hriires  à  l'tisage  de  Mel:{.) 

annelet,  qu'on  met  au  doigt.  AnneUas. 
(Rob.  Est.) 

annemi,  anemi,  ie,  ennemi.  Anneniis 
latans,  cachez.  (S.  du  V.  P.)  MefTaire  à  ses 
aneruis.  (Contin.  de  Gr.  de  Tours  par  Martène, 
V,  col.  703.) 

Amours  trop  vous  doi  chérir  et  hair  corn  anémie. 
(jiuANSET  DK  l'Escurkl,  Ms,  n*  68i2,  fol.  54  V*,  col.  2.) 

anner,  aulner  (auner). 

Son   le  retourne,  anna  toujours  on  treuve 
Du  juste  anneur  qui  les  bons  anneurs  anne. 

(J.    MOLINKT.) 

anneur,  aulneur,  mesureur.  Juste  anneur. 

\].   MOLINET.) 

anneux  (Cens),  annuels,  1325. 

Annevers,  Anvers.  Loys  le  quens  di!An- 
uevers.  (Ms  6812,  fol.  80,  col.  3.) 

anney,  adj.,  aîné.  (Chron.  de  Ph.  de 
Vigneulle.) 

anneye,  année,  1300. 
anniau,  anneau. 

Cheile  moetié  à'anniau  pour  nos  nopches  béni. 

(Rom.  de  1300.) 

annichiler,   annihiler,  anéantir.  (Dipl., 

324.) 
Annichiler,  mort.  (Rob.  Est.) 

annoie,  ennuie  au  subj. 

Ne  me  chaut  se  aucun  annoie. 

(Ms  6812,  fol.  éi  v%  col.  3.) 

annombrer,  annumerare.  (Rob.  Est.) 

annoncement,  annonce,  annonciation, 
1471,  avertissement,  denuntiatio.  (Rob.  Est.) 

annonceur  de  justice,  prxco.  (2e  épit.  de 
S.  Pierre,  ch.  2.) 


39  — 


annonchalir  (s')  et  anéantir,  elanguerc. 
(RoB.  Est.) 

annonche,  annonce. 
annoncher,  annoncer. 

annonciateur,  -tor.  (Actes  des  Ap., 
ch.  17.» 

annonciation,  chose  annoncée,  (rc  épit. 
de  S.  Jean,  ch.  i.) 

annone,  subst.,  annona  en  latin.  (Règ.  de 
S.  Ben.,  fol.  88,  col.  i.) 

annortement,  avis.  (Pr.,  II,  247.) 

annoté, 

Fol  mal  annoté.  (Pr.,  II,  160.) 

annuable,  1440,  annuel.  (DipL,  324.) 
annualx,    annuel.    (Cart.    des    Cél.    de 

Metz.  1439.) 
annucies,  1376,  annéez.  (DipL,  324.) 
annuenté,  en  fief.  Cens  annuentés.  (Atour 

de  Metz,  1344.) 

annuer,  accéder.  Anniiirent,  accédèrent. 
(Diph,  324.) 

annuiter,  [mettre  fin  à]. 

Qiii  domine  le  ciel,   la  terre  et  les  palus 
Umbreuses  de  là  bas  ou  toutte  chose  annuité. 
(Renaud  Provençal.) 

annulacion,  annihilatio.  (S.  du  V.  P.) 
annullanoe,  annihilatio,  1472. 
annuncement.  ('Foc.Nebr.  ,voIndictio.) 
annunchier  nouvelles,  annoncer,  1300. 
annuy,  vers  Paris,  maintenant. 

anoi,  ennui,  peine,  chagrin,  insulte.  En 
religion  a  grant  anoi.  (Chron.  du  xiiie  s., 
BouH.,  fol.  56,  col.  I.) 

anombrer,  compter. 

anonoier,  annoncer.  Ils  anoncierent,  annun- 
ciavenint.  (S.  dn  V.  P.) 

anpongnera,  empoignera.  (Bible  des 
Cél.  de  Metz.  —  Év.  de  S.  Math.,  ch.  12.) 

anquairiment,  enterrement,  1476.  (Cart. 
des  Cél.  de  Metz.) 

anque,  anques,  avant. 

Signor  te  donront  en  droit  toi 
Anques  t'estuet  por  cou  souffrir. 

(Ms  79892,  fol.  60  col.  2.) 

anquerron,  trouveront.  (Pr.,  II,  463.) 


anqueste,  enquête.  (S.  du  V.  P.) 
Anquestes  de  prodommes,  enquêtes.   (Pr., 
II,  1230,  462.) 

anqui,  là,  de  là. 

anquison,  (Pr.,  II,  1267,  495.) 

anfeg-ner,  verbe,  estropier,  éreinter. 

ansancier,  subst.,  encensoir.  (Chi-on.  de 
Nie.  DE  Lut.,  fol.  20.) 

ansbedeu,  tous  deux.  (Pr.,  Il,  503.) 

anse,    le   picard   dit   ense  (inse),   defienche 
pour  défiance,  dense  pour  danse. 

ansement,  ensement,  ensamble. 

(Dipl.,  324.) 

anseté,    qui    a   des  anses.   Un    réchaud 

anseté. 

ansien,  ancien.  (Toc.  Nebr.jVoEffectus.) 

ansnei,  aîné.  (Pr.,  II,  1246,  462.) 

ansois,  1 315,  mais,  quoyque.  (DipL,  324.) 

ansoiz,  1305,  de  plus,  outre  cela.  (DipL, 
324.) 

ansuene, 

Et  tu  fores  qu'ici  t'espans 
Qiii  tantes  ansuene  et  grans. 

(Ms  7989s  fol.  64,  col.  2.) 

ansus,  [plus  loin.] 

De  Paris  sont  un  po  ansus. 

(Ms  7615,  I,  fol.  66,  col.  2.) 

antain,  antaine,  ante,  tante.  Oncles, 
sœurs  et  antains.  (S.  du  V.  P.)  Amita.  (Ni- 
coD.)  Avita.  (RoB.  Est.  —  DipL,  324.)  Belle 
ante,  belle-tante,  1472.  (Foc.  J.  Mour.) 
antan,  l'an  passé.  (DipL,  324.) 
antel,  tel,  pareil.  (S.  du  V.  P.) 
anthene  de  navire,  mât.  (S.  du  V.  P.) 

anthenois,  gris.  Des  moutons  et  anthe- 
nois,  1472.  [Erreur  ;  se  dit  du  mouton  d'un 
an  ou  environ.] 

antiesne,  subst.,  anthiene,  antiphona. 
(Règ.  de  S.  Ben.,  fol.  113,  col.  3.) 

anthiffonier,  subst.,  anthiphonnier . 
(Chron.  de  N.  de  Lut.,  fol.  46.) 

anthonniers  (Les)  furent  chassez 
d'Amiens  en  1542  comme  ennemis  du 
royaume. 

antieremant,  1304.  (Cart.  de  Frist.,  19.) 


—  40 


antifrasin  ou  -sim  (Dire  par),  (S.  du  V. 
P.)  antiplirasc,  le  contraire. 

antiphone,  antiphona.  (Ri'g.  de  S.  Ben., 
37-) 

antiquement,  anciennement,  antiquitiis. 

antiquissime,  très  vieille.  Douleur  auti- 
quisshiie,  1583.  (FucHS,  264.) 

antoilliers.  Les  mUoiUiers  sont  les  pre- 
miers cors  (du  cerf)  gros  et  longs  près  des 
mules  et  bien  perreux.  (G.  Phéb.,  Ms,  160.) 

antoneuil,  entonnoir.  (Dipl.,  524.) 

antrac  ou  charbon,  antrax.  (Rob.  Est.) 

antre,  entre,  intei.  (Cart.  des  Céi.  de 
Met/,  1 521.) 

antrechaittes,  subst.,  planches  de  sépa- 
ration dans  une  caisse  pour  y  former  des 
cases  différentes. 

an  trous,  entre  eux.  (Tit.  des  cons.  de 
Met/.,  1300.) 

antrustion,  vassal  du  roi.  (Dipl.,  524.) 

anuals,  annuels.  (Chron.  de  Nie.  de 
Lut.,  fol.  80.) 

anuayssant,  mouvant.  (Voc.  Nebr.,  vo 
Instans.) 

anui,  anuis,  anuit,  peine,  chagrin, 
ennui. 

Qui  en   mon   cuer  se  mire  nitiui. 

(Ms  7218,  fol.  62,  col.  I.) 

Afillis  seroit,  il  seroit  difficile. 

anuit,  cette  nuit. 

anuitant,  fm  du  jour,  commencement  de 
la  nuit.  Nous  istrons  de  ceste  ville  à  Yanui- 
tant  tous  ensemble.  (Mod.  et  rue,  Ms,  fol. 
294  vo.) 

anuitier,  aller  de  nuit,  faire  nuit. 

At.int  est  pris  a  anuitier. 

(Ms  7218,  fol.   144  v»,  col.   I.) 


palus 


Umbreuses  de  là  bas  ou  toutte  chose  annuité. 
(Renaud  Provenç.^l.) 

anulez.  Conculquez  anuJei.  (S.  du  V.  P.) 
anuller,  ahoîere.  (Rob.  Est.) 
a -nuls -jours -mais,   u^S»  ^  jamais. 
(Dipl.,  324.^ 

anvis,  envis,  malgré,  à  peine. 


anvoier,  envoyer. 

Or  proi  celui  qui  vi   perciez  fu  del   jui... 
Qu'il  mativoie  bonne  .santé. 

(Ms  761S,  II,  fol.  135,  col.  I.) 

anvoir,  partie  du  cerf. 

...    la  froissure  et  anvoir. 
Bien  vous  devez  garder. 

(G.   GuKRiN,    Très.,  de  Vin.  49.) 

anvoisié,  [gai,  joyeux.] 

S.i  route  estoit  moult  anvoisièe 
Ht  très  plaisanté. 

(.Ms  7615,  H,  fol.  158,  col.  I.) 

anxier  (s'),  verbe,  s'inquiéter.  Nous... 
(in.xier  pour  les  nécessitez  du  corps.  (Rèi^^.  de 
S.  lieu.,  fol.  90,  col.  4.) 

anxierté,  subst.,  inquiétude.  Anxiété:!^  et 
pénalité/  (^«V-  de  S.  Ben.,  fol.  69,  97,  COl.  I.) 

anxieusement,  adv.  (Règ.  de  S.  Ben., 
fol.  I  )  ),  col.  3.' 

anxieux,  ense,  adj..  triste.  Crainte 
a  II. \  ien.se.  (Rèi[.  de  S.  Ben.,  fol.  35,  col.  4.) 
Sollicité  et  an.xieux  d'augmenter  l'honneur  de 
Dieu.  (Ih.,  fol.  43,  col.  4.) 

aombrement  [incarnation  de  J.-C] 

Ccle  (la  Vierge)  ou  Dieu  prist  aombrement. 

(Ms  7218,  fol.  352,  col.  2.) 

aombrer,  faire  de  l'ombre,  couvrir. 

aornement,  aornament,  ornement. 
Oruatus.  (Bible  s.  d.  Les  Roys,  liv.  III,  ch.  9.) 
Ornamentnm.  (Macch.,  liv.  I,  ch.  i.) 

Borner,  aourner,  orner.  iRob.  Est. 
—  S.  du  V.  p.  —  Dip}.,  324.)  Les  estoilles 
qui  aournent  le  ciel.  (S.  du  V.  P.) 

....    de  ta  figure 
De  sept  estoiles  aornce. 

(Ms  7218,  fol.  179  v°,  col.  I.) 

En  Yaoïfiant  de  très  belle  stature.  (Ol.  de 
LA  Marche.) 

Aornant.  (Epit.  à  Tite,  ch.  2.) 
Aornerent.  (ne  Épit.  de  S.  Pierre,  ch.  3.) 
Auraient.  (Bible  de  1530.) 
Aorent,  adorent.  (Ex.,  ch.  32.) 
Aoreront,  adorahunt.  (Toh.,  ch.  13.) 
Aorant,  adorant.  (Ih.) 
Aorassent,  adorarent.  (Ih.) 

aouir,  entendre,  ouïr,  audire. 

aourer,  aorer,  verbe^  prier,  adorer.  La 


—  41  — 


manière  d^aotier  si  est  de  jengler  au  moustier. 
(Mod.  et  nie,  Ms,  fol.  211  vo.) 

Une  ynirtige  ferai   tresgeter 
En  ton  nom  le  ferai  aorer. 
(Vies  des  SS.,  Ms  de  Sorbonne,  n°  60,  col.   31.) 

Nous  aouriesmes,  adorions.  (S.  du  V.  P.) 
Aouries,  priois,  orahas.  (Toh.,  ch.  12.) 
Le  saint  de  la  ville  n'est  point  aoiirê. 
Aourerent,  adoravcriint.  (Gen.,  ch.  33.) 
Aouroient,  adoroient.  (Les  Nomh.,  ch.  21.) 
Aoura.  (Gen.,  ch.  37.) 
Aourerons,  adorabimus.  (Ih.) 
Aoure,  prie,  adore.  (S.  du  V.  P.) 

aournemens,  ornemens.  (Diph,  324.) 

aouvrer,  travailler. 

S'est  chascun  jor  bien  aouvre's 
Il  seroit  bientôt  recouvrés. 

(Ms  7218,  fol.  249,  col.  I.) 

aowey,  1392,  avoué.  (Diph,  324.) 

apaice,  apaicet  de  sept  ans,  espace. 
(Tit.  des  cons.  de  Metz,  1350.) 

apaier,  remettre  la  paix.  Parlant  de  Longin, 
qui  perça  le  côté  de  Jésus-Christ,  on  lit  : 

celui  qui  sans  delaier 

Te  vout  si  mortelment  plaier 
Vousis  envers  toi  apaier. 

(Ms  7218,  fol.  94,  col.   I.) 

—  Satisfaire,  contenter,  apaiser. 

apaire,  le  latin  apparet.  (Règ.  de  S.  Ben., 
fol.  12,  col.  I.) 

Apparoir  presentialement.   (lUd.,   fol.    35, 

col.  4.) 

Appareray,  appareho.  (Ibid.,  fol.  65,  col.  4.) 
Appairent,  paroissent.  (Ibid.,  fol.  85,  col.  3.) 
Appaire,  paroisse.  (Ibid.,  fol.  87,  col.  3.) 
Contre  disner  apert  varlet.  Apparet  promptus 

circà  bona  prandia  servus. 
apaisantement,  action  d'apaiser,  1126. 

(Tit.  des  cons.  de  Metz.) 

apaisanter,  appaisanter,  verbe,  paci- 
fier, apaiser,  appointer,  accorder,  transiger. 
(DipL,  324.) 

apaisement,  action  d'apaiser.  (Voc. 
Nebr.,  vo  Pacificatio.) 

apaiseur,  moyeneur,  (Voc.  Nebr.,  vo 
Mediator),    appaiseur.    (Ib.   vo   Pacifi- 

CATOR.) 

apaisible,  [calme,  tranquille.]  (Voc.  de 
1497.) 


apaisier,  appaisier,  apaixier,  1449. 
(Tit.  des  Cél.  de  Metz),  calmer.  Appaisier  la 
colère.  (S.  du  V.  P.) 

Apaisie,  apaise,  1336.  Roy  apaisie,  tran- 
quille. (S.  du  V.  P.) 

aparcevance,  connoissance.  (Apol.  de 
Valla,  p.  20.) 

aparcevans,  voyans. 

. . .   Sages  et  apareevans. 

(Ms  761  S,  II,  fol.  137  v°,  col.  2.) 

Quant  tu  aparcevras  la  sainturette. 

(Ib.,  fol.   166  V»,  col.  2.) 

apareiles,  appareils. 

On  visetia  ses  navreures  mortelles 
De  leurs  lies  qu'ils  ont  mit  unguens  et  apareiles. 

(Rom.  de  1300.) 

apareiller,  [préparer,  apprêter.] 

Tuit  se  queurent  apareiller 
Par  diverses  connestablies. 

(G.  GuiART,  fol,  227  v".) 

—  Apprêté. 

Garde  que  tu  faces  ainsi 
Qu'il  n'i  ait  saveur  fors  aillie 
Mais  que  bien  soit  apareillie. 

(Ms  7615,  17s  v°,  col.  I.) 

Engins  qu'entre  eux  apareillerent. 

(G.  GuiART,  fol.  22$   v».) 

X  chevaliers  apareilla 
Moult  noblement  . . . 

(Ms  761$,  II,  fol.   176,  col.  2.) 

apareu,  appereu  vers  Paris,  [apparu.] 
apareur,  rendre  lent,  paresseux. 

aparfondir,  1 376,  approfondir  (la  matière.) 
(S.  du  V.  P.) 

aparissablement,manifestement.('Di/j/., 
324.) 

aparli,  picard,  1353.  Seul,  en  particulier. 
[Mieux  à  part  //.] 

aparmain,  à  l'instant. 

aparoir,  apparoir,  verbe,  paroître. 

aparoler,  parler. 

De  rien  le  prestre  n'aparole. 

(Ms  7218,  fol.   146  v°,  col.  2.) 

aparsoy.  Suffin  aparsoy,  à  soy  même.  (S. 
du  V.  P.) 

à-part-elles,  [entre  elles.] 

Femmes  à  part  elles,  se  devisent  de  plusieurs 
choses.  (Fac.  de  Poge,  p.  68.) 

apartenir  ;  il  aparqicient,  appartient.  (En 
Picardie  et  vers  Paris.) 


42    — 


apart-nous,  nous  seuls,  en  picard  et  vers 
Paris. 

apasanteours,  apasanteurs,  apa- 
soours,  apaseour,  1310,  1520,  1419. 
Arbitres,  compositeurs  nommez  à  Taniiable, 
médiateurs.  (Pr.,  II,  $74  et  DipL,  324.) 

apasteller,  paître.  (Foc.  Nebr.,  vo  Siro. 
—  Apati'lc.  (Ih.,  vo  SiPATUS.) 

apayez,  payez.  (Pr.,  Il,  1263,  490.) 

apel  (mot  d'),  [convocation,  sommation.] 

Quatre  double   i   mot  de  chasse 
Tenant  à  un  mot  à'apel  face 
l.c  vcnciir  par  deux  alenées. 

(F.   GtKRiN,    Très.  Je  vêti.,    19.) 

apellement,  action  d'apeler.  (Voc.  Nebr., 
yo  Voc  AT  10.) 

apenser,  réflécliir,  préméditer,  examiner. 
S'apoiscr,  1368,  penser  en  soy-mème. 

apensionnée  (C'.hose),  donnée  à  pen- 
sion. (l\\\  Xi:i»R.,  v^'  Pathkticus.) 

aperchever,  apercevoir. 

...    je   n'ai   pu   jamais   m'apeiihrfir  de  rien. 

(Muse  norm.) 

aperchevoir,  verbe,  appercevoir,  voir. 
ApercJiut,  vit. 

Quant  les  aperchiil  .Marie 
Ne  pot  muer  qu'ele  ne  rie. 
(l'ies  des  55.,  Ms  de  Sorboiine,   n*  6i,  col.   5.) 

Apcrccoit  vers  Paris. 

apercion.  (Voc.  Nebr.,  vo  Poris.ma.) 

aperer,  ouvrir. 

...    li   cliapelains   les  aptre 
Si  les  trueve   . . . 

(.Ms  721S.  fol.   255   v°,  col.  2.) 

—  Paroître.  Comme  il  appert;  on  voit. 
Mal  est  caché  à  qui  le  cul  apcrt  ;  paroit. 

Apera,  parut.  (S.  du  V.  P.) 

apert,  évident,  savant,  connoisseur,  intel- 
ligent, ouvert.  Un  en  apcrt.  (Gui art,  Très., 
fol.  66  vo.)  Miracle  apcrt,  paroît  ou  évident. 
(Ms  7615,  I,  fol.  104  vo,  col.  I.)  En  apcrt 
non  pas  en  requoi.  (G.  Gltart,  fol.  282  vo.) 
Ta  gloire  ser-ii  faite  apcrtc,  appariicrit.  (Hist. 
de  la  S^'^  Croix,  13.)  Main  apcrte,  ouverte. 
(G.  Phéb.,  Chasse,  215.)  Porte  aperte.  (S.  du 
V.  P.)  La  grieche  est  si  aperte.  (Ms  7615,  I, 
fol.  61,  col.  I.) 

apersevement ,  aperchevement . 
(Voc.  Nebr.,  vo  Perceptio.) 


apertemant,  [ouvertement,  franchement, 
proniptement.J  Bailliez  la  moi  apertemant. 
(Ms  7615,  II,  fol.  151  vo,  col.  2.)  Si  comme 
apertemcnt  le  voient.  (G.  Guiart,  fol.  291.) 
Volir  outre  apertemcnt,  ouvertement.  Mentir 
apertemcnt.  (S.  du  V.  P.) 

apertion,  subst.,  ouverture  ;  le  latin 
apert io.  (Rci,'.  de  S.  Ben.,  fol.  156,  col.  4.) 

Apertion  de  bouche,  bâillement.  (Voc. 
Nebr.,  vo  Oscitatio.) 

apertise,  connoissance,  intelligence.  (Voc. 
Xkhk.,  v'>  Sattor.) 

apeser,  calmer.  (Pr.,  II,  1252,  470.) 
Apescriens,  calmerions.  (Ih.) 

apetisser,  diminuer.  Soit  tant  boulli  (la 
poudre)  que  a'apetisse  de  la  moitié.  (Mod.  et 
rac,  fol.  129  vo.) 

S\ipctissit,  diminua.  (Gcn.,  ch.  18.) 

apetiter,  mcdicare.  (Voc.  de  1497.) 

Aphrique  (Homme).  (Voc.  Nebr.,  vo 
Ahila.i 

apicier,  épicier.  (Tit.  des  cons.  de  Metz. 

I  ^IX).  1 

aplaniement.  (Voc.  Nebr.,  vo  Compla- 

NATIO.) 

aplanier,  doler.  (Voc.  Nebr.,  vo  Lœvigo.) 

aplaquier,  oindre.  (Voc.  Nebr.^  vo 
Oblivio.) 

aplaynement.  (Voc.  Nebr.,  vo  Lœvi- 

gatio.) 

apler,  appeler.  Aph\  de  monde.  Aplirent, 
appelèrent. 

apoier,  appuyer,  appodiare.  (Voc.  J.  Mour. 
—  Voc.  Nebr.,  vo  Cohereo.) 

Estoit  apoiee  sur  une  grande  maçue. 

(Ms  7989%  fol.,   57  col.   I.) 

apoiesmes  de  fleurs,  1397.  Fidcite  me 
Jioribus. 

apointement,  subst.,  accommodement, 

convention. 

apointer,  verbe,  accorder,  convenir.  Pria. . . 
qu'ils  le  feissent  apointer  par  le  syurgien. 
(Triomphe  des  Xeuf  Preux,  499,  col.  2.) 

Viandes  mal  apointées.  (Fac.  de  Poge,  24.) 

apoistre,  1404,  apôtre.  (DipL,  324.] 


—  43 


apollinique,  qui  appartient  à  Apollon. 

Les  remèdes  divers  pour  guérir  de  tous  maux 
Ainchin  que  li  en  avoit  o  temple  apollinique. 
(Muse  vorm.) 

aporter,  [apporter.] 

Aportircs,  apportèrent.  Les  messagiers  apor- 
tircs  nouvelles.  (Rom.  de  1300.) 

apostatat,  apostat.  (S.  du  V.  P.) 

apostater,  verbe,  apostasier.  Le  vin  fait 

apostatcr  mesmes  les  saiges.  (Ri'g.  de  S.  Ben., 

fol.  104,  col.  I.) 

apostolat,  apôtre,  1 397,  le  pape. 
apostoile,  prédicateur. 

Lessierent  lor  apostoile. 

(Ms  68i2,  fol.  85  v%  col.  2.) 

apostole,  évêque,  le  pape.  (Dipl.,  324.) 

...   Vaposiole  de  Rome. 

(Ms  7613,  II,  fol.   147  V®  col.  2.) 

Li  apostoile  le  tredist 
A  l'arcevesque  de  Lyon. 

(Ms  6812,  fol.  72  v°,  col.   3.) 

apostolical  (Trône),  [papal,  apostolique.] 
apostre,  le  pape. 

Le  roy  et  Vapostre. 

(Ms  6812,  fol.  82  V»,  col.   I.) 

apostumeux,  idcerosus.  (Voc.  de  1497.) 

apoteque  de  herbes,  apotiquairerie.   (S. 
du  V.  P.) 

apotesme,     aposthume .    Aposteume    en 
picard. 

apoussaire,  verbe,  épouser. 

apoustume.  (Voc.  Nebr.,  vo  Papula.) 

apovrir,  rendre  pauvre.  (S.  du  V.  P.) 

apoyement.    (Voc.    Nebr.,   v»   Cohe- 

RENTIA.) 

appaingnie,  1458,  accompagné.  (Dipl., 
324.) 
appaires,  apparcas.  (Joh,  ch.  33),  paroisse. 
appaisement,  ^Zflm//o.  (Is.,  ch.  61.) 
Appaisement  du  déluge.  (S.  du  V.  P.) 

appaisié,  appaisé.  (S.  du  V.  P.) 
appaixanter,  rendre  la  paix. 

Pour  cette  guerre  appaixanter, 
Vint  un  homme  se  présenter. 

(Pr.,  II,   156.) 

appalira,  eruhescet.  (Is.,  ch.  24.) 

appandize,  dépendance.  (Cart.  des  Cél. 
de  Metz,  1467.) 


a-pparahle,  placahiUs.  (Job,  ch.  33.) 

apparageor,  1270.  Enfans  puisnez  pour 
lesquels  les  aînez  font  hommage  au  seigneur 
haut  justicier.  (Pr.,  II,  325.) 

apparaux,  subst.,  apparences.  (Règ.  de  S. 
Ben.,  fol.  160,  col.  i.) 

apparcevoir,  apercevoir.  (Rob.  Est.) 
Apparçoit,  aperçoit.  (Reg.  de  S.  Ben.,  l'j  vo.) 

appare,  apparcat.(^\\At  sans  date.) Paroisse 
[ou  mieux  paroi.] 

appareillement  (sans),  sans  apprêt.  (S. 
du  V.  P.) 

Ce  sont  li  appareillement 
Desquels  j'appareille  ma  gent. 

(Ms  7218,  fol.  362,  col.  2.) 

appareillier  [préparer,  apprêter.] 

Behebus  fist  appareillier 
Un  userier  cuit  en  un  pot. 

(Ms  7218,  fol.  242  v",  col.   I.) 

Appareilliez,  lié. 

D'un  blanc  sainct  appartillié. 

(Ms  7218,  fol.  280  v%  col.   I.) 

—  Habillé,  disposé,  ajusté. 

Appareillé  de  joie  faire. 

(Ib.,  fol.   59  v°,  col.  2.) 

•  •  •   ]  (ippct-^im^  nia  gent. 

(Ib.,  fol.   362,  col.  2.) 

Comme  est  appareilliez  et  par  font  abilliez. 

(Ib.,  fol.  259,  col.  2.) 

Apparillieil  à  tous  vos  plaisirs.  (Meurisse, 

Hist.  des  évêques  de  Met^,  p.  494.) 

Appareillei,  1352,  préparé.  (Dipl.,  324.) 
J'en  suis  appareillé.  (Gen.,  ch.  37.) 
Appareiller  une  église,  raccommoder.  (S.  du 

V.  P.) 

Q.ui  voit  sa  viande  appareiller 

Est  souvent  saoul  sans  en  mangier.   1531. 

apparemment.  (Voc.  Nebr.,  vo  Supe- 

REMINENTER.) 

apparence,  moyens  employez  contre  une 
partie  adverse  pour  soutenir  un  doute  con- 
testé ;  salvations,  moyens,  répliques,  défenses 
réitérées.  (Dipl.,  325.) —  Contre  apparence, 
réplique.  (Ih.) 

apparence  de  justice,  1484,  jugement, 
sentence,  acte  de  reconnoissance,  acte  de 
notoriété.  (Dipl.,  p.  325.) 

apparent,  paroissent.  (S.  du  V.  P.) 


44  - 


apparesser  (s'),  devenir  paresseux. 

noblesse, 

L'une  aux  armes  s'adonne  et  l'autre  s'apparesse. 

(Marot.) 

apparg'ines,  subst.  Sens  nulles  appargines 
ne  exceptes.  (Chron.  de  Nie.  de  Lut., fol.  105.) 

apparié,  [apparillié,  préparé.]  Propre 
et  bien  appariée.  (Les  Ruis.,  par  C.  Fontaine, 
386.)  Il  étoit  toujours  prêt  et  bien  apparillié. 
(Tit.  de  1418.  DipL,  325.) 

apparissance,  excellence.  (Voc.  Nebr., 

VO  EmIKENTIA   —   lîVIDANTIA.) 

appariteour,  1543,  1650,  huissier,  bâton- 
nier, verger.  (DipJ.,  325.) 

apparition  de  N.-S.,  l'Epiphanie.  (DipJ., 
325.) 

apparitoire,    pariétaire,    herbe.    (Rob. 

Est.) 

apparoir,  apparerc.  (S.  dit  V.  P.  —  Rob. 
Est.)  Coniparoître  en  justice.  (DipL,  325.) 

apparoissance,  apparence.  (Rob.  Est.) 

appartenanche,apparthenance,  1325, 
(Le  P.  Dairk,  Hist.  d'Am.,  II,  393,  tit.  de 
1302),  appartenance,  dépendance.  ^Cart.  des 
Cél.  de  Metz,  1467.1 

appartenir,  verbe  d'usage. 

Appiirtcinicnt,  appartiennent. 

Appartenra,  appartiendra.  (Le  P.  Daire, 
Hist.  d'Am.,  II,  401,  tit.  de  1382.  —  Ch.  des 
Cél.  de  Metz,  141 2.) 

Apperthiennent,  appartiennent.  (Ib.,   1420.) 

Apparthient ,  appartient.  (Cart.  des  cons.  de 
Metz,  1551.) 

Comme  il  appartenist.  (S.  du  V.  P.) 

Appartint.  (Gen.,  ch.  47.) 

apparute  (Vision),  visa.  (Esdr.,  liv.  IV, 
ch.  10.) 

apparution,  apparition.  (S.  du  V.  P.) 

appateler,  appasteler,  donner  la 
bêchée.  (Rob.  Est.) 

appaure,  apprendre.  (Pr.,  II,  220.) 

appellable,  vocahilis.  (Voc.  de  1497.) 

appellemens  [action  d'appeler.]  (Job., 
ch.  40.) 


appeller,  verbe  connu.  Appellemes,  appe- 
lâmes. (Chron.  de  Nie.  de  Lut.,  fol.  76.) 
AppeJIont,  appellent  vers  Paris. 

appendise,  appendize,  1369  et  1388, 
appendice,  1300,  subst.,  dépendance, 
appartenance.  (Chron.  de  Nie.  de  Lut., 
fol.  48.) 

Les  terres  de  Créky,  Fressin  et  appendiche, 

(Rom.   de  1300.) 

appendre,  verbe,  attacher.  Appendre  le 
scel,   attacher  le  scel,    sceller.    (Ph.    de    Vi- 

GNEULLE.) 

—  Dépendre,  appartenir,  appendere.  Appen- 
dant  d'un  manoir,  1325. 

Appendent,  appartiennent,  141 1. 

'.   l'escriture 

Qu'on  appendoit  dans  le  temple  des  dieux. 

(Mme  norm.) 

appennage,  apanage. 

appenséement  [en  pensant,  à  dessein.] 
Je  n'ay  mie  ordonné  que  on  laisse  courre 
appenséement  aux  troupes  pour  les  prendre  à 
force  de  chiens.  (Mod.  et  roc.,  fol.  59.) 

appensement,  réflexion.  (S.  du  V.  P.) 

appenser  (se),  penser.  (S.  du  V.  P.) 

appercevance,  notatio.  (Rob.  Est.) 

appercevement,^f7T^/'/io.croc.  de  1497.) 

apperchuvoir,  apercevoir. 

apperrer,  apparoir,  apparaître. 
Appara,  appeirera,  1431,  apparaîtra.  (Dipl., 

324.) 

Apperront,  apparaîtront,  1391. 

Appairoity  videtur.  (Pr.,  II,  611.) 

Apperras,  apparueris.  (Ex.,  ch.  10.) 

Apperra,  paroîtra,  (S.  du  V.  P.) 

Appere,  paroisse.  (Ib.) 

Appert,  il  paroît.  Appert  que...  cherchant... 
occasion.  (Du  Bellay,  Mém.,  liv.  IX,  fol.  282.) 

Tout  en  appert,  tout  ce  qui  brille.  (S.  du 
V.  P.) 

Appert  apertement.  Pléonasme.  (Lévit., 
ch.  21.) 

appert,  appers,  habiles.  (Ms  de  1436.) 

Bien  apert  et  bien  combatant. 

(G.     DE    LA    BlGNE,    fol.    99    V".) 

Capitaine  mal  appert,  malhabile.  (Pérégr. 
de  Je  rus.) 


—  45  — 


appert,  ouvertement,  apcrte  en  latin. 
En  appert  né  en  couvert.  (Reg.    du  chap. 
d'Amiens,  1391.) 

Apperte,  ouverte.  (Ex.,  ch.  26.) 

appertement,  adv.,  le  latin  aperte.  (S. 
Champier,  Chron.  d'Austrasie.) 

appertehir.  Ainsi  comme  il  appertieuL 
(Mûd.  et  rac,  fol.  334.) 

Gourmandise  et  lescherie 
Apperiient  à  gloutonnye. 

(G.    DE    LA    BiGNE,    fol.     54    V*.) 

appeler,  grand  avoir.  (Fauchet.)  Appe- 
tere.  (Voc.  ].  MouR.) 

Appete'es,  désirées.  (Sap.,  ch.  6.) 

Et  n'ay  mangé  quand  manger  appeloys. 

(C.  Fontaine,  Les  Ruis.,  p.  374.) 

appetible,  adj.,  désirable.  Chose  appe- 
tible.  (Règ.  de  S.  Ben.,  fol.  99,  col.  4.) 

appetissement  d'eau.  (Jos.,  ch.  i.) 
Imminutio.  (Rob.  Est.) 

appetisser,  minuere,  (Rob.  Est.)  dimi- 
nuer. (DipL,  325.  —  Bible  de  1530.) 

Appetisserent,  diminuèrent.  (Gen.,  ch.  30.) 

appeurhender,  appréhender. 

appiant,  appel,  appiaux,  appels,  1353. 

apping'leis,  1376,  épinglier,  profession 
dès  lors  érigée  en  communauté.  (DipL,  325.) 

applaner.  (Voc.  Nebr.,  vo  Implano.) 

appléger,  1300,  applégier,  1437,  se 
rendre  caution,  assurer,  plaider  en  justice. 
(DipL,  325.) 

appleig-ement,  1410,  1527,  requête  en 
complainte.  (DipL,  325.) 

applicont,  appliquèrent.  (Pr.,  II,  1425, 

195-) 
applommer,  consopire.  (Rob.  Est.) 
appeler  (Pour  H),  s'appuyer.  (S.  du  V.  P. 

—  Pic.)  Fiilcire.  (Voc.  de  1497.) 

appointant,    1550,    aboutissant'.   (DipL, 

325-) 
appointé,  1545,  fixé,  arrêté.  (DipL,  325.) 

appointement,  1473,  transaction,  accord, 
traité  provisoire,  jugement,  répartition.  {DipL, 
325-) 

appointer,  i42i,appointier,  1473,  pré- 
parer, 143 1,  transiger,  accorder.  (DipL,  325.)  ^ 


apport,  advectio.  (Rob.  Est.) 

apporteur,  qui  apporte.  (C.  Fontaine 
Les  Ruis.,  291.) 

appostres,  apôtres.  (DipL,  325.) 

appoteque,  subst.,  [boutique.] 
Vertus  gardéez  et  appotéques  d'humilité.  (Règ. 
de  S.  Ben.,  fol.  87,  col.  4.) 

appoullez,  ampouillez,  1570,  héritages 
ensemencez.  (DipL,  325.) 

appourter,  verbe,  apporter. 

Ceulx  que  illeuc  lez  ont  appourte^. 

(Ph.  de  Vigneulle.) 

appovrir,  depauperare.  (Rob.  Est.) 
appoyans,    appuis,    balcons.    (Les  Roys, 
liv.  III,  ch.  6.) 
appoyement,  soutien.  (Voc.  Nebr.,  v» 

FULSIMENTUM.) 

apprayer,  1458,  arranger  un  pré,  y  faire 
des  fossez,  des  saignées  au  milieu. 

Terres  apprayées,  1455,  mises  en  nature  de 
TpYé.(DipL,  325.) 

appréhender,  verbe.  Appréhende  et  pos- 
sède, appréhendât.  (Ps.  68.  —  Règ.  de  S.  Ben., 
fol.  168,  col.  4.) 

apprenage,  apprentissage.  (Tit.  des  cons. 
de  Metz,  1483.) 

apprenans,  apprentis.  (Tit.  des  cons.  de 
Metz,  1483.) 


apprendre, 

Plus  a  apprins  qui  se  tait  que  qui  haut  brait. 

(Al.  Chartier.) 

ApprenUt,  apprit.  (Bible  sans  date.) 
Apprende:(,  discite.  (Is.,  ch.  i.) 
Apprengnent,     discant .     (Ep.     aux     Cor., 
ch.  14.) 
apprentiers,    1550,   apprentis.    (DipL, 

325-) 

appreuver,  verbe,  approuver.  Appreuve, 
approuve.  (S.  du  V.  P.  —  Règ.  de  S.  Ben., 
fol.  45,  col.  I.)  yappruef,  j'approuve. 

apprins  (Bien),  bien  appris,  bien  élevé, 
instruit.  (Al.  Chartier.) 

apprisager,  apprécier.  (DipL,  325.) 

apprise  de  l'Écriture,  subst.,  du  mot 
apprensare  ou  apprendere. 

approchement,  admotio.  (TIob.  Est.) 


-46 


Approchement  des  femmes,  commerce.  (Fac. 
de  PoGE,  96.) 

approcher,  faire  des  reproches.  Approcher 
quelqu'un.  (Dipl.,  325.) 

approchez,    oppressez,    oppressi.    (Ex., 

ch.  6.) 

appropriément,  adv.,  [appropriation.] 
(Ri\<:.  de  s.  Bcu.,  loi.  58,  col.  3.) 

approucher,  approuchier,  verbe, 
approcher.  (S.  du  V.  P.)  Acccdarc.  (Foc.  J. 
MouR.,  1497.) 

Approuchc.  (S.  Champ.,  Chroti.  d'Auslr.) 
Approuchei,  traduits  en  justice.  (DipJ.  325.'' 
Aprucche  (S').  (Ms  7218,  fol.  13,  col.  i.) 
Aproiiche,  approche.  (S.  du  V.  P.) 
Il   fault  approuchier  les  bestes  le  plus  prés 
que  l'en  peut.  (Mod.  et  rac,  fol.  79.) 

approuvement,  approhatio.  (Rob.  Est.) 
appuial  (Un  bâton),  à  s'appuyer.  (S.  du 
V.  P.),  au  figuré,  persévérance.  (Ih.) 

âpre  en  son  entreprinse.  (Pèrèg.  de  Jerus.) 

aprendre, 

Tant  que  le  videcoc  Tait  bien  nprius.  (Mod. 
et  rac,  fol.  88.) 

apresser,  accabler,  opprimer. 

aprestée,  préparée. 

De  reubes  et  de  joiaus 
Garnie  et  aprestée. 

(Ms  761s,  II,  fol.    140  V»,  col.   I.) 

aprestey,  apprêté,  préparé. 

Li  b.uu]uet  pour  lies  nopches  estov  tout  aprestey. 
(Rom.  de  1500.) 

apresure,  ardeur. 

apreuve,  approuve.  (S.  du  V.  P.) 

aprevoisé,  aprivoisié,  apprivoisé.  (Jêr., 
ch.  31.  —  5.  du  V.  P.) 

apriey,  après. 

Apriey  le  bosquillon  coureut  et  li  rateint. 

(Rom.  de   1500.) 

aprivoiseté.   (Voc.   Nebr.,    vo  Max- 

SUETUDO.) 

aprocer,  1397,  aprochier,  1467,  verbe, 
approcher,  fréquenter.  Aprochier  le  videcoq 
bellement.  (Mod.  et  rac.,  fol.  180.) 

Et  quant  tu  seras  aprochics 

Del  leu  ou  li  cers  est  embrochiês. 

(Ms  7615,  II,  fol.    166  v°,  col  I.) 


Aproce.  Quand  on  l'en  trouve  es  bois  (des 
videcos)  V aproce  l'en  tout  couvert.  (Mod.  et 
rac,  fol.  179  vo.) 

Approeçoit,  appropinquahat.  (Ecoles.,  ch.  51.) 

aproismer,  approcher.  Il  aproisvm.  (Ms 
7218,  fol.  106  vo,  col.  I.) 

apt,  idoine,  propre  à  quelque  chose.  (DipL, 

52)-.) 
apvril,  avril.  (Rob.  Est.) 
aquast,  achat.  (Cart.  de  Frist.) 
aquaster,  aquasteir  [acheter.]  Aquaster 

en  tréfonds.  (Cart.   de  Frist.,  4  vo  et  12  vo, 

1305.) 

aquenance, 

Coûte!  tranchant  d'</</m'//(/;/tv.  (Ms  7218,  fol. 
224  vo,  col.  2.) 

aquerre,  acquérir. 

vont   pour  aquerre 

Pour  les  grans  gains  gaaignier. 

(Ms  6812,  toi.  49,  col.   I.) 

aqueult,  aquieut,  reçoit  bien,  accueille. 

Q.iii  peut   servir  et   ne  veut 
A   la   tin   povretc   Vaquettlt, 

(P.  Grocnet.) 

|c  vo^  aqueux  dans  sainte  sierimonie 

(Muse  uorm.) 

aqueuter,  pic,  coudoyer. 
aquiever,  1532, 

aquitance,  (Cart.  de  Frist.,  10  vo.) 
aquitier,  acquitter,  1325. 
aquoiser,  apaiser,  tranquilliser. 

aquoisité,   froide,    1583.   (FucHS,    Hist. 

des  pi.,  51.) 

aquos,  parce  que,  à  cause.  (Xoëls  lourd.) 

aqusé,  accusé,  1209. 

ar,  se  dit  pour  air  vers  Paris.  Rester  en 
Yar,  suspensîis  in  aère. 

arabier,  enrager. 

arachiez,    arrachés.    (Prov.    de   Salem., 

ch.  15.) 

arag'e  (Droit  d'),  [droit  de  terrage.]('P;'.,II, 
1267,  495.) 

araigne,  araignée.  (Voc.  Nebr.,  vo  Ara- 

NEUS.) 

arain,  airain,  1499.  (Voc  du  Ps.  —  Voc. 
de  1497.) 


—  47  - 


araine,  areine,  [trompette  d'airain.] 

. . .   lors  vist  tentir  araiues. 

(G.   GuiART.    Très.,  fol.    315  v".) 

Et  mainte  trompe  et  mainte  areine. 

(Ms  7615,  II,  fol.   190,  col.   2.) 

araisonnement.  (Voc.  Nebr.,  vo  Que- 

RIT.\TUS.  ' 

araisonner,  dire. 

Li  quex  le  rois  aralsoune 

(Ms  761  S,  fol.   112  V",  col.   I.) 

AUoqui.  (Voc.  J.  MouR.) 

arauble,  1375,  arable,  labourable.  Terre 
arauble.  (DipL,  325.) 

arbaleste,  [arbalète].  Traire  aux  arcs  et  à 
VarhiJi'stc.  (Ch.  de  G.  Phéb.,  324.) 

arbalestier  ,   arbaletier ,    arbales  - 
trier,  \\q.  Jouv.,  291),  arbalétrier. 

Ferrant  crie  aux  arhalestiers  : 
Faites  ce  que  vous  devez  faire  ! 

(G.  GuiART,    Très.,  fol.   124.) 

Archiers,  arbaletters. 

(Ms  7996,  p.  52.) 

arbitraire,  mis  en  arbitrage.  Cause  arbi- 
traire, 1450.  (DipL,  325.) 

arbitratours,  arbitres.  (Pr.,  II,  951.) 

arbitrielle,  arbitrale.  Sentence  arhitrielle, 
1399.  (DipL,  325.) 

arbosier  (Un),  arhutus.  (Rob.  Est.) 

arbou,  contresens,  à  rebours. 

arbrichiaux,  1472,  arbrisseaux. 

arbrisseu,  arbrisseau. 

arc  de  main,  ars  au  pL,  que  on  appelle 
anglois  ou  turquois.  (Ch.  de  G.  Phéb.,  324.) 

Faites  valles  des  ars  porter. 

(Ms  7615,  II,  fol.  168,  col.  2.) 

arcal,  airain,  métal.  (Les  Roy  s,  liv.  III, 
ch.  7.) 

Arcambault,  [Archambeau.] 

C'est  la  mesnj'e  à^ Arcambault, 
Et  plus  en  a  et  pis  vault. 

Est  A  rcamhaîdi  proies  fur iosa  tyranni. 
arcanes  divins,  arcana,  1391. 
arcaus,  [en  forme  de  petit  arc] 

Les  sorciex  par  samblance  avoit 
En  arcaus,  soutiex  et  lingniez 
De  brun  poil. . . 

(Ms  7218,  fol.   251,   col.    I.) 

arce  à  herser  la   terre.    (Voc.    Nebr.    vo 
Traha.) 


arceprestre,archiprêtre.  (Voc.  J.  Mour.) 
arcer,  empêcher.  (Voc.  Nebr.,  vo  Pro- 

HIBEO.) 

arcevesque,  archevêque. 

ISarceuesque  fet  li  ot 

La  chose  dont  must  le  riot. 

(Ms  6812,  fol.   48  v%  col.  5.) 

Archadie,  Arcadie.  (Voc.  Nebr.,  vo 
Cyllane.) 

arche,  subst.,  voûte,  arca  en  latin,  archives, 
coffre  d'aman,  cabinet  voûté  où  les  amans  de 
la  ville  de  Metz  gardoient  en  dépôt  les  minutes 
de  leurs  actes.  (Ph.  de  Vigneulle.) 

Arche  de  la  mémoire.  (Règ.  de  S.  Ben., 
fol.  49,  col.  I.) 

Archedeclin,  Architrichin.  (Heures 
gothiques.) 

Dame  Dieu  reclama  qui  a  la  Magdelaine 
Pardonne  ses  péchiez  et  fist  vin  de  fontaine 
Quant  il  et  ses  apostres  se  sistrent  a  la  caine 
De  saint  Archedeclin  que  il  li  rendist  saine. 

(Ms  7218,  fol.   345  v°,  col  I.) 

archediacre,  (S.  du  V.  P.)  arcedia- 

cre,  subst.,  archidiacre.  (Lettre  de  Thiebaut, 
roy  de  Navarre.  —  Daniel,  Hist.  de  France, 
an.  1270.  —  Le  P.  Daire,  Hist.  d'Am.,  U, 
ISO.) 

archepeleghe,  archipeleg^ue,  (S.  du 
V.  P.),  l'archipel,  archipelagus. 

Mer  archepellech.  (Voc.  Nebr.,  vo  Mare 
Egeum.) 

archerie  (Enseignement  d'),  art  de  tirer 
de  l'arc.  (Mod.  et  rac,  fol.  39  vo.) 

archeure  de  la  lune,  (Ex.,  ch.  29),  [en 

forme  d'arc] 

archidiaque,  1209  [archidiacre.] 

archier,  archer,  tireur  d'arc,  homme  de 
guerre.  Sagittarius.  (Rob.  Est.) 

Archiers,  arbaletiers. 

(Ms  7996,  p.   S2.) 

archieres,  petites  arcades.  (Cart.  des 
Cél.  de  Metz,  1324.) 

archifoux,  terme  burlesque  forgé  par  la 
Société  de  la  Mère  folle.  (Du  Tillet,  Hist. 
de  Ja  fête  des  Poux,  123  et  125.) 

archiscole,  maître  des  écoles  d'une  cathé- 
drale, écolâtre.  (DipL,  325.) 

Arcourant,  Alcoran. 


48- 


ardant,  adj.,  de  couleur  jaune,  verte,  sore, 
ardaiit  et  perse.  (G.  Guiart,  Très.,  fol.  345  vo.) 

Les  yeux  ardans.  (Triomphe  des  neuf  Preux, 
242,  col.  2.) 

ardentement,  ndv.,  avec  ardeur. 

Ardentement  contendu.  (Règ.  de  S.  Ben., 
fol.  16;,  col.  2.) 

ardour,  subst.,  messin,  incendiaire.  (Chron. 
de  Nie.  DE  Lut.,  fol.  5.) 

—  Chaleur,  ardeur.  Talent  d'esteindre 
mardour  et  plus  que  devant.  (Chron.  du 
xiiF  s.,  Ms  BouH.,  (bl.  24cS.) 

ardre,    1488,  verbe,  brûler,  faire  fondre. 

Ardout  (On),  on  brûla.  (Chron.  de  Nie.  de 
Lut.,  2.) 

Arderont  (2^'  èpU.  de  S.  Pierre,  ch.  3.) 

Ardera,  ardehit.  (Hv.  de  S.  Luc,  ch.  15.  — 
Ex.  et  Voc.  du  Ps.) 

Ardroient.  (Jud.,  ch.  16.) 

Ar'des,  brûlés,  //;//('.  (DeuL,  ch.  7.) 

Ars,  brûle,  conihure.  (Ih  ) 

Ardissent,  1414,  brûlassent.  (Dipl.,  52).) 

Ars,  1595,  brûlé. 

Arce,  brûlée.  (Cart.  de  Frist.,  132),  39.) 

Art,  brûlé.  (DipL,  326.^ 

Ardirent,  brûlèrent.  (Parai.,  liv.  Il,  ch.  7.) 

Ardis,  brûlay.  (Deust.,  ch.  9.1 

Ardrons,  brûlerons.  (Les  Jug.,  ch.  11.) 

Ardront, 

Leur  Lingues  liegeresses 
Ardront  mortes  et  vives. 

(Ms  761  S,  II,  fol.   142  v'\  col.   I.) 

Art,  brûlé.  Tout  le  pais  destruit  ou  art. 
(G.  Gui.\RT,  fol.  84.^ 

Ardent,  brûlent.  Gens  ocient  et  maisons 
ardent.  (Ih.,  fol.  61  vo.) 

Ardait,  brûloit  : 

. . .   mainte  fois  ai  ore  pris 
A  la  langue  et  au  doit  tel  cose 
Que  moult  n\  ardait. , . 

(Ms  7989^  fol.  4),  col.   I.) 

Arde,  brûle,  ardeat  : 

Il  reambont  et  tuent  cils  que  il  ont  en  garde 
Por  un   poi  de  denier  que  mahoit  feus  anie. 

(Ms  721S,  fol.   357  v»,  col.   I.) 

Ars,  brûlés  : 

Deus  maus  larrons  de  tes  cousins... 
Ars  en  mileu  de  Xormendie... 

(Ib.,  fol.   214  V*,  col.  2.) 

Arses  :  Lour  terres  seront  arses.  (Hist.  de 
la  5te  Croix,  Ms,  5.)  L'un  ard  en  moy,  l'autre 


cuit,  l'autre  bout.  (Fauchet.)  Il  n'ard 
d'amasser.  (J.  des  Masures.) 

Artes,  brûlées,  1388.  (Pr.,  II,  170.) 

Airce,  brûlée.  (Ih.,  180,  1373.) 

Ardit,  il  brûla.  (S.  du  V.  P.) 

Ardist,  brûla.  (Ex.,  ch.  28.)  Qui  la  maison 
de  son  voisin  voit  ardre  doit  avoir  paour  de 
la  sienne. 

ardu,  (Foc.  Nebr.,  vo  Sublimis.)  Cause 
ardue,  de  conséquence.  Ardua. 

ardure,  brûlure,  ardeur,  1472.  Belliqueuse 
ardurc.  (C.  Fontaines,  les  Puis.,  295.) 

arecier,  se  mettre  en  ceuvre. 

arederie,  subst.,  entêtement,  obstination. 

arées,  sillons.  Les  grants  beufs  ne  font 
pas  les  grandes  arees. 

arelle,  fer  de  charrue,  soc.  (Foc.  Nebr., 

V"   K.XSIRU.M.) 

aremait  de  taïxon,  armé.  (Pr.,  II,  178.) 

arencataire,  arrendateur,  1 548, 1 5  56, 
fermier,  colon.  (DipL,  325.) 

arendation,  1436,  bail  à  ferme.  (DipL, 

32). 

arenée,  adj.,  labourée.  Terre  arenée. 
(Chron.  de  Nie.  DE  Lut.,  13.) 

areneuse  1  Rivière i,  sablonneuse. 

arengue,  harangue.  (S.  du  V.  P.) 

arenner,  aresner,  arranger,  mettre  en 
ordre,  attacher,  arrêter. 

Ses  drapiaus  ordoiez  Tavoit 
Et  Varcsnoit. . .   doucement. 

(.Ms  7218,  fol.   291   v»,  col.   2.) 

arenter,  donner  à  rentes.  (S.  du  V.  P.) 
Areute.  (Ih.) 

aréondies,  arrondies.  Grosses  pierres 
aréondies.  (G.  Guiart,  fol.  225  vo.) 

arer,  1488,  labourer,  arare.  (DipL,  325.) 

Apres  arer  son  jorné  (journel)  sanie  (sème) 

(Ms  7218,  fol     309  v",  col.   I.) 

Aroient,  arahant.  (Joh,  ch.  i.) 
arest, 

...    il   n'a  point  A' arest, 

Li  fauconnier  est  tousjours  prest 

De  fuir  après  son  faucon. 

(Mod.  et  Rac,  fol.    143  v».) 

arestement,  (Voc.  Nebr.,  voStatio.) 
arestes,  nom  d'un  serpent.  (S.  du  V.  P.) 
,.  Son  toucher  fait  mourir  les  chevaux. 


—  A9 


arestison  (Faire),  s'arrêter. 

Gantiers  s'en  torna,  n"\  fist  arestison. 

(Ms  7218,  fol.   344  v°,  col.   I.) 

arestus,  resté,  arrêté. 

S'a  mon  ostel  fusse  arestus 
A  pies  ce  ne  fust  vestus 
De  robe  d'escarhvte  nueve. 

(Ms  7615,  I,  fol.   120  v°,  col.   I.) 

areur,  celui  qui  arc  la  terre,  arator.  (Voc. 
J.  MouR.) 

—  QjLii  fiiit  raie,  sitJco.  (Voc.  de  1497.) 

arfabet,  alphabet. 
argenterie,  [banque,  recette.] 
argenteux,  riche. (Toc.  Nebr.,voMiron.) 

Argentueil,  Argenteuil,  village.  (Mss  du 
Roy.) 

arg-illière  orillonnée,  1433. 

argue,  1548,  argumens,  altercations. 
(Diph,  325.) 

arguer,  verbe,  babiller.  Un  homme  dit 
en  parlant  de  sa  femme  : 

Veez  vous  comment  elle  areue 
Tousjours  n'a  pas  esté  en  mue. 

(Moi.  et  rac,  Ms,  fol.   157.) 

—  Reprendre,  ar guère.  Si  tu  dis  ouy, 
'fargurai  le  contraire.  (Guil.  Michel,  1398.) 

Argue,  arguas.  (Ps.  37.) 

arguillon,  ardillon  de  boucle.  (Pic.) 

argution,  castigatio.  (Ps.  71.) 

ari,  qui  a  perdu  son  humeur  naturelle, 
aridus.  (RoB.  Est.) 

arier,  arrière. 

S'en  retor»e  droit  arler. 

(Ms  7615,  II,  fol.   127  v°,  col.  2.) 

ariérages,  arrérages. 

arignée,  araignée.  (Nicod.  —  Rob.  Est.) 

arimetique,  (S.  du  V.  P.)  [arithmétique], 
arismetiqiie.  (Bible  de  1530.  —  Voc.  de  J. 
MouR.) 

aringuer,  aringer,  arranger. 

arirer,  mettre  en  colère. 

aristologe  (Longe).  (Pcrég.  de  Jcr.) 

Aristotele,  Aristote.  (S.  du  V.  P.) 

arluser  (s'),  s'amuser  avec  les  hommes. 
(Pic.) 

armable,  armahiîis.  (Voc.  de  J.  MouR.) 


armade,  armement,  armée. 

Cliele  sie   noble  emprinse  et  si  nombrieuse  armade. 

(Rom.  de  1300.) 

armaire,  subst.,  armoire.  fC/jro/z.  de  Nie. 
DE  Lut.,  fol.  47.) 

armalx,  1492,  bœufs  qui  vont  à  la 
charrue,  d'où  l'expression  de  hétes  armaïlles. 
(Diph,  325.) 

armandoise  (Bourse)  et  bourse  à  braves. 
(Tit.  des  cons.  de  Metz,  141 2.) 

armature.  (Voc.  Nebr.,  vo  Loricatio.) 

armayer,  armurier,  1361. 

arme,  âme,  anima.  Luxure  qui...  ma 
chetive  d'arme  a  blescié  et  osté  de  ta  grâce. 
(Cb.  de  G.  Phéb.,  365.) 

armeis  de  feir,  armez  de  fer.  (Pr.,  II, 
1281,  513.) 

armeniac  l,sel).  (Fouilloux,  Veit., 
fol.  85.) 

arm.enot,  almanach. 

armentable,  adj.  Le  cuens  de  bar  armm- 
tahle  de  la  sainte  Évangile.  1331.  (Pr.,  II, 
5830 

armeure,  subst.,  armure,  armes,  arma. 
Armeure  de  fer.  (Chron.  de  Nie.  de  Lut., 
fol.  13.  —5.  du  V.  P.) 

armeye,  armée. 

Onks  on  ne  avoye  mi  veu  eune  si  belle  armeye, 
(Rom.  de  1500.) 

Armignoys,  peuples  de  l'Armagnac. 
(Voc.  Nebr.,  vo  Armigniaci.) 

armille,  armiUa,  bracelet.  (Gen.,  ch.  24.) 
Ornement  de  la  main  droite.  (Voc.  Nebr.,  v» 
Dexerocerium.) 

armoiour,  subst.,  armurier.  (Chron.  de 
Nic.  DE  Lut.,  fol.  28.) 

armoise,  inacis,  rue,  etc.,  plante  médicale. 
(Fouilloux,  Fauc,  fol.  13.) 

armoyée,   1496,  armoriée.  (Diph,  325.) 

arné,  delumhis,  ehimhus.  (Rob.  Est.) 

arnelz,  harnois.  (Pr.,  II,  1434,  216.) 

Arnuef  (S.),  saint  Arnoul.  (Cart.  des 
Cél.  de  Metz,  1424.) 

aromas,  aromates,  aromata.  (S.  du  V.  P.) 

aromatique  (Épice^.  (Ex.,  ch.  29.} 

4 


—  50  - 


arom'atizans  (Espiceries).  (Gen.,  cli.  50.) 

aroncé,  pris  dans  les  ronces  en  patois 
flamand.  Animal  cnroncc.  (Jouni.  ciicxclop., 
1769,  334.) 

aronde,  1397,  arondelle,  1585,  hiron- 
delle. (Tob.,  ch.  2.)  Hiioiido,  (Rob.  Est.) 
Cel'ulo.  (Foc.  de  1497.) 

arosmes,  parfums.  (Les  Roys,  liv.  III, 
ch.  10),  arômes,  aroiiinta.  (lix.,  ch.  29.) 

arostaig'e  (Demeurer  en).  i^Tit.  des  cens, 
de  Metz,  1 350.) 

arouser,  arroser,  aspcii^crc.  (S.  du  T.  P.) 
A  r  ou  se  s.  (Ih.) 
arousoir,  arrosoir. 
arouter  (s'),  marcher. 

)usqu';ui  fon/  du  fosse/,  saroutail. 

(G.   GtiART,  fol.  77  v'.) 

Ains  fait  sa  bataille  aiouler, 

(II'.,  fol.   254  V.) 

Piétons  qui  s'iront  arouluiil. 

(II'.,  fol.  227  y.) 

aroyner  [disposer,  préparer,] 

Son   palefroi  list  enccler 
Kt  ses  cliarretes  aroyner. 

(Ms  7615,    il,   fol.    12-1,  col.    I.) 

arpe  (Joueur  d').  (Foc.  Nebr.,  vo  Ariok.^ 
arpoier,  prophiinarc  (Voc.  de  1.^97.) 
arque,  subst.,  arcade.  (Chron.  de  Nie.  de 
Lut.,  fol.  94.) 

arquebusarie,  arquebusade.  Furent  les- 
dits  légionnaires  repoussez  de  Yarqudmsaric 
espagnole.  (Du  Bellay,  Mêm.,  VII,  fol.  200.) 

arquemie.    (Voc.    Nebr.,    vt>   Signium 

OPUS.) 

arrable,  labourable.  Terre  arrahJc.  (Cart. 
des  Cél.  de  Metz,  1564.) 

arrachement.    (Voc.    Nebr.,  vo  Rux- 

C.\TIO.) 

arracheur,  avulsor.  (Rob.  Est.) 
arrainir,  promettre.  (DipL,  326.) 
arrais,  à  l'exception.  (Cart.  de  Frist.,  12.) 
Arrais,  Arras,  ville  d'Artois.  (Chron.  de 
Nie.  DE  Lut.,  fol.  91.) 

arraisonner,  haranguer,  parler,  entre- 
tenir, porter  la  parole.  L'empereur  si  Yarrai- 
somia.  (Villon.  —  Voc.  de  i497->) 


Arraisonné  et  admonesté.  (Règ.  de  S.  Ben., 
fol.  66,  col.  3.) 

arrament,  arrérages.  Payer  les  arraniens. 
(Tit.  des  cons.  de  Metz,  1542.) 

arramie  (Place),  joute,  combat. 

arramir,  assembler,  convoquer,  réunir, 
défier,  s'engager. 

arrascement,  avuhio.  (Voc.  J.  Mour.) 

arrazer  les  murs,  les  raser.  (Pr.,  II, 
17H,  iU^7-) 

arrement,  encre. 

arrest  (Honnne  sans\  qui  ne  s'arrête  pas, 
toujours  en  mouvement. 

Siins  arrest,  sans  différer,  sur  le  champ. 
(S.  du  V.  P.) 

arrestoison,  arrêt.  (DipL,  326.) 

arrêtez.  Des  conseillers  doivent  être 
arrête:^  en  leurs  paroles...  et  modérez.  (Instr. 
du  c^ianc.  de  Chevernv  à  son  fils,  252.) 

arrez,  arrêts.  Ait  eximiez  arre:{  droit  en 
plaict.    Cart.  des  Cél.  de  Metz,  1560.) 

—  1 57),  1434,  vers,  de  côté,  joignant. 

—  Aux  environs,  en  dehors,  1323. 

—  Excepté.  Terre  exempte  de  tous  droits, 
fl/7v:^  de  dixme.  (DipL,  326.) 

arrier,  arages,  1406,  arrérages,  revenus 
des  terres  arrables  restées  en  arrière.  (DipL, 
326.) 

arriers,  derrière,  ro/^o,  à  reculons. — Aussi. 

arriner  une  galêe.  (S.  du  V.  P.) 

arrivement,  appulsns.  (Rob.  Est.) 

arriver,  yarrivis,  'farrivois.  (Lettres  de 
Henry  IV.) 

arroches,  espèce  de  légume.  (Fuens, 
IList.  des  pL,  149.)  Atreplexum.  (Rob.  Est.) 

arrogantement,  adv.,  avec  arrogance. 
(Règ.  de  S.  Ben.,  fol.  114,  col.  2.) 

arroiser,  arroser,  1397. 

arrours,  subst.  plur.,  erreurs. 

arrousement,  irrigatio.  (Prav.  de  Sahm., 
ch.  5.'  Aspcrsio.    Rob.  Est.) 

arrouser,  irrigare.  (RoB.  Est.) 
Arrousé dt  Somme,  soporatus.  (  Voc.  du  Ps.); 
aspersus.  (Rob.  Est.) 


—  51  — 


Anoiisc,  rigat.  (Ép.  aux  Corinth.,  ch.   2.) 
Arrouse,  rigo.  (Voc.  du  Ps.J 
Arrouserai,  rigaho.  (Ib.) 
Arrousa,  aspcrsit.  (Lcvit.,  ch.  8.) 

arrousoir,  [arrosoir.]  (Voc.  du  Ps.) 

arroy,  [en  état,  en  ordre.] 

Or  vous  dirons  en  quel  arroy  vous  devez 
mettre  vostre  espervicr.  (Mod.  et  rac,  Ms, 
fol.  156.) 

arseno,  arsenal. 

arsenour,  profession.  (Cart.  des  Cél.  de 
Metz,  1304.) 

arsin,  arson,  1260,  brûlure,  incendie,  du 
mot. ardere.  (DlpL,  326.) 

Arson  (Laine  ouvrée  à  1'),  1372.  (Tit.  des 
cons.  de  Metz.)" 

Arsous  de  feu.  (Pr.,  II,  499.) 

arsion,  brûlure,  incendiuiu,  1209. 
ar-soir,  hier  au  soir.  (DipL,  326.) 
arsuir,  assurance  (Xarsnir.  (Pr.,  II,  629.) 
arsure,    brûlure,    1368,     1583.    (Esd., 
liv.  IV,  ch.  15.) 

art,  ars,  subst.,  art,  le  latin  ars.  Maistre 
en  ars,  maître  ez  arts.  (Chron.  de  Nie.  de 
Lut.,  fol.  17.) 

Ars,  arc. 

Savoir  à'art,  être  fin,  rusé. 

artéement,  adv.,  ardemment,  avec  affec- 
tion. Penser  trop  artéeuient.  (Rcg.  de  S.  Ben., 
fol.  15,  col.  2.) 

—  En  s'arrôtant  trop.  (Ih.,  fol.  157,  col.  2.) 

arteil  du  pied,  orteil.  (Voc.  Nebr.,  v» 
Halux.) 

artemise,  plante.  Arlemisc  et  paritairia. 
(Ch.  de  G.  Phéb.,  Ms,  fol.  no.) 

arter,  verbe,  arrêter.  Volonté  restrainte  et 
artée  par  le  frein  d'obédience.  (Règ.  de  S.  Ben., 
fol.  49,  col.  2.) 

—  Tarder.  (Voc.  Neb.,  v»  Emanes).  Arle, 
tarde.  (Ib.,  vo  Emansok.) 

arterie,  artère.  (Fac.  de  Poge,  89.) 

artheticque.  Goucte  colique  muée  en 
arlhelkque.  (S.  du  V.  P.) 

articulier,  articuler.  ArticuJier  le  mal 
qu'on  fait.  (P.  Grognet.) 


'       Articularis.  (Voc.  J.  MouR.) 

artifice,  subst.,   ouvrier  méchaniquc  ;  le 
latin  artijîx.  (Règ.  de  S.  Ben.,  fol.  132,  col.  2. 
—  Paralip.,  liv.  II,  ch.  2.) 

artificieux   (Feux),    d'artifice.    (Pérég., 

dejer.j 

artillement,  subst.,  artillerie,  pièces 
d'artillerie.  (Chron.  de. Nie.  DE  Lut.,  fol  10. 
—  Pr.,  II,  1370,  180.) 

—  Outils  nécessaires  à  un  métier.  (Tit.  des 
cons.  de  Metz,  1454.) 

artilleus,  artillier,  1481,  gens  d'artil- 
lerie. Serrez  en  lieu  comme  artilleus.  (G. 
Guiart,  fol.  302  vo.) 

Li  ariillie:^  qui   por  Dieu   c'est  ci  avilliez. 

(Ms  7615,  I,  fol.   104,  col.  2.) 

artique,  article. 
artisien,  artiste. 

Jehan  Bossus  li  artisiev, 
Hemars  Eujars  et  li  fardeliers. 

(Ms  761  ),  I,  fol.   117,  col.   1.) 

aruiner,  verbe,  ruiner. 

arunde.  (Voc.  Nebr.,  v»  Hiwundo.) 

arundelle,  petite  arunde.  (Voc.  Nebr., 
vo  Hirundinus  pullus.) 

arvoire,  enchantement,  vision,  vapeur. 

arvol,  1300,  subst.,  arcade,  voûte.  Arvol 
devant  une  maison.  (Chron.  de  Nie.  de  Lut., 
fol.  38.)  —  Arvol  d'une  porte.  (Ib.,  fol.  70.) 

as,  au.  As  defuer,  au  dehors,  i469'.  (Cart. 
des  Cél.  de  Metz.) 

as,  aux.  As  queils,  auxquels.  (Chron.  de 
Nie.  DE  Lut.,  fol.  10.) 

Qiiant  il  eurent  dîné 
As  officines  sont  aie. 

(Ms  79892,  fol.  47  V,  col.   I.) 

As  main,  à  sa  main.  1397. 
As  us   et   as   coutumes,  suivant  les  us  et 
coutumes.  1209. 

asamblée,  assemblée. 

Turpins,  archiers,  arbaletiers 
Moult  en  a  fait  grant  asamblée. 

(Ms  7596,  p.   52.) 

asanlé,  assemblée,  1397. 
asasiez,  rassasiez. 
asaveurer,  nourrir,  1397. 


—  52 


ascencié,  donné  à  cens.  Avons  asccncic 
et  ascensons.  (Pr.,  II,  622.)  1354. 
Ascencc.  (Ib.,  622.) 

ascouter,  écouter,  1397. 

ascriber,  députcr/roc.  XEBR.,voDEruTo.) 

aseelle,  ascdlu.  (Prov.  de  Saîoni.,  ch.  19.) 
Asceillc.  (Ib.,  cil.  26.) 

aservetir,  assujettir.  (Tit.  des  cons.  de 
Metz,  1463.) 

aseur,  asseur,  aseure,  assuré,  en  sûreté. 

...    lu  clos  lie  cluibcuii   cosic 
Si  bien  que  toute  créature 
Puct  cstrc  licdans  asnire. 

(G.  GtiART,  fol.  76.) 

Asseur,  assuré,  sccunis,  en  sûreté.  (Apol. 
de  Valla,  33.)  1472,  15 17.  (S.  du  V.  P.) 
Dyomedes,  qui  n'estoit  pas  trop  asseur,  niist 
tout  pour  sauver  sa  vie.  (Triomphe  des  neuf 
Preux,  262,  col.  2.)  Asseur  dort  qui  n'a  que 
perdre. 

asinaire,  adj.,  qui  appartient  à  l'âne,  le 
latin  (tsiudriii.  Meule  asinaire,  meule  tournée 
par  un  âne.  (AV;'.  de  S.  Ben.,  fol.  88,  col.  2. 

asistrent, placèrent.  Parlant  d'une  relique: 

Li   nioimic  en   leur,  trésor   Vasislretit. 

(G.  Gliart,  fol.   30  v°.) 

asiurer,  assurer. 

...   t;e  c[\ùisiure  l'espie. 

(G.  Gliart,  fol.  227  v.) 

asmer,  estimer,  juger, 

Cavians,  crespes  resercelés 
Qui   plus  luisent  c'ors  amirrà. 

(Ms  7989'.  fol.   59,  col.  I.) 

asne  de  Senart,  de  la  ibrest  de  Senart. 

Noble  ne  scet  engin  ne  art 
Ne  i]u"un  des  asncs  de  Senart 
Q.ui  bûche  porte. .. 

(Ms  7615,  I,  fol.   ICI  \°,  col.   I.) 

asnesse,  [ànessc.] 

De  petit  anguillon  point  on   bien   grande 
asnesse.  (Prov.) 

asnon,  asellus.  (Rob.  Est.) 

asoig-neuter,  avoir  soin. 

Si  vos  asoigueutcroit. 

(Ms  79892,  fol.  72,  col.   2.) 

asomeir,  verbe,  sommer,  requérir.  ^Cart. 
des  Cél.  de  Metz,  1420.) 

asoreiller  is'),  se  chauffer  au  soleil. 


asoté,  assotté,  rendu  sot,  devenu  sot. 
Jamais  homme  n'est  bien  asoté  que  par  femme. 
(Fac.  de  Poge,  14.  —  La  Morlière.) 

Assotis,  infatua.  (Les  Roys,  liv.  II,  ch.  15.) 

asparge,  (en  Chimipagne),  asperge.  Aspa- 
ragus. (Rob.  Est.) 

aspection,  subst.,  [aspect,  spectacle.] 
Discuter  les  aspeclions.  (Règ.  de  S.  Ben., 
fol.  27,  col.  4.) 

aspergeoit,  mouilloit.  (Lévit.,  ch,  13.) 
Aspergit,  aspersit.  (Les  Xonib.,  ch.  8.) 

aspergest,  goupillon.  Aspergilhnn.  (Rob. 
1:ST.) 

asperg-ouer,  hysopus.  (Toc.  de  1497.) 

asperg'Outte  mineur,  buboniiini.  (Rob. 
Est.) 

aspersion,  arrosement.  Aspersio.  (Rob. 
Est.;» 

aspis,  aspic.  Ils  ont  rompu  les  ceufs 
d'aspis  ;  ova  aspidnni  ruperunt.  15  31.  Aspids. 
(Tob.,  ch.  13.) 

aspre  N'ove),  raboteuse.  (Ev.  de  S.  Luc, 
ch.  3-)  " 

Aspre,  visite,  vehx.  (Les  Roys,  liv.  II,  ch.  2.) 

Aspre.  Que  tu  mettes  ton  faucon  en  aspre 
fain.  (Mod.  et  rac,  fol.  122.) 

Aspre,  monnoye  qui,  en  Turquie,  vaut 
deux  liards  de  la  nôtre. 

Aspre  (Homme),  ansterus.  (Rob.  Est.) 

asprement,  acerbî',  (Rob.  Est.)  [apre- 
ment,  rudement,  durement,  ardemment.] 

La  roue  tourne  si  asprement.  (S.  du  V.  P.) 
Asprement  visité.  (Ib.)  Corrige  asprement.  (Règ. 
de  S.  Ben.  de  1501,  52.) 

aspreté,  asperitas.  (Rob.  Est.) 

asprez,  1209, 

asprir  comme  le  chien  en  jappant.  (Voc. 
Nebr.,  vo  Lacesso.)  Exasperare.  (Rob.  Est.) 

asproyer,  exciter,  pousser,  aiguillonner. 

assaiement,  action  de  goûter.  (Voc. 
Nebr.,   vo  Libatio,   Coxamen   et  Degus- 

TATIO.) 

—  Expérience.  (Ib.,  vo  Experientia.) 
assaier,    verbe,    essayer,    tenter.    (Voc. 
I  Nebr.,  v"  Experior.) 


53 


Le  chevalier...  print  nouveau  cheval  et 
voulut  de  nouveau  assaicr  le  vaissal  qui  ainsi 
l'avoit  abatu.  (Triomphe  des  neuf  Preux,  500, 
col.  2.) 

—  Assiéger. 

Assaicra,  tcutahit.  (EccL,  ch.  39.) 

assaieur.  (J'oc.  Nebr.,  vo  Tentator.) 

assaigir,  devenir  sage.  Le  fol  jamais 
nassai^ut.  De  stutto  iicnio  sapientou.  15  31. 

assaire,  1440,  archers,  gens  de  guerre. 
(DipJ.,  326.) 

assaisier,  emplir.  (V^  Nebr.,  voImpleo, 
Satio),  rassasier. 

assamblement.  (Toc:.  Nebr.,  voUnatio.) 

assannée,  assemblée. 

assarroie,  assurerois.  (Pr.,  II,  477.) 

assarter,  essarter.  (Voc.  Nebr.  ,  vo  Stirpo.) 

assasé,  [riche,  heureux.]  Manans  et  assase:^. 
(Ms  7218,  fol.  344  vo,  col.  2.) 

assasier,  verbe ,  rassasier.  Remplis  et 
assasiei-  (Kèg.  de  S.  Ben.,  fol.  3.)  Appétit 
assa:(ié.  (Ib.,  fol.  133,  col.  2.)  Je  serai  assasié. 
Satiàbor.  (Voc.  du  Ps.) 

assaudre,  assauldre,  attaquer,  prendre 
d'assaut. 

D'escommunier  et  à'assaudrc. 

(iMs  7218,  fol.   7S  v°,  col.   X.) 
...   m'argue  et  si  m'assaul 
Tout  sans  reson. . . 

(Ib.,  fol.   78  \°,  col.    I.) 
Amors  qui  sovent  Vassaloit. 

(V.  des  SS.   de  Sorbonne,  n"  57.) 

Assauldra,  prendra  d'assaut.   (S.  du  V.  P.) 

assaulter,    monter  à  l'assaut.   (Pr.,   II, 
1434,  219.) 
AssauJtont,  montèrent  à  l'assaut.  (Ih.) 
Assaultèe,  prise  d'assaut.  (Ih.,  255.) 

assaulx,  1652,  assoux,  assises,  rentes 
seigneuriales.  (DipL,  326.) 

assavoir  mon,  adv.,  vtruui.  (Esdr., 
liv.  II,  ch.  7.  —  Voc.  Nebr.,  vo  An.) 

assavorer,  retourner.  (Voc.  Nebr.,  vo 
Resipio.) 

assavouré,  goûté,  assaisonné.  Viande  pou 
as  savourée.  (S.  du  V.  P.) 

■    assazé,  rempli,  content,  comblé  de  biens, 
rassasié. 


assazin,  assassm. 

assaziner,  assassiner. 

asseciez  (choses  à).  (Pr.,  II,  515),  [rendre 
sec,  mettre  à  sec,  sécher.] 

assegier,  (5.  du  V.  P.),  asseiger,  verbe, 
assiéger.  (Voc.  Nebr.,  vo  Castrametor.) 

Assejont,  assiégèrent.  (Chron.  de  Nie.  de 
Lut.,  fol.  10.) 

Assegier  une  ville.  (Ih.,  11.) 

....    outre  la  rive 
L'ot  le  connestable  assegic'e 
Par  terre... 

(G,  GuiART,  fol.  219.) 

asseicher,  sécher.  (Fuchs,  Hist.  des  pL, 

26'].) 

asseing",  1589,  assignat,  assignation,  dési- 
gnation. (DipL,  326.) 

asseir,  asseoir,  1345,  bien  placer,  bien 
traiter. 

Asseirent,  le  latin  tentahant.  (Bible  des  Cél. 
de  Metz.) 

asseis,  adv.,  assez,  le  latin  satis.  (Cart. 
des  Cél,  de  Metz,  1412.) 

Asselat,  nom  de  baptême,  1468. 

asseleir,  i290,asseneir,  1373,  assurer, 
garantir.  (DipL,  327.) 

assemblaye,  assemblée.  Les  meine  à 
Vassenihlaye.  (Muse  norm.) 

assemblement,  assemblée. 

Ont  en  un  assemblement 
Outre  le  pont. . . 

(G.  GuuRT,  Ms  fol.   112.) 

(Voc.  Nebr.,  vo  Conjunctim,  pléonasme. 
Convocatio.  (Rob.  Est.)  Cumulât ini.  Voc.  de 
1497.  —  Voc.  Nebr.,  vo  Castellatior.) 

assembler,  assanbler,  subst.,  l'assem- 
blée. 

Montre  buisine  et  montre  trompe 
Fet  sonner  partot  assanbler. 

(Ms  7615,  II,  fol.   189  v°,  col.    I.) 

QjLiant  se  vient  au  joindre  et  à  VassemhJer. 
(Le  J oui'.,   582.) 

—  Marier.  AssemhU,  1209,  l'^'^^rié. 

assemblure,  coagmentum.  (Rob.  Est.) 

assemler,  ressembler. 

Ches  afTins  et  amis  soudain  cil  asscmlia. 

(Rom.   de   1300.) 

assen,  intelligence. 


54  — 


assencissement ,  1490,  asccnscmcnt. 
(DipJ.,  326.) 

assendi,  1322,  assuré,  (Pr.,  II,  513.) 

assené,  saisine, saisie.  ('P;-., II,  5 15.)  Franc 
iXasscne  et  obligation,  1377.  l'crre  exempte 
di  assené,  14 10. 

asseneis,  assignez.  2  sois  assène i s  sur  sa 
maxon.  (Cart.  de  Frist.,  26  v^,  13 14.1 

assenemens  et  obligations,  1 523,  [action 
(.rassigiicr  part  ou  portion.] 

assener,  consigner,  assurer,  atteindre, 
frapper,  convenir.  Bien  ou  mal  assené,  bien 
ou  mal  placé.  Fille  bien  assenée,  bien  pourvue, 
bien  mariée.  (S.  tin  ]'.  P.) 

—  Marier,  joindre,  attraper. 
Assèneraient.  (Pr.,  II,  513.) 

Assennera.  Devisera  et  </i".'ic;/m';(/.  (Ib.^  1393, 
537-) 
assenlyey,  assemblée. 

lout  le   nol-ilc  lusciilyry  t'.iiit   lies  voir  sciir  le   pl.ichc. 

(Rom.  tic  1500). 

assens  de  bled,  (Pr.,  II,  571.'' 

assensement,  terme  messin,  action  de 
donner  à  cens.  Contrat  {.Vassenseinent. 

assentateur  [celui  qui  acquiesce  au  sen- 
timent d'un  autre.]  Assentaleurs  et  flatteurs. 
(Apol.  de  V.M.i.A,  14.) 

assentement,  1280,  1 300.  1 378,  consen- 
tement, eohihentia.  (ï'oe.  de  1497.  —  loix- 
viLLE.  —  Dip].,  326.  —  Le  P.  D.MKH,  Hist. 
(VAni.,  I,  557,  tit.  de  13 14.) 

assentillons,  1628,  tuiles  en  bois  ou  en 
planchettes  en  forme  de  tuiles.  (DipL,  326.) 

assentir,  assantir,  [sentir,  pressentir, 
consentir,  acquiescer].  1280,  1400,  1580, 

A  bien  faire  li  assentir. 

(Mss  7218,  fol.    352.   col.   2.) 
Ainsi  est  Tune  ù  l'autre  oscure 
Que  ne  se  puet  assantir 
Lune  ne  puet  l'autre  sentir. 

(.Ms  7615,  II,  fol.    165  V».  col.  2.) 

Se  sont  les  parties  assenties  et  accordéez. 
(Le  P.  Daire,  Hist.  iVAin.,  II,   397,  tit.  de 

I343-) 

—  Sentir,  flairer. 

Le  veneur  face  assentir  à  son  limier. 

(Ch.   de  G.  Phébus,  Ms,  p.    171.) 

Assens,  accordé,  1300. 
Assench  (J'),  je  consens. 


asseoir,  verbe,  poser,  [trouver.] 
Asseoit,  posoit.  (Chron.  de  Nie.  de  Lut., 
fol.  60.) 

Assie,  assoie. 

Hoche  le  dé,   ne  Vassic  mie. 

(Ms  7218,  fol.  235   v»,  col.    I.) 

La  flambe  saute  aux  couvertures 
Sa  chaleur  }•  va  asseaut, 

(G.   GLi.\Rr,   fol.   222.) 

Por  un   peu   qu'il   ne  sassict 
(/'.  des  SS.   de  ^orbonne,   n"   59,  col.    i.) 

Assiel  (S'i, 

.Mais  sa   vertu   pas  ne  sassiet  (se   repose) 
Toujours  au  plaisir  de  l'amant. 

(P.   Grocnet.) 

Il  faut  tendre  aux  chaumes,  car  les  teurtres 
s'y  assient  (s'y  po.sent)  pour  mengier  le  grain. 
(Mod.  et  rac,  fol.  172.) 

percent  h.iubcrjons  et  cotes 

Et   maint   lieu   la  ou   il   sassicenl. 

(G.   GtiART,   fol.    124.) 

Assise,  assiégée.  (Les  Koys,  liv.  IV,  ch.  8.) 
Se  </55<'o/Vw/ composéement.  (Hèi;.  Je  S.  Ben. 
de  I  )0i,  p.  38. 1 

asseremanter,    1484,    recevoir    le    ser- 
ment. (Dipl.,  326,) 
Assermenté.  (Toc.  Nehr.,  vo  Conjuratus. 

asserener   les   cieux.    (La    Morlière  , 
j   rendre  sereins. 

!       asserrer,  [atfermir,  serrer,  retenir.] 

I..1   ccinturcttc  d'entor  les  flans 
La   dame  a   moult  sa|;ement  prise  ; 
Dame,  dist-il,  vostre  devise 
Asstrrt^  se  Dieu  plaît,   bien. 

(iMs  7615,  II,  toi.   157  v',  col.  2.) 

assert,  asservit.  Il  assert  et  hypothèque, 
1410. 

asserter,    1590,   essarter,    défricher    des 

bois.  (Dipi.,  326.) 

assestot,  1408,  aussitôt.  (Dipi.,  326.) 

asset,  assaut.  Tous  les  assets  qu'il  a  souf- 
ferts. (S.  dn  V.  P.) 

asseucer.  assaisonner.  [Pic] 

asseurance,  asseuranche,  secnritas. 
(RoB.  EsT.j,  asseurance,  assurément. 

asseuréement,  fimiiter.    '  Rob.    Est.) 

Assi  II  renient,  assurément. 

asseurer,  affirwarer.  (Rob.  Est.)  Je 
{assenre,  assure.  (S.  du  V.  P.),  asseuré,  certus, 
(Rob.  Est.) 


—  55  — 


assever,  verbe,  procurer.  Asscvcront  300 
livres.  (Pr.,  II,  463.) 

assevy,  adj.,  assis,  fini.  (Chroii.  de  Nie. 
DE  Lut.,  toi.  39.) 

assevir,  i  fji,  1401,  aider,  servir,  achever. 
(DipL,  326.) 

—  Suivre,  exécuter.  (Cart.  de  Frist., 
1249,  7-) 

assez  non, 

...    lors  dois  dire  (aux  chiens)  asse^  non  po 
tata  tata,  taho,  taho. 

(Ms  7615,  fol.    167,  col.  2.) 

assez    plus   grande,    (S.   du    V.    P.) 

beaucoup  plus  grande. 

assi  clefs  que  verrière.  (Ms  des  Cél.  de 
Metz.) 

assiduation,  subst.,  assiduité.  Constante 
assidiiatioii  (S.  du  V.  P.,  fol.  119,  col.  4.) 

assidueux,  [assidu.]  Assidueux  au  travail. 

assiegement,  obsidio.  (E^ech.,  ch.  4.  — 
Voc.  Nebr.,  vo  Obsidio.  —  Rob.  Est.) 

assiegence,  obsidio.  (Voc.  de  1497.) 

assiement,  sissio.  (Rob.  Est.) 

assiens, 

Faire  des  assiens  d'une  terre.  (Pr.,  II,  585.) 

assier,  acier.  (Voc.  Nebr.,  vo  Chalybs.) 

assiestanche,  assistance.  (Roiu.  de  1 300.) 

assiete  des  Roy  nés,  siège,  manière  d'être 
assis.  (S.  du  V.  P.) 

assisté,  assigné.  Alluef  assieté  sur  fief. 
(Atour  de  Metz,  1344.) 

assistes,  pastophoria.  (Mach.,  liv.  ch.  4.) 
Conviviwu.  (Ev.  de  S.  Luc,  chap.  9.) 

assignaulx,  1636,  assignats,  assignations. 
(Dipl.,  326.) 

assigné,  [étabh.] 

Qiii  aime  et  n'est  aimé, 
Il  est  d'amour  mal  assigné. 

Fille  grandement  assignée.  (S.  du  V.  P.) 
assiner,  assigner.  [Pic] 
assir,  asseoir.  [Pic] 
assis,  placé. 

Le  nés  haut  et  bien  assis. 

(Ms  7989^  fol.  70  v",  col.   I.) 

Simple  ce  est  en  son  vis  assise. 

(Ms  7218,  fol.  360  v°,  col.  2.) 


En  la  deflence  de  icelle  tour,  notre  vie  est 
assise  (en  dépend).  (Pcrcg.  de  fer.) 

assisement,  localiter.  (Voc.  de  1497.) 

assises  de  bétes,  1498,  rentes  seigneuriales 
dues  par  une  communauté  à  un  seigneur  pour 
chaque  bète  à  corne  ;  dans  le  Toullois,  on 
les  paie  le  jour  de  la  tenue  des  plaids.  (Dipl., 
326.) 

assist,  assiégea,  propugnavil.  (Les  Roys, 
liv.  I,  ch.  II.) 

La  cité  qui   haut   siet  assist. 

(G.  GuiART,  fol.  84.) 

Assistrent,  assiégèrent. 

Arriva  tant  de  gent  à  Acre  qu'il  V assistrent 
de  l'une  mer  à  l'autre  toute  à  la  ronde.  (Cont. 
de  Gr.  de  Tours  par  Martene,  t.  V,  col.  630.) 

—  En  chassèrent. 

Li  clerc  de  Rouen  son  cueur  pristrent 
Qu'en  or  et  en  argent  assistrent 
Con  ce  se  fust  un  saintuaire. 

(G.   GuiART,  fol.   52  V.) 

assistance  (Pleine),  assemblée.  (Dits  fac. 

de  PÉTRARQ.UE,   2.) 

assistanche,  assistance.  [Pic] 
assistes,  assistans.  (S.  du  V.  P.) 
assoirant,  [crépuscule  du  soir,  le  soir.] 

...    la  calendre 

Dans  un  faux  jour  de  Vassoirant 

S'étant  mirée  et  remirée. 

(Œuvres  du  s^  Elis.) 

assoiroient,  assureroient.  (Pr.,ll,  1308, 
559-) 

assolir  [acquitter,  décharger.] 

Werier  et  assolir  vers  toutes  gens.    13 14. 

Assolit  l'héritage.  (Ih.) 

assommer,  compter,  nombrer,  finir. 

assopi,  assoupi.  [Pic] 

assopir  une  guerre,  restinguere  hélium. 
(Rob.  Est.) 

assordi,  étourdi. 

Trop  seroit  Arras  assordis 

De  biaus  contes  et  de  biaus  dis. 

(Ms  7218,  fol.  62  v°,  col.    I.) 

assorte,  [assorti.] 

D'elle  le  marchand  ne  s'assorte. 

(P.  Grognet.) 

assoter  (s')  de  quelqu'un,  l'aimer  éper- 
duement,  (Nicod),  rendre  fou.  (Voc.  Nebr., 
vo  Fatuor.) 


-56  - 


assouagé,  apaisé,  sedalns.  (Voc.  de  1497.) 
assouagement,  [soulagement,  adoucis- 
sement. J 

Denier  est  assuagemcnt 
Il  fet  les  pales  rouvelent 
A  tout  le  mains, . . 

(Ms  7218,  fol.   166  V»,  coi.   2.) 

assouager,   délecter,  mnlcere.  (  Voc.  de 
1497.  —  Voc.  Nebr.,  vo  Mansuefacio.) 
assouag-ier.  (Voc.  Nebr.,  %«  Lenio.) 

assoubjectir,  suhjiccrc.  (Roh.  Est.) 

assoudre,  assouldre,  verbe,  pardonner, 
absoudre,  le  latin  absolvcir.  (Ki'i^.  de  S.  Bcu., 
fol.  160,  col.  2.  —  Voc.  Nebr.,  vo  Pio.) 

Assoih,  absolve. 

Assourons,  absoudrons.  (Pr.,  II,  507.) 

assouffîe,5(i//rt/fl^  rassasiée.  Ci:"^â7.'.,ch.i6.  > 

assoulas,  se  délasser  à  la  promenade. 
Aller  (issoiihis.  (Ph.  de  Vigxi-l'lle.) 

assourdement,    surdité.    (J'oc.    Nebr., 

yo  EXURDATIO.) 

assourdir,  rendre  sourd.  (Voc.  Nebr., 
vo  Exurdo.) 

assous,  franc,  quitte. 

assouvé,  1436,  assouy,  1458,  achevé, 
fini.  (Pr.,  II,  1255,  476.  —  Dipl.,  326.) 

assouvir,  1455,  achever.  (Dipl.,  326.^ 

assubjecter,  soumettre. 
Asstd'jL'Cti'-,  assujetissez.  (Bible  de  1530.) 
Assuhjctta,  assujettit.  (Sap.,  ch.   18  et  47.} 
Assidyectant  les  gens.  (Is.,  ch.  14.) 
Assuhjecti.  (Ép.  aux  Hchr.,  ch.  2.) 
Assidycte:(,  liez  et  vinculez.  (Pcrcg.  de  Ji'r.) 

assuefaction,  subst.,  habitude  de  faire. 
(Voc.  Nebr.,  vo  Usitatio.) 

Habitué  par  bonne  assuefaction.  (Règ.  de  S. 
Ben.,  fol.  60,  col.  i.) 

assuffîs,  rassasiez.  (Fac.  de  Poge,  51.) 

assumer,  verbe,  prendre.  Assumer  armes. 
(Chroii.  de  Nie.  de  Lut.,  fol.  75.) 

assurément,     subst.,    déguerpissement, 
161 3.  (Coût,  de  Metz.) 
Ban  de  très  fond  et  d'assurément. 

assurgetes,  insidix.  (Ps.  9.)  Essurguette 
et  cspie.  (Ih.) 


assurrement,  subst.,  écrit  d'assurrement. 

(Cart.  des  Cél.  de  Metz,  1573.) 

ast,  à  cet.  Les  enemis  sont  au  double  de 
moi  asleure,  à  cette  heure,  à  présent.  (Lclt. 
d'Henri  IV.  Mercure  de  juillet  1766,  I,  8.) 

Astalonite, 

llcrode  Astalonite,  rov  de  Judée.  (Dits  fac. 

de  PÉTRARQ.UE,   3.) 

astanger  la  soif,  étancher.  (Ms.) 

astelle,  morceau  de  bois. 

astendant,  mettant.  ]ln  astendant  ta  pensée 
et  ton  désir  a  ce  qui  est  a  advienir.  (S.  du 
V.  P.) 

asterger  et  mordiher.  (Fucus,  Ilist.  des 
pi..  258.) 

Asteriche,  Autriche.  (Pr.,  II,  $90.) 
asteure,  asteur,  à  cette  heure,  à  présent. 

Mcn  faux,  tiens  toy  heureux   liCtrc  asleure  k  Rouen. 

(Muse  iionti.) 

Le  temple  de  I-.V1S  ne  seret  pu  dans  Rome, 
Y  le  faudrct  bastir  asteur  cliv  dans  Rouen. 

(Ib.) 

asteux,  joueur.  [Pic] 
asticoter,  disputer.  [Pic] 
astinance,  abstinence.  (S.  du  V.  P.) 
astraing-iez,    subst.,   étrangers.   (Chron. 
de  Nu;.  Di   Lut.,  fol.  97.) 

astrainre, 

Puisqu'il  vousist  sa  langue  astrainre 
11  ne  doutast  ij  avocas. 

astraire,  verbe,  attirer.  Astraict  par 
amour.  (Règ.  de  S.  Ben.,  fol.  43,  col.  2.) 

astrice, 

Astrice  et  malicieuse  callidité.  (Apol.  de 
Valla.) 

astriotion,  subst.,  [obligation  à  laquelle 
on  est  astraint,  rigueur,  aigreur.] 

Étroite  religation  et  astriction  d'obédience. 
(Règ.  de  S.  Ben.,  fol,  15,  col.  i.) 

Astriction  d'une  plante.  (FucHS,  Hist.  des 
pL,  117.^ 

astrictive  (Plante),  astringente.  (Fuchs, 

ih.,  37.) 

astristieyè,  attristé.  (Roin.  de  1300.) 
astrologien,  astrologue.  (S.  du  V.  P.  — 

Voc.  de  J.  MouR.) 


—  57  — 


astronomien,  astronome.  (Foc.  J.  Mour. 
—  S.  (lu  V.  P.)  Baston  aslroiioiiiicii,  Lxiton  de 
Jacob.  (Cosiit.  (/'Apien  de  1553,  15.) 

astuc,  tinesse,  malice.  (Pic.) 

astucement    (nouvV    (Foc.    Nebr.,    yo 

IXCALLIDE.) 

astucie,  malice.  Astiicic  et  soubtilité. 
(S.  du  F.  P.) 

astut,  adroit,  lin.  Caut  et  asti^.  (Foc. 
Nebr.,  vo  Sagox.) 

asur,  [azur.] 

Je  mets  la  raige  asur  au  chien,  lequel  je 
hais. 

asus," 

De  son  emprise  projettée 
Faut  <\\\asu5  elle  en  vienne. 

(G.  BouviN.) 

asyg'e,  grain  dont  on  foit  mauvais  pain. 
(Foc.  Nebr.,  y»  Sigalum.) 

atache,  pour  colomne. 

Jésus  serolt  par  oultrage 
A  une  alache  flagellé. 

(Vieilles  heures  à  Vus.  de  Mel^.) 

atachier,    attacher.    (Mod.    et  rac,   fol. 
167  yo.)  Atachier  le  las. 
Atachié  à  queyille,  1391. 

atainchier,  verbe. 

Atainchier  plais  par  devant  les  clers.  (Chron. 
de  Nie.  DE  Lut.,  fol.  19.) 

ataindre,  [atteindre.] 

Puisque  de  chiens  atains  se  sent. 

(F.  GuÉRiN,    Très,  de   Vèn.,  p.    17.) 

—  Défiguré. 

Ses  cors  fu  si  atains 
Et  si  très  noirs  et  si  très  tains 
Qju'a  grant  peine  le  coneust 
Nus  hom  qui  tant  veu  l'eust. 

(Ms  2718,  fol.  4,  col.  2.) 

Atainent,  atteignent. 

Les  choses  qui  leur  traînent 
Tant  ne  quant  ne  les  atainent. 

(G.  GujART,  fol.   n8  v°.) 

Atteindent,  atteignirent.  (Pr.,  II,  1373,  182.) 
ataine  (Faire),  terme  de  marine. 

Ains  que  Flamens  face  ataine. 

(G.  GuiART,  fol.   320  v°.) 

ataineux,  fâcheux. 

ataisge,   1367,  stage,  assistance  ou  rési- 
dence au  chœur.  (DipL,  326.; 


atalanter,  atalenter,  disposer  à  avoir 
des  talens,  instruire,  rendre  propre  à  quelque 
chose. 

Aux  jex  samble  moult  bêle  et  gente, 
Chose  qui  au  cuer  atalante. 

(Ms  7218,  fol.   133  v°,  col.  2.) 

atandaire,  subst.,  étendart.  (Chron.  de 
Nie.  DE  Lut.,  fol.  84.) 

atant,  en  ce  temps,  alors. 

Atant  est  pris  a  anuitier. 

(Ms  7218,  fol.   144  v°,  col.    I.) 
Deci  atant  que  il  saura  tanti. 

(Ms  7615,  I,  fol.   lO),  col.   2.) 
Atant  l'une  d'elles  parla. 

(Ib.,  II,  fol.  209,  col.   2.) 

Satant,  à  présent. 

atantats,  subst.  pi.,  attentats. 

atapir,  se  cacher,  se  presser  contre  quelque 
chose. 

atarg-er,    atargier,   retarder,    différer, 
presser. 

N'est  pas  prisié  qui  trop  atarge. 

(Ms  6812,  fol.  72,  col.   3.) 

Debtes  atargées.  (Deiitér.,  ch.  15.) 
Sans  atargier,  tarder.  (S.  du  F .  P.) 

atart,   bien   tard.    Atart   oublie   qui  bien 
aime.  (S.  du  F.  P.) 

atayne,  [dispute,  querelle,  noise,  débat.] 

Et  sacha  par  grant  atayne 
Un  alenaz  d'une  gayne. 

(G.  GuiART,  fol.  23.) 

ateit,    autel,    1350.    (Tit.    des    cons.   de 
Metz.) 

atemprance,  tempérance.  (Ms.  —  EccL, 
ch.  34.) 

atemprée,  nom  figuré  de  la  tempérance. 
(S.  du  F.  P.) 

atenury,  diminué,  hreviatus.  (Joh,  ch.  17.) 

Atévenes,    1265,    Etienne,    Stephanus. 
(Dipl,  s 26.) 

athéiste,    athée.    (Meurisse,    Hist.    de 
Vhi'rcsk  à  Met^,  404.) 

atiner,  irritarer.  (RoB.  Est.) 

atirer,  traiter,  composer,  arrêter,  accorder, 
convenir,  ajuster.  (DipL,  326.) 

atiser  (s'),  s'empresser,  brûler  d'envie. 

4 


-  58 


Les  Flamens  voyant  sans  garde  les  engins 
qui  leur  jetoient  des  pierres, 

D'alcr  tost  cclc   part  a'allsiiil 

A  eux  les  sachent  et  les  brisent. 

(G.   Gui.'.ur,  fol.    -,^H  v°.) 

atlier,  atelier. 

atoivre,  collier  ou  joug  d'un  haut. 
ator,  atour,  atour,  parure.  Parlant  d'un 
cheval  : 

Rica  alor  ot  cl   palefroi  ; 
Sous  siel   n'avoit  si   rice   roi. 

(Ms  7989',   fol.    57  V»,   col.   2.) 

Vermillon  et  azur  et  mine 
Q.ui  les  biaus  aloiirs  enleminc. 

(G.   Gui.KRT,  fol.    5^5   v°.) 

—  Sentence  de  l'échevinage  de  Metz. 

atorner,  verbe,  ajuster,  habiller  propre- 
ment, parer,  harnacher. 

Tout  li  fel  vestir  de  nouvel 
Quant  il  l'ot  du  tout  alortit', 
Devant   le   iluc   l'a   amené. 

(.Ms  7996.   p.   60.) 

Ont  atonicity  ont  fait  un  atour.  ('lit.  des 
cons.  de  Metz,  1300.) 

—  Préparer,  environner,  promulguer  une 
loi.  (DipL,  326.) 

—  Paire  un  atour  à  Metz,  une  loy.  'Pit. 
des  cons.,  1300.) 

Atorua,  ajusta  : 

li   taverniers 

Au   départir   n\'aionia  tel 
Qii'il  me  geta  de  son  ostel. 

(bail.) 
Vestue  et  atorut't 
De  roubes  et  de  joiaus. 

(Ms  7615,   H,  fol.    \  \o  V»,  col.    I.) 

—  Retourner.  L'empereor...  tîst  alonicr 
CGC  chevaliers...  et  lor  fist  chargier.  (Cont. 
de  G.  de  Tyr,  par  Martf.ne,  V,  col.  705.) 

, , .    li   clers  tôt  si  faitenient 
Dist  son  sergent  qu'il  atoruast 
Son  palefroi... 

(Ms  761  S.   I,  fol.    106,  col,  2.) 

—  Préparé. 

Puis  a  son   mengier  atonif. 

(Ms  7996.  p.  32.) 

Li  mengiers  est  atomes  et  la  table  aprestée. 
(Chron.  du  xiii':  s.  —  Ms  Bol  h.,  fol.  52, 
col.  I.) 

A  tort  (II),  il  prépare. 

atoucher,  toucher.  (S.  du  V.  P.  —  Voc. 
Nebr.,  vo  Tango.) 
Atouchei,  taugitt\  (Les  XodiIk,  ch.  i6\) 


atouchier,  toucher. 

11   ne  daignent  atouchier 

Leur  robes  de  !ri\z  et  de  fautrcs. 

(G.  GtiART,  fol.  74.) 

Atouchic.  (S.  du  V.  P.) 

atour,  subst.,  statut  et  règlement  souve- 
rain que  faisoient  les  maître  échevin,  les  treize 
et  tous  ceux  qui  composoient  la  communauté 
de  la  cité  de  Metz  dans  les  assemblécz  géné- 
rales, ^il^out.  de  Metz,  1373,  1550,  1613.) 

Faire  un  atour.  (Chron.  de  Nie.  dk  Lut., 
fol.  17.) 

Drois  iïalours,  1298.  (Gart.  de  Prist.,  13.) 

atourner,  retourner. 

.\pres  chou,  li  rois  est  levés 
Hnsi  corn  il  fut  atouniés 
Droit  en  sa  chambre  en  entra. 

(Ms  721X,  (û\.   1)9  v',  col.    I.) 

sa  privée  mcsnie 

Q.ui  d'armes  si  va  aloiimaul. 

(G.  GtiART,  fol.   251.) 

Atour  lia  son  asne.  (Les  Ro\s,  liv.  IV,  ch.  25.) 
atournés,  .solliciteurs  de  procès.  (DipL, 
326.) 
atourneyr,  parer. 

On  tys  à  Wilournyr  ;  attens  le  ou  paissiaige. 

(Rom.  de  1300.) 
Alournejc  pour  lies  nopches  de  biaux  acoustremens. 

(Ih.) 

Atouriu'  en  bien,  changé.  (S.  du  V.  P.) 

atout,  1445,  avec.  (DipL,  326.'  Atout  un 
homme,  avec  un  seul  homme. 

atrabile,  atrabilaire. 

atraire,  [attirer,  amener,  séduire.] 

nouvele 

Qu'il  ont  allait  a  leur  cordele. 

(G.   Gliart,  fol.    iio.) 

atrampance,  atrempance,  atren- 
pance,  (S.  du  V.  P.),  tempérance. 

Chevalier  sage  d'atrevpatice. 

(G.  Gliart,  fol.  261.) 

atre,  autrui.  (Gart.  de  Frist.) 

—  Autre,  aîter.  (Is.,  ch.  34.  —  Gart.  de 
S.  Vincent  de  Metz,  1242,  1414.) 

Li  un  de  ça,  li  atre  de  là.  (Hist.  de  la  5'e 
Croix,  5.) 

atrefois,  autrefois.  (Tit.  des  cons.  de 
Metz,  1505.) 

atremper,  modérer.  Atremper  Idiàts^tncQ. 
(S.  du  V.  P.) 


—  59  — 


Atiriiipc  l'orlogc,  règle.  (Ih.) 

A  trempant,  tempérant.  (Ib.) 

Atrenipée,  modérée.  (Ih.) 

atrempure,  modération.  (S.  du  V.  P.) 

atrie,  subst.,  [portique,  porche,  terrain 
prés  du  parvis  d'une  église.  Voy.  aitrie.] 

Une  atric  pour  ensevelir.  (Chroti.  de  Nie. 
DE  Lut.,  fol.  43.) 

atriquer,  [ajuster,  préparer.] 

l.i  kaillo  qui   isseiit  des  fondes 
Qu'aucuns  pour  droit  geter  airiquénl. 

(G.  GuiART,  fol.  69.) 

atrocissime,  cruauté.  (Perég,  de  Jér.) 
atropeler,  atruper,  assembler,  réunir. 
atroublez,  atteriti.  (Joh,  ch.  20.) 
attains  devant  un  juge,  appeliez.  (S.  du 

V.  r.) 

attalon,  auprès,  attenant.  (DipL,  327.) 
attaque,  attache.  (Pic.) 
attaquer,  attacher.  (Pic.) 
attaquiey,  attaché. 

Sies  pieys,   sies  mains  sentiant  ni  estre  ploiis  altaquicy. 

(Rom.   de   1500.) 

attédiation ,  subst.,  tiédeur,  txdiiim. 
(Esdr.,  liv.  IV,  ch.  9.  —  Voc.  Nebr.,  v» 
Tœdium.  —  Règ.  de  S.  Ben.,  fol.  75,  col.  i.) 

attedier,  ennuyer.  (Nicod.)  Si  l'affection 
que  vous  avez  à  l'union  de  la  chrestienté  ne 
vous  supportoit  attedié.  (Mèm.  du  Bellay, 
liv.  IV,  fol.  168.) 

atteit,  subst.,  autel.  (Chron.  de  Nie.  de 
Lut.,  fol.  30.) 

attelle  (cheval).   (Voc.  Nebr.,  vo  Qua- 

DRIJUGUS.) 

attemprance.  (Voc.  Nebr.,  v»  PARei- 

MONIA.) 

attempréement,  [posément,  modéré- 
ment.] (Les  Koys,  liv.  II,  ch.  21.  —  Voc.  de 
1497.  —  Voc.  Nebr.,  vo  Clementer  et 
Modeste.  I 

attemprer,  frener,  (Voc.  Nebr.,  v» 
Emoderor. 

attempter,  verbe,  tenter,  éprouver.  (Règ. 
de  S.  Ben.,  fol.  158,  col.  i.) 

attendre,  verbe. 

Ce  qui  est  lonj^uement  attendu 
Est  assez  chèrement  vendu. 

(Règ.  de  S.  Ben.,  fol.  154,  col.  3.) 


(Prov.) 


Atteudismes,  attendions.  (S.  du  V.  P.) 
attendue,  1459,  ^'tendue,  terme.  (DipL, 

327-) 
attenir,  tenir,  attinere.  (Rob.  Est.) 

attenteraient,  tentative.  (Voc.  Nebr.,  vo 
Nisus.)  Attenté.  (Voc.  J.  Mour.) 

attenu,  adj.^  obligé.  (Règ.  de  S.  Ben., 
fol.  46,  col.  4.) 

attenuier.  (Voc.  Nebr.,vo  Extenuo.) 

attenuriement.  (Voc.  Nebr.,  vo  Exte- 
nu atio.) 
attenurir,  extenuare.  (Rob.  Est.) 
atterrer, 

la  fortune 

Et  des  princes  plus  hauts  atterre  les  hommes. 

(Ronsard.) 

attiffé,  paré,  décoré.  (Pic.) 
attiffement,  comptus.  (Rob.  Est.) 
attiffer,  comere.  (Rob.  Est.) 
attintelaye,  habillée. 

Attiniclaye  aveuq   mille  guenilles. 

(Muse  nortn.) 

attiré,  harnaché.  Monté  et  attiré  conve- 
nablement. (Pr.,  II,  535.) 

attirement.  (Voc.  NEBR.,volLLEeTATio.) 
—  Ordonnance  par  laquelle  le  roy  remet- 
toit  ou  attiroit  les  monnoyes  affoiblies  à  leur 
juste  valeur.  (Leblano,  Monn.,  174.) 

attisier  le  fu,  attiser  le  feu.  (Pic.) 

attoucher,  attingere.  (Rob.  Est.) 

attournement,  [ajustement,  parure, 
arrangement,  accord,  procuration,  préparatif.] 

attourneur,  attourneresse,  cosmeta. 
(Rob.  Est.) 

attrac,  chiroine,  maladie  des  jambes  avec 
enflure  et  douleur.  (Fuens,  Hist.  des  pL,  52.) 

attrahieres,  1437,  attrayeres,  1457, 
1527,  retraits,  confiscations,  épaves,  alluvions. 

attraindre, 

Adjoindre  et  atraindre  à  nous.  (Pr.,  II,  629.) 

attraire,  attirer,  1353. 
Attrahirent,  attirèrent. 
Ung  dormir  attrait  l'autre.  Postulat  assiduum 
dormit  10  torpida  somnum. 


6o  — 


Borcas  chasse  les  nues,  lesquelles  Cecias 
attraict.  1531.  Fiiiiat  7iiibt'fii  Boiras,  quaui  trahit 
Cecias. 

—  Nourri.  Qui  est  attraict  de  gelinotte,  il 
ne  peult  qu'il  ne  gratte.  Filia  gallinx  niatrctii 
scctatiir  uhiqiic. 

Altrabirciif,  attirèrent.  (Les  Koiiib.,  ch.  25.) 

attrape  minette,  piège,  fourberie. 
(Partie  de  chasse  d'Henry  IV.  Com.) 

attrayement,  iUectus,  Icnociniuiu.  (Rob. 
Est.) 

attro  d'une  maison,  atrimii,   1525,   1397. 
(Ps.,   115.) 
attreig-nes,  autres,  1517.  (DipL,  327.) 

attrempance,  subst.,  température,  tcm- 
pcrias,  (Voc-  de  1497.  —  Voc.  Nebr.,  vo  Clk- 

MENTIA,     MODIFICATIO,     MODESTIA,     TeMPE- 
RANTIA.   —  RoB.   F.ST.) 

attrempé,  fnigaJis.  (l'oc.  de  1497.  — 
Voc.  Nkbr.,  vo  Clkmens.  —  Moderatus.  Rob. 

l-ST.) 

attrempement,  luoderalio.    Rob.  Hst.) 
Attroiipci'niciit,  Jrui^aJiter.    (Voc.    de    1497. 
Moni-RATK.  —  Rob.  Hst.) 

attremper,  verbe,  modérer,  arranger, 
ajuster,  accorder,  Attremper  une  sentence,  la 
modérer.  Nous  attremper  et  modérer  de  nos 
vices.  (Rèi^.  de  S.  Ben.,  fol.  120,  col.  3.) 

Attremper  son  vre,  la  modérer.  (S.  du 
V.  P.) 

Attremper  un  outil,  lui  donner  la  trempe.  (Ib.) 
Temperare.  ^^Rob.  Est.) 

attrempeur,  moderator.  (Voc.  de  1497.) 

attribleront,  affligeront, (///(/v///.  (Para!., 
ch.   17.^ 

attrit,  rompu.  (J\\\  Nebr.,  vo  Quassus.) 
Destruis  ou  fort  attris.  (Pe'reg.  de  Jer.) 

au,  du.  Le  plus  prochain  parent  au  mort, 
1209. 

—  Avec.  (S.  du  /'.  P.) 

Le  picard  et  le  normand  prononcent  0  : 
au  ciel,  0  ciel. 

aubain,  étrangers,  advenœ. 

—  Blanc  d'œuf.  (FucHS,  Hist.  des  pL,  41.) 
Albumen.  (Rob.  Est.) 


aubaleste,  arbalète.  (Pr.,  II,  1230,  465. 
aubarg-e,  auberge.  Terme  champenois. 
aube,  le  point  du  jour. 

aubelin  (Peau  d').  (S.  du  V.  P.)  [Mouton 

blanc] 

aubergue,  alberg-ue,  1605,  certain  droit 
de  directe,  seigneurie  ou  rentes  seigneuriales. 
(Tit.  du  prieuré  de  Soudorgues,  dans  les 
Cévennes.  —  Dip}.,  527.) 

aubesson,  subst.,  très  petit  poisson. 
aubres,  arbres. 

Auburtin  Mathiat,  nom  de  baptême. 
(Cart.  des  Cél.  de  Metz.) 

auche,  espèce  de  meuble.  /^m7;(' de  coivre. 
(Reg.  des  cens,  de  Met/.,  1470.) 

auchun,  auchune,  aucun,  aucune.  f/^tV. 
de  S.  />,;/.,  loi.   3,  col.  2.) 

Aucoirre,  .\uxcrrc. 

Bon   vin   burent,   cl  fort  et   roit, 
Ce   m'est  avis   d'Àiicoirrt'  estoit. 

(.Ms  7iiS,   fol.   278,   col.    I.) 

Aucoirrois,  .\uxerrois. 

un  jor  jouer  aloie 

Devers  V Aucorrois  Saint-Germain. 

(.Ms  7218.  foi.    325,   col.    I.) 

auctaubre,  octobre.  (Pr.,  II,  1280,  511.) 

auctentique,  subst.,  passage  de  l'Écri- 
ture -sainte.  Comme  dit  Y  auctentique.  (R.  de 
S.  Ben.,  136,  col.  4.) 

—  [Autorité,  vérité  reconnue,  axiome.]  (Les 
femmes  sont  sur  tous  auctentiques,  elles  sont 
dignes  de  renom.  (Ms.) 

auctorisamment.  (Voc.  Nebr.,  vo 
Graviter. 

auctorité  [avantage,  supériorité,  pouvoir, 
prérogative,  authenticité,  axiome.] 

N'est  pas  en   moi   la  dignité 
Xe  ne  sui   del  auctorili!. 
(V.  des  SS.   de  Sorbonne,   n°  6i,  col.   25.) 

aucturier,  celui  qui  gouverne  les  autours. 

Tout  ce  pcult   ung  bon  autour  prendre 
Quant  Vauclurier  y  veult  entendre. 

(G.    DK    1..V   BlGNK,    Ms   fol.    II    v°.) 

aucun  (s'),  si  aucun,  si  quis.  1368.  (S. 
du  V.  P.) 

aucuns  (les),  les  uns.  (S.  du  V.  P.) 
Aliquantuluiu.  (Voc.  J.  MouR.) 


—  6I  — 


aucy,  adv.,  aussy. 

audacité,  subst.,  audace.  fA'tV.  ch'  S.  Ben., 
fol.  121,  col.  I.) 

Audeflede,  blanche  llour,  nom  d'une 
fille  de  Clovis  et  de  Basiiie.  (Auiicc  Jilt.,  1765, 
IV,  7-) 

auditeur  du  Roy,  office  dont  parlent  les 
archives  de  Picardie  dans  le  xiv^  s.  Jean 
Amanson,  auditeur  du  Roy,  1583.  (Rog.  du 
chap,  d'Amiens,  lavette  de  Camons.) 

AufFrican,  Affriquain.  (S.  du  V.  P.) 
Sipion  Aiiffricaii.  (Ib.) 

Auffricque,  Affrique.  (S.  du  V.  P.) 

aug-mentateur,  auctor.  (Rob.  Est.) 

augmenté, 

Un  homme  détraqué  et  augmenté. 

aug-ustales,  officiers  du  sénat  de  Metz. 
(Aiitiq.  de  Met~  par  le  P.  Cajot,.30I.) 

aujordui,  au  jour  de  huy,  aujour- 
d'hui. (Pr.,  II,  1320,  574.) 

Chascun  si  trait  à  son   moulin 
L'en  ne  trouve  aujordui  riens  fin. 

(Ms  6812,  fol.   79  v°,  col.   I.) 

aul  (Ung),  aUiuni.  (Rob.  Est.) 
aulbin,  aubin  de  l'œuf,  albumen.  (Voc. 
J.  MouR,  —  Rob.  Est.) 
aulchun,aulchune,  aucun. Sans  fl!M/t:/;z/«^ 

velation.  (Règ.  de  S.  Ben.,  fol.  148,  col.  i.) 

aulchunement,  adv.,  en  aucune  façon, 
nullement.  Nous  ne  doibvons  auIcbiDwnient. 
(Règ.  de  S.  Ben.,  fol.  90,  col.  4.) 

aulcon,  poisson  connu  en  Lorraine,  1464. 
(Tit.  de  la  famille  de  Gournay.) 

aulmoner,  1410,  faire  l'aumône. 
aulnustier,    peut-être    aulneur.    Frez   et 
aulnnstier  payez.  (Pr.,  II,  666.) 

auls,  aulz,  1298,  1399,  1581,  eux.  (DipL, 
327.) 

aultelag-es,  auttelag-es,  1436,  profits 
de  l'autel,  émolumens,  casuels  d'une  cure, 
dixmages.  (DipL,  327.) 

aultour,  autour,  oiseau  de  proye. 

Autlours,  auberts  et  mouchetz. 

(G.  ni-   i.A  BiGXF,  Poe's.,  Ms,  fol.   21.) 

—  Vautour.  (S.  du  V.  P.) 


aultretant,  autant.  (DipL,  327.) 

aulx,  137;,  hoirs,  représentans  eux. 
Vendent  la  maison  pour  aulx  et  pour  lour 
aulx,  à  tousjours  maix.  (Dipl.,  327.) 

—  Légumes.  Des  raies  ou  hoppons  d'aulx. 
(FucHS,  Hist.  des  pi.) 

aumailles ,  bœufs,  vaches,  bestiaux  à 
cornes.  Plenté  d'aumailles  i  treuvent.  (G. 
Guiart,  fol.  249.) 

—  Sauinaille,  son  aumaille. 

aumaire,  armoire,  armarium.  (Voc.  J. 
MouR.) 

Aumaire  de  la  science,  tête.  (S.  du  V.  P.) 
Aumaire  ou  coffi'e.  (Voc.  de  1497-) 

aumoniere,  aumosniere,  subst.,  partie 
d'ajustement  de  femmes,  la  bourse. 

Aumoniere  et  corroe.  (Ms  7615,  II,  fol.  153, 
col.  2.) 

Adonc  puterie  s'escorce 
Et  se  li  hocha  s'aumosniere 
Et  honte  li  besse  la  chierre. 

(Ms  7218,  fol.  252,  col.  2. 

—  Adj.,  charitable. 

Sa  famé. . .    plaine  aumoniere 

(Ms  7615,  II,  fol.   124  v°,   col.    I.) 

aumuce  double  cornue,  mitre.  (S.  du 
V.  P.) 

aumuche,  ce  qu'on  porte  sur  le  bras 
(Muse  norm.) 

s'aumuche 

Qui   moult  estoit  parfonde  et  lêe 
Puis  l'a  sor  son  chief  rafublée 

(Ms  7218,  fol.   177,  col.    I.) 

—  S'aumuche,  son  aumuce. 
auner,  assembler. 

aunoi,  aulne,  arbre,  lieu  planté  d'aulnes. 
au  premier  que  je  vous  ay  vu,  à  l'ins- 
tant. (Pic.) 

auquaise,  [diftbrmité  de  la  bouche.] 

Tenues  lèvres  et  bouche  auquaise 
Ot,   je   ne  sai   sel  fu   punaise. 

(Ms  7218,  fol.    3)0,  col.    I.) 

auques,  plus,  aussi.  (DipL,  327.) 

Vous  savez  auques  de  mon  estre. 

(Ms  7218,  fol.   350,   col.    I.) 

—  En  ce  moment,  alors,  à  présent. 
auqueton,  1428,  hoqueton,  arme. 
auquns  (s'),  1209,  si  aucuns. 


62    — 


aureille,  amis.  Ne  touche  au  tournât  des 
aureilles,  ny  aux  narilles.  (Fouilloux,  Faiic, 

loi.    15  V'O.) 

aureiller.  (I:v.  de  S.  Marc,  ch.  4.) 

aurilage,  espèce  de  droit  [seigneurial,  le 
mê'me  qu'abeillage.] 

auronne,  ahrolonum.  (Rob.  Est.) 

aus,  1209,  ^'*J^-  '^"^  asseoir.  Ms  7615,  I, 
fol.  105  vo,  col.  I.) 

Moult  forment  A'aus  lionorrc. 

(Ms  72i«,  fol.   242  V",  col.    I.) 

—  Aux. 

Aus  tentes  rest  tel  gcnt   rcnicsc 
Qui   sont   bien   pour  les  garantir. 

(G.   GviART,  fol.    510  v».) 

—  Ail. 

ausaissoire,  subst.,  accessoire,  incident 
dans  un  proce/..  (Ph.  de  Vig\i;lli.k.) 

auscultée,  1510,  i)4i,  collationnée, 
vidimée,  contVontée  à  l'œil  sur  l'original. 
(DipL,  327.) 

ausi,  aussi,  ainsi. 

.■/«M   qui  s'entremet  d'amer. 

(.Ms  7989',   fol.    58  %•.  «:ol.    I.) 
lot  ausi  con   Yen  dit. 

(Ms  7615,   H.  fol.    140,   vol.    1.) 

Ausi  legierement   connue... 

(Ms  7218.  fol.    }44,  col.    1.) 

ausin,  ainsi. 

Car  tôt  ausin  comme   liors 

Kst  li  meudre  niestaus  con  vertisse. 

(Ms  7615,   1,  fol.   75.  col.    1.) 

au  soir,  avant  que.  (Pr.,  II,  465.) 

au  son,  près.  Au  son  l'osteil,  près  l'hôtel. 
(Cart.  de  Frist.,  1264. 

Aussais,  Alsace.  (Pr.,  II,  1459,  -54-) 
Aiissay,   1444,   1460.  iPh.  de  Vigneulle. 

aussin,  aussi. 

...    tu  tiens  (de  Dieu)  tes  seigneuries... 
Ht  aussin  ques  de  ses  menistres. 

(Ms  68j2.  fol.   49  V.   col.    \.) 

Aussoirre,    Ausserre.    (Le    P.    D.mre, 

Hist.  (f.-ini.,  I,  537,  tit.  de  1314.'^ 

austel,  subst.,  autel,  le  latin  altarc.  (R.  ch' 

S.  Ben.,  fol.  138,  col.  3.) 

Auteili,  1503,  aiilteis,  1388,  auticis,  autels, 

chapelle,  prestimonie,  desserte.  (DipL,  327.' 
austour,   autour,   oiseau    de    proye.    Un 

bon  austour  ou  taucon  lanier  ou  sacre.  (Ch. 

de  G.  Phéb.,  150. 


austre,  vent  du  midi,  austrum.  (S.  du 
V.  P.) 

austruce ,    austrusse ,    austruche 

autruche.    (Dcuii'y.,    ch.    13.)    Striilio.    (Is., 
ch.  34.  —  Rob.  Est.) 

aut,  le  picard  dit  eut  :  il  Jcut,  pour  il  faut, 
oportet. 

autains,  [tantes.] 

Oncles,    nulains,    sœurs   et    frères.    (S.    du 

r.  p.) 

auteil,  subst.,  autel  fera  ses  warans  se  il 
dit  (////(•/  et  li  premiers  et  li  secons.  (Coût,  de 
Molliens-Vidame,  1209.) 

autelet,  petit  autel.  (I:x.,  ch.  27.) 

autelle,  1480,  autre,  altéra. 
A  II  h!  s,  tels,  talfs.  (S.  du  V.  P.) 

autenges    Droit  d'  .  (Pr.,  II,  1267,  463.) 

autenois. 

Ris  iWiutcuois  ne  passe  la  gorge.  Risus 
hiunuli  haud  ultra  guttur.  (C.  DE  BoVHLLES, 
Prov.,  V"  Antfnois.) 

autieulle,  1490,  gibier  ou  volaille. 
autom  (l.e   vent   d')  ou  de   midi,  auster. 
(RoB.   EST.l 

automatopiitiques  (les),  les  pneuma- 
tiques et  les  hydrauliques.  (Arithmétique  de 
Xic.  Tart.^gli.^,  épit.  dédie,  8. 

automnal,  autumnalis.  (Rob.  Est.) 

autorisablement,  authenticé.   (Voc.  J. 

MOLR.) 

autorité  (s'),  son  autorité.  1307.  (Reg. 
du  chap.  d'Am.) 

autresi,  autressi,  auxi,  1373,  comme, 
même,  semblablement,  aussi. 

Les  espaules  autresi 
Dois  lever. . . 

(.Ms  7615,   II,  fol.    162  v'',  col.   I.) 

(DipJ.,  -^i-j  et  Ms  7218,  fol.  168  vo,  col.   2.) 

Diex  vous  saut  autressi. 

(Ms  7218,  fol.  259,  col.  2.) 

autretant,  de  même,  pareil,  semblable, 
pareillement,  semblablement.  (Pr.,  II,  527.J 

autretet,  pareil,  semblable.  (DipL,  327.) 
autreuy,  autrui.  (Pr.,  II,  1282,  518.) 


-63  - 


autrier,  avant-hier,  l'autre  jour. 

li   bons  vins 

Que  je   buis  Vaulrier  à  Provins. 

(Ms  721  S,  fol.    177,  col.  2.) 

Autrique,  Autriche.  (S.  du  V.  P.) 

autrui,  autre.  Ce  que  j'ai  de  Vaiitnii 
chastel.  aMs  6812,  fol.  86  v»,  col.  i.) 

Aiitri  folie  des  autres.  (Ms  76 r 5,  I,  fol. 
III,  col.   I.) 

autruier,  celui  qui  gouverne  les  autours. 

Tout  ce  peult  nng  bon  aultour  prendre 
Qiiant  Vautruier  y  veut  entendre. 

(G.    DE  i..\   BiGNi:,  fol.    Il    vo.) 

autumne,  automne.  (Èp.  de  S.  Jude.) 

auveus,  auvec,  avec.  (Pr.,  II,  1267.) 

Auviler,  lieu  connu  par  ses  bons  vins. 
Aspernai  dist  à  Avilcr.  (Fahl.) 

au  voire,  folie,  vertigo,  enchantement, 
vapeur. 

auxi,  aussi. 

^uxi  moût  joua  l'en  a  paume. 
(Geof.  de  Paris,  Ms  6812,  fol.   52  v%  col.  2.) 

auxiliateur,  auxUiator.  (h.,  ch.  31.) 

auxiliation.  (Voc.  Nebr.,  vo  Juvamen, 
Opitulatio.) 

auximant   des   injures.   (Pr.,  II,    1285, 
523.) 
auxint, 

(Geofroy  de  Paris,  Ms  6812,  fol.  49, 
col.  2.) 


Auxois,  Auxerrois. 

H  vin   à' Auxois 

Li  bons  sentis  vins  et  roiaux. 


(Fahl.) 


avachie  (Plante),  [flasque.]  (Fuchs,  Hist. 
des  p}.,  140). 

Savanchissant.  (Ib.) 

avachir  (s'),  flaccessere.  (Rob.  Est.) 

avaine,  1361,  subst.,  avoine,  avena.  Du 
feurre  ou  de  V avaine.  (Ms  7218,  fol.  249, 
col.  I.j 

Ceux  qui  souvent  le  long  de  la  journée 
Gaignent  Vavaine,  ils  ne  la  maquent  pas. 

(Muse  norui.) 

aval,  dans,  parmi,  en  bas.  Aller  en  aval 
sur  une  rivière,  la  descendre.  (Ph.  de 
Vigneulle.) 

Cherre  avals,  tomber.  (Chron.  de  Nie  de 
Lut.,  fol.  84.) 


Ça  aval,  cv  dessous.  (Ms  6812,  fol.  76, 
col.  3.) 

Le  tems  tosjors  cort  aval,  fuit.  (Ms  7218, 
fol.  339,  col.  2.) 

Par  les  iex  li  couloit 
Le  sain  et  aval  la  face. 

(Ms   7218,  fol.    177  v",  col.   1.) 

avaler,  avaller,  verbe,  descendre, 
abaisser. 

S'il  me  devoit  avaler 

Kn   sa  charte  la   plus   profonde. 

(Ms  7615,   II,  fol.    1)1   V",  col.  2.) 

Availloit,  descendoit.  (Chron.  de  Nie.  de 
Lut.,  fol.  98.) 

Avala,  descendit,  fit  descendre.  (Jos.,  ch.  2.) 

Avalèrent,  descendirent.  (Les  Roys,  liv.  IV, 
ch.  25.) 

Les  braies  li  ont  avalées  (fait  tomber).  Ms 
7218,  fol.  143  vo,  col.  I.) 

Coultes  avalle:(  contre  le  mur.  (Le  Jotiv., 
xMs,  297.) 

Faire  avaller  les  yewes  d'ung  estang,  1397, 
les  faire  couler.  (DipL,  327.) 

—  Verbe  connu.  Atant  avale  le  daigon. 
(V.  des  SS.,  Ms  de  Sorbonne,  no  60,  col.  53.) 

avalets,  aveletz,  15 13,  descendans  en 
ligne  directe,  petits-fils.  (Coût,  de  Metz.) 

avallement  de  vin,  sorhitio,  depressio, 
(Rob.  Est.),  avalement.  Siz  à  Vavallement  du 
Croc. 

avallevins,  yvrongnes. 

Avallevitis  dont  les  rouges  rauziaux. 

(Muse  iiorm.) 

avaloir,  gosier.  (Pic.) 
avaloire,  subst.,  dossière. 

Traiz  et  avaloire. 
(Ms  761$,  II,  fol.  212,  col  2.) 

avaluement,  évaluation.  (DipL,  327.) 
avanchement,  avancement,  1391. 
avanchié,  avancé,  1378. 

avanchissant,  [flasque.  Voy.  avachie.] 

Plante  languissante  et  avanchissante.  (Fuchs, 
Hist.  des  pi.) 

avancier,  terminer. 

Avancitr  leur  querelle. 

(G.  GuiART,  fol.  291.) 

—  Parvenir.  (S.  du  V.  P.)  Avancier  sa 
cause.  (Ih.) 


-64- 


avans  (les),  advcnlus.  (Cart.  de  Frist.,  25, 
nn.  1265.) 

avant,  avance,  fasse  profiter. 

avantaig-e,  avaintag-e,  subst.,  avan- 
tage, lîstrc  à  VavaiiUiioc.  (Symph.  Champ., 
Chiou.  (F  A  II  sir.) 

Ils  ne  savent  prendre...  autre  avahilage  que 
aller...  sur  les  routes  (Ch.  de  (j.  Phhb.,  123.) 
Les    grands    (ivaiifaii^es    des    chiens    courans. 

(G.   DE  LA  HiGNF,   l'ol.    I35   V".) 

avant  courement,/v.7v///.<;o.(RoR.  Est.^ 

avant  dire,  poursuivre,  continuer,  prédire. 

avantureux,  adventureux,  {(uuhi- 
ciiliis.]    Row.  lisr. 

l.'lionime  ruse  p;ir  lonj;  usuge 
,  N'"est   (olcnicnt  aTiiiilini-n.x. 

(I)l    Hmiav.) 

avanz  hier,  aventier  (  avant -hier.  ) 
(M  II  il'  110  nu.) 

avaricieusement,  uvidi'.  (Joh,  ch.  27.) 

avaulx,  parmi. 

ave,  [aïeul,  grand-père,  ancêtre.  AiVK.] 

—  Degré  de  parenté.  Avoc  mon  père  et 
nvc,  je  suis  icy  reclus.  (Jpax  Moi.inkt.) 

—  1-au. 

le  ventre  li  trave 

Ausi  legiercnient.  comme  se  ce  fust  une  ate. 

(.Ms  7218.  fol.   344.  col   I.) 

Prez,  ai't',  manandises,  etc.  (Le  P.  Daire, 
Hist.  iJ'Aiii.,  I,  545,  tit.  de  1582.) 

avech,  1283,  [avec] 

Avocuh  les  niescroyans.  (Rom.  de  1500.) 

Avecques  vous.  (Le  Jouv.,  Ms,  389.^ 

Avctic  son  capitaine.  (G.  Guiart,  fol.  285.) 

Avoccqucs  li  son  ami  ot.  (Chioii.  du  xiii^s., 
Ms  BouH.,  fol.  281,  col.  2.) 

Avcqiies  des  gens  de  Sédille.  (Ms  6812, 
fol.  70  vo,  col.  5.) 

Avoeqiu's  le  rubi  balai.  (Ms  7218,  fol.  218, 
col.  I.) 

Avon.  (Pr.,  II,  145.) 

aveer,  avouer.  (DipL,  327.) 

aveine,  aveinne,  [avoine.]  Escouter  les 
oviiiiics  lever.  Siii^^cntcs  auscultarc  avoias,  1 5  3 1 . 

avel,  aviaus,  singe,  bijoux,  tout  ce  que 
l'on  souhaite,  bonnes  aventures. 

Toujours  n'auront  il   mie 
Leur  bons  ne  leur  aviaus. 

(Ms  7615.  Il,  fol.   144,  col.   I.) 


avelaine,  aveline.  (Fac.  de  Poge,  119.) 
Avcllaiia.  (RoB.  Est.) 

avelete,   ayeule.  (Cart.  de  Frist.,  1290.) 

avenant,    agréable,    qui    plait,    gracieux. 
A    l'dvcuaut,   à    proportion    (Ph.    de   Vi- 
gneulle),  [selon  ce  qu'une  chose  permet.] 

Sont  les  tentes  le  roi  assises 
Plaisans,  avuiatitcs  et  bêles. 

(G.   Gliakt.  fol.   551   v°.) 
\'a...    pucele 
Kl   tant  fust  axvuiiiis  et   bêle. 

(Ms  79Si)^  fol.,  4S  V"  col.    I.) 

avenautée,  terre  avenue  par  profit  de 
fief.  (DipL,  327.) 

aveneçon,  avoine  stérile.  (Rob.  Est.) 

avènement,  arrivée. 

avenir,  arriver. 

Il  avciubd.  (I-\  GuERiK,  1 5,  et  S.  du  V.  P.) 

Se  d'aventure  aveuoit.  (G.  Guiart,  fol.  260.) 

Nule  chose  avii^nw.  (Ms  7)1),  I,  fol.  107, 
col.   I.) 

Ton  règne  avicgiu'.  (Ms  7218,  fol.  172  vo, 
col.  2.) 

Av'h'ucruc.  (S.  du  V.  P.) 

l.a  succession 
N"cst   pas  ne   ne   peut  avenir. 

(HIsl.  de  l'r.,    ...    fol.   65   V,   col.    5.) 

Com  en  avi'nist.  1256.  (Cart.  de  Frist.,  16.) 
Aveigne,  arrive.  (Pr.,  II,  1266,  491.) 
Ai'i'iironl,  arriveront.  (Ib.,  617.)    . 

aventuré,  méprisé.  Très  mal  parlant,  de 
basse  moin  issu,  digne  d'être  de  tous  aventuré. 
(O.  DE  LA  Marche.) 

aventures,  1388,  émolumens,  casuels. 
(Dipl..  327.) 

—  Danger.  Il  estoit  en  aventure  d'estre 
mehaignié.  (Mod.  et  rac,  fol.  325.) 

—  Une  aventure  réciter.  (G.  de  la  Bigne, 
fol.  48.) 

avenue,  arrivée.  (La  Morlière.) 
avenues,  arrivez.  (Pr.,  II,  1428,  197.) 
aver,  avare. 

Plus  depent  aver  que  large. 
(Hisl.  de  Fr.  à  la  suite  de  Fauvel,  fol.  72,  col.    3.) 

avérer,  avouer. 

Avérer  li  fera  ses  dis. 

(Ms  7218,  fol.  78  v»,  col.   I.) 

averonnoient,  environnoient.  (Pâ'ég.  de 
Jér.,  1488.1 


-65  - 


avers,  environ,  près.  Avers  ses  pies.  (Ms 
7989 ^  fol.  72,  col.  I.) 

averse  (Pleuvoir),  forte  pluie. 

avertin,  [vertige.] 


l'eau 


A  fait  o  z'amoureux  passer  leuz  avertin. 

(Muse  uorni.) 

avertir  (s'),  s'apercevoir. 

aveschiet,  évêché.  (Pr.,  II,  1366,  176.) 

avesprir,  vespemscere.  (Voc.  de  1497.  — 
Voc.  Nebr.,  vo  Vf.sperto.) 
Il  avesprit,  advesperascit .  (RoB.  Est.) 

avesque,  évêque.  (Pr.,  II,  1366,  176.) 

avesse  (Une  petite),  adsello. 

a  vête  ou  licence,  1325. 

avette  de  rivière,  1490,  [abeille.] 

les  mesnageres  avettes 

Ayant  quitté  leurs  ruchettes. 

(Tamisier,   1571.) 

aveuc,   avecques,   avec,   awieux, 

1320,  avec.  / 

Se  metent  aveuc  ceux  du  guet. 

(G.  GuiART,  fol.  247.) 

(Chron.  de  Nie.  de  Lut.,  4,  etDipL,  327.) 
Aveuk,  aveu,  aveiiq.    (Rom.   de    1300.    — 
Muse  norm.) 

aveûer, 

Des  coses  qui  portent  marquandise  il  loist 
au  seigneur  aveûer  la  quemugne.  (Coût,  de 
Molliens-Vidame,  1209.) 

aveugleté,  subst.,  aveuglement.  (Règ.  de 
S.  Ben.,  fol.  32,  col.  2.) 

aveug-lirent,  [aveuglèrent.]  (Is.,  ch.  32.) 

aveuglissement,  aveuglement.  (Sap., 
ch.  19,  cecitas.) 

aveuglissent.  (EccL,  ch.  20.) 

aveuglist  (Qui).  (Voc.  Nebr.,  vo  Or- 

BATOR.) 

Aveugly  (v^  épit.  de  S.  Jean,  ch.  2.) 
aveuque,  avec. 

Ny  sen  petit  bâtard  aveuque  sen  carquois. 

(Muse  norm.) 

aviander  (s'),  [se  repaître  au  propre  et 
au  figuré.] 

Taviandani  aux  secrets 
Des  auteurs  latins  et  grecs. 

(J.  Grevin.) 

aviel,  1305,  ayeul.  (Dipl.  327.) 


avier,  montrer  la  voie.  (Dipl.,  327.) 
aviere,    avis.    Ce   m'est   aviere,    il    me 

semble.  Ce  mot  est  mis  pour  rime  à  rivière. 

(Ms  7218,  fol.  248  vo,  col.  2.) 

avigner,  avig-nier,  1383,  1447,  pfovi- 
gner.  (Cart.  des  Cél.  de  Metz.) 

Avigner  et  bien  paiseller  une  vigne.  (Cart. 
des  Cél.  de  Metz,  1526.  —  Dipl.,  327.) 

aviler,  avilier,  avilir,  faire  vil.  (Voc.  de 
I497-) 

Vos  aviler  et  honir.  (Ms  761 5,  II,  fol.  173  vo, 

col.  I.) 

Certes  forment  vos  avilîtes  (avilissez) 
Fait  la  dame,  ce  m'est  avis. 

(Ms  7615,  II,  fol.  150,  col.  I.) 

, . .  chascuns  sages  croire  doit 
Qu'a  moy  si  haute  chose  soit 
Quel  onques  tant  ne  s'avillast 
Ou'en  cuer  vilain  se  herbregeast. 

(Ms  7218,  fol.   134,  col.  2.) 

avindreJtirer  quelque  chose  de  la  place. 
(Pic.)  / 

— avirron,  environ,  alentour.  (Fac.  de 
Poge,  58.) 

avironner,  verbe,  environner,  entourer. 
(S.  du  V.  P.) 

Avironne,  le  latin  circuit.  (Règ.  de  S.  Ben., 
fol.  9,  col.  3.) 

Tout   le    manoir   avironnoit.    (Ms    7218, 

fol.  354.) 

Avironnoient,  vallahant.  (Gen.,  ch.  19.) 

Avironne  de  chamberieres.  (S.  du  V.  P.) 

—  Remigrare.  (Voc.  de  1497.) 

avise,  aviser,  avis.  (Pic.) 

aviséement,  adv.,  avec  réflexion.  (Pr., 
II,  648.) 

aviseis  (De  fait  a),  de  propos  délibéré. 
(Tit.  de  Verny,  pays  messin,  1400.) 

aviser,  1361,  s'imaginer,  voir,  apercevoir. 

J'ay  avisé  de  vous  faire  cette  recharge. 
(Lett.  d'Henry  IV,  Mercure  de  février  1766,  34.) 

Aucuns  avisent.  (G.  Guiart,  fol.  291.) 

Bien  les  aznse  de  l'ueil.  (Ms  7218,  fol.  218, 
col.  I.) 

Avisit  sori  gendre  venir. 

Avisoit,  legardoit.  (S.  du  V.  P.) 

Avisé.  (Ih.) 

S 


—  a  — 


aviver,    [rendre    vit,    exciter,    réveiller, 
aiguillonner.] 

Estre  soloit  en  els  humilités  trouvée 
Mes  ore  i  a  orguex,  félonie  avivée. 

(Ms  7218,  fol.  2S2  v«>,  col.   1.) 

avocas,  [avocats.] 

Puisqu'il  vousist  sa  langue  estrainre 
11  ne  doutast  ij  avocas. 

(Ms  7989*  fol.  239,  col.  2.) 

avoément,    avouément,    [instigation, 
mettre  sur  hi  voie.]  (Pr.,  1296,  II,  )4).) 
avoerie,    [protection,   tutelle,  adoption.] 
Panre  en  avoerie,  ne   en    esniande.    (Pr., 

n,  47I-) 

avoeuc,  avec.  (Ms.) 

avoi  !  hc'las  ! 

avoid,  1247,  orient,  par  en  haut.  (DipL, 

327-) 

avoie,  avoine.  (Pr.,  1308,  II,  559.) 

avoier,  verbe,  aller. 

Mes  aniors  mon  cuer  avoier 
Fest  en  un  leu  moult  desvoiant. 

(Ms  7218,  fol.   }S6,  col.  2.) 
Por  ce  sont  le  menor 
En  la  vile  avoie. 

(Ms  7615,  II,  fol.  6î  V,  col.  2.) 

—  Égarer.  (DipL,  327.) 
avoir,  biens. 

Chascun  enquiert  et  veut  savoir 
Que  je  ai  fait  de  mon  aivir. 

(Ms  7218,  fol.  215,  col.   1.) 

Povre  de  richesse  et  d'avoir.  (S.  du  V.  P.) 
avoir,  avouar,  vers  Paris,  verbe  connu. 
Bavoir.  (Pr.,  II,  653.) 
Aveir,   (Roman    de    Guarin.    —   Pr.,    I, 

LXXII.) 

Avoie:(,  commandez.  (Ib.,  cxi.) 
Adverait,  habcrct.  (Cart.  des  Cél.  de  Metz, 
1588.) 
Aroit,  auroit.  (Mod.  et  rac,  toi.  17  vo.) 
Aroient  (ils),  hahehint,  1284. 
Aront,  auront.  (Hist.  d'Am.,  II,  415,  tit. 

de  1450.) 

Airei,  aurez.  (Règ.  de  S.  Ben.,  fol.  8,  col.  4.) 
Ainsi  are^  vous  deceu.  (Mod.  et  rac,  fol. 
155  vo.) 

Avéraient,  avoient.  (Cart.  des  Cél.  de  Metz, 
1412.) 

Ara,  aura.  (Hist.  d'Am.,  Il,  401,  tit.  de 
1382.) 


Airont,  auront.  (Cart.  des  Cél.  de  Metz, 
1412.) 

Ayront.  (Ib.) 

Aviens,  avions.  (Meurisse,  Hist.  des  év.  de 
Meti,  495.) 

Ot,  eut. 

()/,  a  ;  il  y  ot,  il  y  a.  (Chron.  de  Nie.  de 
Lut.,  fol.  12.) 

Il  ot,  il  a.  (Ms  7615,  II,  fol.  127  vo,  col.  2.) 

Oreitl,  eurent.  (Chron.  de  Nie.  de  Lut., 
fol.  19.)  —  Orent  despendu  lor  avoir.  (Ms 
79892,  fol.  240  vo,  col.  2.) 

Averoit,  auroit.  (Chron.  de  Nie.  de  Lut., 
fol.  49-) 

Avérait,  auroit.  (Cart.  des  Cél.   de  Metz, 

1455-) 
Heussient,  aient.  (Chron.  de  Nie.  de  Lut., 

fol.  13.) 

Heut,  eu;  avoit  heut.  (Ib.,  fol.  15.) 

Aviesmes,  avions.  (//'.,  fol.  46.) 

HeumeSy  eûmes.  (Ib.,  fol.  58.) 

Heut,  eut.  (Ib.,  fol.  69.) 

Heusient,  eussent.  (Ib.,  fol.  98.) 

Haige,  ai-je.  (Ib.,  fol.  106.) 

Averont  la  vie,  1209.  (Cart.  des  Cél.  de 
Metz,  1439.  —  S.  du  V.  P.) 

Heu,  habuit,  1576. 

.^m;o«V,  auroit.  (Ms  7615, 1,  fol.  117,  col.  i.) 

At,  a,  possède,  habet,  1550.  (DipL,  326.) 

Ils  avont,  ont,  vers  Paris  ;  hahent. 

Ils  aviont,  habebant  vers  Paris. 

Si  vous  aviais,  haberes  vers  Paris.. 

Ils  auriont,  auroient  vers  Paris  et  en 
Picardie. 

Auriais-vous,  auriez,  vers  Paris. 

Avient,  avoient.  (Pr.,  II,  189.) 

Se  nous  n'aviesmes  que  tor  fais.  (Mod.  et 
rac,  fol.  96.) 

Je  doute  que  vous  ayais  la  patience,  — 
ayez.  Vers  Paris. 

Qu'ils  ayont  l'arrogance,  —  ayent.  (Ib.) 

dui  ont  ayeu,  habuerunt.  (Ib.) 

Nous  ayrons,  habebimus.  (Ib.) 

Vous  ayrei,  habebitis.  (Ib.) 

Eucent,  eussent.  (Pr.,  II,  1370,  180.) 

Euxent,  eussent.  (Ib.,  181.) 

Heust,  eut.  (Ib.,  180.) 

Haverons.  (Ib.,  13 18,  567.) 


-é7 


Havons.  (Ib.) 

Ha,  a.  (Ih.,  627.) 

Heuây  hahim.  (II.,  609.) 

Averaits,  aura.  (DipL,  327.) 

Avérât,  aura,  fi7^j 

Averient,  auront,  1 3  30.  ('/t.^ 

Avieroit,  auroit,  1330.  (Ih.) 

Auroyette,  auroit,  1599.  G^^-) 

AurinSy  aurions.  (Uh) 

Ay,  a,  hahet,  1416.  (Ih.,  428.) 

Avéras,  auras.  A  mengier  avéras.  (Ms  7218, 
fol.  343,  col.  I.)  Nuls  home  non  avéra. 
(Hist.  de  la  5«  Croix,  9,  1209.) 

Heu,  eu.  Il  a  /;e«.  Hahtiit.  (Tit.  de  132$.) 

Avete,  a  voit.  (Muse  norm.) 

Avonmes,  avons.  (Tr.,  II,  490.) 

Aras,  auras,  hahehit,  1472. 

Apres  qu'elle  ara  esté. 

(F.  GuÉRiN,  p.  57.) 
N'est  pas  merveille  s'aras  soi 
Se  le  vins  siet  en  baras. 

(Ms  7615,  II,  fol.  167  v«,  col.  2.) 

Aront,  auront.  Des  chiens  aront  joie.  (F. 
GuÉRiN,  Très,  de  Ven.,  37.)  Nous  arons, 
habehimus,  1311. 

Ariiei,  auriez.  (Ms  7989*,  fol.  72,  col.  2.) 

Ariens,  aurions,  1280. 

Aral,  aurai. 

Avoismes  (nous),  avions. 

Aveoir,  Je  désire  aveoir.  (Ms  7218,  fol. 
356  vo,  col.  2.) 

Avoye  (II).  Le  moestre  qui  Vavoye  a  ly  pour 
son  butin.  (Rom.  de  1300.) 

Aver,  avoir.  (Hist.  de  la  S^^  Croix,  9.) 
Aver  affaire.  (Muse  norm.) 

Avérai,  aurai.  (Ms  7615,  II,  fol.  151  v», 
col.  2.) 

avois,  1311,  avoué.  (Diph,  327.) 

avoistre  (Faire),  mechari.  (Voc.  de  1497.) 

avoit  (s'),  s'il  avoit. 

avoitre,  mecha.  (Voc.  de  1497.) 

avolement,  [accourir,  venir  en  volant.] 
advolatus.  (Rob.  Est.) 

avolez,  1411,  aubains,  bannis,  advoîi. 
(Hist.  de  Béthune,  116.) 

Avoler,  avolare.  (Cant.  des  Cant.,  ch.  6.) 

Avola,  volavit.  (Is.,  ch..  6.) 

—  Venus.  Nous  sommes  cy  avole^.  (S.  du 
V.  F.) 


avolonter,  donner  bonne  volonté. 
—  S' avolonter,  s'empresser,  se  disposer  à 
obéir. 
avoltire,  avoutire,  adultère. 
avorté,  avortivus.  (Ep.  auxCorinth.,  ch.  15.) 
avoué  d'une  abbaye,  advocatus. 

avoultrer,    adultérer.    (Voc.    Nebr.,  vo 
Machor.) 

Avoultré,  avorté.  (Joh,  ch.  3.) 

avoustre,    bâtard.    (Voc.    Nebr.,    vo 
Spurius.) 

avoutrie  (né  d').  (Voc.  Nebr.,  voMecha- 
Nicus.)  Qui  fait  avoutrie,  mœchus. 

avoyée,  [mettre  sur  la  voie,  conduire.] 

Substance  assez  mal  avoyèe. 

(G.  Fontaine,  Les  Ruis.,  326.) 

avoyne.  (Voc.  Nebr.,  vo  Legumen.) 
avoytrée  (chose).  (Voc.  Nebr.,  vo  Abor- 

TIVUS.) 

avoytrement.  (Voc.  Nebr.,  vo  Abortio.) 
avoytrer.  (Voc.  Nebr.,  vo  Abortire.) 
avron,  œgilops.  (Rob.  Est.) 
avugle,  [aveugle.] 

Li  avugle  venir  l'oirent. 

(Ms  761  s,  I,  fol.  loj,  col.  2.) 

Taupe  avugle.  (S.  du  V.  P.) 

Avugle^  ne  véez  vous  goûte  ? 

(G.  GuiART,  fol.  282  V*.) 

avug-ler,  [aveugler.] 
Avugler  la  lumière.  (S.  du  V.  P.) 
Les  dons  avuglent  les  yeux  des  plus  saiges. 
(Ib.) 

Avuglont,  aveuglent. 

Avugly,  aveuglé.  (Sap.,  ch.  2.) 

avuglette  (aller  à  1'),  à  tâtons.  (Pic.) 

avuglissement.  [Voy.  Enveuglisse- 
ment.] 

avysable,  [habile.]  Un  conseil  a  tout  mal 
avysable.  (Pr.,  II,  133.) 

awaig'ne,  subst.,  avoine. 

awain,  subst.,  esgard  des  métiers.  (Chron. 
de  Nie.  DE  Lut.,  17.) 

awairt  de  proudome  andequai.  (Cart.  de 

Frist.,  12.) 

award,    1429,  gardes,  arbitrage.  (DipL, 
327.) 


—  68  ~ 


awardaux,  temps  de  la  gestion  des  égards 
de  métiers.  (Pr.,  II,  1385,  186.) 

awardours,  awardeurs,  1429,  1470, 
awardins,  1350,  (Tit.  des  cons.  de  Metz  et 
Pr.,  II,  1365,  186),  gardes,  gardiens,  conser- 
vateurs, arbitres,  égards  de  métiers. 

awast,  (Mi-),  mi-aoust.   (Cart.  de  Frist.) 

aweine,  awene,  awoine,  1377.  (Cart. 
des  Céi.  de  Metz),  subst.,  avoine,  grain. 
Aiuoine  mxtange.  (Ih.,  fol.  65.) 

awey,  1322,  avoué.  (Cart,  de  Frist.) 

awes,  eaux,  aqiix.  (Cart.  de  Frist.,  24  vo, 
1271  et  Pr.) 

awost,  1332,  aoust,  mois.  (Chron.  de  Nie. 
DE  Lut.,  fol.  31.  —  DipL,  327.) 

awouer,  avouer. 
Aivegeons,  avouons,  1332. 

axins,  1640,  petittcs  planches  en  forme 
de  tuiles  pour  couvrir  les  bâtimens.  ('D»/)/.,  528.) 

axuret,  assuroit.  (Pr.,  II,  1388,  188.) 

ayable.  Un  jour  ayable,  à  manger  de  la 
chair.  1435. 

ayalz,  ayols,  ayons,  1268,  1407,  ayeux, 
atavi.  (Dipl.,  528.)  Sen  ayoti  vint  devant  sen 
père.  (Epitapb.  pic.) 

aydant,  allié. 

aydeir,  aider.  (Pr.,  II,  143.) 

ay dément,  action  d'aider.  (Foc.  Nebr.) 


ayée.  Les  autours  sont  només  tiercelet, 
car  ils  naissent  trois  en  une  ayée,  deux 
femelles  et  un  masle.  (Fouilloux,  Fauconn., 
fol.  59  vo.) 

ayesse,  degré  de  parenté.  Ayesse  et  cosine. 
(Chron.  de  Nie.  DE  Lut.,  fol.  58.) 

ayg-ne,  aine,  partie  du  corps.  (Voc.  Nebr., 
vo  Inguen.) 

aymant,  aimant,  pierre. 

L'hiaume  ot  qui  trop  bien  li  sist 
Qui  ert  d'un  aymant  grosé. 

(Ms  761s,  II,  fol.   189,  col.  2.) 

aymé,  ami.  (Epit.  de  S.  Paul  aux  Rom., 

ch.  16.) 

aymisse,  malles.  (Eccl.,  ch.  23.) 

ayr,  terme  de  chasse.  Doit  parler  de  luy 
(d'un  chien)  par  ayr.  (F.  Guérin,  43.) 

ayse,  aise.  Faict  ses  larrons.  Deîicix  insi- 
gnes senipcr  genuere  latrones. 

L'on  endure  tout  mais  que  trop  aise. 
Pnetcr  lautitias  luaxima  qiixquc  fcres. 

aysement.   (Voc.    Nebr.,   vo   Locula- 

MENTUM.) 

aysil,  subst.,  oscille,  herbe  potagère. 

aysible,  aisé,  facile.  (Dipl.,  328.) 

ayude,  aide,  secours.  (Pic.) 

azimut,  cercle  vertical.  (Cosviogr.  d'ApiEN 
de  i))^  25.) 

azulation,  adulation.  (S.  du  V.  P.) 


B 


babouin,  laid. 
babure,  babeurre.  (Pic.) 
baoceller,  1480,  bachelier. 
bacheler,  jeune  homme,  adolescent. 
bachette,  (Nieoo),  puella. 
bachin,  1342,  bassin. 
bachiner,  bassiner. 
bachinet,  1488,  bassinet. 
bachinoir,  bassinoire. 
bachon,  basson. 
bâclé  (Cela  est),  fini. 


bacon,  cochon,  jambon,  tranche  de  lard, 
badainnerie,  badinerie. 

babalare,  badelare  ou  coutel  qu'on 
met  à  la  ceinture,  1395,  cutellus.  Épée  hade- 
îaire,  1361. 

baer,  souhaiter,  viser,  ouvrir  la  bouche. 
Gole  baée,  bouche  ouverte. 

baffe,  soufflet. 

baffrer,  comedere,  manger  [gloutonne- 
ment.] 

baffreux,  mangeur,  [glouton.] 

bagarre,  émotion  populaire. 


69- 


bag'uenaudeur,  boufFon. 

bahu,  (Nicod),  area  camerata,  arcula, 
coffre,  coffret. 

bailli,  bien  bailli,  bien  traité. 

baillie,  puissance,  bailliage,  gouverne- 
ment, autorité,  tutelle,  charge. 

baillie  (Garde  de  la),  du  bailliage,  1393. 

bailler,  1472,  donner. 

Baillie, 

L'un  aime  un  chat,  l'autre  une  chatte, 
L'autre  un  chien  qui  baille  la  patte. 

(Sarrazin.) 

bailles  (les)  des  portes  de  la  ville,  1374. 

bailleus,  baillifs,  1332,  [baillis.] 

baillifié,  fait  bailly. 

baisselle,  servante. 

baissière,  bassière. 

bajasse,  servante. 

balanche,  balance  à  peser,  1361. 

balancier,  jetter. 

baleine,  baleine. 

baler,  danser,  s'agiter. 

—  Aller  mal.  Le  métier  haie. 

balonche,  balance. 

baloncher  (se),  brandir. 

balyonnette,  bayonnette. 

bamme,  baume. 

banier  (Four),  banal,  1496. 

bannée  de  moulin,  1326.  [Droit  de  ban.] 

balsme,  baume. 

baptisié,  baptisé.  [Pic] 

baracan,  bouracan.  [Pic] 

barat,  embaras,  tromperie,  trahison,  com- 
plot, mauvais  dessein. 

—  Lésion,   1342.   Exemption   de   harat   de 
trikerie,  1292. 

barater,  tromper,  tendre  des  pièges,  tro- 
quer. Barater  quelqu'un  pour  avoir  son  bien. 

baray  (Je  te),  donnerai.  [Pic] 

barbaquéne,  barbacane  [Pic] 

barbariers,  profession.  Chassez  d'Amiens 
en  1542  comme  ennemis  du  royaume. 

barbelé,  barbelu,  barbu. 

barbieu,  barbeau  [Pic]  , 


barboire,  masque.  1374. 

barbou  (Faire)  et  autres  excez,  1345, 
[barbouquet  était  un  coup  sous  le  menton  ou 
un  soufflet.] 

barbouiller,  parler  [en  bredouillant.] 

bareil,  baril,  tonneau. 

bares,  fraudes.  1378. 

barg-ugnier,  bargueignier,  en  picard, 
barguigner,  balancer,  varier,  être  inconstant, 
marchander. 

Bargueignier,  1374. 

Bargueignier  sans  tant  de  façon. 

barieu,  barreau.  [Pic] 

barilleur  de  waides,  profession,  1374, 
1456. 

barillus,  baril.  Dtiœ  hrouetx  attera  uno 
harillo,  1383. 

barnage,  courage,  force,  valeur. 

baron,  mari,  homme,  marittis,  1209. 
(Nicod.) 

baschoue,  hotte  enduite  de  poix. 

badestamier  [faiseur  de  bas  au  métier], 
1744. 

basenne,  basane.  L'un  (soulier)  cordoan 
et  l'autre  soit  basenne.  (P.  Michaud.) 

basme,  Ms,  baume.  Pierre  ne  peult  humeur 
de  bas77ie  vendre.  (O.  de  la  Marche.) 

batardieue,  bastardeau.  [Pic] 
batel,  bateau,  marteau,  1391. 
bateusme,  baptesme.  [Pic] 
bateux  en  grange,  batteur.  [Pic] 
batiau,  bateau. 
batiche,  bâtisse,  1472. 
batieux,  bateau.  [Pic] 
batisier,  baptiser.  [Pic] 
battier,  batelier. 
batture,  l'action  de  battre,  1350. 
bauçant,  de  couleur  jaune. 
bauch  (se  pendre  à  un),  1336,  [poutre.] 
Baudechon,  nom  de  baptême,  1461. 
Baudin,  nom  de  baptême,  1471. 
Baudot,  nom  de  baptême,  1473. 
baudrai,  donnerai. 


—  70  — 


baudrer.  Le  Parlement  baudra  un  clerc. 
(Reg.  du  Pari.,  1339.) 

Baug-ois,    nom    de    baptême    d'homme, 
1462. 

bauque,  1428. 

haut,  gai,  joyeux. 

bavardag-e,  mot  nouv. 

baveux,  bavard.  [Pic] 

bayolet,  bavolet. 

Bebelle,  Isabelle,  1 397. 

becache,  bécasse.  [Pic] 

becot  (Faire  le),  baiser  bouche  à  bouche. 

becu,  pointu. 

bedieux,  bedeau. 

bedon,  instrument,  1472.  Faire  bucquer 
le  Ih'don,  [tambour,  tambourin,  ventre.] 

beduyn,  hérétique,  turc  qui  croit  à  Halv. 

béer,  viser,  tendre  à  un  but,  aspirer,  sou- 
haiter, attendre,  regarder,  désirer. 

Je  bèe,  je  regarde. 

Juges,  foibles  mortels  dont  le  glouton  désir 
Bée  après  les  trésors  des  richesses  mondaines. 

(J.  Canu.) 

Etre  béant  quant  il  convient  parler.  (Cl. 
PoDTROux.)  Chascun  fera  de  moy  la  bée.  (J. 
DE  Venette.)  Les  passans  béent  étonnés.  (La 

MORLIÈRE.) 

beffroy,  de  béer  à  l'effroy.  (Nicod.) 
beg-nin,  bénin,  1472. 

begnivolence ,  [amitié,  bienveillance] 
Octavien  plein  de  begnivoknce.  (And.  de  la 
Vigne.) 

bég-uainnes,  béguines;  elles  tirent  leur 
nom  d'un  nommé  Jean  li  Béguin  des  environs 
de  Liège.  (Ms).  1397. 

beg-uinabus,  aux  béguines,  1264. 
beguinetes,  religieuses. 
behistre,  (Nicod),  orage. 
beig-nerre,  bannière. 
béjaune,  ignorant. 
bel,  bien. 

bêlement,  doucement,  agréablement,  si, 
1397. 
belle  ente,  belle  tante,  [grand' tante.] 


bellencum,  1292;  c'est  un  droit. 

bellone,  inégal  en  longueur,  [de  travers, 
de  biais,  placé  en  long  ou  en  travers  ;  berlong 
en  pic] 

bellot,  belleau,  beau. 
bellote,  belle. 
bè  lo,  voyez  donc  ?  [Pic] 
bellues,  contes  en  l'air. 
bemo,  bémol. 

On  ne  chante  plus  par  nature, 
Mais  par  bequerre  et  par  bemo. 

(Jean  RtONitR.) 

ben,  bien,  haû. 

bendag-e,  bandage. 

bende,  bande,  troupe,  151 5. 

bendelette,  bandelette. 

benderolle,  banderolle. 

bendi,  bandit. 

bendieu,  bandeau.  [Pic] 

bandoulière,  bandoulière. 

bénédichité,  bénédicité. 

beneficence  (Exercer  la),  mot  nouv. 

beneichon,  bénédiction. 

beneir,  bénir. 

benel,  voiture,  1376.  Beneaulx  au  pi. 

beneureté,  bonheur,  1472. 

benivolence,  1209,  147 1.  [Voy.  begni- 
volence.J 

banlieue,  banlieue. 

bennie,  banie,  assemblée. 

bannir,  bannir. 

benoist,  béni,  1397.  A  la  benoiste  Trinité. 
(Villon.) 

benoistier,  bénitier,  15 17. 

banoni,  enfant  gâté. 

bépeu,  voyez  un  peu. 

bequebo,^zVw5  marcius,  oiseau  qui  becqueté 
le  bois.  [Pic] 

bequerre,  bécarre. 

On  ne  chante  plus  par  nature. 
Mais  par  bequerre  et  par  bémo. 

(J.  Régnier.) 

bequée,  bêchée. 


—  71  — 


bor  pour  bar.  Berhare,  barbare  ;  herhe, 
barbe  ;  herbet,  barbet  ;  herbier,  barbier  ;  berbieiix, 
barbeau. 

berberie,  épine  blanche.  (Ms). 

berbisettes,  petites  brebis,  1397. 

bercher,  bercer. 

bercieux,  berceau. 

bercil,  bergerie. 

bercuel,  berceau. 

berdler,  babiller. 

berlaingne,  berline. 

berlengue,  jeu  ;  on  lève  le  doigt  quand 
on  prononce  ce  mot. 

berlent,  brelan. 

berlique,  berloque, 

berlue    (Avoir    la),    [ociûorum     caligo 

NiCOD.] 

berloque,  breloque,  bagatelle. 

berlurer  (se),  se  tromper. 

berluque,  berlue.  [Objet  de  peu  d'impor- 
tance.] 

berneuz,  breneux.  Merdosus.  (Nicod.) 

bernique  [interj.  marquant  la  négation.] 

berquer,  1499,  berger. 

berre,  barre. 

berrière,  barrière. 

berruier,  qui  est  du  Berry. 

bers,  baron,  homme  ;  bers  signifie  aussi 
berceau. 

Berteline,  nom  de  baptême,  1480. 
bertelle,  bretelle. 
besael,  bisayeul,  13 14. 
besàns,  pièces  de  monnoye  de  Byzance 
valant  10  sols. 
bescousse,  agitation,  secousse. 

besicles,  [lunettes  à  deux  verres.] 
Que  jamais  œil  ne  vit  telles  besicles.  (Jean 
Meschinot.) 

besog'ne,  affaire. 
besog'ner  une  fille,  la  baiser. 

Art  si  très  bien  l'apprint  a  hesongner. 

(Alain  Chartier.) 


besoig'nes,  besoins,  1397. 

bessons(Tctins),  jumeaux.  (Cl.  deMons.) 

bestaulx,  bestiaux,  1361. 

bestial,  bestieux,  bétail. 

bestourné,  1472,  [changé,  travesti,  tourné 
à  l'envers.] 

bestourner,  renverser. 

béto,  bêta,  bête. 

betris,  1471.  Se  faisons  qu'ayons  betris. 

bettes  roug-es,  bettes  raves. 

beuban,  orgueil,  pompe,  grand  étalage. 
Les  beubans  du  siècle. 

—  Bombance.  (Ms). 

beudet,  baudet. 

beudrier,  baudrier. 

beue,  boue. 

beufroy,  beffroy. 

beug'ler,  meugler. 

beurdouiller,  bredouiller.  Il  beurdoulU. 

beurteur,  bretteur. 

Beurton,  Breton. 

beurzillé,  brisé,  fracassé. 

beuse,  exclamation. 

beux,  bœuf. 

beyer,  regarder. 

beyeux,  regardeur. 

b'g-uin,  béguin. 

bian,  bien,  cela  est  bien. 

bias,  beau. 

biau,    bieux,    beau,    beaux.    Biau   sire 
Diu.  (Ms). 

biberon,  buveur. 

bible,  bile. 

bibloquet,  bilboquet. 

biblot,  jeu. 

biele,  1397,  belle. 

bien  assis  (C'est),  on  a  ce  qu'on  mérite, 
c'est  bien  fait. 

bien  brief,  dans  peu  de  temps.  (P.  Gro- 
gnet.) 

biendisance,  [éloquence.]  (Cl.  deMons.) 


—  72   - 


bieneuré,  147 1,  bienheuré  [être  heu- 
reux.] M'eust  des  maints  ans  bienheuré  de  ta 
grâce.  (La  Morlière.) 

bien  foit,  bien  fait^  bien  bâti,  bichonné. 

bienveig-ner,  [fêter,  accueillir,  bien  rece- 
voir. (La  Morlière.) 

bienvenure,  bienvenue. 

bieucoups,  [biécœup],  beaucoup. 

bieu,   bieux,  biex,  biau,  1 597,  beau, 
beaux.  (Pic.) 
bieux  fîu,  bcnu-fils. 
bieuté,  biauté,  1397,  beauté. 
big-arieux,  bigarreau. 
bigle,  louciie,  liiscus. 
big-nets,  [beignets.] 
bijarre,  bizarre. 
biliard,  billard. 
biliot,  billot. 
bilveséez,  choses  vaines. 
birer,  se  réjouir. 
biscouit,  biscuit. 
bisson,  buisson. 
bistoqué,  hlle  dépucelée. 

bistourner  de  la  prose,  [renverser,  chan- 
ger, retourner.] 
bit,  virilité. 
biteume,  bitume. 
blafiiou,  blême. 
blairieux,  blaireau. 
biaise,  niais. 

blanc  canise,  1472,  [vêtement  en  toile 

pour  dames.] 

blanchoier,  paroître  blanc. 
blandier,  Hatter.  (Ms). 
blandir,  caresser,  bJamlire. 
blanfard,  blafard  [blanchâtre]. 
blanque,  blanche.  (Ms). 
blanqueroute,  banqueroute. 
blanquir,  blanchir. 
blanquisseux,  blanchisseur. 
blascengier,  peut-être  blasphémer. 
Et  puis  laidir  et  hJasceti^ier.  (Ms  du  xiiic  s.) 


blastange,  blâme,  insulte,  du  verbe  blas- 
tanger. 

blastent,  blanc. 

blatrier,  blastier,  blatier. 

blechure,  1406,  blessure. 

blecié,  blechié,  1350,  blessé. 

bief,  bleif,  bled. 

blenaux,    voitures   à  immondices.   1529. 
(Vo\-.  benel.] 

blescher,  blesser. 

blesmir,  tacher. 

blet,  [mûr].  Poire  blette. 

blette,  somme  d'argent  qu'on  donne  aux 
savtcurs  pour  se  divertir  le  jour  de  leur  fête. 

bleuet,  bluet. 

bleuette,  bluette. 

bleuvue,  bévue. 

bliaut,  manteau. 

blitre,  belistre. 

bloes,  bleues. 

blondette  chière,  mine  gracieuse,  récep- 
tion gracicu/.e. 

bloqué,  bloc. 

blouque,  boucle. 

blouser  (se),   se  tromper.  C'est  ce  qui 
vous  blouse. 

b'nir,  [bénir.] 

b'nitier,  bénitier. 

bobeine,  babine,  bouche. 
Bobeine,  bobine. 
bobo,  mal. 

bocageux,    [qui  appartient    au    bocage.] 
Oiseau  bocageux. 

bocaige,  bocage.  Les  moines  blancs  sont 
ez  bocaigcs.  (P.  Grognet.) 

boche,  bosse. 

bochet,  bochez,  bosquet. 

bochu,  1420,  bossu. 

boe,  boue.  (Ms.) 

boen,  boenne,  bon,  bonne.  [Pic] 

Bocnne  dose. 

boenheur,  bonheur. 


~  73  — 


Boenne  de  Roussignol, surnom,  1325. 

boënn'té,  bonté. 

boichon,  1481,  boisson. 

boielle,  1374,  boyau. 

boier,  boyau. 

boïette,  camisole. 

boine,  bonne. 

Ains  de  mes  ieulz  si  lolne  euie  ne  vit. 

(Th.  roi  de  Navarre.) 

boinonner  la  laine,  1460, 
boins,  1394,  bons. 

boisdie,  tromperie,  ruse,  finesse,  adresse. 
Sans  boisdie  et  sans  barat.  1317. 

boise,  bois  en  Normandie.  Boise  d'une 
forteresse,  1376,  ou  mairien. 

boisemain,^  baisemain. 

boiser,  tromper. 

boisier,  baiser. 

boissier,  baisser. 

boissieux,  boisseau. 

bois  tout,  ivrogne. 

boivre,  boire. 

bolir,  bouillir. 

bombanche,  bombance. 

bon,  faire  ses  tons,  son  plaisir,  sa  volonté. 

—  Somme  qu'on  amasse  pour  se  divertir 
en  certain  temps. 

bonette,  coëffe. 

bon  oï,  en  basse  Normandie,  défaut,  incom- 
modité ;  en  Picardie,  somme  amassée  en 
commun  pour  se  divertir. 

bonne  franquette,  bonne  foy. 

boquet,  1496,  bosquet. 

boquillon,  bûcheron. 

borde,  bourde,  mensonge,  conte  en  l'air; 
maison. 

bordelet,  1397,  petit  bordel,  [cabane,  petite 
maison  aux  champs.] 

borgeois,  bourgeois. 

borgeon,  bourgeon. 

borieux,  bourreau. 

borjois,  bourgeois. 


borle,  des  draps  mis  en  horle,  1433. 

borse,  bourse. 

bos,  1406,  bois,  sylva. 
—  Bas. 

boschage,  bocage,  petit  bois. 

bosquillon,  bûcheron. 

botaine,  bottine. 

boubans.  Par  lui  estoient  grans  boubans 
reboutés.  (Jean  d'Authon.) 

boucel,  bouteille,  cruche. 
bouchier,  ij^,  boucher. 
bouciaux,  ventre,  boiaux,  vaisseaux. 
boucler,  1336,  bouclier. 
bouder,  faire  la  mine.  (Nicod.) 
Boudet,  nom  de  baptême,  1406. 
boudiné,  le  nombril. 
bouffer,  habit  qui  bouffe. 
bouffez,  goupillon. 
bouflet,  bouquet. 

bougier,  bouger.  Qui  les  détient  sans 
hougier  piet  a  bêle.  (O,  de  la  Marche.) 

boug'lose,  buglose. 

bougren,  bougran. 

bouis,  buis. 

bouke,  bouche.  Foy  et  hommage  de  houh, 
1312. 

boulaine,  bouline. 

boulant,  bouillant. 

boule,  tromperie.  Savoir  de  houle,  savoir 
tromper. 

bouli,  bouilli. 

bouliet,  de  bouillir.  (Amiot.) 

boulinguer,  bouleng^er,  1317,  bou- 
lenguier,  1335,  boulengier,  1379,  bou- 
langer. 

boulir,  bouillir. 

boullon.  Un  Ms  de  1472  dit  des  Bourgui- 
gnons :  «  Ils  sont  plus  emflez  de  houlJon  que 
n'est  un  crapaut  esboule.  » 

bouque,  bouche. 

bouquée,  [bouquie],  bouchée. 

bouquer,  se  fâcher. 

5- 


74  — 


bouquette,  petite  bouche.  Baiser  à  boii- 
qticltc,  )  3,t6. 
bourde.  Vo\ .  borde, 
bourdes    (Entendre    des),    (Ms)    [trom- 
peries. I 

bourguel  iLa  mare  dip,  1433, 
bourjon.  D'estoc  pourri  maulvais  hourjon. 
(^M.\KTiN  Franc.) 
bourne,  1265,  borne. 
bourreuse    f Herbe,    qui    donne    de    la 
bourre. 

bourserie,  métier,  1361,  vente  de  bourses. 
bousiller  un  ouvrage, 
bout,  bouteille. 
—  Bon  ! 

boutaille,  bouteille. 
bout  d'homme,  nain. 
bouteillerie   1  Aimer  la  ,   aimer  la  bou- 
teille. 
bouteine,  nombril. 
bouter.  \'o\ .  boutre. 
bouthis,  1472,  [tonneau.] 
boutiquier,    homme   de   boutique.  (Mot 
nouv.) 

boutre,  bouter,  1466,  mettre,  pousser. 

D'autre   p.ut   hst   l'iiubit  Ivuler 

(.MaRTIAI     DWtVF.RCNE.) 

Et  tout  vivant  à  ni.»  li.iuse  se  hoult. 

(.MiCHWT.) 

Autre  doctrine  en  moy  ne  veux  houler. 

(Ci  .  Marot.) 

Kn  son  dangier,  bouler  ne  m'oseroye. 

(Cil.     nORLHAXS.) 

boutrir,  boursoufler. 
boutry,  gros  bouffi. 

boutz,  [sorte  de  maladie,  qu'on  croit  être 
l'asthme.] 

Vielesse  aussi,   rides,  toux,  hout^  et  rongne. 

(J.  Meschinot.) 

bouvel,  petit  bœuf. 
bouveteau,  petit  bœuf. 
bouvier,  conducteur  de  bœufs. 
bouvier  de  terre,  [terre  labourée  en  un 
jour  par  un  attelage  de  bœufs.] 
bouzo,  bouse.  Grosse  hou:;^i\ 


boyeux,  boyau. 

brac,  chien  de  chasse.  11  ment  comme  un 
brac. 

bràche,  brasse. 

brachelet,  bracholes,    1 386,  bracelet. 

bracher,  brasser. 

bracherie,  brasserie. 

brachie,  1361,  brassée. 

brachin,  brassin. 

braiel,     braier,     braies,     braiette, 

culoUe. 

braillard,  brailleur. 

braine,  espèce  de  monnoye,  poisson. 

braioel,  culotte. 

braion,  braons,  canons  de  la  culotte. 

braire,  pleurer,  crier.   Il  h/ait,   il  pleure. 

'l'oivlies  devant,   l'un  brait  et  crie. 

(Mart.  n'AtvtRGNE.) 

branc  d'acier,  épée,  sabre. 
branchon,  petite  branche. 
brande,  branle. 
brandeviniste,  ivrogne. 
brandir,  lancer,  vibnirc  (Xicod),  jeter. 

brandi    volée     Tout    de,    du    premier 

coup. 

branque,  en  picard  branche,  1433,  1472. 

braquer  sa  lorgnette, 

brasseu,  brasseur. 

bray  et  bourbe,  1345,  [boue.] 

brayes,  culotte,  braycllc. 

brayette,  culotte.  i^Nicod'. 

brebiette,  petite  brebis.  (Cl.  de  Mons.) 

brecque,  bresque,  1298,  brèche. 

bredailler,  [bredallier,  homme  à  gros 
ventre.] 

Une  épée  qui  bredaille. 

bredalle,  grand  ventre.  (Nicod). 

brehaine,  brehaingne,  stérile. 

breller,  chasser,  courir.  (Nicod). 

bren,  bran,  merde. 

bren  de  vin,  eau-de-vie. 

brequedent,  édenté.  (Nicod). 


—  75  — 


bresil,  [brasier.] 

Aussi  sec  que  brcsil. 

bricon,  coquin,  mauvais  sujet,  brigand. 

brides  à  veaux,  niaiseries. 

bridières, 

Des  galoches  couppéez  à  hridières,  1469. 

briement,  en  bref,  1373. 

brifer,  1472,  manger  goulûment.  (Nicod). 

briffe  de  pain,  bribe. 

brig-ader,  1472, 

Le  temps  nous  brigade. 

brigandine,  on  en  armoit  les  soldats  dans 
le  xiv^  s.  ;  on  nommoit  brigands  ceux  qui 
la  portoient. 

brin  ;  pas  un  brin  d'humeur,  pas  la  moindre 
humeur.  [Pic] 

brinbaler  les  cloches,  sonner. 

bringandinier,  profession,  1473,  [fabri- 
cant de  brigandines.] 

brioche,  pâtisserie. 

briquet  à  faire  feu, 

brisié,  brisé.  Serrure  à  perle. 

Brisié,  1450. 

Briste,  nom  de  baptême,  13 17. 

bro,  broc. 

brochettes,  éperons. 

brocques  de  fer,  [broches.] 

brodeors,  brodeurs. 

brogne,  joue. 

brog-né,  noirci. 

brogner,  baiser. 

broisse,  brosse. 

broissier,  brosser. 

broque,  en  picard,  broche,  1433  ;  clou. 

broquette,  broche,  brochette. 

bros,  bras. 

brouhan,  qui  fait  du  bruit,  brouhaha. 

brouhir,  taire  du  bruit. 

brouillerie  d'une  fleur;  qui  ne  croist  plus 
mais  chiet  en  brouillerie.  (Jean  Lemaire.) 

broutrier,  brouetier,  1 361 ,  broutier, 

profession,  1479,  [brouetteur.] 


bruir,  griller. 

brûle  gueule,  pipe  courte. 
bruneté,  brun,  1397. 
bruvage,  breuvage. 

bruyr,  [faire  du  bruit,  briller.] 

Dont  le  nom  briiyt  par  mémoire  ancienne. 
(Jean  Lemaire.) 

bruyt  de  mouton,  1515,  viande. 

b'sache,  besace. 

bucquer,  battre.  Bucquer  à  l'huys,  fores 
pulsare.  (Nicod).  Faire  bucquer  les  bedons  et 
tambours.  13 15. 

buée,  lixinium,  lessive. 

buef,  bues,  bœuf,  bœufs. 

buen,  à  son  buen,  à  son  plaisir,  à  son  gré, 
tel  qu'il  convient,  à  sa  volonté  ;  bien,  bon. 

bufette,  cornet,  buccinœ.  (Jean  Molinet). 

buffe,  bufre,  buffet,  baffe,  soufflet,coup, 
1461,  jouée. 

bufois,  buffoy,  orgueil,  vanité,  grande 
pompe,  équipage  brillant,  grand  train. 

buhine,  buxina. 
buhorel,  1490,  gibier. 
buies,  chaînes,  entraves. 
buignet,  beignet. 

buise,  tuvau  de  plomb  par  où  descend 
l'eau  du  haut  d'un  édifice. 

—  En  Normandie,  morceau  de  bois. 

buisse,  1361,  bûche. 
buisses,  buissons,  bûches,  morceaux  de 
bois. 
bulnieux,  tombereau. 
bultoir,  bluteau  pour  farine. 
buque,  1387,  bûche. 
bura,  burez,  boira,  boirez. 

Les  vins  nonveaulx  vous  seront  interditz. 
Point  n'en  bure^. 

(P.    GROGXnT.) 

bure,  1561,  biitirnni,  beurre. 

Et  ces  Flamens  boivent  leur  let 
Burre  ou  le  habours  toullié. 

bureau,  buriau,  burel,  bure,  étoffe 
grossière. 


-76- 


burieux,  bureau. 

bus,  bois. 

businer,  s'amuser  à  des  riens. 

buthorel,  animal,  1515. 

butineuse,  querelleuse.  Noise  butineuse. 


butoir,  animal,  15 15. 
buvatier,  buveur.  [Pic] 
bu  veux,  buveur. 

buvroie,    boirai.    Si    en  huvroic  a    grant 
haleine.  (Ji-:an  de  Venete.) 


La  lettre  C  se  prononce  le  plus  souvent 
comme  K  devant  les  voyelles  A  et  O,  ainsi 
que  devant  les  diphtongues  au  et  ou.  Cha 
se  prononce  comme  ka,  char  comme  c}}er  ; 
exemples  :  cberlicr  pour  chartier,  cheJe  pour  celle. 

cabenne,  cabane. 

caboche,  tète,  eaput.  (Xicod). 

cabotin,  petit  badin. 

cabri,  petit  chevreau. 

cacaphonie,  cacophonie. 

cache,  ch.isse  au  gibier. 

cache-bâtard,  vertugadin. 

cacher,  cliasser  le  gibier.  (Nicod). 

cachetum,  1560,  cachet. 

cachie,  chassie. 

cachieux,  chassieux. 

cachoire,  chassoire,  fagcîluiti.  (Nicod). 

cachure,  longe. 

cacoute,  coup. 

cadene  i^Etre  à  la),  Ms,  [à  la  chaîne.] 

cadenos,  cadenas. 

cadoreu,  chardonneret.  [Vic] 

cadot,  fauteuil,  chaise. 

ça  en  arrière,  ci-devant. 

cafouillant  (Ouvrage),  embarrassant. 

cagnard,    qui   a  les  jambes  en  dedans. 
(Nicod). 

cagneux,  qui  a  les  jambes  tortues. 

cahièle,  chaire,  chaise. 

cahute,  petite  maison.  (Nicod\ 

caiet  ou  vergne,  1374. 

caige  de  la  vie,  (Ms), 


cailloux,  1471,  caillou. 

cainag-e,  1 376,  droit  de  chaîne. 

caissent,  1 378,  tombent. 

calang-age     (.Mler    en) ,    en     maraude, 
usurper. 

calendre,  calandre. 

calenger,  disputer  la  propriété,  s'emparer 
du  bien  d'autrui. 

caleur,  chaleur.  Calour,  1397. 

caleux,  fainéant. 

câlin,  adulateur. 

calland,  chaland.  (Nicod). 

calumieu,  chalumeau. 

camamille,  camomille. 

cambien,  combien. 

cambier,  profession,  1342,  [brasseur]. 

cambre,  1317,  chambre. 

cambrette,  chambrette. 

camieux,  chameau. 

camion,  petite  épingle.  (Nicod). 

camp,  1397,  campus,  champ. 

campos,  congé.  iNicod). 

canailleux  (Avoir  des  airs),  nouv. 

cancan,  ^Nez  de), 

canceller.  Lettres  cancellees,  1284.  [Annu- 
ler un.  acte  en  le  barrant  ou  en  le  déchirant.] 

cancheler,  chanceler. 
canchon,   canchonnette,  Ms,   [chan- 
son, chansonnette.]  (Pic.) 
candeille,   J.  Froissart),  chandelle. 
candeleur,  Chandeleur. 
candelier,  chandelier. 


—  77  — 


candrellier,  profession,  1490- 
cane,  qucnne.  Porteur  de  canes,  office  à  la 
ville  ^d'Amiens\  145 7- 
—  Espèce  de  cens,  1591. 

caneçon,  caleçon. 
cange,  change. 
candeur,  changeur.  1403. 
cangreine,  gangrène. 
canivet,  canif. 

canoine,  1292,  canonnes,  1452,  cano- 
nienSy  chanoine. 
cant,  chant. 
cantaine,  cantine. 

cantant    (Le   temps   n'est   point),    n'est 
point  propre  à  chanter.  (Pic.) 
canter,  1587,  chanter.  (Pic.) 
cantieux,  chanteau. 

cantitre,  1397,  cantique. 

Cantorbille,  Cantorberi  en  Angleterre 

canu,  blanc. 

canueté,  blancheur,  1472- 

canvre,  chanvre. 

canvrière,  13 74,  chènevière. 

caoûant,  chat-huant. 

capel,  1386,  chapeau. 

Cuidez-vous  que  sous  mon  cappel. 

(Villon.) 

capelain,  chapelain,  1475. 

capelet,  chapelet. 

capelle,  1 342,  chapelle. 

capelleries,  1376,  chapelleries. 

capelure,  caplure,  chenille. 

caperon,  1 386,  chaperon. 

capharnaûm,  prison. 

capieu,  cappiau,  (Ms),  chapeau. 

capigner  quelqu'un,  le  malmener. 

capitre,  chapitre. 

capon,  cappon,  chapon. 

cappellier,  1490,  profession,  [chapelier.] 

cappitel,  capitule. 

capuche,  capuce. 

capuchin,  capucin. 


caque,  harcmg  de  secquone,  1361. 
caquieu,  château. 
caqun,  chacun. 

car,  1265,  char.  . 

carabeine,  carabine. 
Carbon,  1452,  charbon. 
carbonnier,  1458,  charbonnier. 
carcaillo,  [caille,  oiseau]. 
carcasmes,  débats. 
carchier,  charger. 
carcul,  calcul. 

Cardin,  nom  de  baptême,  I457- 
cardon,  chardon.  Cardon  à  foulon,  1502. 
careton,  1361,  conducteur  de  char. 
carette,  1265,  1361,  charrette. 
cariage,  charriage. 
carier,  charrier.  (Nicod). 
carieux,  carreau. 
cari  table,  1472,  charitable. 
•   carité,  1388,  (Ms),  charité. 
carkier,  charger. 
carme,  charme,  bois. 
—  Vers.  (Cl.  de  Mons.) 
carnavieu  (Les),  carnaval. 
carnelle  (Pensée),  1397,  charnelle. 
carneus  (Plaisirs),  charnels. 
caroche,  carrosse. 
carogne,  charogne. 

carole,  concert,  danse,  assemblée  de  joye. 
CaroUs  à  danses,  1397,  caroks  et  danses,  (Ms). 
Faire  caroîles.  Et  puis  prirent  à  caroler.  (J. 
Froissart.) 

caroler,  danser. 
caron,  charron. 
carpente,  charpente. 
carpentier,  1374,  charpentier;  carpcnta- 
riiis,  1277. 

carpie,  charpie. 

carque,  charge.  Carque  de  harenc,  1538. 
carqué,  1527,  chargé. 
carquement,  chargement. 


carquer,  charger.  (Nicoi^). 
carqueur,  1435,  cliargcur. 
carroi,  charroi. 
carrue,  1324,  charrue. 
cartelle,  1400,  [billet,  leuillet,  livre,  cou- 
vercle, mesure  agraire.] 
cascun,  1209,  chacun. 

casée,  espèce  de  ver,  [chenille). 

—  Caprice. 

caseret,  éclisscs  à  l'aire  fromage.  (NicoD  . 
casier,  bahut,  coffre. 

—  IVtit    panier   d'osier    où    Ton    met    du    j 
fromage.  [Voy.  plutôt  caseret. J 

casin,  cousin. 

casse    Avoir  de  la  ,  être  cassé  aux  gages. 

cassis,  143 1,  châssis. 

caste,  chaste. 

casterolle,  casserolle. 

casteté,  1472,  chasteté. 

castices  Dn^it  de  ,  castichiare,  1278, 
castichement,  fen  Picardie,  chaussées 
re\étues  de  pieux  pour  arrêter  les  eaux  d'une 
rivière  ou  d'un  étang.] 

casticheur,  1225,  maçon  ù/.s7/V/.'(-//;-,  1456, 
architecte. 

castiemens,  1397,  chàtimens. 
castierez,  châtierez. 
castoiement,  instruction. 
castoyer,  châtier. 
castu,  1 397,  prison. 
casule,  chasuble. 
cataine,  cataig-ne,  châtaigne. 
catapléme,  cataplasme. 
catecheime,  catéchisme. 
Catelaine,  Catherine.  (Pic.) 
catemite,  chattemitte. 
cateuls,    [meubles    et    biens    mobiliers  ; 
terme  de  coutume.] 

catieu,  catiau,  cateux,  1378,  Ms), 
château,  châteaux. 

catouiller,  décatouiller,  chatouiller, 
Ldliilirc.  [SicvD  .  (Pic. 


-  78  - 

Gatraine,  Catherine. 

catrer,  châtrer.  Cahr.  (Nicod). 

catreux,  châtreur. 

cat  souris,  chauve-souris. 

catte,  chatte. 

caucau    de    cochon,   (Dur   comme   un), 
[ongles  de  porc.  ] 

caucetier,  1393,  métier,  l'aiseur  de  eau- 
chics,  mesureur  de  ciiaussées,  145$. 

cauch,  1 561,  chaux. 

cauche,  chausse. 

cauchée,  chaussée. 


cauchementerie,  1  128,  métier  de  cor- 
donnier. 

cauchepied,  chausse-pied. 

Aller    à    caïuhcpicd,    aller    à    cloche -pied. 
Xicon). 

caucher,  (Ms\  chausser. 

cauches,  1302,  chausses.  iPic.) 

cauchetier,    1417,  profession,  [fabricant 
de  chausses.) 

cauchette,  chaussette. 
cauchie,  1395,  chaussée. 
cauchieur,   1393,  métier,  [chaussetier.] 
cauchon,  chausson. 
cauchure,  chaussure. 
cauconnier,   1482,   profession,   vendeur 
de  volaille. 

caude  nature,  1 597,  [chaude.] 
cauderons,  1496,  [chaudrons.] 
cauffer,  chauffer. 
cauffour,  1317,  chaufour. 
caup,   coup.    Premerain   caiip  de    cloque, 
1552,  premier  coup  de  cloche. 

cauquemare,      cauchemare,       iiiciibiis. 
iXicod). 

cauquier  la  poule,  le  coqcaiiqiich  poule, 
caucher.  (Nicod). 

cauquonier,  coquetier. 

caus    pour  la  rime  ,  coups. 

l       caut,  (Msj.  malin. 


79 


caute  (A  me),  sur  ses  gardes.  (La  Mor- 

LIÈRE.) 

cautelieusement,     astuti',     [artificieu- 
sement.] 

cautelle,  malice,  fourberie,  (Ms),   1472. 

Puisqu'on  a  fait  fallaces  et  caiilclles. 

(Pierre  Grognet.) 

cavalle,  jument. 

cave,  cavette,  (Nicod),  oiseau,  monediûa. 
cavech  d'une  église,  1324,  [chevet.] 
cavechure,  (Nicod),  [licol.] 
caveille,  chevet. 
cavelure,  chevelure. 
caveu,  cheveu. 
cavillateur,  plaideur. 
cavillations,  1400,  [tromperies,  fraudes, 
chicanes.] 

cavron,  chevron. 
cayed,  cahier.  (Nicod). 
cayere,  1456,  chaise. 
ceax,  ceux. 
cécité,  aveuglement. 
ceens,  cy  dedans. 
ceigne,  cygne. 
cel,  ce. 

celéement,  en  secret. 
célestien,  1472,  céleste. 
celi,  celui. 

celique,    1472,  céleste.   Femme  celîcque, 
1471. 
celle,  cette. 
cels,  ceux-là. 

cembel,  assemblée,  combat,  joute. 
ceneulx  ou  habitant  en  sale. 
cep,  prison. 
cerchier,  chercher. 
cerimonie,  1472,  cérémonie. 

cerne  (Ourdir  un),  (La  Morlière)  [cercle, 
contour,  ceintre.] 

cernieu,  cerneau. 

cerri,  céleri. 

c'ert,  c'étoit,  ce  sera. 


cervoise,  bière.  Un  coquet  de  cervoise, 
1496. 

cervoisier,  1428,  [brasseur.] 

cha,  cela.  Viens  cha,  approche. 

chaalis,  bois  de  lit. 

chabas,  ici-bas. 

chabot,  sabot,  chaussure.  (Pic.) 

chaftier,  savetier, 

chaille.  Voy.  chaloir. 

chagrinement,  chagrin. 

chai,  tombe. 

11  sera  en  la  joye   dont  li  origiiien  chai. 

(Th.   df  Mmi.ly.) 

chailloux,  pierres. 

chainse,  ce  qui  sert  à  couvrir  :  jupon, 
chemise,  nappe  d'autel,  voile. 

chaitif,  chaitis,  pauvre,  malheureux, 
infortuné. 

chalemelle,  chambrette. 

chaloir,  importer,  s'embarrasser,  se  sou- 
cier, s'intéresser.  Il  me  chaille,  il  m'importe. 
Ne  vous  chaille,  ne  vous  embarrassez  pas. 

chalumieu,  chalumeau. 

chamberière,  [servante,  chambrière.] 

La  confession  est  la  bonne  chamherière  qui 
netoye  l'hôtel  de  la  conscience.  (Ms). 

champion,  défenseur,  qui  combat  pour 
un  autre. 

chancel,  le  chœur  d'une  église. 

chandoile,  chandelle. 

Chanel,  conduit,  canal. 

changié,  1397,  changé. 

chanjast,  changeât. 

chanplure,  chantepleure. 

chantinelle,  sentinelle. 

chanu,  chauve. 

chanvreux,  terre  chanvreuse,  [qui  convient 
à  la  culture  du  chanvre,] 

chapel,  chapeau,  couronne  de  fleurs,  voile 
de  femme. 

—  Hangar  où  l'on  tue  les  bètes. 

chapelain,  prêtre,  curé. 

chapeleis,  carnage. 


—  8o  — 


chapeler,  couper,  briser,  casser. 

chapelet,  chapeau,  couronne  de  fleurs. 

chapistle,  cliapitre. 

char,  1478,  chair,  viande. 

charcher,  chercher. 

charg-ié,  1403,  1464,  cliargé. 

charoigne,  charogne. 

charriere,  cliemin,  de  chan  et  charrettes. 

chartre,  charte,  prison. 

chastel,  1597,  chastiaux,  bourg,  ciiâ- 
teau,  biens  domaniaux. 

chastelain,  seigneur  d'un  bourg,  gouver- 
neur d'un  cliàtcau. 

chastoiement,   réprimande,  instruction. 

chastoier,  chastoyer,  reprendre,  ins- 
truire, corriger,  châtier. 

Nul  liom  ne  doit  cntrepreiulre  autruy  chastoier. 
(Ms  du  xin«  siècle.) 

chasule,  cliasuble. 
chatiaux,  [châteaux.] 

Estre  donc  nie   pcrc  qui   tant  clxitiaux  brul.i. 

(Tu.   m:  .Mmliv.) 

chatoner,  ramper,  aller  à  quatre  pattes, 
[à  la  manière  du  chat.] 

chauchement,  chaussure. 

chaucherons,  1 574,  [métier,  ceux  qui 
foulent,  qui  pressent  ou  pressurent.] 

chauciers,  chaussons,  souliers. 

chaudun,  boudin. 

chault,  chaut  (Il  m'en),  il  m'importe, 
je  ne  m'en  soucie  pas.  Voy.  chaloir. 

Mais  à  Marot  de  tout  cela  ne  chault. 

(Fr.  Sagox.) 

chaussetier,  1479,  profession. 
chavate,  savate. 

chavestriaux  (Etre  aux),  être  en  que- 
relle, se  battre,  se  tirer  aux  cheveux. 

che,  147 1,  ce,  cela.  Che  n'est  du  foin.  (Pic.) 
cheans,  heureux.  Makheans,  malheureux. 
chef,  venir  à  chef,  venir  à  bout. 
cheindre,  ceindre. 
cheinture,  1395,  ceinture. 
cheinturon,  ceinturon. 


cheir,  tomber,  arriver. 

cheitive,  chétive,  infortunée,  captive, 
mallicureuse. 

chel,  1398,  ce. 

cheler,  cacher. 

chelle,  cette.  Chelle  victoire,  cette  victoire. 
Chelles,  1 397,  celles. 

chellier,  1394,  cellier. 

chelly,  1 317,  celui. 

chemineaux,  cela  se  mange,  [sorte  de 
pâtisserie] 

chemont  vous  me  la  baille/,  belle, 

chenapant,  vaurien. 

chendal,  1428, 

chendre,  1289,  cendre. 

chendreux,  [qui  renferme  de  la  cendre.] 

chendrier,  cendrier. 

chens,  1378,  chense,  1418,  cens.  Cheuse 
mauvaise,  malheur. 

chensel,  tenir  du  bien  à  cens,  1 397  ;  petit 
cens. 

chensier,  1391,  censier. 

chent,  chens,  1209,  cent.  (Pic.) 

chentaine,  centaine. 

chenument.vigoureusement.  Avec  moyen 
état  jusqu'à  l'âge  chenu.  (Jean  de  la  Jessée.) 

chepag-e  (Droit  de),  [geôle,  prison,  geô- 
lage.] 

chepier  des  prisons,  1376,  [geôlier.] 

chercle,  1361,  cercle. 

chère.  Voy.  chiere. 

cherenchié,  chanvre  chereuchie  où  l'on 
fourre  du  pion,  1374. 

cherf,  cerf.  CherJ  vohnt,  1419,  cert- 
volant. 

cherge,  charge. 

chergié,  1374,  chargé. 

cherité,  1560,  charité. 

cherise,  1402,  cerise. 

chermant,  charmant. 

cherme,  chermé,  charme,  charmé. 


—  8i  — 


chermille,  charmille. 
cherniaux,  cerneaux. 
chernière,  charnière. 
cherois  (Je  n  ),  je  ne  serois.  (Pic.) 
cherquemanementum ,    1426,   char- 
gement. 

cherquemaner  des  fiefs,  1334,  [borner 
ou  partager  des  terres.] 

cherquier,  1472,  charretier. 

chertain,  certain. 

chervelle,  1374,  cervelle. 

chervieux,  cerveau. 

chervoise,  1 361,  bière. 

chervoisier,  1422,  vendeur  de  bière. 

ches,  ces.  Ches  messieurs.  (Pic.) 

ch'est,  c'est. 

chest,  ces.  Chest  h,  celles-là,  [ceux-là], 

cheste,  1290,  cette.  Chcste  fille. 

chesti  ?  cela  est-il  ? 

cheux,  1397,  cheaux,  1265,  ceux. 

—  Chez.  Par  cheux  nous.  Cheux  vous.  (Pic) 

chevalereux,  courageux. 

chevalet,  petit  cheval. 

chevance,  biens,  richesses,  ruse,  finesse, 
expérience.  Faire  chevance,  gagner  des  richesses. 

Abandonna  terres,  biens  et  chevance.  (Gilles 
d'Aurigny.) 

Fuyant  trésor,  mondanité,  chevance.  (Oliv. 
DE  LA  Marche.) 

chevauchier,  aller  à  cheval. 

chevaulcheur,  chevaucheur. 

chevece,  coifie,  voile,  oiseau  nocturne, 
chouette. 

cheveil,  cheveux. 

chevestre,  licol,  capistrum.  (Nicod.) 

chevetag-nes  (Péchez),  1397,  capitaux. 

chevir,  jouir,  venir  à  bout. 

chevol,  cheveu. 

chéyt,  tomba. 

chez,  1264,  ces. 

chi,  si.  Chi  bieux,  si  beaux. 


chiaux,  ceux,  (Ms.)  Si  voi  moult  de  chiaux 
qui  s'excusent. 

chiboule,  ciboule. 

chic  chac,  tintamarre. 

chiche,  avare. 

chiche,  [chiche-face,  squelette,  fantôme, 
poupée.] 

Ainsi  Dieu  celle  chiche  face. 

(Mart.  Franc.) 

chicoirée,  chicorée. 

chicolet,  chicotet,  1472,  boisson  qu'on 
amenoit  à  Amiens,  1361.  Plus  grant  bour- 
geois n'est  enflé  que  de  bière  et  de  chicolet. 

chiècle,  siècle.  (Ms.) 

chiée,  tombe.  Que  qu'il  en  chiée,  quoy 
qu'il  en  arrive. 

chief,  1397,  tête,  commencement,  bout, 
extrémité.  Venir  à  chief,  venir  à  bout.  De  chiej 
en  chief,  d'un  bout  à  l'autre.  A  chief  traire, 
réussir,  venir  à  son  but. 

—  Enclin,  tête  baissée. 

chiel,  ciel. 
chier,  cher.  (Ms.) 

chière,  chère,  bonne  chière,  1471. 

—  Visage,  mine  mate,  abattue,  triste, 
consternée,  lie,  joyeuse,  haute,  visage  levé. 

chierté,  1260,  cherté. 

chiet  (II),  il  tombe.  (Jean  le  Maire.) 

chieux,  cieux. 

chièvre,  1472,  chèvre. 

chiex,  cieux.  (Ms.) 

chiez,  chez. 

chiffler,  siffler. 

chiffon  de  pain,  morceau. 

chiflet,  gosier,  sifflet. 

chigogne,  cigogne. 

chil,  1326,  ceux. 

chimetière,  chimetére,  chimen- 
tiere,  1397,  cimetière. 

chine,  cygne,  1499. 

ching'ler,  cingler,  sangler. 

chinoir,  tablier. 

chinquantOi  cinquante. 


82 


chintre,  cintre. 

chion,  verge  pour  frapper  un  cheval. 
chique,  coup  de  doigt. 
chiquet  (Un),  [petit  chanteau.]  (Pic.) 
chire,  cire. 

chiré  (Bien),  bien  ajusté. 
chirier,  1482,  [profession],  cirier. 
chirot,  animal,  15 15. 
chitadelle,  citadelle. 
chité,  1397,  cité.  Chité  de  Paris. 
Chitiaus,     1269,     Chiteaux,     1361, 
(Ordre  de),  Cîteaux. 

chitoien,  chitoyen,  13 17, 1448,  citoyen. 
chitre,  chidre,  cidre. 
chitron,  citron. 
chitrouille,  citrouille. 
chive,   [ciboule.]   Ht  aussi  verte  comme 
chive.  (GuiL.  dk  Lorris.) 

chivière,  civière. 

chlo,  cho,  ça,  cela.  (Nicod.) 

ch'  n'est,  ce  n'est.  i^Pic.) 

choe,  chouette,  oiseau  nocturne. 

choisir,  apercevoir. 

choie,  [ballon  rempli  de  son  qui  sert  à 
un  jeu.] 

En  1342,  il  "y  avoit  une  choie  tous  les  ans  le 
jour  de  S.  Vincent  sur  le  terroir  de  Bertangle, 
à  deux  lieues  d'Amiens.  (Reg.  du  chapitre.) 

chois,  choux,  plante. 

chonq-six,  cinq  ou  six. 

chonque,  cinq. 

chopaine,  chopine. 

choquette,  choque  de  bois,  jeu  :  on  tient 
le  doigt  baissé  quand  on  prononce  ce  mot. 

chercher,  sorcier. 

choser,  gronder,  blâmer,  accuser,  imputer, 
reprendre. 

chou,  1209,  1397,  ce  ;  pour  chou,  pour  ce 
que.  (Ms.) 

chouca,  chouette.  (Nicod.) 

chou  cabus,  capitosus. 

chou  colet,  cmdis.  (Nicod.) 


chti,  celui.  C/;//-chi,  celui-cy.  (Pic.) 

chu,  ce  ;  chu  temps,  dans  ce  temps,  1307  ; 
c]}u  lieu. 

chucher,  sucer. 
chuchoter,  suçoter,  1472. 
chucre,  sucre,  147 1. 
churquette,  muscipula.  (Nicod.) 
chy  devant,  ci-devant. 
chy  et  lo,  cy  et  là.  (Pic.) 
ci,  icy. 

ciaux,  ciax,  1397,  ceux-ci,  ceux,  cieux, 
cid. 

cieu  1^ Fondre  du),  1361  [suif.] 

cil,  ce,  celui,  ceux,  1296,  15 16. 

Et  cil  qui  me  contraint  d'endurer  et  me 
taire.  (Ol.  de  M.\gny.) 

—  Lui.  C/7  commence  à  noter.  (Helin'AND.) 

c'il,  s'il. 

ciller,  fermer  les  yeux. 

cimentire,  cimetière. 

cirug-ien,  chirurgien,  1346. 

cis,  cet,  ce,  ces. 

cisieux,  ciseaux. 

citadine,  [qui  se  rapporte  à  une  cité.]  Vie 
cilailinc. 

citoal,  cannelle. 

citole,  instrument  musical  à  cordes. 
clabaud  (chapeau),  [qui  a  les  oreillères 
pendantes.] 

claim,  clains,  clameur,  cris,  plainte. 

claimer,  clamer,  se  plaindre,  appeler, 
nommer,  demander,  crier  après  quelqu'un, 
accuser.  Clamer  quitte  ou  cuite,  déclarer 
quitte.  Se  clamer  las,  se  dire  abattu,  infortuné. 

clairté,  clarté. 

clamace,  clameur,  1562. 

clamer,  147 1,  crier. 

clamor,  cri,  plainte. 

clapier,  espèce  de  hutte. 

clartez  de  souliers,  souliers  trouez. 

clatre,  foyer.  [Pic] 

claufichier,  attacher  avec  des  clous. 


-Si 


claus,  clous,  1397. 

clave,  une  cane  de  cîave,  espèce  de  cens, 
1391. 

clercs,  gens  savans,  instruits,  magistrats, 
notaires,  maîtres  d'école. 

clerg-ie,  science,  clergé.  (Ms.) 
QLiiconque  a  entendement  de  sens  acquis 
ou  de  clcrorie.  (Guillevjlle.) 

clers  et  sers,  gros  et  menus. 
cleu,  clou. 

cleuetier,  profession,  1490. 
cliché,  clisse. 

clicorg-ne,  de  travers.  Regarder  dîcorgne. 
Climenchon,  nom  de  baptême,  1323. 
cliquer,  [faire  du  bruit].  Gros  usurier  qui 
avez  For  qui  clique.  (Roger  de  Collerye.) 

cliquet,  baquet. 

cliquetis,  coups  de  cloche.  Treize  cliquetis. 
(Hist.  de  Rouen,  1500.) 

cliquettes,  deux  os  avec  lesquels  on  con- 
trefait les  tambours. 

cloie,  1406,  claie. 
cloque,  cloche.  (Pic.) 
cloquemain,  animal,  151;. 
cloquemant,  gibier,  1490. 
cloquer,  boiter. 
—  Clocher,  1232,  1425. 

cloquette,  clochette. 

clos,  ferme,  1397. 

clostre,  cloître. 

cluingner,  baisser  les  yeux,  faire  signe. 

00,  (cot),  chat,  col,  cou,  coq.  Jeu  de  co. 

coard,  lâche,  poltron,  timide,  lent,  pares- 
seux. 

cocasse,  badin.  (Nicod.) 

cocsidru,  [coquecigrue.] 

codegarde,  corps  de  garde. 

coe,  queue. 

coéchon,  cochon. 

coënne  de  lard,  cutis.  (Nicod.) 

coens,  cuens,  comte. 


cœr,  cœur.  Qui  s'excusent  de  che  dont  tôt 

cœr  les  accusent.  (Ms  xiiic  s.) 

cœuche,  chausse. 

cœuchette,  chaussette. 

cœud,  chaud. 

cœudiére,  1342,  chaudière. 

cœudieu,  chaudeau. 

cœudron,  chaudron. 

cœudronnier,  chaudronnier. 

cœuriste,  choriste. 

cofage,  chauffage. 

cofer,  chauffer. 

cofîn,  coffîn,  1379,  ^^^i- 

cofFoir,  chauffoir. 

cofrette,  chaufferette.  (Nicod.) 

coi,  tranquille. 

coiement,  tranquillement,  sans  bruit,  à 
voix  basse.  La  Vierge  tout  coiement.  (J.  de 
Venette.) 

coiler,  celer,  cacher. 

coillir,  cueillir. 

coint,  cointe,  poli,  bien  instruit,  prudent, 
sage,  avisé,  subtil,  rusé,  ajusté,  paré,  bien 
élevé. 

cointement,  prudemment. 
cointise,  politesse,  prudence. 
cointoier,  instruire,  polir,  éduquer,  ajuster, 
élever,  parer. 

coirame,  caresme. 

coire,  encore,  1472. 

coisir,  choisir. 

coissin,  coussin,  cousin. 

coiter,  coitier,  presser,  pousser,  exciter, 
aiguillonner. 

coivre,  cuivre,  1336.  Un  potier  de  coivre, 
1442. 

Colart,  Colard,  nom  de  baptême,  1464. 

Colaye,  nom  de  baptême  de  femme,  1461. 

colées,  coups,  soufflets. 

Colenet,  nom  de  baptême,  1482. 

colimachon,  limaçon. 

Colin,  nom,  1376. 


-84- 


Colinet,  1465,  petit  Colin. 
colliege,  1372,  [collège.] 
Colo  ou  Coullio,  Nicolas. 
colom,  pigeon. 
colpe,  ciilpa,  faute. 
COm,  combien,  quoique. 
comans,  commandemens,  ordres. 
cornant,  commande. 
comble,  câble. 
combo,  combat. 

cornent,    commence,    commande,    com- 

maïuicmcnt. 

comerche,  commerce, 

commencher,  commenchier,  1397, 
[commencer.] 

commendaces  et  vigiles,  1515,  [prières 

pour  les  morts.  | 

commeune,  [commune.] 

commun,  public. 

communalment,  communaument, 
communément,  publiquement,  générale- 
ment, tous  ensemble. 

compaig-ner,  1472,  accompagner. 

compaig'nie,  compagnie.  Et  vous  ares  de 
Dieu  la  ùv///\7 ;>;//(•.  (RoB.  GoBlx.) 

compaig-non,  1 397,  compagnon.  (Nicod.) 

compain,  compaing",  compagnon,  cama- 
rade. 

comparag-e,  comperiag-e,  1361,  com- 
pérage,  comparaison . 

comparation,  147 1,  comparaison. 

comparer,  comperer,  acheter,  payer, 
mériter,  acquérir,  coûter. 

Je  l'ay  compare  cliier,  —  pavé  cher. 

comparison,  (Ms),  comparaison. 

compenag'e,  1361,  [nourriture,  mets, 
viandes,  etc.,  tout  ce  qui  se  mange  avec  du 
pain.] 

compère  luriot,  loriot. 

complesence  (ince),  complaisance. 

complimenterie,  compliment. 

compo,  compas. 


comportement,  complcxion. 

comprenseur,  1472, 

comprer,  par  syncope  comparer.  (Nicod.) 

comprins,  compris. 

com  tout,  tout  à  fait,  par  excellence. 

con,  comme,  combien,  quovque,  qu'on. 

conchevoir,  concevoir.  Conchu,  1471. 

conchiement,      Ms.)    [ordure,    saleté, 
outrage,  trahison,  fraude.] 

conchier,     salir,    tromper,     surprendre, 
jouer  un  tour. 

conchieure,  conchiure,  1209,  [ordure, 
souillure,  tache.  ) 

concile;     tenir     concile,     jjser,     parler 
ensemble. 

concilier,  conseiller,  prendre  conseil. 

conclure,    faire    taire,    convaincre,    per- 
suader. 

concordablement,  [d'un  avis  unanime, 
d'un  bon  accord.  ] 

conditionné  (Bien),  ivre. 

confès,  confessé,  (Ms.) 

confessionaire,  confessionnal. 

confessoir,  confesseur,  13 97. 

confez,  confessé. 

confienche,  confiance. 

confort,  soulagement,  1397. 

con  fusible,  1472,  [confus,  en  désordre.] 

cong"ié,  congé,  1397. 

cong-ier  quelqu'un,  lui  donner  son  congé. 

conin,  animal,  151  3. 

conjoier,  conjoïr,  fêter,  recevoir  bien, 
réjouir  ensemble. 

connin,  [lapin].  Chaque  cent  de  peaux  de 
coiniins  devoit  deux  deniers.  1502. 

connoissement,  avec  connoissance. 

conquerre,  de  conquérir.  Cui  dans  le 
monde  conquerre. 

conquester,  gagner,  acquérir.  Pour  con- 
quester  un  jour  le  prix  des  cieux.  (Ben. 
Baudouin.) 

conquet,  profit,  avantage,  gain. 


-85  - 


conquier,  congcr,  1500. 

conreur  de  cuirs,  1470,  corroycur. 

conreur  de  -waides,  profession. 

conroi  (Prendre),  prendre  soin,  com- 
pagnie, 

conroier,  arranger,  préparer,  disposer, 
régler,  avoir  soin. 

consaulx,  1332,  [conseillers,  membres 
d'une  assemblée.] 

consaut,  conseille,  console. 

consaux,  conseils,  desseins  formez,  réso- 
lutions prises. 

conscienche,  conscience. 
conseiller,  raconter  bas,  parlera  l'oreille, 
prendre  avis,  le  demander,  projeter. 

conseut,  atteint. 

consir,  consuir,  consuivre,  atteindre, 
parvenir  à  un  but,  obtenir. 

consirée,  éloignement,  absence. 
consirer,  éloigner. 
contempcieux,  lieu,  contentieux. 
contempner,  1472,  mépriser. 

Les  Cordeliers  et  Jacopins 
Doibvent  contempner  gros  lapins. 

(Pierre  Grognet.) 

contempt,  mépris. 

contemptible,  contcninendus.  (Nicod.) 
contens,  dispute,  querelle,  content. 
contendre,  disputer. 
contenenche,  contenance. 
conteour,  contere,  qui  raconte. 
conteux,  conteur. 

contiller,  conter,  raconter,  discourir. 
contraicts,  assignés.  (Ms.) 
contraig-nement,  contrainte. 
contraire,  accident,  malheur,  adversité. 
contrait,  contrefait,  estropié,  mal  fait. 
contralieux,  querelleur,  contrariant. 
centraux,  contrats,  1397. 
contrebende,  contrebande. 

contrefort,  [doublure.] 
Chaque  pelisson  sans  contrefort  devoit  un 
denier.  1502. 


contremont,  en  haut,  en  montant. 
Arbres  d'un  grand   contremont,    —    d'une 
grande  hauteur. 
contre  val,  en  bas. 
controt,  contrat  ;  pL,  contraux.. 
controuveure,  mensonge,  invention. 

convant,  convenant,  convention,  enga- 
gement réciproque. 

convenra,  conviendra.  De  tout  convenra 
raison  rendre.  (Ms,  xiiie  siée.) 

convetier,  convoiter,  1397.  , 

convoier,  conduire,  accompagner. 
copecul,  couppecul. 
coperet,  couperet.  (Nicod.) 
copeur,  coupeur,  1587. 
cophin,    panier    d'osier,   corhis,   cophinus. 
(Nicod.) 
copieux,  copeau. 
Gopin,  nom  de  bapt.,  141 3. 
copiosité,  [grande  quantité,  abondance.] 
copoir,  [coupoir.] 
copon,  [coupon.] 
coppé,  1469,  coupé. 
cops,  coups. 
copure,  [coupure.] 

coquard  (Un  homme),  [sot,  niais.]  Qu'on 
maine  aux  champs  ce  coquardeau  (François 
Sayon),  pour  mauvais  poète. 

coquemar,  cauchemar. 

coquet  ou  cocquet,  baril,  1445.  Coquet 
de  bière,  1502. 

cor  (Il  n'avoit),  encore.  (Pic.) 

c'orains  que,  auparavant  que,  jusqu'alors. 

corange,  cœur,  âme,  courage,  pensée, 
esprit. 

Corbeuil,  Corbeil,  ville. 

corbi,  un  homme  de  couleur  bise  ou  brune, 
[corps  bis.] 

corde,  traire  à  sa  corde,  mettre  de  son 
parti,  [être  d'accord.] 

cordieux,  cordeau.  , 

cordlier,  cordelier. 


—  86  — 


cordouanier,  cordonnier,  1376. 
corgniole,  corniole,  [cornouillc] 
corier,  métier,  1317. 
corions  de  souliers,  corrigiœ,  courroyes. 

(NlCOD.) 

cornaille,  corneille. 

cornette,  chaperon. 

cornollier,  cornoiller,  conins,  (Nicod), 
[cornouiller,] 

coron   (Le)   d'un   parvis,    131 1,   et  d'une 
rue,  [coin.] 

corpeus  (Plaisirs),  corporels,  1397. 

corporance,  corpulence. 

corporeulx  (Biens),  corporels,  1397. 

c'or  que,  encore. 

corroie,  bourse,  ceinture  ;  on  portoit  ces 
bourses  en  argent  comme  une  ceinture. 

cors,  corps  ;  court,  hrcvis  ;  cour,  ciiria. 
—  Course.  Grant  cors,  grande  course,  grand 
pas,  grand  train. 

cort,  de  courir.  Il  court. 

cortil,  jardin. 

cortine,  tenture  de  lit,  tout  ce  qui  envi- 
ronne le  lit. 

cortoisie,  courtoisie,  1397. 

cose,  chose  ;  (Pic.)  res.  (Nicod.) 

cossu,  à  l'aise. 

coster,  coûter. 

cote,  corset.  Cote  verte,  manteau  de  lit. 

cotelle,  petit  corset,  petite  veste. 

coteron,  1481,  cotillon,  jupe. 

cotterie,  (Tenir  du  bien  à),    1397,  [en 
cotagc,  c'est-à-dire  en  roture.] 

couchier,  coucher. 

coue,  queue. 

couet,  [pot  en  terre  cuite  servant  de  pot 
au  feu.] 

coue  te,  coûte,  matelas,  couverture,  tra- 
versin pour  appuyer  les  coudes. 

coueter,  convoiter,  remuer  la  queue. 

couiche,  cuisse. 

couliche,  coulisse. 


coullon,  état,  1345. 

coulombier,  colombier. 

coulon,  colombe.  (Ms.) 

coulou,  couleur,  1397,  couleur. 

coupe,  faute. 

couplet,  âme. 

couquer,  coucher.  Conque,  couché. 

couquette,  couchette. 

courchette,  petite  cour,  1397. 

courchié  en  vieux,  1397, 

couronel,  coronel,  colonel. 

courratage,  courretage,  1352. 

courroye.  Voy.  corroie. 

coursable,  monnaie  courante,  13 17. 

courtil,  jardin. 

courtine.  Voy.  cortine. 

coust,  de  povre  coust,  —  de  peu  de 
valeur. 

constance,  coût,  1344. 
couste,   coude.   Montrant    de    son  couste 
l'envers.  (Pierre  Grognet.) 

coustéme,  coutume. 

consternent,  coûts,  dépenses. 

coutel,  1397,  couteau. 

coutelo,  coutelas. 

coûtes,  les  coudes,  —  matelas,  couver- 
tures, espèces  d'oreillers,  carreaux. 

coutieux,  couteau. 

contre  de  charrue,  1470, 

couture,  champ  labouré,  cultivé. 

couverchez,  couvercle. 

couvertoir,  1475,  couverture,  [courte- 
pointe.] 

couvet,  [pot  en  terre  cuite  ser\'ant  de 
chaufferette  pour  les  femmes].  (Pic.) 

couvine,  covine,  dessein,  projet,  con- 
duite, manière. 

couvreture,  couverture,  1397. 

covine.  Vov.  couvine. 

coy,  [tranquille,  sans  bruit,  triste,  secret.] 

Si  s'en  fait  bon  taire  tout  coy. 

(Villon.) 


-87   - 


craisse,  graisse,  1361. 
craisset,  chandelle,  lampe.  (Pic.) 
crame,  craime,  crème. 

cramelliée,    cramaillée,    cramillé, 

crémaillère. 

crampi,  courbé,  resserré,  restraint. 

cranche,  chancre. 

crandestin,  clandestin. 

cranque,  1472,  crampe. 

crapaut  esboule,  1472, 
Les  Bourguignons  ils  sont  plus  enflez  de 
boullon  que  n'est  un  crapaut  eshoiile. 

crapeudaine,  crapaudine.  Pigeon    à   la 
crapcudainc. 

crapeux,  crapaud. 

crappe,  grappe,  1374. 

craquelo,  pâtisserie. 

cras,  gras,  i^<^'j,  pingtiis. 

crascu,  ouvrier  qui  dégraisse  les  laines 
en  Picardie. 

craventer  (se),  se  forcer. 

creanche,  croyance. 

creanter  (se),  1326,  assurer,  engager. 
Promettre  et  creanter,  1400. 

creime,  cresme. 

cremer,  cremir,  craindre. 

cremeteux,  tremblant.  (Ms.) 

cremeur,  crainte. 

crémir,  faire  craindre. 

cremor,  crainte. 

cremue  [ou  cresmeue,  fig.,  doux  comme 
de  la  crème.]  Une  barbe  cremue. 

crepon,  croupion,  échine. 

crespelu,  crépu. 

cresset,  lampe.  Voy.  craisset. 

crestaux,  créneaux  des  murs  d'une  ville 
ainsy  nommez,  dit  Borel,  pour  être  apointés 
par  intervalles  comme  les  crestes  des  coqs. 

crei  'tienté,  [chrétienté.] 

créf  iaux  de  murailles,  1474.  Voy.  cres- 
tôaux. 


creton,  (Desséché  comme  le),  1472, 
[sorte  de  mets  à  base  de  graisse  de  cochon, 
et  aussi  manière  d'apprêter  un  mets  en  le 
faisant  frire  dans  la  poêle.] 

crevache,  crevasse. 

criendre,  craindre.  Crient,  craint. 

crig-non,  grillon. 

crinclé,  crénelé. 

crineux,  semblable  au  crin. 

criquer,  rixari.  (Nicod.) 

crisner,  croisser,  faire  un  certain  bruit, 
croire,  prêter. 

critent  (Ils),  ils  crient. 

croche,  crosse. 

croion,  crayon. 

croisser.  Voy.  crisner. 

croix  d'outremer,  les  croisades. 

croller,  pencher. 

cropetons,  [dans  une  position  accroupie.] 

^  Assises  bas  à  croppetons. 

(Villon.) 

croquette,  croquet. 

cros,  gras. 

crostant,  un  tremblement. 

croustelle,  en  picard,  croustille,  petite 
croûte  de  pain. 

croye  blanche,  15S1,  craye. 

crueusement,  cruellement. 

crueun,  cruel. 

crupe,  croupe. 

crupière,  croupière. 

crupion,  croupion. 

crupir,  croupir. 

cruturesdeprez,  1395,  [surcroît,  surplus.] 

cueiller,  cœuillir. 

cueillot,  quête,  1292. 

cuens,  [comte].  Quant  li  cnens  vit  la 
merveille  moult  en  fut  eshahi.  (Th.  de 
Mailly.) 

cuer,  cueur,  cœur.  S'elle  veult  trop  mon 
cneur  happer.  (Ch.  d'Orléans.) 

cueurt,  court,  1346. 


—  88  — 


oui,  qui,  à  qui. 

cuider,  cuidier,  1472,  verbe,  s'imaginer, 
penser,  croire,  présumer.  Au  mien  cuidier,  — 
à  mon  avis. 

CuiJe^-\ou$  que  sous  mon  cappel. 

(Villon.) 

—  Subst.,  imagination,  présomption. 
cuig-néez,  coignéez,  coignée. 
cuignets,  beignets. 
cuignie,  virole. 
cuing-ts,  coins,  cuncus,  1472. 
cuisaine,  cuisine. 
cuissot,  (Ronsard), 
cuit  (II),  il  pense. 
cuite,  quitte. 

cuitement,  franchement,  sans  payer, 
gratis. 

cuir,  peau. 


cuivert,  bas,  abject,  sans  sentiment, 
esclave. 

cuizambon,  soin,  inquiétude,  chagrin 
cuisant.  [Faute  de  lecture  sans  doute  pour 
cusançon  ou  cuisançou.'] 

cume,  comme. 
c'un,  qu'un. 

cupide  d'honneur,  cupiâus. 
cure,  soin,  envie,  désir. 
curé,  guerri.  (Ms.) 

curierai    (Je),    j'inquiéterai,    12CS9,    [du 
verbe  curicr,  ennu\er.  ] 
custode,  gardien,  1597. 
cuvertise,  bassesse,  esclavage. 
cuyder,  penser,  croire. 

cymeez,  montagnes  cynicci-  (Cl.  de 
Mon  s.) 

cynele,  huit  de  l'épine  blanche. 


D 


daarain,  dernier,  à  la  fm. 

dada,  cheval.  (Nicod.) 

dadel,  benêt,  innocent. 

daffute.    Un    homme   iXapitc,   de   bonne 
compagnie.  Un  minois  d\j[f'utc,  joli.  (Pic.) 

daigne,  digne. 

daime,  disme. 

dalez,  d'auprès,  d'à  côté. 

dam,  ouida. 

dam,  damp,  1542,  dom,  seigneur. 

damage,   1294,  dammage,  domage, 
1295,  domaige,  1397,  dommage.  Damache. 

dame  Diex,  seigneur  Dieu. 

damere, 

Un  valet  damere. 

damoisel,  damoisiaus,    jeune   gentil- 
homme. 

damoiselet,  petit  damoiseau. 


damoiselle,  damoéselle,  damoi- 
sielle,  1 597,  [femme  d'un  écuyer,  fille, 
servante.]  J'ai  vu  enfin  damoèseUcs  et  dames. 
(LoLis  Labe  ) 

Damos,  Damas. 

dangier,  danger. 

Et  se  gardoit  de  dangiers  et  surprinses. 

(Mart.   d'Auvergne.) 

—  Peine,  retard,  difficulté,  embarras.  A 
dangier,  avec  peine,  inquiétude.  Faire  dangier, 
faire  difficulté. 

danqui,  de  là. 
Dant,  nom  de  baptême,  1376. 
dapnement,  damnation. 
darain,  dernier. 

darainement,  1292,  dernièrement. 
dard,  ûmlx. 

darioles  d'Amiens,  pâtisserie  ;  Rabelais 
les  estimoit. 


-89- 


dax,  deux. 
debacquer,  abolir. 

débalation,  [en  désordre,  en  ruine,  à  la 
dérive.] 
debatum,  12^6,  débat. 
debender,  débander. 
débites,  1350,  dettes. 
déblayer,  [encore  usité.] 
débots,  débats. 

débraillé,  mal  vêtu,  ayant  la  poitrine 
découverte.  (Nicod.) 

debristi,  yvre, 

debveriesmes,  devrions.  (Ms.) 

decachié,  chassé. 

décanter,  déchanter. 

decarcage  (Droit  de),  1502,  de  déchar- 
gement. 
decarqueur,  1443,  1502,  déchargeur. 
décavlé,  déchevelé. 
déceime,  décime. 

deceptif,  [trompeur,  frauduleux.]  Propos 
deceptif,  1397. 

decepvanches,  1378,  [déceptions,  trom- 
peries, trahisons.] 

decha,  1472,  deçà. 

dechiez,  tombez. 

decho,  deçà. 

declairi,  1373,  déclaré. 

deçoivre,  tromper,  surprendre. 

déconfort  (Vivre  en),  dégénération. 

decorement,  1472,  [décoration.] 

dedens,  dedans.  Celui  qui  gict  icy  dedens. 
1209.  (Berenger  de  la  Tour.) 

déduit,  plaisir,  récréation,  amusement. 

defamé,  infâme,  diffamé. 

defamie,  infamie. 

deffaulte,  marque,  faute.  Par  deffauUe  de 
ung  trait  de  vin.  1472. 
defFenge  (pour  la  rime),  défende. 
deffermer,  ouvrir. 
deffubler,  ôter,  se  dévêtir. 
definer,  1472,  finir. 


defois,  défence,  empêchement. 

deforetez,  souliers  éculez. 

defors,  dehors,  autrefois. 

défouir,  déterrer.  Simon  de  Crépi,  qui  le 
comte  Raoul,  son  père,  défoui.  (Th.  de 
Mailly.) 

défuler,  tirer  son  chapeau,  se  décœffer; 
du  Cange  le  dérive  de  affihiilare. 

dégaine,  manière. 

dég-elé,  mort. 

degeter,    rejetter.   Et   par  ce    s' aumône 

degetc.  (Ms  du  xiiic  s.) 

dégoiser,  babiller.  Que  Lambert  en  ce 
lieu  dégoise.  (Benserade.) 

degras  ;  faire  ses  degras,  pousser  une 
selle. 

dégringoler,  descendre  vite. 

déguerpir,  quitter. 

dehait,  dehet,  peine,  affliction,  abatte- 
ment, malheur,  tristesse,  incommodité. 

déhanché,  éhanché. 

deheitié,  dehetié,  triste,  abattu,  décou- 
ragé. 

déhoquer,  décrocher. 

dehurter,  pousser,  presser,  frapper. 

déjingander  un  commerce.  Mot  nouv. 

dejougler,  déconcerter. 

déjouquer,  déjucher. 

del,  de  la.  Del  braise.  (Pic.) 

—  Du,  de  ce.  D'un  et  del,  de  chose  et 
d'autre.  Del  monde,  1397,  du  monde. 

délacher,  délacer. 

delaiance,  retard. 

delaier,  différer,  retarder. 

—  Subst.,  retard,  délai. 
délaissier,  délaisser. 

delaquer,  lâcher.  Delaquer  un  compli- 
ment. (Pic.) 

delegier,  facilement. 
délégier,  légèrement. 
délictable,  1397,  délectable. 
délié,  mince,  menu. 

6. 


—  90  — 


délit,  plaisir,  crime. 

déliter,  1397,  délecter,  réjouir. 

delitous,  agréable. 

delivrement,  sans  peine,  sans  embarras, 
facilement. 

délo,  delà. 

déloïé,  délié. 

déloqueté,  nu. 

delui  (pour  la  rime\  délay. 

demaine,  1395,  domaine,  propre,  ce  qui 
nous  appartient. 

demainer,  agir,  s'agiter,  se  composer, 
tourmenter,  se  conduire.  (Pic.) 

demanois,  à  l'instant,  cependant,  pendant 
ce  temps. 

demantaire,  devant,  cv  devant. 

démaquer,  vomir. 

démener,  [exercer,  mener,  passer,  faire, 
conduire,  pousser,  traiter.] 

Démener  joye  ou  dolor,  être  joyeux  ou 
triste. 

demenriesmes,  mènerions. 
dementer,  se  plaindre. 
demie,  la  moindre  chose. 
demisiele,  1397,  demoiselle. 
demorance,  1597,  retardement. 
démordre,  se  départir. 
demorée,demorement,retard,absencc, 
délai. 

demorer,  1397,  demeurer,  rester. 
—  Subst.,  demeure,  délay,  retard. 
Deiuourra,  demeurera . 

Et  le  fils  p;»s  ne  Jcniourra. 

dempsité,  1472, 

demyon,  mesure  de  vin,  [demi-setier  ou 

demi-litre.] 

den,  dans,  dedans.  (Pic.) 

Den  ch',  dans  sa.  Den  ch'  maison,  dans  sa 
maison.  (Pic.) 
Den  chiez,  de  chez. 

dénichoir,  savoir  ses  affaires. 

dénoncher,  dénoncer. 

denrée,  mesure  de  pinte,  forme. 


(Vll-LON.) 


denuncié,  (Ms),  dénoncé. 

dépêtrer  (se), 

depicher  un  fossé,  1243,  deffaire. 

dépiécher,  dépiécer. 

depis,  depuis. 

dépiteux  ;  enfer  dépUeux,  lieu  de  désespoir. 

déplacher,  déplacer. 

déplemer,  déplumer. 

déplicher,  déplisser. 

déporter,  se  réjouir,  se  récréer,  se  délasser, 
se  tirer  d'affaire,  soulager,  s'amuser,  cesser  le 
travail. 

dépoyser,  dépayser. 

deputaire,  méchant,  cruel,  de  mauvaises 
mœurs,  bas,  abject,  sans  sentimens. 

dequeir  d'une  complainte,  1372,  [être 
débouté.) 

Dequeue,  1336,  déchue. 

Dequetis  par  jugement,  1265,  condamné. 

déqueuvrir,  découvrir. 

déquirer,  déchirer. 

dérachiner,  déraciner. 

derain,  dernier,  (l-'ic.) 

derayer,  biffer. 

derequief,  141 5,  derechief,  de  rechef. 

dereze,  usée. 

déring-er,  déranger. 

dérocher,  écraser.  Qui  tous  les  dérocha, 
les  geans  terrassez  par  Jupiter.  (Helin.\nd.) 

déroguer,  1466,  déroger. 

derompre,  briser,  casser,  disséquer. 

derons  sa  cotelle,  1472,  rompt. 

déroute,  rompue,  déchirée. 

derrain,  1320,  dernier.  \^icoT).)  Derraine 

onction,  extrême  onction. 

Au  derrain,  an  daarain,  i  368,  enfin. 

derrainement,  1466,  [dernièrement.] 
derréez,  1361,  denréez. 
dertre,  dartre. 

dervé,  hors  de  sens,  fou,  enragé,  extra- 
vagant. 

dervoier,  enrager,  sortir  du  bon  sens. 


—  91  — 


desachier,  tirer,  secouer,  agiter. 

desbillé,  déshabillé. 

desblayer,  déménager.  (Nicod.) 

descachier,  pousser,  presser,  persécuter. 

descanquier  des  fiefs,  1334, 

descarchier,  décharger. 

descarqueur,  1439,  ti^'chargeur. 

descarquié,  1394,  déchargé. 

descaucher,  deschausser. 

deschendre,  descendre.  Deschens,  1472, 
[descends.] 

deschente,  descente. 

desciple,  disciple. 

desclos,  ouvert,  sans  clôture. 

descombrer,  1397,  débarrasser,  élaguer. 

desconseillie,  abandonnée,  qui  ne  sait  à 
qui  avoir  recours. 

descopé,   coupé.   Et  demain  court    tout 
descopé  menu.  (Pierre  Michault.) 

descouquer,  découcher. 

desdêter,   payer  ses  dettes.   Qui  donne 
aumône  se  desdête.  (Ms  du  xiip  s.) 

desdrenavant,  1397,  dorénavant. 

desererer  (se),  quitter,  séparer. 

déserte,  récompense.   Rendre  à  chacun 
selon  sa  déserte,  —  selon  son  œuvre. 

deservir,  mériter. 

deseure,  1389,  dessus.  (Ms.) 

deshait,  deshaitier,  desheté.  Voy. 
dehait. 

desi,  jusqu'à. 

desiramment,  1397,  [avec  ardeur,  pas- 
sionnément, avec  désir.] 

désireté,  1397,  déshérité. 

desirier,  1397,  désirer. 

désisse,  1300,  disois. 

desist,  1397,  disoit. 

deslavé,  malpropre,  sale. 

desleal,  desloial,  infidèle,  traître. 

desloer,  désapprouver. 

desmanoier,  desmenager,  sortir  du  ma- 
noir. 


desmesure,  outrance,  outrage,  excez.  A 
desmesure,  extraordinairement,  hors  de  règle. 

desne,  dîne. 

desobresse,  (Ms),  le  réfectoire. 

desoivre,  desovoir,  tromper,  surprendre. 

des  ors,  dès  lors.  (J.  de  Venette.) 

despartie,  séparation. 

despecier,  [dépecer.] 

despendre,  dépenser,  prodiguer.  Des- 
pendre le  temps,  1 397,  perdre,  passer. 

desperade,  désespoir. 

despers,  libertin,  méchant. 

des  pieça,  1452,  depuis. 

despiécher,  dépecer. 

despite,  méprise. 

despiter,  mépriser. 

despoillie,  1397,  dépouille. 

despris,  abject,  vil,  mal  habillé. 

despriser,  aspemare. 

despondre,  expliquer. 

desquaingner,  déchaîner. 

desquerquier,  1378,  décharger. 

desqueudre,  découdre. 

desraine,  1472,  dernière. 

desrainier,  desrenier,  parler,  porter 
la  parole,  expliquer,  contrarier,  disputer. 

desraison,  tort,  injustice,  folie,  mauvaise 
action,  malice. 

desramier  (se),  1209,  se  défendre. 

desroi,  desroy,  dérèglement,  injustice, 
faute,  crime,  égarement,  discorde. 

Le  mal  et  le  desroy  qu'autrefois  ont  les 
Anglois  fait  en  France.  (Jean  Bouchet.) 

desroier,  faire  sortir  de  la  bonne  route, 
corrompre. 

dessamble,  1397,  désassamble. 

desseigné,  dessiné. 

desserte,  faits  et  mérites.  Être  puni  selon 
sa  desserte.  Deux  personnes  d'une  même  des- 
serte. (Ms.) 

desservir,  mériter. 

dessi  ad  che,  1324,  jusqu'à  ce  que. 


—  92  — 


dessoivrement  de  corps,  mort.  (Ms.) 

destor,  coin,  cachette. 

destorber,  détourner,  embarrasser,  trou- 
bler. 

destorbier,  destourbier,  1 597,  embar- 
ras, empêchement. 

destorner,  détourner. 

destouper  une  porte,  157-I,  l'ouvrir. 
Grands  et  petits,  destoiipcs  vos  oreilles.   ROG. 

DE  COLLKRYE.) 

destourber.  Voy.  destorber. 

destraindre,  contraindre,  presser. 

destre,  main  droite. 

destrier,  cheval  de  parade  dressé  au 
manège. 

destrois,  embarrassé,  dans  le  détroit, 
pressé. 

—  Subst.,  embarras. 

desuir  justice,  1225, 

desuser  ;  Job  tout  malvais  us  iksusa,  [perdre 
l'usage  ou  l'habitude,  oublier,  l'aire  mauvais 
usage].  (Ms  du  xiii^'  s.) 

desvez,  lou,  hors  de  sens. 

desvoié,  égaré,  hors  de  sens,  de  mauvaise 
conduite. 

desvoier,  mourir. 

des-wag-ier  quelqu'un  et  le  prendre,  1326, 
[saisir,  prendre  gage,  lâcher,  laisser  aller.] 

detailleresse,  1462,  détailleuse. 

detaquer,  détacher. 

deteurdre,  détordre. 

detrayer,  trier. 

detrèche,  1472,  détresse. 

detriement,  longueur,  retardement. 

detrier,  retenir,  arrêter. 

deuil,  peine,  chagrin. 

deulte,  1336,  se  lamente.  Qui  se  plaint, 
qui  se  dcultc,  qui  murmure,  qui  crie.  (Joa- 
CHiM  DU  Bellay.) 

deunes  d'un  marais,  1387,  [dunes.] 

deut,  il  fait  mal,  se  plaint. 

dévaler,  descendre. 

—  Pron.,  se  baisser.  (La  Morlière.) 


devaller,  1472,  descendre  du  vin. 

devancher,  devanchier,  devancier, 

1318,  devancer. 

devant,  surtout,  principalement. 

devantraine,  douleur.  [Erreur  ;  ce  mot 
signifiait  antérieure,  qui  précède.] 

devestir,  1425,  ôter  l'investiture. 

deveurer,  dévorer. 

deveureur,  dévoreur. 

dévider,  évuider. 

dévier,  1472,  Jn'iare. 

devis,    devise,    plaisir,    volonté.    A   sa 

devise,  'a  son  gré,  à  son  plaisir. 

deviser,  1 397,  causer,  parler,  s'entretenir, 
expliquer.  (Pic.)  Le  temps  pers  quant  à  vous 
dcvhc  (C\\.  d'Orléans),  je  parle. 

dialle,  diable. 

dicque,  1  |o6,  digue. 

dictier,  1472,  dicter. 

die,  dise. 

diemenche,  i29»s,  dimenche,  1317, 
dimanche. 

dien,  1 329,  doyen. 

dient,  disent.  (Ms.) 

diffame,  [infamie,  mauvaise  réputation, 
déshonneur.] 

Jacqueline  qui  sans  diffunie  fut  avecque  lui 
longuement. 

diligentement,  1290,  [diligemment.] 
disciplaine,  discipline. 
discors,  1452,  discorde. 
diseteux,  1472,  patipcr. 
disiemes  (Xous),  1324,  disions. 
disqu'a  présent,  jusqu'à  présent. 
ditie,  pièce  de  poésie. 
Diu,  Dieu. 
diva,  dame. 

divers,  fâcheux,  désagréable. 
dizez,  disez,  dites.  [Pic] 
dizieux,  dizeau. 

d'mi  s'quier,  demi-setier.  D'nii  s'^uier 
de  vin. 


—  93  — 


do,  da. 

—  Deux. 

docane  fois,  (d'aucane),  aucune  fois. 

docteux,  docteur.  [Pic] 

doctraine,  doctrine. 

dodineux,  un  tremblement. 

doi,  doux. 

doillé,  douillet,  efféminé,  délicat,  mol. 

doint,  donne.  Qu'il  doint.  (Ms.) 
Nous  ihint  à  tous  bonnes  moissons.   (P. 
Grognet.) 

dois,  dez,  dais,  doigt,  ciel,  conduit,  canal. 

doleur,  1397,  douleur. 

doliesmes  (Nous  nous),  1324,  nous  nous 
fâchions. 

dollequins  ou  puignars,  1 5 1 5 ,  [poignards.] 
doloir,  se  plaindre,  se  fâcher,  sentir  du  mal. 
Dolu,  1452,  plaint,  fâché,  1300. 

doloire,  ascia. 

dolphin,  143 1,  dauphin. 

dois,  dolx,  doux. 

domag'ier  quelqu'un,  1453,  P^^^  faire  tort, 
lui  causer  du  dommage.] 

dondelle,  maîtresse,  donzelle. 

donion,  donjon,  forteresse. 

donoier,  faire  l'amour,  s'amuser. 

—  Subst.,  galanterie. 

dont,  d'où. 
do  ouy,  ouida. 

dore  l'heure,  1597,  cette  heure. 
doreux,  douloureux,  sensible. 
dorloter,  (Ronsard),  [ajuster.] 
Ces  féminins  visages  dorelote:(  partout  migno- 
tement.  (Ol.  de  la  Marche.) 

dosnoier,  se  caresser,  s'amuser. 

do  tance,  doute.  Si  fusons  en  dolancc,  mes 
ores  sommes  garni.  (Th.  de  Mailly.) 

dou,  1397,  du. 

doubtance,  doute. 

doubture,  doute. 


Qiii   apprend  poulain  en  doubture, 
II  li  voit  tenir  tant  qu'il  dure. 


(Ms.) 


douche,  1361,  doulce,  (Ms.)  douce. 

douchement,  doucement. 

doucheur,  douceur.  (Pic.) 

doule,  double. 

doulour,  (Ms.)  douleur.  Homme  ne  te 
doulouse  (plains)  tant.  (Villon.) 

doulouser.  Voy.  doloir. 

dourront  (qui),  souffriront.  (Ms.) 

dous,  deux. 

douteir,  douter,  craindre. 

doy,  doigt,  digitus. 

d'puis,  depuis.  (Pic.) 

dranclé,  dranclure,  abcès,  aboutisse- 
ment. 

drapel,  drapeau. 

draperie,  art  de  draper.   Quelqu'un  se 
gaudissant  de  draperie.  (Jean  Leblond.) 
drapieux,  drappiaulx,  drapeau. 

dras,  habits,  nippes,  hardes,  ce  qui  sert  à 
couvrir. 

drechier,  drecher,  dresser. 

drechoir,  drechouoirs,  [étagère  qui 
servait  à  recevoir  les  grandes  pièces  d'orfè- 
vrerie.] 

Un£?r^c/;oz>faitparunhuchier,  1457.  Huches 
et  drechouoirs,  1502. 

dreler,  courir. 

drès,  dès  que.  Drh  le  matin,  dès  le 
matin. 

drescher,  [dresser.]  Drescberproccz  verbal, 
1570. 

dresseur,  [celui  qui  critique  et  redresse 
autrui.] 

Dont  il  étoit  enseigneur  et  dresseur.  (Ch. 
DE  Fontaine.) 

dret,  droit,  rectum. 

drilleux,  coureur.  Pauvreté  drilleuse. 

dro,  drap. 

drois,  justice,  équité.  Drois  est,  il  est 
juste. 

droiturierement,  1209,  [avec  droiture, 
conformément  à  la  justice,  tout  droit.] 

Drouet,  nom  de  baptême,  1473. 


—  94 


dru,  drue,  amant,  galant,  amante. 

druerie,   galanterie,   amour  ;    le    plaisir, 
l'action  de  faire  l'amour. 

drug-eonneux.  Un  surgeon  drwrconueux, 
rejette. 

dubieté,  doute. 

duel,  dueil,  1397,  [deuilj,  peine,  ennui, 

chagrin,  tristesse,  affliction. 

dueller,  être  chagrin,  triste. 

dui,  deux,  je  dus. 


duire  (se),  se  parer,  se  conduire,  agir. 

duit,  instruit,  ajusté. 

d'un  et  d'el,  d'un  et  d'autre,  de  chose  et 
d'autre. 

duol      (pour     la    rime),     duel,     peine, 
chagrin. 

durement,  fortement. 

dus,  duc,  conducteur. 

dusque,   1209,  dusques,  jusque.   Dus- 
qiù'u,  1597,  jusqu'en.  Dusquà,  jusqu'à. 


e  entre  deux  consonnes  ne  se  prononce 
presque  jamais  :  y"  n\ii  pour  je  n'ai,  ce  s' ni, 
pour  ce  sera,  etc. 

ébahi,  étonné,  surpris. 

l.i  kTiiciis  vil  l.i   muraille,   moult  cii   hit  cbiihi. 

(Th.   m:   .M.miiv.) 

ébahir,  étonner,  surprendre. 

ébanoï,  plaisir,  divertissement. 

ébaubi.  V.  abaudi. 

éberdeler  la  tète,  casser. 

ébeurdeller,  tuer. 

ébléré,  [étourdi,  écervelé,  évaporé.] 

ébleui,  ébloui. 

ébréac,  insensé. 

ébrieu,  hébreu.  (Ms.) 

écafloter  une  noix,  [enlever  l'enveloppe.] 

écalastre,  écarlate. 

écalot,  impair. 

écapé,  écliappé. 

écarbouiller  le  feu,  [attiser  les  braises  du 
foyer.] 

écarquillées  (Jambes),  [écartées.] 

écartiller  la  cendre,  écarter. 

écaudé,  ékodé,  échaudé. 

écherper,  écheurber,  battre  cruelle- 
ment. 


échielle,  échelle.  (Ms.) 
échouir  quelqu'un,  l'étourdir. 
éclicher,  éclisser. 

éclichoire,  [sorte  de  seringue  faite  avec 
une  branche  de  sureau  après  que  la  moelle  en 
a  été  enlevée],  éclissoire,  syriiix.  (NicoD.) 

éclo,  éclat. 

écloy  en  picard,  lotiiini,  urina.  (NicOD.) 

école  buissonnière  (Faire  1'),  manquer 
d'aller  en  classe. 

écosse,  cosse  de  lève. 

éd',  de.  Ed'  tout  mon  cœur.  (Pic.) 

/:</'  contentement. 

edzou,  dessous. 
éfant,  enfant. 
efTacher,  1472,  effacer. 

effectuellement,  1472,  [effectivement, 
réellement.] 

effondrer  un  bateau,  1376,  [briser,  ouvrir, 

couler  à  fond.] 

efforcher,  efforchier,  1397,  efforcer. 
—  S' efforchier,  (Ms.  ,  s'efforcer. 

effrouéez,  [émiettées.]  Miettes  de  pain 
ejff  rouées. 

effundre,  1472,  effundere,  répandre. 

ég',  je. 


—  95    - 


égambée,  enjambée. 

égaudir  (s'),  se  réjouir. 

ég-ent,  1472,  égens,  [pauvre,  dénué.] 

égrugeoire,  chaire  de  prédicateur. 

ehpée,  sepée. 

einçois,  avant,  au  contraire. 

eisvos,  voicy. 

éjou,  est-ce  que. 

ékeu,  1284,  échu. 

ékevin,  échevin. 

el,  aile. 

—  le,  la.  El  jour,  le  jour  ;  el  nuit,  la  nuit. 

—  au,  dans,  rien  ;  d'eî,  d'autre. 

—  Point,  rien.  D'un  et  d'el,  d'un  et  d'autre, 
au  contraire. 

élarguir  1376,  elargare,  élargir. 
eles,  ailes,  à  l'instant. 
ellamentello,  1472,  élémentaire. 

elle  (s'),  si  elle,  1368. 

—  S'elles,  si  elles. 

S\'Ue  veut  trop  mon  cueur  happer. 

(Ch.  d'Orléans.) 

éloquer,  élocher. 

elquel,  lequel.' 

els,  eux,  yeux. 

elver  (s'),  (Pic),  se  lever,  surgere. 

em,  ma  ou  mon.  Em  femme.  (Pic.) 

embabouyner,  flatter. 

embaro,  embarras. 

embassade,  ambassade. 

embasmé,  embaumé.  La  tenant  emhasmèe. 
Enhasiiic  de  maintes  fleurs. 

embatre  (s'),  pour  labourer,  1400. 

embattre,   se  fourrer,    se    précipiter,  se 
mêler,  plonger,  s'avancer. 

embatu,  tombé.  (Ms.) 

embelir,  plaire,  être  agréable. 

embigu,  ambigu. 

embitieux,  ambitieux. 

eniblancif  dealbattis,  1397. 

emble,  le  pas. 

emblée  (Faire  bien  de  1'),  du  bruit. 


emblemer,    charger    d'emblèmes.     (La 

MORLIÈRE.) 

embler,  voler,  dérober,  se  soustraire, 
s'esquiver,  enlever,  ravir. 

Tu  n\'iiihleras,  15 17.  Fors  deux  vaisseaux 
que  le  temps  nous  embla.  Borderie,  volée, 
1209. 

Sembler,  s'esquiver. 

emboiser,  tromper. 

embosmer,  embaumer.  (Ronsard.) 

embouée  (Main),  [couverte  de  boue, 
souillée.] 

embracher,  1397,  embrasser.  (Pic.) 

embroncher,  cacher,  couvrir. 

embrone,  embrons,  triste,  obscur. 

embroquer,  embrocher. 

embrouillé,  ventre  dérangé. 

Le  ventre  ont  plus  embrouille 
Qii'on  n'aroit  de  bon  moust  nouvel. 

(1472.) 

Emelie,  nom  de  bapt.,  1243. 
eminentement,  1472,  [évidemment.] 
emmatrelé,  enrhumé.  (Nicod.)  (Pic.) 
Emmeline,  nom  de  bapt.,  1467. 
Emmelot,  nom  de  bapt.,  1350. 
emmi-mont,  au  milieu  de  la  montagne. 
émondices,  immondices,  1378. 
émouchet,  oiseau.  En  cestuy  jour  dixième 
du  mois  d'aoust  que  voile  le  moiichet.  (Jean 

BOUCHET.) 

émouquer,  émoucher. 
émouquet,  mouchet. 
empaindre,  empeindre,  enfoncer. 

empar  moy,  tout  seul.  Enipart  moy. 
(La  Morlière.) 

empenné,  garni  de  plumes. 

empequement,  empêchement,  1324. 

emperlé,  chargé  de  perles. 

empesquant,  empêchant,  1300. 

empiegne,  empeigne. 

empirier,  1317,  empirer. 

emplus,  mouillé. 

empogner,  empoigner. 


-  96  - 


empoisonneresse,  empoisonneuse. 
empouille,  ampouille,  [semence.] 
emprendre,  1472,  entreprendre. 
emprés,    auprès.    (Ms    de     1468    et    P. 

MiCHAUD.) 

empreter,  emprunter. 

emprise,  entreprise.  Paire  rouler  mon 
emprise  en  arrière.  (L,\  Morlière.) 

empuneter,  empuantir. 

emputer,  emputier,  imputer,  accuser, 
calomnier. 

en,  on. 

en,  ent,  em,  se  prononcent  /;/. 

enamer,  aimer. 

enbringué,  cassé. 

encachier,  1 3 1 1 ,  chasser. 

encassillié,  1458.  [entouré  d'un  châssis.] 
Un  coffre  cncassillic  de  quesne. 

encemble,  ensemble. 

en  ce  que,  pendant  que, 

encerchier,  cliarger. 

encerquer,  reprocher,  poursuivre.  Cil 
qui  les  forte/.  ciiûTqtic  le  promoteur.  (^CONS- 
TANT DU  Hamel.) 

encha,  au-delà. 

enchainte  (Pemme),  1467,  enceinte. 

enchantations,  enchantemens. 

enchaucer,  poursuivre,  presser. 

enchens,  encens. 

enchervelé,  1428,  [décervelé.] 

enchiere,  1428,  enchère. 

enchiferné,  enchifrené. 

enchorcheler,  ensorceler. 

encleàuve,  [enclave.] 

encleuer,  enclouer. 

encleume,  enclume. 

encliner,  s'incliner,  se  baisser,  se  cour- 
ber, saluer,  faire  la  révérence. 

encoire,  encor.  (Nicod.) 

encombre,  encombrier,  encombre- 
ment, embarras.  (Ms,  1472),  [tourment,  con- 
trariété, passage  obstrué.] 


encombrer,  combler,  embarrasser. 

encommenchier,  (Ms),  [commencer] 

en  çon,  en  haut. 

encontre,  au  devant.  Aller  encontre,  venir 
encontre,  à  l'encontre. 

encontrer,  1472,  rencontrer. 

enconvent,  convention. 

encorporé,  inséré,  1342. 

en  coste,  à  côté. 

encourtiner,     [^Jiarnir     de     courtines, 
tapisser.] 

Atin  (]ue  se  mort  oicoitrliue  le  corps. 

(.Martin  Franc.) 

encrasié,  1397,  engraissé. 
encresser,  engraisser. 
encuser,  accuser. 

en  dedens,  en  dedans. 

en  démonter,  en  dementiers,  pen- 
dant ce  temps,  cependant,  dans  rinter\'alle. 

endever  (Paire),  tourmenter,  enrager. 

endimanché,     qui    a    ses    habits     des 
dimanches. 

endoi,  endui,  tous  deux. 

enes  Peure,  à  l'instant. 

enfançon,  petit  enfant. 

enfantomé,  ensorcelé,  qui  a  des  vapeurs. 

enfere,  inlîrme. 

enfermière,  infirmière.  (Ms.) 

enfés,  1397,  enfimt.  Un  hideux  en/es. 
—  Infect,  infecté. 

enflamber,  enflammer.  Enflamhé  de  rage. 

enfle,  enflure. 

enfoïr,  enterrer,  [fuir.] 

Dedans  une  foret  en  exil  s'eiifoi. 

(Th.  de  Mailly.) 

enfoncher,  foncer. 

enfondrer,  effondrer. 

enfouir  (s'),  s'enfuir,  fiigere.    (Rom.   de 
Créqui.) 

enfraig'nour,  1209,  qui  enfraint. 

enfremer,  enfermer. 

enfrume,  avare,  chiche,  désagréable. 


97  — 


eng'aigne,  engaine,  tromperie,  ruse, 

—  Sans  cn^uiii^iic^  sans  manières. 

eng'ambée,  enjambée. 

eng-amber,  enjamber. 

enganer,  tromper,  embarrasser,    mettre 
dans  la  peine. 

engarber,  engerber. 
engaveler,  enjaveler. 
Engelique,  Angélique. 
Eng-elus,  Angélus. 
engenieur,  ingénieur. 
engeoler,  attraper,  verha  dure.  (NicoD.) 
D'un  coup  de  bec  se  laisser  engeoler,  (Cl. 
Depontoux.) 

engeter,  chasser,  délivrer,  mettre  hors. 

Enghelaïde,  1274,  surnom. 

engien,    esprit,    ruse,     finesse,    détour, 

entendement. 

engien  (Le  mairien  d'un),  1 3  50,  [machine 
de  guerre.] 

engigneux,    ingénieux,    subtile,   adroit, 
industrieux. 

engignier,    une   loy,    1397,    [imaginer, 
susciter.] 

—  Tromper,  surprendre. 

engin,   esprit,   malice,  art,  ruse,  finesse, 
adresse. 

—  Intrépide.  Noble  d'engin  à  écrire.  (Nie. 
Petit.) 

enginer,  décevoir. 

Amour  qui  gens  engine. 

(Villon.) 

Englaide,  1264,  nom  de  baptême. 

Englais,  nom  de  baptême,  1378. 

engle,  angle,  coin. 

engleme,  enclume. 

Englés,  Anglois. 

Engleterre,  Angleterre. 

Engletier,  (Ms),  Angleterre. 

engousser,  enfler,  grossir.  Jambes  engoiis- 
sées,  enflées,  grosses. 

engraissier,  engraisser. 

engranger,  augmenter. 


engrangier,  1397,  aggraver. 

engrans,  engrant,  empressé,  de  bonne 
volonté. 

engresser,  presser,  aiguillonner. 

engrez,  empressé,  de  bonne  volonté. 

engriger  (s'),  [devenir  plus  cruel.] 
A  la  St- Vincent,  si  l'hyver  s'engrige. 

engroisser,  engrosser. 
Enguerainette,  nom  de  baptême,  1406, 
Enguerannet,  nom  de  baptême,  14 19. 
enguerpir,  déguerpir. 

Bien  le  lais  savoir  que  la  terre  tnguerpi 
Dedans  une  forest  en  exil  s'enfoï. 

(Th.  de  Mailly.) 

enhaï,  hay. 

Qiianque  il  laissa  au  siècle,  laissa  et  enhaï 

(Th.  de  Mailly.) 

enhaillonné,  couverts  de  haillons.   (La 

MORLIÈRE.) 

enhaster,  embrocher. 
enherbé  (Mourir),  empoisonné. 
enhorter,  exhorter.  (Ms.) 
enhuilé,  extrémisé. 
enhuilement,  extrême-onction. 
enhuy,  aujourd'huy. 
enjauler,  amuser. 
enjenglé,  railleur,  babillard. 
enju,  enjeu. 

enlachié,  pris,  arrêté.  Enlachié  par  les 
cornes.  (Ms.) 

en  leu,  1 397,  en  lieu» 
enlumé,  1397,  allumé. 
enlumina,  [éclaira.]  Le  Saint  Esprit  qui 
enlumina  les  Apôtres. 

enluminé,  éclairé.  (Ms.) 

enmallé,.  [emballer,  mettre  dans  une 
malle.] 

Mais  tu  n'as  pas  tout  ton  cas  cnmatîe. 
(Symph.  Champier.) 

en  meisme,  pendant. 

en  mi,  au  milieu,  à  travers. 

enne,  âne. 

ennette,  cane,  oiseau. 

enneuillé,  extrémisé. 

7 


-98  - 


ennieux,  anneau,  bague. 
ennimal,  animal. 
enosser,  étrangler. 
enpaindre,  enfoncer. 
enpar  li,  lui  seul. 
enpar  nous,  [nous  seuls.] 
enpesque,  empêche,  interpelle. 
enport,  emporte. 
enprez,  auprès. 


(Villon.) 


Natif  li'Aiivert  enpres  Pontoisc. 

enquerquié,  chargé.  (Ms.) 

enquiere,  entière. 
—  Chercher. 

enquigner,  enchaîner. 

enrachiné,  1472,  enraciné. 

enremé,  enrhumé. 

enresdie,  rage,  violence. 

ens,  en,  dedans. 

ensamble,  1533,  ensanne,  ensemble. 

enscellerie  de  draps,  1552,  [action  de 
revêtir  du  sceau.] 

enseigneur,  [qui  enseigne,  qui  instruit.] 

Dont  il  étoit  enseigneur  et  dresseur.  Ch. 
Fontaine.) 

enseignie,  instruite. 

enseler,  mettre  une  selle. 

enseleur  de  draps,  1469,  profession, 
[revêtir  du  sceau,  sceller.] 

ensemencher,  ensemencer. 

ensement,  1209,  pareillement.  (Ms.) 

ensen,  comme,  semblable  à.  Tout  etisen. 
(Pic.) 

ensievant,  1332,  suivant. 

ensievir,  1 397,  ensuivre. 
S'ensievent,  1366,  s'ensuivent. 

ensmatique,  asthmatique. 
ensperger,  [asperger.] 
ensperges,  asperges. 
ensuir,  ensuivre,  suivre,  imiter,  obtenir. 
Se  sont  ensuis,  suivis. 
entailler,  sculpter,  graver. 


entaillere,  sculpteur,  graveur. 
entais  (pour  la  rimc^,  attentif. 
entalentis,  disposés,  empressés. 
entechié,  1397,  1472,  coupable. 
entechrist,  antechrist. 
entencion,  attention.  (Cii.  lyOuLÉANS.) 

entendible,    1472,   [intelligible.]  Pensée 
cntendiblc. 

entente  (s'),  son  intention,  son  applica- 
tion, son  artection,  soin. 

ententieus,     ententiex,     ententis, 

atleniil,  appliqué. 

entention,  1597,  intention. 
ententivement,  1 397,  attentivement. 
ententure,  entendement. 
enterdeux,  entre-deux. 
entertenir,  entretenir. 
entertien,  entretien. 
entervoir,  entrevoir. 
entervue,  entrevue. 
entienne,  antienne. 
entiqué,  tiché.  (Ms.) 
entoiser,  encocher. 
entor,  environ,  auprès,  autour. 
entour,  alentour. 
en  travers,  au  travers. 
entrax,  entre  eux. 

entrechanier,    entrecouper,    parler  par 
intervalle,  en  dialogue. 

entrechapigner,  s'entre-tirer  les   che- 
veux, se  prendre  aux  cheveux. 

entrefait,  cependant,  à  l'instant. 

entrefierent  (s'),  1243,  s'entre-frappent, 
s'entre-choquent. 

entreflacher,  s'entre-battre. 

entregent,  [savoir-vivre.] 

En  prit  leur  sens  entregent.     P.   Grognet.) 

entrelacher,  entrelacer. 

entreleigne,  entreligne. 

entremerlé,  (Ms),  entremêlé. 

entremettre,  tenter,  entreprendre. 


—  99  — 


entreprins,  entrepris. 
entreprinse,  entreprise. 

De  tous  SCS  faits  et  vaillants  eiitrcprinses. 

(Mart.  d'Auvergne.) 

entretenront,  1553,  entretiendront. 

entriner,  entraîner. 

entrues,  dans  cet  intervalle,  pendant  ce 
temps-là. 

envaie,  attaque,  combat. 

envers,  enverse,  à  la  renverse,  en  l'air. 

enverser,  renverser. 

enveug-lissement .    (Voc.   Nebr.,   vo 

EXCECATIO.) 

envier  (terme  de  jeu  de  berlant) ,  augmenter, 
mettre  au-dessus. 

envis,  malgré  soy,  à  peine. 

envoiser,  se  réjouir. 

envoiserie,  envoiseure,  joye,  divertis- 
sement, plaisir. 

envoisie,  gaie. 

envreimer,  envenimer. 

épeine,  épine. 

épeutable,  (Ms),  épouvantable. 

épeutrer,  crever  de  graisse. 

épi  [et  pi],  et  puis. 

épinche,  pince. 

époisse,  épaisse. 

époissi,  épaissi. 

épousée  (s'),  son  épouse.  (Épitaph.  pic.) 

épucher,  [épuiser  l'eau.] 

éq,  que. 

équerre,  adresser  juste. 

équicher,  éclisser. 

équiparable,  1472,  [comparable.] 

équipare  (s'),  se  compare. 

Scqiùparc  au  blond  Phebus.  (Cl.  de  Mons.) 

er,  pour  ar  :  erchevêque,  erdoise. 

éraille,  oreille. 

erc,  arc. 

erce,    erche,    hcrcc,    machine    de   bois 
chevillée  pour  écraser  les  mottes  de  terre. 

erche,  arche. 


erchelet,  archet. 

ercher,  archer. 

ère,  j'étois,  serai. 

éréque,  arête  de  poisson. 

ergent,  argent. 

ergile,  argile 

ergots,  hanches. 

ériniere,  araignée. 

érisipere,  érésypèle. 

érite,  hérétique. 

erme,  arme. 

ermée,  armée. 

ermitier,  hermite. 

errant,  courant,  à  l'instant,  promptement. 

erraument,  promptement,  grand  train. 

erre,  train,  voyage,  chemin,  pas. 

errement,  à  l'instant,  proprement. 

errer,  marcher,  agir,  travailler,  voyager. 

erriere  (En),  en  arrière. 

error  (s'),  son  erreur. 

ersenot,  arsenal. 

er  soir,  hier  soir. 

ert,  étoit,  sera. 

erticheux,  artichaut. 

es,  sa.  Es  figure,  sa  figure.  (Pic.) 

—  Voicy. 

—  Aux. 

esbahi,  étonné,  surpris.  (Pic.) 
esbahir,  étonner,  surprendre. 
esbanoyer,  réjouir. 

Por  li  esbanoyer  li  commande  que  chant. 

(Helinaxd.) 

esbaubi,  étonné. 
esberner,  ébrener. 
esberquer,  ébrécher. 
esbléré,  fou. 
esbleuir,  éblouir. 
esboquer,  ébaucher. 
esbot,  ébat. 
esboule,  1427, 

Les  Bourguignons  ils  sont  plus  enflez  de  bouUon 
due  n'est  un  crapaut  cshouU. 


100   — 


esbranquer,  ébranchef. 
escaanche,  1284,  échéance, 
escachéez,  [écrasées,  rompues,  brisées.] 
Miettes  de  pains  escachéez. 

escaffette,  scaphula,  coquille  de  moule  de 
rivière  a\-<^c  laquelle  les  femmes  de  Picardie 
amassent  la  crème  dessus  le  lait  pour  faire  du 
beurre.  (NicOD.) 

escaillon,  échelon. 

escamme,  (Pic),  scamnimi.  (Nicod.) 

escandale  de  justice,  1457, 

escandalisé,  1 397,  scandalisé. 

escange,  1265,  échange. 

escaper,  écliapper.  (Nicod.) 

Et  Vescapt's  lui  sui  sans  pcrdrp  vie. 

(Tu.   PK  Navarri. ) 

escaras  (Pic),  échalas.  (Nicod.) 
escarblouquer,  1472, 
escarbouillé  (Avoir  un  air), 
escarbouiller  le  feu  (Ronsard),  [l'attiser.] 
escarcelle,  bourse. 
escarhement  (Dépenser),  (Ms.) 
escarra,  1645,  échoira. 
escasses,  échasses. 
escaudé,  échaudé. 
escauffer,  échaufl'er. 
eschamperches,  claies,  palissades,  cloi- 
sons. 

eschaqueure,  échancrure. 

escharnir,  insulter. 

eschars,  avare,  chiche,  resserré. 

eschaug-uette,  [guérite,  sentinelle.] 

escheoir  [échoir,  tomber,  choir.]  Quand 
le  cas  y  cschiet. 

escheûs,  tombé. 

eschevinag-ium,  1292,  échevinage. 

eschielle,  1397,  échelle. 

eschier,  édifier,  1396. 

eschiver,  (Ms.),  1397,  éviter. 

eschoppe  d'une   maison,    1376,   essopus, 
1280. 

eschung"    Faire  uni,  1376,  [perquisition.] 


escientre,  sciemment,  à  mon  escient. 
escil,  bannissement,  affliction,  exil,  peine, 
ravage,  destruction,  accablement,  abattement, 

escillier,  ravager,  proscrire,  etc. 

esclaboter,  hUo  perfundere.  (Nicod.) 

esclabouter,  couvrir  de  boue,  d'eau. 

esclairchir,  1472,  clucidare. 

esclarchi,  1325,  éclairci. 

esclavine,  manteau. 

escoche,  Ms,  1472,  [écorchure.] 

escoier,  eschoihier,  1380,  profession, 
[fourreur,  pelletier.  ] 

escoillié,  [châtré.] 

escole  (s'),  son  instruction,  ses  remon- 
trances. 

esconduire,  1397,  refuser,  s'excuser. 

esconser,  cacher,  coucher,  ahsconsare. 
Les  Picards  disent  le  soleil  est  escome,  c'est-à- 
dire  caché  et  couché.  (Nicod.) 

escorche,  1402,  écorce. 

escorcherie,  1293,  écorcherie. 

escorchier,  écorcher,  découvrir,  relever. 

escorpion,  (Ms  ,  scorpion. 

escoudet,  [secousse,  élan,  coup  subit.] 
(Pic) 

escouer,  secouer. 

escourg'ies  et  verges,  (Ms)  fouets. 

escourir,  secourir. 

escourseures,  [retroussis,  partie  retrous- 
sée.) Robe  sans  cscoiirseufcs,  1397. 

escousse,  secousse. 

escousser,  secouer. 

escout,  (Être  à),  écouter,  épier,  être 
attentif. 

escouvettes,  balais.  Chevaucheur  dV5Co«- 
vi'ttcs,  sorcier. 

escouvillon,   (Pic),  vauldrée,  peniculus 
jurnarius.    Nicod.) 
escramer,  écrémer. 
escremie,  attaque,  combat. 
escremir,  combattre. 
escrepin,  escarpin. 


lOI    — 


escreu,  écrou. 

escreuelles,  écrouelles. 

escreviche,  écrevissc. 

escrier,  1472,  exempter,  [appeler  à  grands 
cris,  publier,  avertir,] 

escrin,  coffre. 

escrinier,  menuisier,  scrinarius.  (Nicod.) 
—  Mal  peigné. 

escritieu,  écriteau. 

escroele,  haillons. 

escrouer,  écrouer. 

escuellie,  invitation. 

escuirex,  escuivrel,  écureuil,  bête  des 
bois. 

escullerette,  1471,  petite  écuelle. 

esfroncher,  froncer  les  cheveux. 

esg'ard,  avis,  conseil. 

esg-eoler  (s'),  recoudre  ses  hardes. 

esçlantier,    églantier.     Ou    espine    ne 
esglanticr.  (Oct.  de  Saint-Gelais.) 

esg-outté,  [verser  goutte  à  goutte.] 

Verre  esgouttê.  (Rog.  de  Collerye.) 

eshonté,  sans  honte.  (La  Morlière.)' 

esjouir   (s'),    1368,    1583,    se   réjouir. 
(S.  du  V.  P.) 

eslais,  sauts,  bonds,  secousses,  élans. 

eslaissier,  sauter,  se  réjouir,  saillir,  se 
lancer. 

eslanché,  élancé. 

eslarg-uir,  1406,  élargir. 

esles  vous,  les  voicy. 
—  Ailes. 

eslés.  Voy.  eslais. 

eslite,  mettre  a  eslite,  donner  le  choix. 

eslocher,  ébranler,  secouer. 

eslongier,  éloigner. 

esmai,  étonnement,  inquiétude,   trouble, 
surprise,  embarras. 

esmaier  (s'),  s'étonner,  s'effrayer,   etc. 
esmanchié,  estropié. 
esmarrir.  Voy.  esmaier. 
esmayer,    Ms  ,  étonner. 


esme,  jugement,  estimation. 

esmer,  juger,  estimer. 
—  Subst.,  avis,  jugement. 

esmeré,  précieux,  inestimable. 

esmier,  briser,  casser. 

Esviié,  mis  en  miettes.  Pain  esmié. 

esmorche,  [amorce,  danger,  action  vive.] 

Dont  bien  souvent  contraint  suis  de  choisir 
Chemin  plus  long  pour  éviter  V esmorche. 

(Visions  faïUastiques.) 

esmoy,  [émotion,  trouble,  chagrin,  agi- 
tation.] 

Vous  m'avez  retiré  d'un  esmoy. 

espardir  (s'),  se  répandre.  S'espardir  par 
le  monde. 

esparpiller,  ça  et  là,  [éparpiller.] 

espauleur,  1397,  [qui  porte  sur  l'épaule.] 

espautaire,  épouvantai!. 

espeautrer,  crever  dans  sa  peau. 

espèces,  épices. 

especiaument,  1397,  spécialement.. 

espeine,  épine. 

espenir,  épanouir. 

esperanche,  1397,  espérance. 

esperdu,  étonné. 

esperit,  esprit.  Mon  esperit  se  renouvelle. 
(J.  Froissart.) 

Esperit  (Saint),  (Ms.),  Saint-Esprit. 

esperitable,  spirituel. 

espès,  (Ms.),  étendue. 

espés,  espesse,  épais,  épaisse. 

espeuse,  1364,  1397,  épouse. 
S'espeuse,  son  épouse. 

espeux,  époux. 

espie,  espion. 

espinoche,  épinards,  herbe,  légume. 

espinois,  lieu  entouré  et  planté  d'épines. 

espir,  espirit,  esprit. 

Espis  (Saint),  1397,  Saint-Esprit. 

espissier,  1393,  épicier. 

espitieument,  1397,  spirituellement. 

espiule,  épingle. 


102    — 


esploictier,  opérer,  agir,  marcher,  tra- 
vailler, faire  du  progrès,  aller,  profiter. 

esplucher, 

yisphichdi  vivement  ma  créance  première. 
(Jean  Desponde.) 

espluquer,  éplucher,  choisir. 

espluqures,  épluchures, 

espoentable,espantable, épouvantable. 

espoentail,  épouvantail. 

espoenter,  1470,  épouvanter,  étonner. 

espoi,  gros  bâton,  piquet,  levier,  pieu. 

espoir,  peut-être. 

esponde,  le  bord  {.Yun  lit. 

—  Digue,  lispondes  d'un  marais,  1387. 

espourir,  épouvanter,  étonner. 

espousag-es,  épousailles. 

espoux  (s'),  son  époux. 

esprendre,  s'allumer,  s'embraser. 

espring-uer,  danser,  sauter. 

espris,  allumé,  embrasé,  épris. 

esprovance,  épreuve. 

espuche,  1374,  outil. 

espurg-ier,  1397,  purger. 

esquaig-ne,  échine. 

esquaine  (Monter  sur  une),  1470, 

esquaras,  1561,  espèce  de  bois,  peut-être 
échalas. 

esquarrer,  équarrir. 

esquauvaulx,  esquanvaux,  1361, 

esqueanche,  1252,  héritage. 

esquelle, -échelle. 

esqueme,  écume. 

esquer,  échoir. 

esqueumette,  écumoire. 

esquevin,  1546,  échevin. 

esquez,  écheveau. 

esquiever,  1378,  éviter. 

esquilancie,  esquinancie. 

esracer,  arracher. 

esraument,  promptement. 

esrement,  conduite,  manière  de  vivre 
ou  de  faire  ou  d'agir. 


essaier,  assiéger,  tenter. 

essars,  essarts,  broussailles,  champs 
incultes. 

essarter,  arracher  les  broussailles,  cultiver, 

labourer  les  terres. 

essaule,  1361,  espèce  de  bois  [propre  à 
couvrir  les  maisons.] 

esseaver  les  eaux,  1407,  [essaver, 
essever,  faire  écouler  les  eaux.J 

esseiller,  cousumcrc.    Xicod.) 

essette,  hachette. 

essiau  de  l'eau,  1378,  [tuyau  pour  l'écou- 
lement des  eaux,  canal,  évier.] 

essil,  destruction,  ravage. 

—  J-xil. 

essiller,  détruire,  ravager,  briser,  exiler. 

essoigne,  essoine,  excuse,  empêche- 
ment, contredit,  ditficulté. 

essoigner,  dispenser. 

essonnier,  1446,  représenter. 

essorer,  essoreir,  sécher. 

—  Si'ssorcr,  prendre  son  essor. 

essors,  hâle,  air  sec.  Si  vous  sera  bon  li 
l'ssci >,  le  hàle  vous  conviendra. 

essos,  désossé,  os  rompus. 
essoucier  quelqu'un,  1471,  exhausser. 
essoure     pour    la   rime  ,   race   dans   les 
deux  chevaux. 

essoyne,  malheur. 

l'our  son  amour  eut  cette  asoyiic. 

(V11.1.OX.) 

essuer,  essuyer. 

estable,  1 397,  stable. 

establesir,  1397,  établir. 

estache,  1296,  [poteau,  pilori,  barre  d'un 
tribunal.] 

Cil  qui  fut  battu  en  Xcstachc. 

estacques  d'un  pont,  1 324,  [pieu,  poteau.] 

estage,  place,  degré. 

estaige,  1397,  étage. 

estai,  combat.  Prendre  cslaJ,  combattre, 
batailler,  disputer. 

—  Siège,  banc. 

A  estai,  sans  cesser,  à  l'instant. 


103    ~~ 


estamaine,  étamine. 

estaminée,  cabaret. 

estanc,  las,  abattu. 

estanchier,  supprimer. 

estanchounesme,     1397,    pulcile    me 
jiolibiis. 

estanque  de  rivière,  1406,  [étançon.] 

estanquer  Teau,  1300,  étancher. 

estant,  debout. 

estature,  état. 

estaucer,  prendre  un  état. 

estauceure,  stature. 

estaule,  1265,  stable. 

estavoir,  bienséance,  convenance,  néces- 
saire, nécessité,  faire  le  saut. 

esteime,  estime. 

esteindoir,  éteignoir. 

esterqui,  etrechi,  [étréci,  rétréci,  dimi- 
nué.] 

estiesmes  (Nous),  1324,  nous  étions. 

estiever,  élever. 

estinchelant,  étincelant. 

estinchelle,  étincelle. 

estivale,  d'été.  Verdure  estivale. 

estoc,  de  son  cru. 

D'«/oc  pourri,  maulvais  bourjon. 

(Mart.   Franc.) 

estohier,  1341,  profession,  [étalier,  peut- 
être  estollier.] 

estoire,  1397,  histoire. 
estole,  1453,  *^ïol^- 

estommeniement,  1115,  excommuni- 
cation. 

estorecherie,  1293,  estonheria. 

estos  de  rivière,  1406,  estocs,  1406, 
[pieu,  souche,  racine.] 

estourgneau,  étourneau. 

estraine,  [rencontre,  choc,  combat.] 
Prince  de  la  sanglante  estraine.  (Mart. 
Franc.) 

estrangier,  1466,  étranger. 

estrechi,  etreci,  1372,  [étréci,  rétréci, 
diminué.] 


étrequé,  étendu. 

étrequir  (s'),  [se  rétrécir,  se  resserrer.] 

estreviches,  1 326,  écrevisses. 

estri,   [estrif,   querelle,   combat,    noise, 
débat.] 

Ja  n'avoit  en  France  nus  prince  si  hardi, 
Qui  osast  vers  ii  faire  ni  guerre  ni  estri. 

(Th.   nie  Mailly,) 

estris  (A),  à  propos,  à  l'instant. 

estriver,  1472,  [contester,  disputer,  com- 
battre.] 

estriveuse,  querelleuse.  Une  noise  estri- 
veîise. 

estrivier,  étrier. 

estudie  (s'),  son  étude,  son  application, 
son  attention. 

estuveur,    -veresse,    1361,   [étuviste, 
baigneur.] 

esvechié,  1466,  évêché. 

eswarder,  1457,  regarder. 

eswards,    ég^ards    de    métiers,    1378, 
[inspecteurs  municipaux,  gardes.] 

établi  de  marchand,  1453,  *^^''^^- 

étampi,  debout. 

étarle,  étable,  bercail. 

éteuille,  étieulle,  1436,  chaume,  éteule. 

étO  de  marchand,  [étal.] 

étoimes  (Nous),  nous  étions. 

étombi,  engourdi. 

étout,  aussi. 

étriper,  assommer. 

euches  (Tu),  tu  eusses.  Je  voudrois  que 
tu  euches. 

eudienche,  audience. 

euge,  auge. 

eug-et,  auget. 

euillette,  petite  rivière. 

eun,  eune,  un,  une. 

eur.  Les  mots  qui  finissent  en  eur  se  pro- 
noncent comme  etix  :  promoteur,  promotetix. 

euriœul   (L')    des    Cloquiers,    1425    [à 
Amiens,  galerie]. 

eus,  1397,  yeux. 


—  104 


eutefois,  autrefois. 
eutonne,  automne. 
eutre,  autre. 
eutrepart,  ailleurs. 
euturement,  autrement. 
euvangiles,  1500,  évangiles. 
euvrer,   entendement.    Choses   offusques 
Vicuvre  ne  fait.  (Gringore.) 

eux,  août,  œufs. 

évang-illier,  1453,  livre  d'évangiles. 

évantelé,  éventé.  (La  Morlière.j 

éventaire  de  moulin,  éventail. 

évesquié,  1282,  évêclié. 

exaucié,  exaucé. 

exaulcher,  1472,  [exhausser.] 

excadentes,  1452, 

Des  distributions  excadentes. 

excises, 

Les  impôts  et  les  excises.  (Mot.  nouv.} 


exclos,  1357,  exclus. 

excluser    l'eau,    1378,    [barrer    par    une 

écluse] 

excondit,  refus,  excuse. 

excusation,  excuse. 

exerciter  (s'),  1269,  s'exercer. 

exillié,  1374,  exilé. 

expandre,  étendre. 

explectier,  1 574, 

exponible,  [qui  peut  être  exposé.] 
Jixpoiiibh'  a  bon  sens  moral.  (Guilleville.) 

exquerre,  1472,  chercher,  exqtihere. 

exquisement,    très    exquis.    (Cl.    de 

MONS.) 

exterier  l'office,  1342, 

extoller  jusqu'au  ciel,  élever.  (Ms.) 

eyeux,  eau. 

eyvre,  1 397,  yre,  (ire),  [colère]. 


fâche, face,  fasse. Dex  Iv/jc/a- pardon,  1 203 . 

fâcherie,     ira.     Les    oignons    donnent 
fâcherie  k  l'estomac. 

fachon,  1472  [façon.]  (Pic.) 
fachoner,  façonner. 
fachonier,  fiiçonnier. 
faiche,  face. 
faichon,  1323,  façon. 
faille,  1490,  habillement  du  sexe. 
—  S.ms  faille,  1397,  sans  faute. 
failli,    fini.    Après   le    son  de  le    cloque 
failli,  1418. 

fain,  1361,  foin. 

fainnier,  1463,  profession. 

faisel  (Quantité  de),.  1342,  [fagot,  fascine 
pour  la  pêche.] 

faitard,  paresseux. 

De  bien  boire  ne  fut  oncques  faitard. 

(S'iLLOX.) 


faitardise,  paresse. 

fallaces,  [tromperies,  faussetés.] 

Puisqu'on  a  fait  fallacts  et  cautelles. 

(PiERRK  Grocnct.) 

fait  (II),  il  faut,  oportet. 

famé,  renommée, /«ma,  1397- 

Ne  m'ont  laissé  que  leur  bon  bruit  oxfame. 

(J.  BOUCHET.) 

fameine,  famine. 

famis,  affamés.  Loups/zw/s.  (Jean  d'Ivry.  \ 

famule,  1330,  valet. 

fanferluche,  fanfreluche. 

fanon,  1453,  d'usage  dans  l'église.  [Ban- 
nière, manipule  sacerdotal,  sorte  d'orne- 
ment.] 

faquinisme.  (Mot  nouv.) 

fardieu,  fardeau. 

farfouiller,  tâter. 

farot  (Faire  le),  (Nicod.) 


—  105  — 


fascherie,  [mod.  fâcherie,  peine.] 

Loin    de   nous   la  fascherie.   (Jean    de   la 

PeruseO 

fasseur (Faiseur  de),  1403,  [artisan  ouvrier 

qui  tait,  qui  fabrique,  créateur.] 

fatrasier,  1471,  taire  du  t^uras  divin. 
fauchille,  1345,  faucille. 
fauchonnier,  1386,  [ouvrier  qui  fabrique 
des  fauchons  ou  cimeterres.] 

feel,  1209,  ïéà\,  fidelis. 
feelment,  1209,  fidèlement. 
féer    quelqu'un,    le    rendre    invulnérable. 
(La  Morlière.) 
fein,  1395,  foin. 
feindant,  1397,  feignant. 
femée,  fumée. 
femer,  fumer. 
femier,  1397,  fumier. 

fener,  f  né,  faner,  viarcessere,  (Nicod.) 
—  Sécher,  vieillir.  Un  homme  fné,  fenes- 
triere.  Une  \o7.ç\.ngt  fnée. 
fenis,  1397,  phœnix. 
ferandaine,  férandine. 
ferdrine,  fredaine. 
ferdon,  fredon. 

ferines  (Mœurs),  féroces.  (Cl.  de  Mons.) 
ferionje,  ferions-nous. 
ferlimouse,  gros  visage. 
ferlu,  riche. 
fermeté,  clôture. 

feron,   1480,  pour  ferronnier,  marchand 
de  fer. 
ferrain,   1496,  [farouche,  bête  sauvage.] 
feru,  1209,  1397,  frappé. 
fesimes  (Nous),  1332,  nous  fîmes. 
fesissent  (Ils),  1317,  ils  fassent. 
fesse-mathieu,  usurier. 
fesistes  (Vous),  vous  fîtes. 
festu,  paille. 
fetarde,  paresse. 
feuchille,  faucille. 
feugere,  fougère. 


feulles,  1397,  feuilles. 
feuquer,  faucher. 
feure,  1317,  paille. 

—  Ferronnier,  1345,  1460. 
feut  (I),  il  faut. 

feu  te,  faute. 

feuve,  fève. 

fîanche,  1397,  fiance,  confiance. 

fiancher,  1330,  promettre. 

fîanchier,  fiancer. 

fiât,  confiance.  Il  n'y  a  point  àt  fiât  à  lui. 

fichelle,  ficelle. 

ficher,  donner.  Je  tQ  ficherai  un  soufliîet. 

—  Moquer.  Je  m  en  fiche. 

fichié,  1 397,  attaché. 
fidacar,  fil  d'archal. 
fien,  14^2,  fœiitiw,  fumier. 
fiensier,  1345,  brouetteur  de  fien. 
fieu,  fieulx,  13 14,  fiex,  fils.. 

Bieu  sire  leu  n'escoutez  mie 
Mère  tenchant  sen  feu  qui  crie. 

(La  Fontaine.) 

Pirame,  le  jeune  et  beau /«a-.  (Chapelle.) 

filé,  fil. 

fillot,  filleul. 

filouse,  voleuse. 

fin,  foin. 

fin  (à  celle),  afin  que. 

finement,  1517,  fin. 

finer,  finir. 

Finant,  finissant,  1401. 

Fine,  finit,  1471. 

Finei,  finissez. 

finette  (Faire),  1397,  confiner  à. 

fion,  bon  goût.  Donner  lefion  à  un  ouvrage. 

fiqu,  aigu. 

fiquer,  fisquier,  1400,  ficher. 

flageol,   instrument.  Qui  d'un  fiageoî  de 
roseau  et  de  cire.  (Cl.  de  Mons.) 

flair,  bonne  odeur.  (Nicod.) 

flairier,  1472,  flairer. 

flambe,  flamme. 

flambieux,  flambeau. 


—  io6  — 


flameque,  flammèche. 
flamique,  [sorte  de  galette  très  mince.] 
(Pic.) 
flammens,  [flamboyants,  enflammés.] 

Aux  longs  vAyoni,  Jluiitiiifiis,  les  étoiles  cour.intes, 

(Is.  Haukrt.) 

flanquette  (Boënne),  [sans  cérémonie, 
sans  façon,  tout  uniment.]  (Pic.) 

flaque  d'eau,  (Nicod),  [petite  mare  d'eau.] 
flat,  [chute,  coup,  soufflet.] 

11  s'csbattoit,  souvent  cstoit  a  /?<»/. 

(KOGKR  ni-    CoLLERYi;.) 

flebe,  .//<//'/7/.^  faible.  (Nicod.) 

flebleche,  faiblesse. 

flecag-e,  (Office  de),  1460, 

flecqueurs  de  cars,  1460,  profession, 
[déchar';eurs  de  voitures  qui  jouissaient  à 
Amiens  du  droit  dit  dcjhxage.] 

fleppe  ^Point  une),  pas  du  tout. 

flessir,  flétrir.  Ces  féminins,  visages,  je 
fay  Ih'ssir  et  puyr  laidement.  (Ol.  dk  l.\ 
Marche.) 

flet,  parasite. 

—  Poisson. 

fleume,  flegme.  (Nicod.) 

fleve,  débile. 

flic  flac,  sonus.  (Nicod.) 

Flipe,  Flipot,  Philippe. 

flique,  tranche.  Fîiqiic  de  lard. 

Flidh-,  sticcidia.  (Nicod.) 

floible,  faible. 
floquart,  instrument. 
floreté,  1397,  [fleuré,  fleuronné,  peint  de 
fleurs.] 

florettes,  fleurettes. 

Et  leur  donnent  avec /orc//«  belles. 

(Pierre  Michault.) 

floride,  un  vestement  de  fleurs.  (La  Mor- 

LIÈRE.) 

florir,  [fleurir.] 

Quant  la  ger.estre  est  florù. 

(P.  Grognet.) 

flouet,  1591,  fluet,  faible,  délicat. 

Dressa  les  jeunes  traits  de  ma  flouetle  main» 

(G.    DE    PlBR.^C.) 


flourer,  [exhaler  une  odeur.]  FJourcr  la 
cuisine.  (P.  Grognet.) 

Flourie,  1276,  nom  de  baptême. 
flourin,  1378,  florin. 
flourir,  fleurir. 

D'une  lleur   peu  flouru. 

(|.  Le  Maire.) 

flours,  fleurs. 

Environ  le  fin  de  septembre 
Q.ue  faillent  violettes  et  fl'^urs. 

(.MaRT.    D'AtVKRGNr.) 

fluxible,  1472,  [fluide,  liquide,  coulant, 
qui  .sLCOule.] 

foaire,  faire. 

Et  ne  pensez  que  le  cas  que  j'en  fols. 

(Saint-Gelais  ) 

foarre,  paille. 

foet  n\  ,  il  fait. 

fûichon,  façon. 

Ajoichon,  à  foison,  beaucoup,  en  abondance. 

foine,  fouine.  (Nicod.) 

foirain,  forain. 

foire,  faire. 

foiret,  foret,  outil. 

foirsux,  foriol IIS,  morveux.  (Nicod.) 

fons  (a)  de  cuve, 

Une  chappe  furrée  à  fons  de  cuve.  (S.  du 
V.  P.) 

fontainure,  eau  de  fontaine. 

fontasie,  fantaisie. 

forbani,  exilé.  (La  Morlière.) 

forche,  1406,  force. 

forches,  [forces,  grands  ciseaux  servant  à 
tondre  les  brebis.]  Tondeur  de  grans  forches, 

1455- 

forfaicture,  (Ms),  [crime,  forfait,  confis- 
cation, amende  qui  punit  un  délit.] 

forfaire,  faire  mal.  l\s  jorfirent.  (Ms.) 
forgier,  1478,  forger. 
forgneux,  fourneau. 
forieux,  fourreau. 
forment,  1472,  formellement. 
formosité,  1472,  [beauté  de  formes.] 
fornée,  fournée. 


—  107  — 


fornier,  1379,  profession,  [bouhingcr 
tenant  un  tour  banal.] 

forniquer, 

Tout  jeune  homme  qui  fornicque, 
Sa  femme  lui  fera  la  nicque. 

(P.  Grognet.) 

fornir,  fournir. 

fors,  hormis.  Puisque  chacun  ne  quiert 
fors  que  mahce.  (P.  Grognet.) 

fortene,  fortune. 

forteresche,  1361,  forteresse.  Fortresse, 
1472.  (Ronsard.) 

fortitude,  1472,  [force  d'âme.] 

fortune  (de),  infortune.  (La  Morlière.) 

forure,  fourrure. 

forvig-ié,  chassé. 

forvivre,  1209,  survivre. 

fosselette,  petit  creux. 

fossier,  1457,  fossoyeur. 

fouache,  1 388,  espèce  de  pain  blanc. 

fouaire,  [faire],  yay  fouait,  j'ai  fait. 

fouée,  brassée  dp  menus  bois.  (NicoD.) 

Bonne  fouée,  bon  feu. 

fouille  en  bren,  scarahœi. 

Fouquier,  1293,  nom  de  bapt. 

fourbatre  une  huisserie,  1 350,  [barricader, 
clore,  barrer.] 

fourcelle,  1472,  [l'estomac,  la  poitrine, 
la  gorge,  le  ventre.] 

fourdraines,  fourdrines,  prnneUa, 
prunelles. 

fourfait,  forfait. 
fourieu,  fourreau. 
fourme,  1406,  forme. 
fourment,  1333,  froment. 
fourmer,  former. 
fournel,  1334,  petit  four. 
fournier,  1394,  mettre  au  four. 
fourque,  1374,  fourche. 
fourquer,  1374,  fourcher. 
fourquette,  fourchette. 
foutaise,  babiole. 
foutannies,  1397,  fontaines. 


foutiquet,  morveux. 
foutriquet,  tricherie. 
foy  (à),  ma  foy. 

frag-ais. 

Porter  des  terreaux  sur  Icsfragais,  1361. 

franc,  [écurie,  toit  à  porc]  Tenir  pour- 
ceaux en  franc,  1361. 

Franche,  France. 
franque  foire,  1238,  franche  foire. 
franquement,  1324,  (Ms),  franchement. 
fraze  de  veau,  15 15,  [fraise.]  (Pic.) 
frecteume,  humidité. 
freime,  frime,  faire  semblant. 
freine,  farine. 

Fremaut,  1478,  nom  de  bap. 
fremer,  fermer. 
fremier,  1398,  fermier. 
fremion,  fourmi. 
fremoir,  fermoir. 
frepier,  1437,  fripier. 
frequeurs  des  carettes,  1361, 
Fressende,  1263,  surnom  de  femme. 
frété  (Le),  1305,  la  ferté,  [forteresse.] 
Frichois,  François.  (Ms.) 
frichon,  frisson. 
fringes,  145 3>  franges. 
frisié,  1477,  frisé. 

frisque,    gai.    Il    étoit    en    sa    manière 
frisque. 

frixi,  repas. 

fro  (Tu),  tu  feras. 

froissié,  1397,  froissé. 

fromegier,  1474,  profession. 

fromengier,  1477,  profession. 

frons,  ferons.  Qu'est-ce  que  nous  froiis  ? 

frontaux  des  sourcils, 

frouce,  frou.  Poen  une  fronce,  pas  un 
brin. 
froument,  froment. 
f  soit,  faisoit. 
fu,  feu. 


—  io8  — 


fuailles,  [menu  bois  de  chauffage.] 
En  hotage  Qnfuailîe.  1400. 

fuche,  qu'importe. 

fuitive,  fugitive,  qui  fuit.  (La  Morlière.) 

fulcie  de  fleurs,  14^2,  fnlcite  me  Jloiibiis. 

fumelle,  femelle. 

fumiere,  1397,  fumée.  (Ronsard.) 

fumier,  1423,  qui  a  un  four. 


furnir,  1464,  fournir. 
furter,  [rechercher.] 
fusicien,  1316,  [médecin.] 
fusons  i^Si),  nous  avons  été. 

Si  fusons  en  doutance,  mais  ores  sommes  garni. 
(Th.  di;  M.villy.) 

fuste,    vaisseau,    lui    une    petiote   Juste. 
(Villon'.) 

futé,  malin.  (Ms.) 


G 


g"  en  picard,  remplace  j. 

gabber,  1 597,  (Ms),  railler.  Des  ors  feray 
de  tous  i^uihee.  (Jhan  dk  Veniïtte.i 

g-abeur,  railleur. 
gadouard,  vidangeur. 

gagnier,  g-aignier,  1597,  gaigner, 
gagner,  lucrari.  (NicoD.) 

Les  maulvais  cirurgiens  font  i^aUrncr  les 
musiciens.    P.  Groc.nft. 

g-aguy,  grosse. 

gaignage,  gain. 

gaillard  [pris  de  boisson,  gai,  vigoureux.] 

gaine,  [fourreau,  étui.] 

Cet  argument  est  vicieux 
Kt  ne  vaut  une  vielle  ^alve. 

(G.    DE    LORRIS.) 

galafre,  galifre,  goulu. 

galet,  jalet. 

galeto,  galetas. 

galette,  brioche. 

galibier,  vagabond. 

galice,  calice. 

galimafrée,  [sorte  de  sauce.] 

galochier,  m  50,  faiseur  de  galoches. 

galosche,  chaussure.  (Xicod.) 

gambader,  [faire  des  sauts,  des  gam- 
bades.] 

Vient  du  picard  gamhe.  (Xicod.) 

gambe,  jambe. 


gambette,  boiteux.  (Xicod.) 

gambille,  boiteux. 

gambon,  jambon. 

ganache,  mâchoire. 

gandoises,  bagatelles. 

ganet,  jaunet,  louis  d'or. 

ganif,  cAn\i. 

ganne,  1 391,  jaune. 

ganstier  de  vin,  1561,  chantier. 

gantes,  jantes  (Pic),  apsides.  (NicoD. 

gaquière,  terre  en  jachère. 

garandir,    Ms  ,  1464,  garantir. 

garandisatures,  1231,  [garanties?] 

garandison,  garantie. 

garbe,  1265,  gerbe. 

garbée,  gerbée. 

garchon,  1513,  [garçon.] 

garcul,  garde-cul,  cotillon. 

gardin,  jardin. 

gardingnet,  1378,  [jardinet.] 

garet,  jarret. 

garetière,  jarretière. 

gargamelle,  [gorge.] 

gargamotte,  bergamotte. 

gargate,  bouche. 

gari,    Ms),  guéri. 

garillon,  carillon. 

garison,  (Ms;,  [guérison.] 


109  — 


g'arni,  assure. 

Si  tusons  en  dotance  mes  ores  somes  garni. 

(Th.  dk  Mailly.) 

g'arniment,  garnement,  pendard. 
gartiers,  jarretières. 
g-asquiere  ou  larris,  1472,  [terre  inculte.] 
Gasselin,  1480,  nom  de  bapt. 
g-atieux,  gâteau. 
gatte,  jatte. 
gattée,  jattée. 

gattelette,  assiette,  petite  jatte. 
g-auche,  [sens  actuel.] 
Cela  est  d'un  gauche  insoutenable. 
g-auchir,  [éviter,  changer  de  direction.] 
Ne  sachant  point  simuler  ne  gauchir.  (Ger- 
main Colin.) 

Gaudechon,  1480,  nom  de  bapt. 

gaudir,  se  divertir.  Se  gaudissant  de  dra- 
perie. J.  Leblond.) 

Pour  gaudir  et  faire  grant  chère. 

(Villon.) 

g-aug'ag'e,  141 6,  jaugeage. 

g'aug'eurs  de  vin,  1361,  jaugeurs. 

gausne,  1397,  jaune. 

gausseur,  g-audisseur,  badin. 

gaveler,  javeler. 

gaviot,  g-avion,  gosier. 

g-ayole,  geôle,  carcer.  (Nicod.) 

gazon,  perruque. 

gazouiller,  babiller.  Pour  faire  gazouiller 
les  jeunes  et  les  vieux. 

geline,  1452,  [poule.] 

géminées  (Preuves),  mot  nouv. 

gemmeux,  gemma,  perlé. 

gendre  humain,  genre. 

genestre,  [genêt.] 

cillant   la  geticstre  est  florie, 
L'amoureux  s'en  va  veoir  sa  mie. 

(P.  Grognkt.) 

genouille,  genou. 

gent,  genti,  gentil.  Le  savoir  est  moult 
^ent.  (Grixgore.) 

germe  des  intérêts.  Exprès,  nouv. 

germeux,  apte  à  germer. 


germiner,     1472,    genninare.     L'herbe 

gcnuinc. 

giblet  (Coup  de),  folie,  terehellum. 

gieter,  1397,  jeter. 

giffle,  gifle,  soufflet. 

gillet,  camisole  de  dessous. 

Gillette,  1476,  nom  de  femme. 

Gillon,  1325,  surnom.  Gillon  Beaupignié. 

gimbretuse,  [lascive.] 
Lasciveté  gimbretuse.  [Pléonasme.] 

gingeole  (Cadet  la),  [sobriquet  donné  à  un 
niais,  à  un  individu  de  peu  de  mérite.]  (Pic.) 

Girold,  1195,  nom  de  bapt. 
glaohe,  glace. 
glaohon,  glaçon. 
glaine,  geline,  poule. 
glais,  espèce  de  plante,  [glaïeul.] 
Glaude,  sot.  C'est  un  Claude. 
glenne,  glane. 
glenner,  glaner. 

glic,  [jeu  de  cartes  du  genre  de  la  bouil- 
lotte.] 

Le  glic  amène  de  l'argent,  147 1. 

glichant,  ghssant. 

glischer,  glisser. 

gloe,  1361,  bûche  ronde. 

glore,  1397,  gloire. 

gloute,     gloutonne.     Ame    gloute.     (La 

MORLIÈRE.) 

gnio,  il  n'y  a. 

goblin,  [démon,  esprit  follet.] 
godailleur,  buveur,  marchand  de  godale, 
1517- 
godale,  [bière.]  Baril  àc  godale,  1383. 

godet,  petit  gobelet.  A  maint  godet  et 
maint  verre.  (R.  de  Collerye.) 

Dérive  de  gutterus,  diminutif  de  guttus, 
vieux  mot  latin  qui  signifie  aiguière. 

gogno,  louche. 

goguelu,   [présomptueux,   fat,  glorieux.] 
Un  vanteur  gogiwlu. 

goguette,  147 1 ,  m^n^tï goguette,  se  réjouir. 


—  no  — 


goï,  1332,  joui. 

g-oret,  petit  cochon,  porceîlus. 

Ne  nulle  rymc  dci^^orct.  (Blaise  d'Auriol.) 

g-org-er  à  friande  goulée.  (La  Morlihre), 
[avaler,  engorger.] 

g-orrelier,  profession,  1459,  [bourrelier.] 

g-orseuille,  groseille. 

Goton,  nom  de  fille. 

g'Ouaille,  moquerie. 

gouchôt,  gousset. 

g-oudalier,    13H7,    métier    [brasseur    de 
bière.]  Levure  lW  croudalh',  1361. 

goule,  gueule. 
g-oulée,  [bouchée.] 

Des  lleuves  qui   n'étoient   pour  toi  qu'une 
^nmltr.  (F.  Rémi,  Poniii'  de  la  Ma^^uJcJcinc.) 
Gorger  à  friande  i^ouhr.  (L\  Morlikre.) 
g-oulet,  goulot  de  bouteille. 
gourde,  main  irourdc,    pic,  [engourdi.] 
gouspiller  les  fruits,  (La  Moklière.j 
gouster,  collation. 
Goule,  collationné. 

g-ouvernure,  gouvernement. 

g^oyelle,  triquctra  cascatii. 

goyment,  1 396,  joyeusement. 

gracier,  1472,  [remercier,  faire  grâce.] 

gradué  en  iniquité.  H\[-res.  nouv. 

graille,  1397,  menu. 

grament,  beaucoup. 

grandelet,    grandelette,    [dimin.   de 
grand.]  i^La  Morlikre.) 

grandet,  grand.  Vcmgiamkt,  jouvenceau. 
(Cl.  de  Pontoux.) 

grandier,  glorieux. 

grapissant,  gravissant. 

grappu,  qui  a  des  grappes. 

gratin,  de  gratter,  ce  qui  reste  de  bouillie 
dans  une  poêle. 

gratuise,    1428,   que  Ton   met  dans  les 
armes. 

grave  iLa\  gravier. 

gréer,  1290,  agréer. 


grégnour,  1397,  plus  grand. 
greigneur,  1 300,  [comparatif  de  grand.] 

Cordeliers  et  frères  mineurs 
Xe  doivent  pas  être  greigtieurs. 

(P.  Grogmit.) 

grêlé,  marqué  de  petite  vérole. 
gresleus,  [qui  a  rapport  à  la  grêle.] 

la  manne,  la  rosée  et  les  gresleus  amas. 

(ISAAC   Haiikrt.) 

greux,  ongles,  grifles. 

grevable,  1466,  nuisible. 

grevance,  1397,  (Ms  ,  [chagrin,  regrets.] 

grever,  [gêner,  occasionner  du  chagrin.] 

gri,  gril. 

grible,  crible. 

griblettes,  lèvres  ou  languette  de  viande 
rôtie. 

griblure,  criblurc. 

grief,  (terrible,  rude,  sévère.] 

Souvent   le  coup  d'une   plume 
Est  plus  grief  que  n'est  d'une  enclunie. 

(F'.  Gr<k.ni:t.) 

grieu,  quid  ?  [triste,  pénible,  douloureux. 
—  Grec] 

grimouillure,  écriture,  barbouillage, 
grincher  les  dents,  grincer.  Griuchcr  une 
fricassée,  la  remuer. 

gringuenaudes,  [gazouillement.] 
grippé,  fou  à  demi. 
grizet,  pièce  de  six  liards. 
grogner,  gronder. 

Qui  contre  les  péchez  grognel. 

(P.  Grogxet.) 

gron,  giron. 
grossoyer,  engrosser. 
grouchier,    1472,   [grogner,    murmurer, 
gronder.] 

grouiller  (se),  se  remuer. 

grouin,  visage. 

groume,  gourme. 

groumet,  gourmet. 

groumette,  gourmette. 

groupe  d'infamies.  Exprès,  nouv.  • 

grouteus,  1397, 

Cœur  ^routeiLS  et  murmurer. 


—  III  — 


g-uarir,  guénr. 

g-uarnement,  1397,  [armure] 
Le  corps  est  le  oiianiciiiciit  de  l'ànK. 

g-uay,  geai,  i^raculus. 

gueau,  pou. 

guedes, 

Etotfe  giiedee. 

g-ueigne,  guigne,  cerise. 
guémenter,  se  plaindre. 

De   povreté  me  guniicntaiit, 

(V11.1.ON.) 

guerapeudin,    1460,    pièce    d'artillerie, 
[crapeaudin.] 

Guerardin,  1403,  nom  de  bapt. 

guerchon,  1472,  [récompensé,  donné  en 
récompense.] 

guerlot,  grelot. 

guerlotter,  grelotter. 

guerni,  garni.  Bourse  mal  guernie. 

guernoulle,  grenouille. 

guernu,  grenu. 

guerpir,  1354,  le  contraire  de  déguerpir. 

guerredon,  [récompense.] 
Ne  cuidez  pas  qu'il  en  promette  guerredon. 
(Ms  du  xiiic  s.) 


guerroie,  1397,  combattu. 

guerseuille,  groseille. 

guersil,  grésil. 

guette,  guêtre. 

guetteux,  guetteur. 

gueule,  bouche. 
Guetilée  de  sottises. 

gueulu,  glouton,  avide,  goulu. 

guiéble,  diable. 

guiéblement,  diablement. 

Guiffret,  1448,  nom  de  bapt. 

guigner,  regarder. 

Gulgne-vaoï  de  travers. 

(Ronsard.) 

guignon,    mépris.    Avoir    quelqu'un    en 
giiignon. 

—  Malheur.  Avoir  du  guignon. 

Guiguitte,  Marguerite. 
Guillot,  1376,  nom  de  bapt. 
guimberde,  arme. 
Guiot,  1480,  nom  de  bapt. 
Guiote,  1476,  nom  de  femme. 
Guis,  1397,  Juifs. 
Guiu  ou  Diu,  Dieu. 


H 


habilité  [habileté].  En  droit  canon  étoit 
bahiîité.  (Nicolas  Petit.) 

habours,  1472, 

Et  ces  Flamens  boivent  leur  let, 
Burre  ou  le  halovrs  touillié. 

Hacquinet,  1480,  nom  de  bapt. 

haineux,  qui  hait.  (La  Morlière.) 
Figure  hainense. 

haïon  de  marchand,  1376,  boutique. 

hair,  chenu. 

haire,  (Rabelais.) 

haitié,  [bien  portant,   tranquille,  réjoui.] 

halaine,  halene  [haleine].  Si  en  buvroie 
ayant  halaine.  (J.  de  Venette.) 


halleures,  [marques  du  hâle.] 

Noire  de  corps  et  de  liaUeures. 

(M.A^RT.    Fr.wc. 

hallier,  1561,  [garde  des  halles.] 
Ordonnance  du  hallier  des  halles. 
hallos,  1361,  [branches.] 
Les  hallos  d'une  bûche. 

hamieux,  hameau. 

han,    ahan,  [fatigue,   effort,   respiration 
forcée,  tourment.] 

hanap,  1395,  gobelet,  coupe. 
Un  hanap  d'argent. 

hanepier,  1 346,  profession,  [fabricant  de 
hanaps.] 


—    112 


handragerale  [qui  a  besoin  d'être  dra- 
guée.] 

Rivière  haïuhiV^eralc. 

handrag-uement,  1395,  [action  de  dra- 
guer.] 

Hanâraf^îicuicnt  et  régies. 

Hanot,  1342,  nom  de  bapt. 
banque,    lianche,    1472.    Le    monde   est 
boiteux  de  deux  banques. 

haove,  1374,  outil. 

happer,  prendre  vite.  (Roks.oiRD.) 

Selle  vciilt  trop  mon  cucr  htpfxr. 

(Cil.   I)'Ori.kans.) 

haquer,  haclier, 

hardeau  (Pie.),   jeune  (;ar<;on.  (\icod.) 
harenc,  1445,  hareng. 
hareng-uiere,  1465,  liarengère. 
harlinquin,  liarlequin. 
harnacher,  enharnacher. 
harnas,  (armure,  armes,  ustensiles,  équi- 
page d'un  cheval.] 

harper,  herper,  iiiiuiih-iy  aVujuain. 

haterel,   hastereau    en    picard,  [cou, 
nuque  de  F  homme  ou  des  animaux.] 

hauche  cou,  hausse-cou. 

hauche  tabac,  Savoyard. 

haucher,  1 564,  heucher,  hausser. 

haudraguier,  1 54).  haudregier,  1400, 
[draguer.] 

Hattdregicr  un  fossé. 

haulbert  (Le)  de  pénitence,  (Ms.) 

haulte  (chose),  haute,   (Ww  Nebr.,   vo 
Aérius.) 

haustelé,  hauteur. 

hautelicheur,  1465,  hautelisseur. 

hautisme  suprèm^^,  [superlatif  de  haut.] 

hayer,  hayr,  1560,  [clore  de  haies.] 

hayeures,  1758,  petites  hayes. 

heaulme,  [casque  à  calotte  conique.] 

Tout  l'or  et  l'argent  du  royaulme 
Sont  sous  la  plume  et  non  dessous  le  heaulme. 

(J.    BOUCHET.) 

hébrieu,  hébreu. 
helo  !  hélas  I 


hene  ou  handre,  <////>/  ? 
Hennequin,  1449,  "o"^  ^<^  ^''^pt- 
herbegier,  1472,  [héberger.] 

herbeleresse,  1345,  [femme  qui  coupe 
de  l'herbe  ?) 

herbergie,  hôtellerie. 

herbergier  quelqu'un,  [l'héberger.] 

herbeus,  1349,  [garni  d'herbe.] 
Une  vo\e  herbeuse. 

herbu,    1472,    [couvert    d'herbe.]    Lieu 

herbu. 

herche,  herse. 

herde,  14H1,  [troupeau.] 
La  heide  de  la  ville. 

here,  bel  homme.  (Ronsard.) 

Taure  here,  belitre. 

herengier,  herenguier,  1 346,  profes- 
sion, vendeur  de  harengs. 

herenq,  1361,  hareng.  Le  haretiq  de 
Scardeblont  est  contrefait.  1361. 

herichon,  hérisson. 

heritablement,    1378,    [par   droit    de 

succcssicMi.  ) 

heritaige,  Ms;,  [immeubles,  succession 
directe.] 

heritaulement,  1326,  [héréditairement, 
à  titre  d'héritage.] 

.  hernue,  ouragan. 

herondelle,  hirondelle. 

het,  hayt,  1 397,  odit. 

bette,  1471,  peut-être  me  flatte. 
C'est  chose  qui  bien  me  het  te. 

heuille,  huile. 
heumer,  humer,  avaller. 
heureuseté,  bonheur. 
heve,  1376,  huche.  Panier  a  hei'e. 
hever  dans  la  racine,   1472,   [bêcher  la 
terre  avec  une  houe.] 

hideur,  ^épouvante,  frayeur.] 
C'est  une  hideur  de  voir  cela. 

hiprocros,  hypocras. 

hiretaulement,    1330,    héréditable- 
ment  [héréditairement.] 


—  113  — 


hirondiaux,  hirondelles. 
histoirien,  historien. 
ho  !  ha  ! 
hober,  sortir. 

Ains  que  d'icy  je  hohc. 

(Villon.) 

hoberg-er,  héberger. 
hobin  ou  panier,  1402. 
hobrieux,  hobereau. 
hoc  a  my,  cela  est  à  moy. 
hochiner,  hocher,  branler  la  tête. 
hog-ner,  grogner. 
hog;uineur,  [importun,  fatigant.] 
holo  !  holà  !  halte-là  ! 
hom,  honio.   Ne  nus  hom  ne  doit  entre- 
prendre. (Ms  du  xiiic  s.) 

hong-nars,  murmureurs.  (J.  Molinet.) 
hongrelaine,  habillement. 
honneurer,  honorer.  (Ms.) 
honor,  honneur.  Près  tous  honor  refusent. 
(Ms  du  xiiic  s.) 

honourer,  honorer. 
hontaig'e,  honte,  ignominie.  (Ms.) 
hontieriesmes    (Nous),    nous   aurions 
honte. 

horions    (Avoir    des)   sur   les    épaules, 
[coups.] 

horribler,  [représenter  des  horreurs,]  (La 

MORLIÈRE.) 

hospitable,  où  l'on  reçoit  des  hôtes. 

hosteulx,  1457,  l^ôtel. 

hostieulx,  1374,  outils. 

hotelain,  141 6,  cabaretier. 

Hotin,  1461,  nom  de  bapt. 

bottier,  hôtelier,  aubergiste. 

boulier,  houlliers,  1337,  vagabond. 

houllerie,  1374,  [débauche,  luxure.] 
Cas  de  houllerie;  on  brûloit  pour  ce  crime. 

houpelande,  [espèce  de  robe  de  chambre.] 

houpelu,  [touffu.] 

houppier,  i;78,  profession. 


houraille, 

Ils  définissent  le  peuple  une  houraille  sotte. 
(Cl.  de  Mons.) 

hourd  ou  hourdis  en  picard,  échafaud. 
(Nicod.) 

hourlog-e,  [horloge.] 

houzard,  hussard. 

houzettes,houssettes,culotte.  (Nicod.) 

L'heure  est  venue  que  pour  partir  l'homme 
se  hoii^e. 

hoyeux,  hoyau. 
Huart,  1461,  nom  de  bapt. 
hubertiers,  profession.  Chassez  d'Amiens 
comme  ennemis  du  royaume  en  1542. 

huche,  1445^  [coffre,  armoire.] 

huchelet,  1324,  [petite  huche.] 

hucher,  appeler.  (La  Morlière.) 

hucherie,  1454,  [art  de  la  fabrication  des 
huches.] 

huchet,  [petit  cor  de  chasse.] 

Q.ui  sceut  tant  bien  jouer  de  mon  huchet. 

(P.  Gery.mse.) 

huchiaulx,  1428,  [petites  huches.] 
huchiel,  1335,  [petite  huche.] 
huchier,  1460,  profession. 
Huchon,  1467,  nom  de  bapt. 
hucquer,  hucher,  appeler. 
Hucquic,  147 1,  appelé. 

Faites  l'entrer  si  vous  ro3'ez  hucher. 

(Villon.) 

hueràns,   1397,  [criant,  du  verbe  hier, 
crier,  appeler.] 

Huet,  1464,  nom  de  bapt. 
huis,  porte. 

En  venant  a  mon  huis  frapper. 

(Ch.  d'Orlé.^ns.) 

Voy.  huy. 

huiseux,  1472,  [rusé,  avisé.] 
huisserie,  1350,  1397,  porte. 
hulotte,  ulula,  oiseau  nocturne.  (Nicod.) 
humblesse,  humilité.  (La  Morlière.) 
humele,  1397,  humile,  humble. 
humer  le  jour,  naître. 

Quand  je  humé  le  jour. 

Jean  de  Vitel.) 


114  — 


huquée,  [distance  jusqu'où  porte  la 
voix.] 

II  n'v  a  plus  qu'une  hiigiiir. 

hurluberlu,  hurlubrelu,  barbouilleur. 
C'étoit  dans  le  dernier  siècle  une  mode  de 
cœffurc. 

hurpe,  luip'pe. 


hurpré,  huppé. 
Hutin,  1481,  nom  de  bapt. 
butineur,  [querelleur.] 
Ln  plaideur  hiituicur. 
buy,  porte. 

—  Aujourd'huy,  1497.  Hiiy,  souliers  ronds 
et  demain  à  lony;  bec.  iP.  MiCH.^UD.) 


I 


Les  désinences  en  hc  se  prononcent  comme 
inic,  cntri'pihin', 

i,  il. 

ichaux,  1209.  iceux,  icheux,  ichiaux, 

135  3'  ^"^'^'^• 
ichelle,  1472,  celle.  (Ms.) 

ichy-bas,  icy-bas. 

idoine,  propre. 

iex,  yeux.  (Ms.) 

ignare,  [ignorant.] 

I-t  de  la  qualité  chacun  d'eux  est  /V//J/V. 
(Cl.  df.  Mons.) 

igniot,  il  y  a.  [Pic] 

ignoranche,  i  ^97,  [ignorance.] 

illecques,  illec,  1415.  illuec,  1209, 
illueques,  1 524,  là. 

Fuyant  eiuuii  qui  illccqncs  devine.  i'SYMPH. 
Ch.\mp.) 

illetré,  sans  lettres. 

illisible,  mot  nouv. 

imable,  aimable. 

imaige,  1 597,  image. 

imbelle  (Pigeon),  sans  défence,  iniheliis. 
(Cl.  de  Mons.) 

imé,  aimé. 

immoralisé,  mot  nouv. 

immune,  immunis,  mot  nouv.  (Théorie 
de  l'impôt,  73.' 

impaire,  à  son  mérite,  au-dessous  de. 
(Cl.  de  Moms.) 

impassibilité,  1397, 

impatienche,  impatience. 


importable,  1472,  insupportable. 

impropere,  1472,  improperiiwt. 

inactif,    mot    nouv.    Richesses    iuactives. 
Esprit  iihh'tij. 

incaut,  incaulus. 

Hii  ce  (\n^incaut  je  fus,  on  m'a  creu  téméraire. 
(J.   ni:  LA  Jkssée.) 

incendiaires  (Des  ardeurs),  1209, 

inclite,    iuditus.   Couronne  et  ornement 
iuilile.  (G.  CoRROZET.) 

inconséquence,  mot  nouv. 

inconstenche,  inconstance. 

inconvertible, 

incrainquiée  .Graine),  germée. 

indefoncé, 

indeing-ne,  indigne. 

indiscible,  judicieuse.  Une  trêve  inJiscihle. 

induration,  (Ms),  endurcissement. 

inepte  (Mensonge).  Mot  nouv. 

i  ne  veut,  il  ne  veut. 

in  fer,  enfer. 

inference,  1471,  du  mot  inférer. 

infixé,  1477,  inséré. 

ingénieux,  ingénieur. 

ingresser,  [envahir,  entrer  dans  un  ordre 
religieux.] 

inquisiteux,  inquisiteur. 

inseingne,  insigne. 

inspecteu,  inspecteur. 

instable,  instabilis. 

instenche,  instance. 


—  II 


instent,  instant. 

inteinme,  intime. 

intempérance  d'amitié.  Mot  nouv. 

intendence,  intendance. 

interesseuse    (L')   pecime.    (Cl.    de 
Mon  s.) 

interroguié,  147 1,  interrogé. 

introducteu,  introducteur. 

introïte  L'  )  d'une  chambre,  1 5  50,  l'entrée. 

intuition,  regard. 

inventore,  1379,  inventaire. 

ira  (s';,  s'en  ira. 

irais,  irrité,  en  colère,  cruel,  piqué. 

irascus,  en  colère,  fâché. 

ire,  1517,  colère. 
Sire,  sa  colère. 

iréement,  iriement,  avec  colère. 

iretage,  1300,  héritage. 

ireux,  [irrité,  en  colère.]  Homme  ireiix. 
Parole  ireuse. 

irié,  en  colère,  fâché. 


iritage,  1397,  héritage. 

iros  (T),  tu  iras. 

irréméable,  [qu'on  ne  peut  repasser.] 
IrrcnicahU  enfer  d'où  on  ne  revient  pas. 

irreveillable  (Sommeil),  [d'où  l'on  ne 
se  réveille  pas.] 

irriteur,  [provocateur.]  Un  plaideur  irri- 
teiir,  iram  cxcitans. 

isme^  aime. 

isnel,  isniaux,  actif,  prompt,  vigilant, 
léger,  rapide.  Isnel  le  pas,  promptement. 

isnelement,  1209,  promptement. 

issir,  1397,  sortir. 

ist,  sort.  Istra,  sortira.  Istrei,  sortirez. 

isti,  ainsi,  ici. 

istrer,  15 17,  [sortir.] 

QjLiant  tu  istras  hors  de  ta  maison. 

Is Iront,  141 5,  sortiront. 

itant,  autant,  de  même.  A  liant,  aussi. 
iteis,  itel,  tel,  semblable,  pareil. 
itout,  aussy.  (Pic.) 


ja,  déjà. 

Ja  n'avoit  en  France  nus  prince  si  hardi. 

(Th.  de  Mailly.) 

Jacopin,  Jacobin.  (P.  Grognet.) 

Jacot,  1469,  Jacques. 

Jacotin,  147 1,  nom  de  bapt. 

Jacquemont,  1517,  nom  de  bapt. 

jactantieuse,  mot  nouv. 
Opération  jactantieuse  de  la  guerre.  (Théorie 
de  V impôt,  83.) 

jaiant,  géant.  (Hélinand.) 

jalois  de  bois  (Un),  (Ms),  [mesure.] 

jalouserie,  jalousie. 

jamois,  jamais. 

jansemin,  jasmin. 

jap  (Avoir  du),  babil. 

Jaquelaine,  Jacqueline. 


Jaquemart,  1479,  ^^^i  de  bapt. 

Jaquemon,  1376,  nom  d'homme. 

Jaqueron,  1472,  nom  de  bapt.  de  femme. 

jardinus,  1309,  jardin. 

jarrequiere,  jarretière. 

Jeannin,  1447,  [nom  de  bapt.] 

jehyne,  1470,  géhenne. 

j'em  meurs,  je  me  meurs.  [7't''///t'.] 

jenesse,  jeunesse. 

Jenin,  Jean  ou  cocu. 

Jennin,  141 7,  [nom  de  bapt.] 

j'et  suivrai,  je  te  suivrai.  [/V/(J.] 

j'nai,  je  n'ai,  non  haheo. 

jocquer,  cesser,  finir,  s'abstenir. 

j  ocundité,  1472,  [joie,  plaisir,  amusement.] 


—  ii6 


joel,  1397,  joyau. 

joene,  joenne,  josne,  joule,   13 17, 

jeune. 

joïr,  1416,  jouir. 
joliette,  1471,  jolie. 
joncherie,  1471,  tromperie. 

Vous  entciidcii  bien  jouchcric. 

(Villon.) 

jone,  (Ms),  1473,  jeune. 

jonesse,  (Ms),  jeunesse. 

jonette,  jeune.  (J.  Froissakt.) 

j'ons,  j 'avons,  [j'ai,  nous  avons.] 

jor,  1397,  jour. 

j  ornée,  journée. 

Joset,  Joseph. 

joule,  1 380,  [jeune.] 

joueur,  assemblée,  jeu. 

jouquer,  juclier. 

jour  de  cristal,   pour   ni   froid   ni  chaud. 
Expr.  nouv. 

journeux,  1406,  journaux. 

j  ouste  (de),  auprès. 

jouvencieu,  jouvenceau. 

jouxte,  prés. 

jovent,  jeunesse. 

joyellier,  1478,  [joaillier.] 

joyeu,  joyau. 


f 

t 

1 


joyeuseté,  divertissement,  plaisir. 

joyr,  1500,  jouir. 

j 'ter,  jeter. 

ju,  jeu. 

juer,  1361,  [jouer. J  (Pic.) 

jugeurs,  juges. 

jugier,  1209,  1452,  juger. 

juise,  jugement. 

jumeu,  jumiau,  1350,  jumeau. 

juner,  (Ms),  jeûner. 

jupe,  soutane. 

jus,    à   bas,    à   terre.    Mettre   jns,    mettre 
bas,   détrôner,  chasser.  Le  rua  jus.  (Svmi'H. 
Champ.) 
jusqu'o,  jusqu'à.  (Pic.) 
justichable,  1424,  justiciable. 

justichault,  1295,  justichiaux,  1359, 

justiciable. 
justiche,  1265,  [justice.] 
justichier,  1300,  [justicier.] 
justier,  1561,  ajuster. 

justise,   justice,   juge,   gouverneur,   roy, 
mailre. 
justiser,  maîtriser,  gouverner,  conduire. 
justres,  126),  proche. 
jut,  coucha. 
Juy,  Juif. 


K 


kaïere,  chaise.  (Ms.) 

kalendre,  cigale,  oiseau. 

kalo    Faire  sen),  faire  sa  bourse. 

kaouant,  chat-huant. 

kar,  char. 

karole,  concert,  danse. 

katrabeuse,    [catrabeuse,    ou   cap- 
lette,  jeu  de  colin-maillard.] 
katré,  châtré,  eunuque. 
ke,  1297,  que. 

kemandement,  1292,  [commandement.] 


kemant,  1292,  ordre. 

kemun,  1292,  commun. 

ken,  que  ne.  (Thibaut,  rov  de  Navarre.) 

keu,  coup. 

keuche,  chausse,  chaux. 

keus,    kex,    cuisinier,    celui   qui   a  soin 
du  feu. 

—  Pierre  à  aiguiser,  caillou. 

keutée,  (Ms),  coudée. 

keutepointe,  1428,  arme. 

ki,  1292,  qui. 


—  117 


ki  en  lit,  enfant  qui  chic  au  lit. 
kier,  chier,  cacare.  (Nicod.) 
kio,  petit.  Kiot  beudet,  ânon. 
kmin,  chemin. 
kminée,  cheminée. 


kmise,  chemise. 
kmisette,  chemisette. 
kuanque,  lorsque,  ce  que. 
kumune,  commune. 


labeur,  labour. 

labeurer,  travailler. 

laborier,  (Ms),  travailler. 

labouriers,    1496,   laboureux,    1586, 
laboureurs. 

lachet,  lacet. 

laicher,  laissier,  1452,  laisser. 

laid,  offense,  insulte. 

laidang-ement,  blessure,  insuhe,  outrage. 

laidang-er,  laideng-er,   1209,  insulter, 
offenser,blesser,calomnier,  maltraiter, outrager. 

laidin,  laid. 

laidir,   offenser,   insulter,   maltraiter.    Et 

puis  hidir  et  bloscengier,  devenir  coupable. 
(Ms  du  xiiic  s.) 

laidure ,    (  Ms  ) ,    laideur.    Votre    beauté 
changea  en  laidure.  (O.  de  la  Marche.) 

laieur,  1373,  laeur,  131 1,  largeur.  Dix- 
sept  pieds  et  demi  de  laieur. 

laig-ne,  ligne. 

laig-nes,  bois,  bûches. 

laig-ni,  signifie  en  picard  bois  et  vient  de 
ligntim.  (Nicod.) 

laing",  ligne  à  poisson. 

lainues  ^^^Ouailles),  (Cl.  de  Mons.) 

lairrois,  laisserois. 

Je  le  lairrois  hardiment  approcher. 

(Pernettk  du  Guii.r.ET.) 

A  tes  discours  flatteurs,  je  me  lairrois  tenter 

(Mallevu.i.e.) 

lairrons,  lerrons,  laisserons. 

Les  gens  d'Eglise  en  lerront  bénéfices. 

(P.    MiCHAULT.) 

lais,  iusulte,  laisse,  legs,  affront,  difforme. 
laisse,  discontinuation. 


laisser,  cesser,  discontinuer,  manquer. 

—  Rester. 

Q,uanqtie  il  laissa  au  siècle,   laissa  et  enhaï.    . 

(Th.  de  Mailly.) 

laissesme,  laissez-moy.  (Pic.) 
laissier,  laisser.  (Th.  de  Mailly.) 

lait,  laisse. 

—  Crime,   offense,  faute,  affront,  insulte. 

laiz,  laïcs. 

Sages  et  fols,  prebstres  et  /a/^. 

(Villon.) 

Lambelin,  1406,  nom  de  bapt. 

lambieu,  lambeau. 

lampion,  pour  lamperon,  lucernula. 

lanche,  (Ms),  lance. 

lancher,  lancer. 

lancheron,  laceron,  plante. 

lande,  terre  inculte,  pleine  de  broussailles. 

landimoles,  cela  se  mange  [sorte  de 
pâtisserie.] 

lang-aige,  (Ms),  langage. 

langard,  (vulgaire),  babillard.  (Cl.  de 
Mons.) 

lang^ayer,  babillard. 

lanier,  lent,  paresseux. 

lanières,  lambeaux. 

lanoy,  opposé  à  soûlas,  (Ms),  ennui. 

laprieux,  lapereau. 

laquer  une  corde^  lâcher,  desserrer.  (Pic.) 

l'ara,  1209,  l'aura. 

lardron,  lardon. 

larecin  (En),  furtivement. 

larg-ité,  abondance. 

largiteur,  larg-itor,  1472,  [généreux, 
qui  donne  largement.] 

larg-ue,  (Ms),  large. 


—  ii8 


larguece,  libéralité.  (Pic.) 

larmeuse  (Plainte),  [accompagnée  de 
larmes.  J 

larrechin,  (Ms),  1397,  larcin. 

larris  ou  g-asquiere,  1492,  [landes.] 
Mener  chèvres  en  larris,  1472. 

las,  malheureux,  infortuné. 

—  Hélas! 

lasse,  malheureuse,  infortunée. 

lassure,  lassitude,  fatigue. 

là  sus,  là-haut. 

latitation,  1472,  [action  de  cacher,  de 
soustraire,  de  dissimuler.] 

latusée,  [jeu  de  mots,  pour  latte  iiscc.^ 

laudable,  1471,  louable. 

l'auter  jour,  l'autre  jour.    Pic.) 

l'autrier,  Tautre  jour. 

lavement,  cK  stère. 

lavende,  lavande. 

lavendiere,  lavandière. 

layeur,  1296,  largeur. 

lays,  laïcs. 

l'chon,  leçon. 

l'cœur,  le  caur. 

1'  Dieu,  le  Dieu. 

le,  du,  au. 

—  La.  Le  ville,  1416. 

—  Se  prononce  comme  1  seul  :  /'vraut, 
/'  moven,  /'  père,  etc.,  pour  levraut,  le  moven, 
le  père. 

lé,  large,  côté.  En  long  et  en  Je,  en  long 
et  en  large.  La  mer  est  grande  et  Icc. 

leal,  fidèle. 

lealment,  fidèlement. 

lealté.  Voy.  leauté. 

lé  ans,  icy,  là-dedans. 

Isaument,  fidèlement. 

leauté,  fidélité,  foy. 

le3heour,  1209,  glouton. 

lécher,  licher,  lechier,  1397,  laisser. 

Ischere.  Voy.  lecheur. 

lecheresse,  luxurieuse. 


lecherie,  débauche,  vie  joveuse. 

lecheur,  lechere,  lechiere,  luxurieux, 
friand,  amoureux,  galant,  libertin,  débauché. 

lecheure,  friandise,  luxure. 

léchez  là  cha,  laisse/.-là  cela.  (Pic.) 

ledangier,  insulter,  maltraiter. 

leens,  là-dedans. 

lég-até,  1)1),  légué. 

leg-aux,  légats,  (Ms),  legs. 

legier,  facile. 

De  k^^icr,  facilement. 

legierement,  facilement. 

leg-iteime,  légitime. 

legueume,  légume. 

leimme,  lime. 

leine,  laine. 

leiz,  près,  à  coté. 

l'en,  lui  en. 

lenche,  lance. 

lencher,  lancer. 

lenchette,  lancette. 

leng-ag-ier,  ling-ag-ier,  parleur. 

lepide  (Homme  ,  Icpuhis. 

léquer,  lécher. 

1ère,  lerres,  larron. 

lerme,  larme*. 

lermoyer,  pleurer. 

leson  ipour  la  rime  ,  lit. 

lesquieulx,  1 508,  lesquels. 

lesse,  legs,  tache. 

lesser.  Voy.  laisser. 

lest,  laisse. 

let,  insulte,  injure,  blessure,  affront,  laisse. 

—  Hideux,  laid. 

létanie,  litanie. 

letifîé,  1472,  [réjoui,  joyeux.] 

leu,  loup. 

—  Lieu. 

—  Leur.  Leu  langage  fPic),  leur  langage. 
LeiL  honneur. 


—  119  — 


leune,  lune. 

leunette,  lunette. 

leups,  loups. 

Leurin,  1475,  '^om  de  b:ipt.,  [Laurent.] 

leu-warou,  lupus  va  ri  us. 

leux,  leurs. 

levrat,  15 15,  levreau. 

lexive  de  péchez,  confession.  Les  plus 
grans  de  Ninive  eurent  pardon  et  firent  la 
kxii'e  de  leurs  péchez.  (P.  Grognet.) 

lez,  près,  à  côté,  large. 
De  h'i,  proche. 

li,  ly,  lui,  le.  Ly  roy  a  ordonné  pour 
l'honneur  et  profit  de  //.  (Reg.  du  Parlem., 
1344.) 

Por  li  esbanoyer,  //  commanda  que  chant. 

(Hélinand.) 

—  Lui,  les,  elle.  Li  diront  (pic),  lui  diront. 

licisnes,  1397,  espèce  d'animal. 

lico,  licou. 

lidit  Roy,  1297,  ledit. 

lié,  joyeux,  gai. 

liefres,  lèvres. 

liement,  joyeusement. 

liesse,  joye. 

liet,  (pour  la  rime),  lève. 

lieu  (Mettre),  assigner  un  lieu  pour  rendez- 
vous,  fixer  une  heure. 

Heure  de  foin,  1361,  [lien,  ligature.] 

lieuvre,  lièvre. 

liever,  1324,  lever.  Le  soleil  se  îieve. 
Lieveis,  1209. 

ligneuil  filacé,  [fil  enduit  de  poix.] 

lignie,  1472,  lignée. 

lignier  entassé  (Un),  amas  de  bois. 

Lili,  Louis. 

limache,  limace. 

limenchon,  limaçon. 

limende,  limande. 

limichon,  limaçon  (Pic.) 

limitation,  mot  nouv. 

limogner,  limonnier. 


linceus,  draps,  suaires,  lingelis,  1502. 

lincheux  (Paire  de),  [paire  de  draps  de  lit.] 

lineux,  qui  contient  du  lin. 

linget,  1502,  petit  linge, 

ling-ne,  1328,  ligne. 

ling-ne,  ling-as,  bâton,  bûche,  morceau 
de  bois. 

linuise,  1490,  chénevis. 

lippes,  lèvres. 

lippier,  qui  a  de  grosses  lippes  (lèvres). 

liquex,  liquiex,  lequel. 

liseux,  lecteur. 

lisse,  chienne  pleine  ou  autre  animal. 

litre,  ^ona  funehris,  ceinture  funèbre  peinte 
autour  d'une  église. 

liue,  lieue. 

liues,  lieues. 

livroison,  portion. 

livrures,  1397,  livraison. 

lo,  là,  ici.  (Pic.)  Ce  grivois  h. 

Viens  h. 

Lo,  là.  (NicoD.) 

lo,  loue,  approuve,  conseille. 
loable,  louable. 
lober,  amuser,  tromper. 
locher,  branler.  Dent  qui  loche. 

Car  n'ay  sur  moy  fer  qui  ne  loche. 

(Martial  d'Auvergxe.) 

loou,  [par  places.]  Chief  locu,  tête  où  il  n'y 
a  des  cheveux  que  par  places. 

loen,  loin. 

loeng-e,  1397,  louange. 

loër,  1397,  louer,  conseiller,  approuver. 

loga,  1293,  loge. 

loial,  loiau,  fidèle. 

loiaument,  fidèlement,  [i  397,  suivant  la 
loi  ou  l'honneur.] 

loiel,  1405,  loyer. 

loier,  lier.  (Pic.) 

—  Récompense,  salaire,  gages. 

loisoit,    1461,   étoit  permis.   Il  ne  loise, 
1209. 


120     — 


loist,  il  est  permis. 
loit  (pour  la  rime),  joint,  lie. 
lolo,  coLicy  coucy. 

Lolotte,  nom  de  fille,  [diminutif  de 
Charlotte] 

l'on,  on. 

long-aigne,  canal,  étang,  vivier,  souter- 
rain, [latrine,  excrément.] 
—  Adj.,  long. 

longin,  homme  lent. 

lonni,  1379,  mis  à. 

lopin,  petite  quantité.  Les  Cordeliers  et 
Jacopins  doibvent  contcmpnet  gras  lopins. 
(P.  Grognkt.) 

loquacité,  (Ms),  babil. 

loque,  guenille. 

loquet,  cliquet,  [fermeture  d'une  porte.] 

loqueteux,  pannolus  sent  us,  (Nicod), 
chargé  de  guenilles. 

loquette,  peniculanicnliDii. 

lor,  leur.  Lor  chevaux,  leurs  chevaux. 

lorier,  laurier,  l.i  chappelet  verd  de  loricr. 
(Mart.  Fr.wc.) 

lorioel,  1376, 

loriot  (Compère),  f^algulus. 

Lormand,  Normand. 

lormier,  1470,  profession,  qui  fait  des 
mors  de  chevaux. 

los,  conseille,  louange,  approbation,  répu- 
tation, avis.  Terre  de  les,  terre  titrée,  fiimeuse. 
Pour  los  et  honneur  avoir,  143 1. 

losenge,  losange. 

losengiers,  1397,  médisans.  Que  Dieu 
loer  et  loscn^ncr.  (Ms  du  xiiF  s.) 


lot,  leur.  Chiaux  qui  s'excusent  dont  lot 
cœr  les  accusent.  (Ms  du  xiiic  s.) 

lotti  (Un  homme  bien),  [bien  partagé.] 

louche,  cuiller,  cochkar.  Louche  à  pot. 

louchie,  cuillerée. 

loueng-e,  louange.  Rendez  à  Dieu  loueui^e 
en  votre  vie.  (Rob.  Gobin.) 

louette,  luette. 

louquet,  louchet.' 

lourdeu,  lourdaud. 

loyauté,  attachement  aux  lois. 

loyé,  1481,  lié. 

loyen,    Ms,  lien. 

loyeux.  Heur. 

loz,  biens.  Sens,  tems,  chastel,  corps,  ame 
et  lo^.  (GuiL.  DE  LORRIS.) 

lozenger,   lozengier,   railler,   insulter. 
—  Subst.,  railleur. 

r  tout,  le  tout. 

lue,  loué,  donné  à  gages. 

lues,  aussitôt,  à  l'instant. 

luiers,  récompense. 

lurot-pain-terre,  cris  quand  on  leurre  quel- 
qu'un. 

lut,  il  lui  fut  permis,  //V///7. 

luzez,  cercueil. 

Tvain,  levain. 

l'vant,  levant. 

l'vrier,  lévrier. 

l'vure,  levure. 

lyement,  (Ms),  joyeusement. 

lys  cinquiesme,  lui  cinquième,  dans  Join- 
ville. 


M 


m',  ma.  Ai'  fille,  ma  fille.  (Pic.) 

ma,  suivie  d'une  consonne  dit  me.  En  me 
main. 

mabre,  marbre. 

macapart,  qui  mange  seul.  [Maque  à  part.] 


macar,  mangeur. 

machacre,  massacre. 

machaine,  machine. 

mâche,  1374  [masse],  sergent  à  mâche. 

machelier,  charcutier,  boucher. 


121    — 


machon,  1578,  15 16,  maçon. 

machoquer  quelqu'un,  [faire  des  contu- 
sions, meurtrir.] 

macoire,  macquoire,  mâchoire. 

macq  tu  sois,  lorsque  tu  seras. 

macrieu,  maquereau. 

maçue.  Porter  la  luaçuc,  être  chargé  d'une 
entreprise  ;  bailler  la  iiuiçiic',  charger  d'une 
entreprise. 

Madelon,  Magdelaine.  (Pic.) 

madré,  espèce  de  pierre. 

madré,  fin. 

ma  fie,  [ma  foi].  (Parisis.) 

mafiquette,  ma  foy. 

mag'istro,  magistrat. 

mag-liseurs,  1509,  marguilliers. 

magnien,  chaudronnier. 

magriier,  meunier. 

magriieres,  manières.  (Pic.) 

Mahienot,  1475,  [nom  de  bapt.] 

Mahiot,  14 18,  [nom  de  bapt.] 

mahouais,  mauvais. 

maïeux,  maire,  mayeur. 

maig-ne  (II),  1209,  il  conduit. 

maignée,  maignie,  fiimille,  domestique, 
maisonnée. 

mail,  maillet. 

Rome  est  li  mail  qui  tôt  assomme. 

(Helinand.) 

Maillotin,  1468,  nom  de  bapt. 
mailluel,  maillot  d'enfant. 
main,  matin. 
main  à  main,  à  l'instant. 
mainasgier,  1433,  ^"i  ^^^"^  ménage. 
mainburnisseurs  et  gouverneurs,  1294, 
[tuteurs,  qui  ont  la  puissance  maritale.] 

maindre,  moindre. 
maine,  mine. 
mainer,  mener. 
mainge,  mange.  (Pic.) 
mainie,  famille,  domestique. 


mains,  moins,  demeure,  plusieurs,  né, 
puîné. 

maint  (II),  1205,  il  demeure,  il  mène. 
—  Plusieurs. 

maintenir,  cultiver,  entretenir,  fréquenter, 
conduire,  gouverner. 

maire,  mère,  maître. 

mairien,  1361,  [bois  de  charpente.] 
Le  mairien  d'un  engin. 

mais,  jamais,  lorsque,  quand,  pas,  point, 
pourvu  que,  à  condition,  excepté,  à  l'avenir, 
dès  que,  sinon,  à  présent.  Je  n'en  peux  mais, 
ce  n'est  pas  ma  faute,  je  ne  peux  plus. 

maiselle,  joue,  mâchoire. 

maisement,  1472,  [méchamment.] 

maisiere,  muraille. 

maisnie,  [maison,  famille.] 

A  bon  seigneur,  bonne  maisnie.  (Ms.) 

maisnié,  maignée,  menié,  [quantité 
de  blé  que  l'on  remet  en  une  fois  au  meunier 
pour  la  convertir  en  farine  et  en  son.] 

Maisnier  de  Sorchy,  1318,  surnom. 

maisnyes,   1289,  maisons  (?),  meuniers. 

maisonchelle,     1324,    maisoncelle, 

1397,   maison. 

maistrie,  adresse,  habileté,  science. 

—  Maîtrise. 

Garde  qu'enfer  n'ait  de  nous  la  maistrie. 

(Villon.) 

m'ait,  m'aide. 

mal,  mauvais. 

maladerrie,  maladrerie. 

malage,  infirmité,  maladie. 

mal  aisié,  mal  aisé. 

malart,  malice,  trahison,  tromperie. 

—  Oiseau  sauvage,  [canard.] 

mal  bailli,  mal  ajusté,  maltraité,  en  mau- 
vais équipage. 

mal  de  hait,  maudit  soit,  malheur. 
maie,  mauvaise.  Maie  costume,  mauvaise 
coutume. 

malefachon,i32  3,  malefàichon,  1115, 
[malfaçon.] 

maleine,  maligne. 

8. 


—    122    — 


malement,  mal,  méchamment.  Car  plu- 
sieurs nialement  en  usent.  (Ms  du  xiii^  s.) 

maleois,  maudit. 

maleureté,  1472,  malheur. 

malevoles  (Des  gens),  mot  nouv. 

malgrace,  pour  haine. 

maligner,  [user  de  malice,  agir  de  mau- 
vaise foi,  méchamment.] 

MaJigiirr  les  mondaines  pratiques.  (Cl.  de 
Mon  s.) 

mallart  de  rivière,  1490,  [canard  sauvage.] 

malot,  taon,  grosse  mouche. 

mal  plaqué,  mal  bâti. 

maltalent,  mauvaise  volonté,  dépit,  rage, 
fureur. 

malvais,  mauvais.  Job  tout  mnh'nis  us 
desusa. 

malvaise,  mauvaise, 

malvestie,  méchanceté. 

m'âme,  marne,  pour  mon  âme.  (Ms  de 
I397-) 

lù  par  manie  je  lainiois  bien. 

(Villon.) 

m'amie,  mon  amie. 
m'amour,  mon  amour. 

Permets  nmwoiir  penser  quelque  folie. 

(I.OLIS    I.ABl'O 

mamzelle,  mamoiselle,  mameselle, 

mademoiselle. 

manable,  1599,  habitable. 
manacer,  manecer,  menacer. 
manache,  menace. 
manaie,  garde,  jouissance,  puissance. 
manandise,  1 394,  demeure. 
manans,  demeurans. 
—    A    son    aise,    riche,    qui    regorge    de 
richesses. 

mances,  1397,  manches. 

manche,  manchote,  estropié  de  la 
main. 

mande,  1445,  panier  à  anse,  manne, 
cisia.  (NicoD.) 

mandelette,  145 5,  [petite  mande.] 


mandequin  de  cerises,  1502,  [diminutif 
de  mande.] 

m'andoille,  mon  andouille. 

manée  de  farine,   1255.  Voy.  maisnié. 

manefle,  broche,  vrille. 

maneg-liers,  marguilliers. 

m'anel,  mon  anneau. 

maner,  demeurer. 

mânes,  manois,  à  l'instant. 

Manesse,  1 345,  surnom. 

manessier,  [menaceur  (?).] 

Manessier,  1428,  nom  de  bapt. 

mang-ié,  mangé.  Qiiant  li  rois  ot  maugié 
s'ap^la  iilinand.  (Hhlin.wd.) 

mang-nier,  1464,  meunier. 

mangon,  langue  embarrassée. 

mangue,  1472,  mange,  qui  voit  manger. 

et  ne  mangue 

De  merveille  est  qui  ne  se  tiie. 

(P.  Grogset.) 

manicordion,     instrument    maniable    à 
cordes. 

manier,  1255,  1574,  meunier. 

manière,  subst.,  manœuvre. 

manifier,  1472, 

manique  (La\  corps  de  savetiers. 

manisme,  1290,  servante. 

manne,  panier  à  anse. 

mannier,  meunier. 

manoier,  manier,  toucher. 

manoir,  demeure. 

—  Demeurer. 

Manon,  nom  de  fille. 

manque,  manche. 

—  Sans  manque,  sans  faute. 

man  que  tu  viennes,  lorsque  tu  viendras. 

mansion,  (Ms.  de  1397  ,  demeure. 

mante,  couverture. 

mantel,  1386,  radini^d^u,  miichchium ,  1397, 
vêtement  de  béguine. 

mantelet,  petit  manteau. 

mantelle,  1490,  ornement  de  fille. 


123   — 


mantiau,  mantiaul,  1397,  manteau. 
mantieu,  manteau.  (Pic.) 
mantieux,  battants  de  porte. 
maqué,  mâché. 
maquefer,  mâchefer. 
maquer,  manger. 
maquiere,  matière. 
maquiniste,  machiniste. 

mar,  mauvais,  méchant,  mal,  mal  à  pro- 
pos. Ja  mar  en  douterez,  ce  serait  mal  si 
vous  en  doutiez.  Mar  mal,  mal  à  propos,  à 
la  mauvaise  heure. 

maraig'ne,  1397,  marraine. 

maraudeux,  maraudeur. 

maraulx  et  vaccabons,  1550,  [scélérats, 
coquins.] 

marcander,  1311,  marchander. 

marcandise,  1289,  [marchandise.] 

marchant,  1361,  marchand. 

marchié,  1464,  marquié,  1379,  marché. 

m'are,  mon  are  :  20  s.  dans  le  xiiic  s. 

marecho,  maréchal. 

marence,  marance. 

mareschal,  1475,  maréchal. 

maressains,  1496,  profession. 

marette,  1476,  petite  mare. 

marg'a,  saoul. 

marg'ate,  refus. 

marg'ote,  marcotte. 

marg-ouillis,  [bourbier,  amas  de  choses 
liquides  et  dégoûtantes.] 

Marg-ue  la  petite,  1342,  surnom,  peut- 
être  Marguerite. 

mariaige,  (Ms.),  mariage. 

Mariette,  1480,  nom  de  bapt. 

mariolé,  marié. 

marister,  magister. 

marie,  1502,  mâle. 
—  Merle,  oiseau. 

marmiteux,  [mendiant,  misérable,  souf- 
freteux, soucieux,  triste.] 

Et  fait  dehors  le  marmikux.  (G.  de  Lorris. 


marmoset,  [fou,  ûivori,  figure  grotesque.] 

Un  viarmoset  d'étrange  face, 

(M.  Franc.) 

marmot,  enfant. 

marmotter,  parler  entre  les  dents. 

maronnier,  1496,,  profession,  marinier. 

marrien,    1472,  espèce  de  bois.    [Voy. 
mairien.] 

martieux,  marteau. 

martyre,  [martyrisé].  Et  les  martyrs  pour 
la  foy  martyres.  (Ms.) 

marvoié,  fou,  enragé,  hors  du  sens,  du 
chemin. 

mas,  matelas. 

masang'e,  mésange,  oiseau. 

masse,  assemblage,  troupe. 

Massin,  1480,  nom  de  bapt. 

master,  manifester. 

mataines,  matines. 

matelos,  matelas. 

miaterieux,  matériaux. 

Mathiu  salé  pour  Methuselab,  qui  vécut 
969  ans. 

mathon,  lait  caillé. 

Tout  leur  mathon  ne  toulle  leur  potée. 

(VlLLOX.) 

matinet  (au),  147 1,  au  matin. 

Matiu,  Mathieu. 

matons,  gâteaux  de  pâte  ferme. 

ma  tourner  quelque  chose  à  son  avan- 
tage, (Ms.) 

mauais,  1 397,  mauvais. 

maubùe,   évier,   petit  lieu  proche  d'une 
cuisine  où  on  lave  la  vaisselle. 

maufez,  les  diables. 

maugré,  malgré.  Maugré  s\cn,  malgré  lui. 

Pour  itiatigre  moy,  seigneur,  me  dispenser. 

(Ol.  de  Magny.) 

maugréer  quelqu'un,  [blasphémer  contre 
quelqu'un.] 

maugroyer  Dieu,  (Ms),  jurer. 

maullelabre,    que   vendent   les   potiers 
d'étain,  1472. 

maunet,  malpropre. 


—    124  — 


maupiteux,  sans  pitié. 

maurre,  1 364,  moudre,  mordre,  manger. 

maurrieu  (Le)  d'un  jardin,  1323, 

maus,  maux,  mauvais. 

maussaderie.  Mot  nouv. 

mautaillé,  mal  taille.  Un  manteau  iiiau- 
taillc. 

mautalent,    dépit,    fureur,    rage,   colère, 
mauvaise  volonté. 

mautalentis,  de  mauvaise  volonté,  plein 
de  dépit. 

m'autre,  mon  autre. 

mauvaisement,  (Ms),  avec  méchanceté. 

mauvaistié,  méchanceté.  (Ms.) 

mauvis,  espèce  d'alouette. 

m'avaine,  mon  avoine. 

m'aventure,  mon  aventure. 

mavortien,  mavoitiits,  courageux. 

mayon,  salope,  put... 

me,  ma,  mon.  Me  requête,  1542. 

Est-ce  lioiii."   me  pcrc  ? 

(lu.    ni.    ,\I.M1I  Y.) 

mécaniser  (se),  mot  nouv. 

mechine,  [servante.] 

mecine,  médecine. 

medalle,  façon,  médaille. 

médechin,  médecin. 

médechine,  médecine. 

mediateux,  médiateur. 

meffait,  meffet,  action  mauvaise,  crime, 
péché. 

—  Htre  nicffli,  être  coupable,  avoir  tort. 

mehaig-ner,  blesser,  contuser. 

mehaig-nez  (Gens),  (Ms),  [atteints  dans 
leur  honneur.] 

mehain,  blessures,  contusions,  coups. 

Mehaut,  1342,  nom  de  bapt.  de  ienmie. 

mehiaux,  enfans  contrefaits. 

mei,  mes. 

meig-nen,    1490,    profession,   [chaudi\Dn- 
nier.] 

meine,  mine.  Bonne  iiieine,  bon  air.  ^Pic.j 


meins,  moins. 

—  je  ii/niis,  je  demeure. 

meion,  1471, 

meisse,  que  j'eusse  mis,  que  je  demeurasse. 

meist,  eût  mis,  eût  demeuré. 

meix,  [manse,  ferme,  terre  à  blé.J 

melencolie,  mélancolie. 

melle,  merle,  oiseau. 

mellenc,  merlan.  ' 

membrer,  se  ressouvenir,  rappeler  des 
choses  passéez,  se  souvenir.  De  Jacqueline, 
bien  me  rcntojihic. 

memore,  1350,  (Ms),  mémoire. 

men,  mon.  i  Pic.) 

menaches,  menaces.  Autant  sont  tes 
dons  que  tes  iiwiiachcs.  (Ms.) 

menachier,  1397,  menacer. 
menchonge,  mensonge.  i^Ms.) 
mencolie,  allure,  conduite,  façon  d'agir. 
Mencous,  1273,  nom  de  bapt. 
mendre,  moindre,  plus  petit. 
mendri,  mendiant. 

Piii;.  revint  a   l'aunionc  en  guise  de  iheudi. 

(Th.  de  Maiily.) 

Menerus,  1273,  nom  de  bapt. 

ménestrel,  mestreus,  menestreux, 

142S,  ménétriers,  valets  anciens  de  bas  étage, 
joueurs  d'instrumens,  serviteurs. 

meneur,  mineur. 

—  Frère  meneur,  Cordelier. 

meneux,  conducteur, 
mengeoire,  mangeoire. 
meng-ier,  1471,  maing-er,  manger. 
menglier,  marguillier. 
menje  (Pic),  mange, 
menjue,  mange. 
menjust,  qu'il  mange, 
menoir,  demeurer. 

—  Subst.,  demeure. 

—  Pour  la  rime,  mineur. 

menor,  menu. 

—  Frère  menor,  frère  mineur,  Cordelier. 


—  I 


25 


menquier,  1397,  manquer. 
menra,  mènera. 
menre,  moindre,  plus  petit. 
menrois,  mènerois. 

mente, 

Portant  draps  d'or  en  robe,  voir  en  mente. 

(J.   BOUCHET.) 

m'entente,  mon  intention. 

menterie,  mensonge. 

menteux,  [menteur.] 

mentieux,  manteau. 

mentirie,  fausseté. 

mentoivre,  se  ressouvenir. 

menu  vair,  étoffe  à  petites  fleurs. 

menvois,  je  m'en  vais. 

meprainse,  méprise. 

mequaine,  servante. 

mequier,  métier. 

meraleresse,  1467,  1480,  sage-femme. 

merancolie,  mélancolie. 

Quant  merancolie  mauvaise. 

(Ch.   d'Orléans.) 

mercantile,  mot  nouv.  Détail  mercantile 
de  marchandises.  (Théorie  de  l'impôt,  p.  290.) 

merche,  1520,  marche. 

mercherie,  1445,  mercerie. 

merchi,  1292,  merci.  Grand  merchi. 

merchier,  mercier,  1345,  (Ms.),  remer- 
cier. Mercier,  1364. 

merchy,  [grâce.] 

merci,  bonté,  grâce,  miséricorde,  pitié. 

mercy,  je  vous  remercie. 

mereaux,  jetons. 

merir,  récompenser. 

merlen,  merlan. 

merque,  marque.  (Nicod.) 

merrai,  mènerai. 

merveille,  merveille. 

mes,  mais. 

mes,  mon.  Voy.  mais. 
—     Façon,     maison,     mesure,     messager, 
ordre. 


mesaesmer,  mésestimer,  haïr. 
mesaiziez,  malaisez. 
meschance,  méchanceté. 

Qiiant  il  se  veult  mettre  a  vieschancc. 

(P.  Grognet.) 

mescheance,  fâcheuse  aventure,  malheur. 
mescheans,  malheureux,  infortuné. 
meschef,  crime.  (Cl.  de  Mons.) 

Le  pape  garder  se  doit  de  meschef. 

(P.  Grognet.) 

mescheir,  mescheoir,  arriver  mal. 
meschief,  accident,  crime,  faute,  malheur. 
meschin,  jeune  homme. 
meschine,  fille,  servante  jeune. 

En  habit  de  povre  meschine. 

(M.\RT.  Franc.) 

meschinette,  petite  fille. 
meschoir,  choisir  mal. 

A  celle  fin  que  je  meschoys. 

(P.  Grognet.) 

mescréans,  infidèles,  hérétiques,  ido- 
lâtres. 

mescroire,  se  défier,  soupçonner. 

mesesance,  malheur,  mauvais  état. 
mesg-nie,  mesnie,  famille,  domestique. 
meshuy,  aujourd'huy. 

De  quoy  meshuy  serviroit  la  defence  ? 

(Et.  de  la  Boetie.) 

mesiere,  muraille. 

mesle  (Pic),  iiiespihnn,  nèfle.  (Nicod.) 

mesler,  brouiller  quelqu'un. 

mesnil,  maison  dans  les  champs,  ferme 
seule. 

mesoïr,  mal  entendre. 

mespoins,  mécompte. 

mesprendre,  se  tromper,  manquer  à  ce 
qu'on  doit,  mentir,  faire  faute. 

mespresure,  surprise,  faute.  Sans  ines- 
presure,  sans  mentir. 

mesprison,  délit,  faute,  crime. 

mesque,  lorsque. 

mesquine,  1406,  servante. 

messaige,  (Ms.),  messager. 

messeaulx,  1453,  niissel. 


126 


messel  (Nettoyer  le),  (Ms.),  [boucherie, 
abattoir.] 

messier,  (Ms.),  1473,  sergent,  1561,  pro- 
fession. 

messire,  monseigneur. 
—  Mon  niarv. 

messon,  1364,  moisson. 

mestiers,  nécessaire,  utile,  besoin. 
Mi'stlcr  13ieu,  service  de  Dieu.    Si   nicsticr 
est,  s'il  est  nécessaire. 

met,  huche  au  pain,  coHVe. 

metrieux,  ménestrier. 

metrificature,      [versification.]      Père 
d'Ovide  en  nn'lrijicalurc.  (Ant.  dk  S.m.\.) 

metrifier,  faire  des  vers. 

Christine  aussi   noblement   tndrif'ie. 

(Al  AIN   Charthk.) 

mettre  avant,  exposer  aux  veux,   faire 

\oir,  déclaicr,  réxéler. 

mettre  sus  ou  seure,  imputer,  accuser. 

meudire,  1290,  maudire. 

meudre,  moudre. 

meulon  de  foin,  tas. 

meulue,  morue. 

meume,  même. 

meurdre, 

Cri.int   le   nifurdre  et   l.i   famine. 

(.Mari.   Franc.) 

meussent,  1 387,  bougent. 

meuture,  1403,  mouture. 

meux,  maux. 

mez,  arbrisseaux. 

mi,  mes,  mon,  moi. 

mice  (Une),  [sorte  de  droit.] 

Michez,  Michiel,  1576,  Miquiel, 
1406,  Mikiel,  1326,  Michel. 

Michelette,  1478. 

Michieu,  1517,  Michel. 

mie,  pas,  point.  L'entente  du  Rov  n'est 
niic  que  les  prélats...  (Reg.  du  Parlem.,  1320.) 
Je  ne  suis  luic.  (Pic. 

mie,  maîtresse. 

L'.uuoureiix  s'en  va  veoir  sa  inic. 

(P.    GROGNtT.) 


mieldre,  meilleure. 

miiels,  mielx,  miex,  mieux,  miel. 

miene,  ma,  mienne. 

mier,  manger. 

miesvre,  lascif. 

mieudre,  1 397,  meilleure. 

mieuvre,  mièvre,  rétif. 

miez,  miel. 

mignardelet,  diminutif  de  mignard. 

mig-not,  agréable,  délicat,  poli,  joli. 

mignotement,  [gentiment,  gracieuse- 
ment.] 

Ces  féminins  visages  dorelotés  partout 
wipiotnticnt.  (O.  de  l.\  Marche.) 

miler,  mirer,  viser. 

milloir,   1473,  miroir, 

minage,  ménage. 

minagere,  ménagère.  (Pic.) 

minaime,  minime. 

minauder.  Mot  nouv. 

mineux,  mineur. 

minière,  [mine,  trésor.] 

Adieu  des  vertus  la  minière.  1517. 

mionner,  miauler. 

mirac,  miracle. 

mire,  chirurgien,  médecin. 

mireor,  miroir. 

mirer,  récompenser,  rendre. 
—  Je  mirerai  (comparerai)  mon  frêle  heur 
au  lierre.  (Be\.  Baudouin.) 

mirlirot, 

misericors,  1  Ms.),  miséricordieux. 

mitan,  moite,  milieu. 

miton-mitaine,  onguent. 

miu,  miex,  1397,  miux,  1420,  mieux. 

mixture,  1472,  [méteil.] 

m'n,  mon.  Wn  ami,  mon  ami. 

m'ner,  mener. 

m'nu,  menu. 

m'nuet,  [menuet.] 

m'nuisier,  [menuisier.] 


—    127  — 


mo,  mal,  mou. 

mocque,  [moquerie.] 
Celui  qui  niocquc-  souvent,  de  sa  niocqiie  se 
trouve  mocqué.  (P.  Grog  net.) 

mœrent,  12 18,  meurent. 

mœs,  moues. 

mœulin,  1324,  moulin. 

mœulquinier,  1479,  profession,  [tisseur 
de  molequin,  étoffe  vert  de  mauve.] 

mogré,  malgré. 

moie,   tas  de  gerbes  de  bled,   monceau, 
[meule.] 

moies,  miennes,  mes. 
moig'neux,  moineau. 
moigre,  maigre. 
moigreur,  maigreur. 
moiguerlet,  maigret. 
moillier,  femme. 

moindrir,    diminuer,    ralentir.    Je    sens 
luoindrir  cette  angoisse  mortelle.  (La  Mor- 

LIÈRE.) 

moire,  maure. 

moisillon,  [jeune  fille  qui  veut  paraître 
demoiselle.] 

moison,  maison.  (Pic.) 

moisonnée,  maisonnée. 

moisonnette,  maisonnette. 

moisson,  moineau. 

moitre,  maître. 

moitriser,  maîtriser. 

moleste,    qui    fait   mal,    molesta.    Galle 
moleste. 

molesté  (Faire),  molester.  Lors  les  tyrans 
qui  leur  faisoient  molesté.  (Ms.) 

moleus   (Armes),    1324,   ou  molues, 
[tranchantes,  émoulues.] 

molin,  1265,  meulin,  moeulin,  1324, 
moulin. 

molinier,  1599,  meunier. 

molle,  1397,  molet,  un  brin,  un  peu. 

moller,  s'efforcer. 


molt,  [beaucoup,  en  grande  quantité.] 

Ami  molt  plus  biaii  choisi. 

(Th.  roi  de  Navarre.) 

molu,  1428,  moulu. 

mon,  (Ms),  cela  n'est  pas  croyable. 

—  A  Péronne,  ce  mot  veut  dire  oui. 

monachaulx,  de  moine. 

moncieux,  monceau. 

moneu,  de  monouc,  mot  turc  qui  signifie 
châtré,  eunuque.  (NicoD.) 

monial,  moniaux,  de  moine, dereligieuse. 

Monnier,  1374,  nom  de  bapt. 

monsieux,  monsieur. 

monsig'neur,  monseigneur. 

mont,  monde.  • 

—  Tout  en  un  mont,  en  un  tas. 

montagner,  [élever  en  forme  de  mon- 
tagne.] 

Montagner  des  richesses.  (Cl.  de  Mons.) 

montaig'ne,  [montagne].   Tout  alentour 
de  très  hauttes  montaignes.  (Symph.  Champ.) 

monteche  (Se),  en  contemplation. 

monteiz,  élevé  en  honneurs  et  richesses. 

montement,  ascensus. 

monter,    augmenter,    être    utile,    servir, 
valoir. 

'monton,  1473,  iSi5>  mouton. 

m'oraison,  mon  oraison.  (Ms.) 

morcel,  morsel,  morceau. 

morceler  un  texte.  Mot.  nouv. 

morcieux,  morceau. 

mordacité  d'une  plante,   [qualité  de  ce 
qui  est  mordant,  corrosif.] 

mordenbiu,  [juron.] 

mordi,  jurement. 

morel,  noir. 

morgue,  [sorte  de  juron.] 

moriax,  morel,  cheval  noir. 

moricaud,  mauricaud. 

morillon  (Serrure  à),  1450,  [pièce  de  fer 
qui  entre  dans  une  serrure.] 


—    128    — 


morir,  (Ms),  mourir.  Je  viorrai,  1397; 
ils  iiiorront.  (J.  Le  Febvre.) 

Moult  en  firent  grande  fête  à  Romnie  où  il 
viori  (mourut.)  (Th.  de  Mailly.) 

morniffle,  pitgni  ictus,  soufflet. 

moron,  mouron. 

morquier,  mortier. 

mors,  morsures,  mûres  (fruit). 

morsei,  (Ms),  morcieux,  morceau. 

morteuls  (Pèche/),  1397,  mortels. 

mortier,  lampe,  lampion,  terrine. 

mortoise,  mortaise. 

Moteron,  1472,  nom  de  hapt.  de  fennne. 

Motin,  1475,  surnom. 

m'otroit  (Personne  le\  ne  me  l'ôteroit, 

mouchard,  [espion.]  Vi\  rusé  inoncbard. 

moufle,  niitaine,  gant. 

mouillis  (Je),  je  mouillay. 

moulles  de  bûches,  1 347,  [mesure  pour 
le  bois  à  brûler.] 

mouiller  de  guesde,  1482,  profession. 

moult,  moût,  très,  beaucoup,  plusieurs. 
Moult  en  fut  ébahi.  (Th.  de  Mailly.)  L'un 
est  hâtif,  et  l'autre  tarde  moult.  (Fauchet.) 
Mais  or  en  vois  je  moult  qui  nuisent.  (Ms.  du 
Xili^"  s.) 

moulues,  1324,  [émoulues,  moulées.] 

mounet,  moineau. 

mouque,  mouche,  musca.  (Pic.) 

mouquer,  moucher. 

miouqueron,  moucheron. 

mouquette,  émouchette. 

mouquoir,  mouchoir. 

mousard,  musard. 

mouser,  bouder. 

mousseleine,  mousseline. 

moustier,  église,  monastère,  mouastcrium. 

Cy  gît  auprès  de  ce  moustier. 

Dedens  le  moustier  amoureux. 

(Ch.  d'Orléans.) 

mouteplier,  multiplier. 


moutonohiaulx  d'or,  1423,  moutons- 
seaux,  monnoye. 

mouvoir,  partir. 

mouzer,  [faire  la  moue,  bouder.] 

moye,  (Ms.),  [meule,  pétrin.] 

moyeux,  [jaunes  d'oeufs.] 

mucher,   musser,    mucier,  mucer, 
muchier,  cacher. 

mueble,  meuble,  mobilier. 

muer,  changer.   Muer  un  épervier,  l'ins- 
truire. 

muffle,  pour  museau. 

mug"lement,  gémissement. 

muir,  mug-ir,  mourir. 

muirent  (Ils),  1209,  ils  meurent. 

muisaux,  (Ms.  ,  muets. 

muison  de  drap,  1374,  [mesure.] 

mulot,  bête. 
Mulot  de  vin,  i.}6o, 

murailleux,  qui  s'attache  aux  murs. 

Lierre  iiiui aiUcux. 

murdre,  1336,  meurtre. 
murdrier,  [meurtrier.] 

muret  ou  palis  d'une  maison,  1406,  [petit 

mur  en  terre  ou  en  torchis.] 

murtre,  1209,  meurtre. 

mus,  muet. 

musag-e,   amusement,   dissipation   répré- 
hensible,  libertinage. 

m'usag-e,  mon.  usage. 

musarde,   de  mauvaise  vie,   qui   fait  la 
moue. 

musel,  ûice,  museau,  visage. 

musequin,  [diminutif  de  museau.] 

Friand  musequin. 

muser,  (mouser),  faire  la  moue. 

Lui  demaiidere  qu'il  vtusoit. 

(Mart.  Franc.) 

—  Mener  une  vie  joveuse. 
musieux,  museau. 
musnier,  1464,  meunier. 


—   129  — 


musse,  [cachette,]  Musse  secrète. 

musse,    caché.    Print    le    poison    qu'une 
femme  importune  avoit  musse.  (J.  Bouchet.) 

mut,  partit. 

muterné  (Tabac),  [pourri  par  excès  d'hu- 
midité, moisi.] 


mutié,  1472,  muché,  caché. 

muyage  (Une  terre  qui  tient  à),   1204, 
[fermage.] 

rnuyagier,  1345,  censier. 

muyau,  (Ms.),  muet.  Chien  nmyau. 

my,  1290,  moy. 


N 


naces,  naches,  les  fesses,  nates. 

naie,  non. 

nainen,  nanan. 

naisceront  (Ils),  naîtront. 

naistre,  naissance. 

namptir,  garantir. 

namptisse,  1395,  garantisse. 

n'amy,  ny  ami. 

nanchelle,  nacelle. 

nangeoire,  nageoire. 

nanger,  nager. 

nante,  tante. 

nantille,  lentille. 

naque,  nacre  de  perles. 

n'aras,  n'auras. 

n'aray,  (Ms),  n'auray. 

nareine,  narine. 

nase,  morve. 

nasier,  babillard. 

nasieux,  nazeau. 

n'atargiés  mie,  1397,  noli  tardare. 

naveaux,  1374,  navires. 

navel,  1323,  bateau. 

navelier  a  navi,  1479,  marinier,  batelier. 

naviger,  naviguer. 

navrure,  1406,  blessure.  Ame  navrée. 

naxieu,  dégoûté. 

ne,  1397,  ni. 

néant,  néent,  vain,  inutile. 


Pour  néent,  inutilement. 

neantmains,  1472,  néanmoins. 

né  nati,  natif. 

neis,  pas  même,  pas  un  seul. 

nel,  ne  le.  Mais  Job  oncques  neï  refuse. 
(Ms  du  xiiie  s.) 

nellui,  nul. 

ne  mais,  pourvu  que. 

nen,  ni  en. 

nennil,  non. 

ne  pourquant,  cependant. 

nepveu,  neptité,  qualité  de  neveu. 

ne  que,  non  plus  que. 

nés,  ne  les,  net. 

nesche  (II),  (Ms),  il  n'aie. 

nésette,  noisette. 

nés  même,  pas  même. 

nestiquier, 

Nestiquier  estos  à  une  rivière,  1406.  [Faute 
de  lecture,  sans  doute,  qui  doit  être  ainsi 
rétablie  :  Entiquier  estos,  pour  enfoncer 
pieux.] 

nestre,  naissance. 

nettier,  1346,  nettoyer. 

netué,  (Ms),  nettoyé. 

neu,  neuf. 

—  (Pour  la  rime),  nuit,  nocuit. 

—  Nue.  (NicoD.) 

nevous,  neveu. 
nia  pu,  il  n'y  a  plus. 

9 


130  — 


niant.  [Voy.  néant.] 

nice  (Une  fcmmcj,  sotte,  novice,  sans 
expérience. 

Vn  avocat  n'est  pas  si  nice 
De  plaider  sans  aucun  service. 

(GuiLLliVILLK.) 

nidifier,  1472,  [faire  son  nid,  nicher.] 

nient,  néant,  1265,  rien. 

n'iere,  n'étoit,  ne  sera. 

nig^romance,  magie. 

nil,  ni  lui. 

nion,  précédé  d'une  voyelle,  se  prononce 
gnioii,  opignion. 

nis,  pas  même,  pas  un  seul. 

nivieu,  niveau. 

no,  notre.  (Pic.)  No  paroisse,  1324,  notre 
paroisse.  Et  leur  donne  no  dépense.  (J.  de 
Venette.) 

—  Nous.  Ko  faut  faire  (Pic.\  il  nous  faut 
faire. 

n'o,  n'as.  (Pic.)  N'os-lu  point  ? 
noblèche,  noblesse. 
noc,  gouttière. 
Noé,  Noél. 
n'oi,  n'entend. 

—  N'eus. 

noiant,  néant,  rien,  inutile.  D'autrui 
aise,  il  est  uoiant  :  il  ne  faut  pas  s'embarrasser 
des  plaisirs  des  autres. 

noient.  [Voy.  noiant.] 
noier,  nier. 
noif,  nois,  neige. 
noircheur,  noirceur. 
noirchir,  noircir. 
noiron,  homme  noir. 
Noirot,  1576,  nom. 

noise,  dispute,  querelle.  Souvent  courut 
en  grand  noise.  (Louis  Labé.) 

noisette,  petite  noise.  Ainsy  vaut  mieux 
le  goust  d'une  noisette  qu'une  perdrix  en  débat 
ou  noisette.  (O.  de  la  Marche.) 

noiseux,  querelleur. 

noisif,  qui  nuit. 


Nolette,  1471?  "O"""  ^^^  ^^''^P^-  ^^  femme. 

Nolon,  1480,  nom  de  femme. 

non,  ne  le. 

nonchalantise,  1397,  nonchalance. 

nonchaloir,  indifférence,  abandon. 

non  est,  (Ms),  non. 

non  pourquant,  cependant. 

non  sachant,  ignorant.  A  la  loi  de  non 
sachant,  comme  un  ignorant. 

nonvalle,  novale. 

nopcier  (Lit),  (Cl.  de  Mons),  [nuptial.] 
noque,  gouttière. 
noriture,  nourriture. 
n'oroit,  n'auroit. 
nos,  nous.  Tu  nos  aimes. 
n'ot,  n'entend,  n'eut. 
notte,  notre. 

nouar,  en  Champagne,  noir. 
noufoit,  non. 
noureçon,  nourriture. 
nouriche,  nourrice. 

nourichon,  nourrechon,  1472,  nour- 
risson. 

nourole,  gâteau,  pâtisserie. 

nourrequier,    1421,    profession,    [celui 
qui  nourrit  et  élève  le  bétail.] 

nourrissement,  1472,  [nourriture,  action 
de  nourrir.] 

nouvelleté,  1333,  nouveauté. 

nouvieuté,  nouveauté. 

nouvieux,    nouviau,   nouvel,    1398, 
nouveau. 

nouvrechon,  nourriture. 

novele,  nouvelle. 

noviau,  nouveau. 

noviciot,  noviciat. 

noyeux,  noyau. 

nuchier,  147 1, 

nuef,  1389,  nœuf,  navus,  neuf,  nouveau. 

nuisa,  nuisit.  Job  au  monde  pas  ne  tiuisa. 
(Ms  du  xiiie  s.) 


—  131  — 


nuisable,  1472,  [nuisible.] 

nuisance,  chagrin,  ennui,  peine,  chose 
nuisible. 

nullui,  nully,  personne.  (Ms.) 

Nully  sans  grant  dévotion 
Ne  doit  prendre  religion. 

(P.  Grognet.) 

nului,  nul. 

nunchir,  1472,  annoncer. 
nuns,  nus,  nul,  personne. 
nunu,  bagatelle. 


nus,  aucun. 

Ja  n'avoit  en  France  nus  prince  si  hardy. 

(Th.  de  Mailly.) 

Ne  nus  hom  ne  doit  entreprendre.  (Ms  du 
XIIF  s.) 

nus  nez,  nul  homme  vivant. 

nutieux  (Une  charrette  de),  1433, 

nyent,  (Ms),  néant. 

nyeures    et   liens,    [balayures,    débris, 
ordures],  ordre  de  les  porter  hors  des  villes, 

1433- 


o 


o,  en  picard,  se  met  partout  pour  a.  Il 
voiidro,  il  voudra  ;  il  0,  il  a  ;  il  n'y  en  0  mie, 
il  n'y  en  a  pas. 

—  Au,  on,  avec,  où. 

O  lutrin,  au  lutrin  ;  0  voit  bien,  on  voit 
bien  ;  si  0  ne,  si  on  ne  ;  0  moy,  avec  moi, 
(Ms)  O  qu'os  êtes  ?  où  êtes-vous  ? 

obade,  aubade. 

obedienche,  obédience. 

obeffîes,  joignant. 

obepine,  (Ms),  [aubépine.] 

oberge,  auberge. 

obier,  aubier. 

oblegié,  (Ms),  obligié,  1290,  obligé. 

oblier,  1397,  oublier. 

oblivieux,  oUîviosus,  oublieux.  Fleuve 
d'oubly. 

obscurchir,  (Ms),  obscurcir. 

obséquieux,  [officieux.]  Valet  obséquieux. 

obtenroit,  1472,  obtiendroit. 

obt.erras,  1472,  obtiendras. 

obumbiler,     1471,    obumbrare,    obum- 

brer,  [couvrir  d'ombre,  obscurcir.] 

occir,  1397,  oochir,  tuer. 

ooher,  remuer. 

ocoison,  1397,  sujet,  prétexte,  occasion. 

Œde,  1274,  surnom. 

odeoho,  au  deçà. 


odelo,  au  delà. 

odorant,  odoriférant. 

odorement,  15 17,  odorat. 

odoreux,    qui   a   l'odorat    fin.    Odoreuse 
mémoire.  (Cl.  de  Mons.) 

odour,  1397,  odeur. 

œf,  œuf. 

Œlipde,  125 1,  surnom. 

Œlips  de  Sissaulieu,  1280,  surnom. 

œnt  (Ils),  1209,  ils  entendent. 

œs,    œufs  ;    —    plaisir,    avantage,    gré, 
volonté,  désir,  profit. 

—  Oie,  ansera. 

—  Yeux. 

œuil,  œil. 

œuille,  huile. 

œullez,  (Ms),  huilez,  oignes. 

œurioeul,  1296,  [galerie,  vestibule,  cor- 
ridor, porche.] 

œvrir,  ouvrir^ 

offendre,  1472,  (Ms),  du  latin  offendere. 

offerra,  oftVira.  Lorsque  le  cas  s'en  offerra 
(1319),  s'en  offrira,  s'en  présentera. 

offîche,  1397,  office. 

ogine,  1472, 

oguinelle,  aux  écoutes. 

oh  !  ah  ! 


p 


—  132  — 


oi,  j'entends,  j'estendis,  j'eus. 

Ce  que  je  vous  vcuil  dire  et  ce  qn'auci  oi. 

(Th.  de  Mailly.) 

01  (S'),   si  entendis,   j'entendis,    j'eus,    si 
j'eus. 

oie,  ouïe,  oreille. 

oig'e,  ai-je,  entends-je. 

oigner,  gagner. 

oïl,  oui.  • 

Oillart,  1216,  nom  de  bapt. 

oille,  1445,  huile. 

oir,  héritier. 

oirelle,  oreille. 

oirre,  promptement.  Grand  oine,  grand 
train. 

—  Chemin,  équipage. 

—  Cruche. 

oirrer,  marcher. 

oisel,  1 397,  oiseau. 

oisiau,  oisieux,   oysiau,   (Ms\  1472, 
oiseau.  Oisiaix  S.  Luc,  bœui. 

oissent  (Ils),  ils  apprennent,  ils  entendent. 

ol  dirons,  nous  le  dirons. 

oliphant,  éléphant. 

oltrag-eux,  outrageux. 

oltre,  outre.  Passer  oJtre. 

om,  oiiie,  homme,  on. 

ombreux,  owhrosus. 

ommel,  iilnms,  ormeau.  ISoniinel  de  Rique- 
bourg,  1324. 

omnipotent,  (M.\rt.  Fr.wc.) 

onche,  1455,  once. 

ongue,  ongle. 

ong-uerlaine,  jupe. 

o  ni,  vous  ni,  [n'vj. 

onnis,  uni,  semblable. 

onques,  jamais.  S'onqiies,  si  jamais. 

operateu,  opérateur. 

opero,  opéra. 

opignion,  pensée. 

opreime,  à  peine. 

oration,  1472,  oraison. 


ord ,  sale.  Luxure  ordeiise.  (Ms)  Charo- 
gne orde.  Beauté  de  corps  considérer  fait  sou- 
vent l'âme  onJe  et  vile.  1560. 

ordeng-é,  1397, 

ordenner,  1397,  ordonner. 

ordie  (Prose  mal),  [déshonorée,  corrom- 
pue, souillée.]  (GUILLEVILLE.) 

ordonnanche,  ordenanche,  1284, 
[manière  de  taire,  règlement.] 

ore  (Jusque),  1579,  jusque  aujourd'huy. 

orendroit,  à  présent. 

orer,  prier. 

orfeuvre,  orièvre. 

orflin,  orphelin, 

org-eoleux,  babillard. 

org-iée, 

Ou   sa   religion   pure  soit  orgicc.  (Cl.    de 

MONS.) 

orgieuse, 

Danse  crgiciisc. 
org-niere,  ornière. 
org-ueuil,  orgueil. 
orig-eine,  origine. 
orig-inanche,  [origine.] 
orig-uien, 

H  sera  en  la  joye  dont  li  origuien  chai. 

(Th.  de  Mailly.) 

orillier,  oreiller. 

orion  (Pied  d'), 

oroison,  1431,  orison,  (Ms.),  1397, 
oraison. 

oronder  (s'),  abonder,  regorger. 

orons,  aurons. 

Ensemble  nous  orons  hutin. 

(Ch.  d'Orléans.) 

oros  (T';,  tu  auras. 

orront,  entendront.  A  tous  ceux  qui  ce 
dit  orront.  (J.  Le  Febvre.) 

orteu,  orteil. 

ortille,  ortie. 

ortolan,  hortulanus,  jardinier. 

orviatan,  orviétan. 


—  133 


os  (T'),  tu  as. 

—  Nous.  O5  avons,  nous  avons.  S" 05  allons, 
si  nous  allons.  (Pic.) 
ossi,  1472,  aussi. 

ot,  eut. 

Oi  u  nom,  a  eu  nom. 

S'ot,  et  eut,  et  entendit. 

Quant  li  rois  ot  mangié  s'apela  Elinant. 

(Hélinand.) 

oteur,  auteur. 
otieux,  otiosus,  oisif. 
otryer,  1472,  octroyer. 
ottroit,  octroit.  (Pierre  Nesson.) 
ottroyer,  (Ms),  octroyer. 
ouazon,  en  picard,  gazon. 
oublianche,  1397,  oubly. 
oublier,  1475,  [profession],  vendeur  d'ou- 
bliés. 

ou  cas,  au  cas  que.  (Reg.  du  Pari.,  13 17.) 
oudèur,  odeur. 
oudourer,  1471,  odorer. 
oudrechier,  1346,  bâtir  une  maison. 
oue,  oye. 

oueche,  où  est-ce  ? 
ouère,  guères. 
ouespre,  abeille,  guêpe. 


ou-jou,  est-ce  que  ? 

outieux,  oustieulx,  1460,  outil. 

outrecuidance,  orgueil. 

outrecuidé,  [outrecuidant.] 

outreig-e,  (Ms),  outrage.  Ouiraige.  (Héli- 
nand.) Oiitrageux,  pour  outrageant. 

ouvrer,  [travailler.] 

Q.u'01-icques  Vulcan  i\ouvra  mieux  sur  l'enclume. 
(Al.  Chartier.) 

ovrir,  1397,  ouvrir. 
oy,  ouy. 

Pourquoy  pry  ceulx  qui  m'ont  oy. 

(Ch.  d'Orléans.) 

oyahle,  audibitis. 

oyanche,  1209,  entente. 

oyele,  oyle,  ayeule,  atava. 

oyement,  audittts. 

oyeux,  auditor. 

oysillon  (Voilant  en),  (Ant.  de  Saix.) 

oyr,  entendre. 

Faites  l'entrer  si  vous  Voye^  hucher. 

(Villon.) 

oz,  oser. 

Maints  y  perdent,  bien  dire  l'o^. 

(GuiL.   DE   LORRIS.) 

ozeille,  oseille. 


paiele  de  fer,  [poêle  à  frire.] 

paillache,  paillasse. 

pailleyum,  1274, 

pain  chevalier, 

pain  de  poise,  1376, 

painebele,  1317,  œuvre. 

pain  fournier,  1342, 

palateine,  palatine. 

palée,  pellée. 

palleron,  pelleron. 

paltot,  palletot,  1470,  [paletot,  jaquette.] 


palu,  1209,  marais. 
panche,  panse. 

panequier  le  bled,  1388,  flùre  du  pain. 
paneux,  panneau. 
pannerée  de  sottises.  Mot  nouv. 
pannonceau,  armoiries  du  roy. 
pantois,  [haletant.] 

papilloteuse,    pour    papillotée.    Herbe 
papilloteuse. 

papin,  pappa,  bouillie. 
parastre  injuste,  [beau-père.] 


134  — 


parbieu,  [juron,  parbleu.] 

parcamerius,  1280,  peut-être  parchemin. 

parche  que,  parce  que. 

parchelle,  parcelle. 

parcoi  on  va,  1265,  par  où  l'on  va. 

par  deseure,  1397,  par-dessus. 

par  driere,  par  derrière. 

par  edsus,  par-dessus. 

par  edvant,  par-devant. 

parensus,  au  delà,  par-dessus. 

parescheux,  [paresseux] 

pareur,  1378,  profession,  [ouvrier  qui 
pare  les  draps.] 

par  fin  (A  la),  (Ms),  tin,  à  la  lin. 

parfoire,  parfaire. 

parfoit,  parfait. 

pàrfond,  profond. 

parfournir,  achever.  i^La  Morlière.) 

parg-amanum,  parchemin. 

Pariset,  1 374,  nom. 

parlang-uis,  je  languis.  Aniorc  cnim  lan- 

gih'o,  1397. 

parlement,  1317,  parole. 

parleresse,  parleuse.  (La  Morlière.) 

par  lo,  par  là. 

parmentier,  sartor,  parementier,  [cou- 
turier, tailleur,  faiseur  de  parements.] 

paroi,  1470,  muraille. 

parolier,  parler. 

parpain,  1472,  espèce  de  pierre. 

partit  (Se),  sortit.  Se  partit  de  ce  monde, 
mourut.  1368.  (S.  du  T.  P.) 

parvité,  1472,  petitesse. 

passée  (La),  la  mort. 

Avisez-vous,  car  dure  est  la  passée. 

(MiCHAUT.) 

passefîllons  crépus,  [chapeau  de  femme, 
disposition  particulière  des  cheveux  sur  le 
front.] 

passepierre,  perce-pierre. 

passerelle,  passereau. 

passet,  marchepied. 


pastichier,  1561,  pâtissier. 
pastis,  pâturages. 

pastour,  (Ms\  pasteur. 

Pastourc,  bergère. 

pastourrie,  1472,  pasturagia,  1281,  pâtu- 
rage. 

pas  un  brin,  pas  du  tout. 

La  fille  n'est  pas  un  brin  sotte. 

(Rl-Ml    Bl-IIKAf.) 

patent,  1472,  paraissent,  du  latin  patent. 

patienche,  patience. 

patifaction,  1472, 

patinier,  1379,  1476,  profession,  [fabri- 
cant de  patins.] 

patouiller  en  tous  plaisirs, 

pâtre  nostre,  (Ms),  [oraison  dominicale, 
prière,  Patt'r  nostcr.'] 

patrouilleux,  homme  pour  la  patrouille. 

patrouillis,  [bourbier,  gâchis.]    • 

pau,  1397,  peu. 

paucher,  pousser. 

pauchons,  1406,  [pieux.] 

paumier,  1 597,  pahna. 

pavensus,  (La  Morlière,  Atitiq.  d'Aui.) 

pavois,  [bouclier.]  Un  pavois  ferré. 

pavray,  n'est-il  pas  vray  ? 

peager,  perceveur  des  péages. 

peaucier,  [pelletier.] 

pecatille,  peccadille. 

pecavi,  peccavi. 

pecheour,  1397,  pécheur. 

peohia  terra,  1280,  pièce  de  terre. 

pechié,  péché,  (Th.  de  Mailly.) 

pechi  hair.  Ouid  ? 

pecqueret,  1402,  navire  de  pécheur. 

pecune,  i^jS,  pccunia,  argent. 

pecunielle,  1466,  [pécuniaire.]  Amende 
peciinielle. 

peget,  (Ms),  péché. 

peignier,  pannier. 

pekours,  (Ms,,  pécheurs. 


135  — 


pel,  1421,  peau. 

pelade,  tête  chauve. 

peleis,  (Ms  de  1291),  peaux  apparemment. 

peltiparii,  1282,  profession. 

pemme,  (Ms),  pomme. 

penance,  souffrance. 

penanche,  1305,  pénitence. 

penancier,  pénitencier.  (Villon.) 

pendars,  [aventuriers  dignes  de  pendai- 
son.] Trois  s^ninds peiiâars  vinrent  à  l'étourdie. 

pendiller,  tomber  vers  le  bas.  Un  rochet 
pendillant. 

penil,  la  partie  honteuse  des  sexes. 

peniliere,  [qui  a  rapport  au  pénil.]  Une 
motte  peniliere. 

penitanche,  (Ms),  1397,  pénitence. 

penitanchier,  (Ms),  [pénitencier.] 

penne  et  bouquette,  1346,  [pointe,  bout.] 

pépie  (Avoir  la),  [maladie  des  oiseaux.] 

pepig'niere,  pépinière. 

péquer,  pêcher. 

pequeur,  1395,  pêcheur. 

pequiot,  pequiote,  (Pic),  petit,  petite. 

perche,  perce. 

percher,  percer. 

perchoir,  perçoir,  pressoir. 

perdrieux,  perdreau. 

perdurable,    (Ms),    [qui    dure  toujours, 
perpétuel.]  Joye  perdurable. 

pereche,  1397,  paresse. 
permanable,  durable.  Vie  permanahle. 
pernaise, 

perpétré,  1472,  commis.  F éché  perpétré. 
perpetueuls,  perpetueux,  perpétuels. 
perrée  de  laine,  1364,  [mesure.] 
Perret,  1342,  1374,  nom  de  bapt. 
perrin,  pèlerin. 
Perrine,  1395,  nom  de  femme. 
Perrinette,  1479,  "^"^  ^^  ^^P^- 
Perrinot,  1468,  nom  de  bapt. 
Perrote,  1406,  nom  de  femme. 


personneux,  1333,  personnels. 
pertinacité,  persévérance. 
pertinente,  appartenante. 
pertrix,  pertris,  1361,  perdrix. 
pertuis,  trou. 
pesque,  pêche. 
pesquer,  1328,  pêcher. 
pesquerie,  1336,  [pêcherie.] 
pesteux,  pestiférés.  (La  Morlière.) 
petiot,  petit. 

En  une  pétiole  fiiste. 

(Villon.) 

peu,  pouce. 

peuche  (Que  je),  que  je  puisse. 

peupiere,  paupière. 

peurserver,  préserver. 

peurtintailles,  pretentailles. 

peusis  (Qui),  1472,  qui  puisse. 

peuture,  1397,  pâture. 

phenin,  pièce  de  monnoye,  [pfennig.] 

Philippot,  Philippe.  Du  très  grand  Philip- 
pot,  la  vie  et  les  trophéez.  (Pierre  Mathieu. 
Reg.  de  1464.) 

philosomie,  physionomie. 

Phlote,  1472,  surnom  de  femme. 

piaffer,  se  quarrer. 

piafre,  glorieux. 

piautre  (Envoler  au),  [chasser  quelqu'un, 
l'envoyer  promener,  l'envoyer  coucher.] 
pichenlit,  pissenlit. 
picher,  pisser.  [Pic] 
pichonnerie,  poissonnerie. 
pichoir,  pissoir. 
piçon,  poisson. 
piçonnerie,  poissonnerie. 
picque,  [haine,  rancune,  animosité.] 

As-tu  aucune  picque  encontre  moy  ? 

(Cl.  Marot.) 

pioqueron  aigu,  [pointe,  piquant,   objet 
pointu.] 

picques,  [Voy.  picque.]  Il  me  desplait 
vous  veoir  vous  trois  en  picques.  (J.  Bou- 

CHET.) 


—  1^.6  - 


pieça,  [naguère,  il  y  a  longtemps.]  Ordon- 
nance [ncça  faite. 

piecha,  1397,  parce  que. 

I.en<^agicr  quant  piecha  j'estoye. 

(Cil.    n'ÛRLlANS.) 

pieche,  pièce. 
piechez,  péchés. 

piechia  h-mv,  1385,  [pièce  de  terre.] 
Pierotin,  1479,  nom  de  bapt. 
Pierrequin,  1474,  nom  de  bapt. 
pierrot,  moineau. 

piet,    pied.    Picts    deschaulx,    déchaussés. 
Pii't  viste,  alerte. 

Piètre,  1462,  nom  de  bapt. 

pieu,  peau,  aumusse. 

pife,  pifre. 

pigne,  peigne. 

pignier,  1597,  peigner. 

pignoir,  peignoir. 

pilers,  1397,  piliers. 

pilo,  bouflî. 

pincement,  cuisant,  [action  de  pincer.] 

pinche-maille,  pince-maille. 

pinchée,  pincée. 

pincher,  pincer. 

pinchette,  pincette.  Baiser  à  piuchcttc, 
c'est  pincer  en  même  temps  les  deux  joues  et 
baiser  au  milieu. 

pinchon,  pinçon. 
pincieu,  pinceau. 
ping-eon,  1490,  pigeon. 
pingeonnier,  pigeonnier. 
pintlette,  [petite  pinte.] 
pion,    1397,   ce  que   Ton   fourre   dans  le 
chanvre. 

piot,  petit. 

pipette,  pipeux,  pipeur. 

pipette  du  beffroy,  1477,  pipeur. 

pipie,  pépie. 

pis,  poitrine. 

pisquel,  puisque  le. 

pissance,  poissanoe,  puissance. 


pissiate,  pissat. 

pisson,  1326,  [poisson.] 

pissonnerie,  1361,  poissonnerie. 

pitancier,  qui  achète  les  pitances. 

pité,  1472,  pitié.  Faire /)/7t'.  Mon  piteuse. 

piu,  pieu. 

pivoesne,  pevoesne,  pa-onici,  rose  de 
pienne,  [pivoine.] 

plache,  1 379,  place. 

plaid,  babil. 

plaidier,  1209,  plaider. 

plait,  procez,  discours. 

Mais  je  nose  de  ce  tenir  long  plait. 

(P.    MiCIlAtT.) 

planque,  1472,  planche. 

planquer,  plancher. 

plante  jumelle,    les   pieds.    (Cl.    de 

MONS.) 

plaqué,  posé. 
plaquié,  [appliqué,  plaqué.] 
plasmateur,  1472,  [créateur,  qui  donne 
la  fiMiiie,  modeleur  de  statuettes  d'argile.] 

plasmation,    1472,   [création,    créature.] 
plataine,  platine. 
plate-bende,  plate-bande. 
platieux,  plateau. 

plege  d'aller  en  paradis,  1397,  [caution, 
garantie,  promesse.] 
plegier,  1475,  continuer. 

plentureuse,   1472,  [abondante,  fertile, 
féconde,  assurée.]  SQun^iù  plentureuse. 

pler,  peler. 

plet,  1472.  [Voy.  plait.] 

pletiers,  1496,  profession,  [pelletiers.] 

pleumage,  [plumage.] 

pleume,  [plume].  (Pic.) 

pleumet,  [plumet.] 

pleuve,  pluye. 

pleuvir,  pleuvoir. 

pliche,  plisse,  [pelisse.] 

plisson,  pelisson. 

plommier,  1484^  profession,  [plombier.] 


—  137 


plonte  d'une  robe,  (Ms.) 

plorer,  pleurer.  S.  Pierre  pîora.  (Ms.) 

plot,  plat.  [Pic] 

plotte,  pelote. 

plotter,  peloter. 

plotton,  peloton. 

plourer,  (Ms),  pleurer. 

plouse,  pelouse. 

plouvier,  1490,  pluvier. 

ploy,  1 372,  [caution. ]Le/?% d'une  amende. 

ployer,  plier,  défaire. 

La  desalance  elle  ployé 
Le  plus  hardi  assaillant. 

(Louis  Labe.) 

plu,  pelu. 
pluche,  peluche. 
pluralité  d'habits.  Mot  nouv. 
plure,  pelure. 
plureus,  1209,  plusieurs. 
pluvoir,  pleuvoir. 
Po  (Saint),  saint  Paul. 
poaire,  paire,  couple. 
poche,  1490,  gibier,  [spatule],  1 5 1 5 ,  animal. 
poen,  point. 

poes  (Vous),  vous  pouvez. 
poeste,  12 18,  puissance. 
poeullent,  (Ms.),  peuvent. 
poeuple,  1397,  peuple. 
poevent,  1372,  peuvent. 
poïelle,  poêle.  Etre  le^o/'^/de  tout,  payer. 
poiement,  (Ms.),  payement. 
poiesmes,  1311,  pouvions. 
poignant,  piquant. 
poille,  poil. 
poillu,  velu. 

poinchon,  poinçon.  Poinchon  de  vin. 
poinoture,  piqûre. 

poindre,  [commencer  à  paraître.]  Le  jour 
commence  à  poindre.  (La  Morlière.) 
—  [Piquer  dans  les  deux  sens.] 

Poîngne:^  villain,  il  vous  oindra  ; 
Oingnez  villain,  il  vous  poindra. 

(P.  Grognet.) 


poingne,  (Ms.),  pique. 
poingt,  pique,  flatte. 

La  France  est  mon  Anjou 
Dont  le  désir  me  poiugl. 

(JoAC.  DU  Bellay.) 

pointure    d'un   dard,    1472,    [extrémité 
pointue.] 

—  [Piqûre,  blessure.] 

Ne  crains  envie  et  sa  rude  pointure. 

(Symph.  Champier.) 

poirieux,  poirion,  poireau. 
poise,  1397,  pèse. 

Laisse  le  petit,  prens  le  gros 
Combien  qu'il  poise  sur  le  dos. 

Je  sais  François  dont  ce  me  poîse. 

(ViLLOX.) 

poison,  potion,  bouillon,  boisson. 

pois  raisaine,  résine. 

poissance,  147 1,  puissance. 

poissant,  puissant. 

poist,  fâche,  chagrine. 

poitraille,  poitral,  poitraine,  poitrine. 

poix  de  chucre,  dragée. 

Pol,  Paul. 

polent,  1472, 

polia,  1275.  Ouid? 

poliche,  police. 

policher,  policer. 

politeche,  pohtesse. 

pollente,  1472, 
Substance  pollente. 

polliée,  elidere. 

pommel,  1458,  [paumelle.]  Une  serrure 
à  pommel. 

pomon,  poumon. 

pomonique,  [pulmonique.] 

pompe  (Je  m'en),  je  m'en  moque.   (La 
Morlière.) 

ponant,  cul,  [ouest.] 

ponch,  1403,  pont. 

poncha  de  bois,  1374,  [petit  pont.] 

ponciau,  ponceau. 

pongne. 

Et  mémoire  qu'il  faut  que  mort  me  pongnt. 

(J.  Meschixot.) 

9- 


-  138  - 


ponois,  poids.  De  grand  ponois,  de  grand 
poids,  de  conséquence. 

Pontiu,  [Ponthicu.] 

pooie,  pools,  pooit,  1397,  pouvois, 
pouvoir. 

pooir,  1397,  pouvoir.  Tous  les  j'oo/n,  tous 
les  saints. 

poque,  [poclie,  sac] 

poquette,  pochette. 

poquettes  (Les),  la  petite  vérole. 

por,  pour. 

Por  li  esbanoycr  li  commande  que  cliant. 

(Hhl.lNANn.) 

porcacher,  (Pic),  porchacer,  pour- 
suivre, préméditer,  entreprendre,  former  un 
dessein,  chercher. 

porces,  (pour  la  rime),  portes. 

porchent,  1289,  conduisent. 

porcheporte,  1342,  préjudice. 

porcherie,  endroit  où  Ton  met  les  porcs. 

porcheux,  porc. 

porcuite,  encuirasséc,  remplie  de  ruses. 

porée,  les  légumes  ser\'ant  à  faire  la  soupe, 
le  potage  aux  herbes. 

porfiter,  1397,  profiter. 

porions,  pourrions. 

porpens,  réflexion,  méditation. 

porpenser,  réfléchir,  préméditer. 

porpris,  pourpris.dépendances,  enceinte, 
enclos. 

porquerir,  rechercher. 

porquier,  1391,  porquer,  porcher. 

porray,  pourrai. 

porriesmes,  1311,  pourrions. 

porroit,  1448,  pourroit. 

porseer,  poursuivre. 

portant,  pourtant. 

porteche,  1328,  [portassiez,  du  verbe 
porter.]  Ne  porteche  ni  ne  tourneche. 

porter?,  porteur. 

porteux,  porteur. 


posnée,  grand  train,  grand  étalage,  grand 

équipage,  pompe. 

possesser,  1430,  être  en  possession,  pos- 
séder. 

Possessc,  possédé. 

possesseresse,  [fcninic  qui  possède.] 

possesseront,  posséderont. 

postis,  fausse  porte,  palissade. 

pot,  peut,  pût. 

potenche,  potence. 

potente,  potenton,  béquille. 

potesté,  (Ms.),  puissance,  potes  ta  les. 

potiau,  poteau. 

pou,  peu. 

Pou,  Paul. 

pouacre,  vilain,  pourri,  mauvais  poète. 

pouchin,  1490,  poussin. 

pouciu,  poussif. 

poue,  pâte. 

pouerté,  pauvreté. 

pouez,  pois. 

poulaines,  souliers  pointus. 

Ht  les  poulaines  ctoicnt  aux  souliers  faictes. 

(ROB.    GOBIN.) 

poulayer,  poulailler. 

pouliats  ;  on  nomme  ainsi  les  peuples  de 
la  côte  de  Malabar  qu'on  regarde  comme  la 
plus  misérable  et  la  plus  vile  du  genre  humain. 

pouliu,  pouliot,  [thym.] 

poullaille,  1361,  poule. 

poumade,  pommade. 

peupler,  qui  est  à  la  poupe.  (La  Mor- 

LIÈRE.) 

poupinet,  [agréable,  joli,  mignon.]  Jar- 
din poupinet.  (Cl.  de  Mons.) 

poupre,  (Ms.),  pourpre. 

pour,  à  cause. 

pourcache,  pourcas,  pourchas,  1332, 
1472,  poursuite. 

pour  cha,  1397,  pour  cela. 

pourchiaux,  1378,  pourchaulx,  pour- 
ceaux, porcs. 

poure,  poussière. 


pouret,  pauvre. 

poureté,  pauvreté. 

poureture,  pourriture. 

pourfit,    1397,    1423,   prouffit,    1477, 
profit. 

pourpens,  perplexité,  en  balance,  réflexion, 
délibération. 

pourpenser,  réfléchir,  préméditer,  déli- 
bérer. 

pourpointier,  1490,  profession,  [ouvrier 
qui  fait  des  pourpoints.] 

pourprins,    141 5,    pourpris,   [enclos, 
entouré,]  enceinte,  dépendance. 

poursieurra,  1209,  poursuivra. 

poursieute,  1391,  poursuite. 

poursievi,  1209,  [poursuivi.] 

poursir,  1446,  poursuir,   1354,  pour- 
suivre. 


A  mis  tout  son  étude 
A  poursuir  la  vertu. 

(Jean  le  Masle.) 

pourtant,  pour  cela,  pour  cette  raison. 

pourtaster,  tâter  autour,  environ. 

pourtourné,  1472, 

pourtrait,  portrait. 

pourtraitier,  raconter. 

pourveances,  1378,  provisions. 

pourveoir,  penser,  s'imaginer^  aviser. 

poussée  (Donner  une),  [bousculer  quel- 
qu'un.] 

poussiu,  poussif. 

pouvrette,  [pauvrette.] 

Las  !  moy  pouvreile  jouvencelle. 

(GuiL.   DE   LoRRis.) 

povre,    [pauvre].    Povres    mattiers.    (M. 
Franc.) 
povreté,  [pauvreté.] 


praillon,  1317,  [petit  pré.] 

préaux,  pré. 

prébytère,  presbytère. 

préoeller,  prœceîlere  en  beauté. 

précheux,  prédicateur. 

préciosité,    1472,    [prix,    valeur,    objet 
précieux.] 

precipiteuse,  action  prompte. 

préfache,  préface. 

prejudiche,  1265,  [préjudice.] 

premane, 

premerain  (En),  1332,  [en  premier.] 

prendent,  1428,  prennent. 

prendez,  (Ms),  prenez. 

prendre,  commencer. 

prenront,  prendront. 

preschement,  prédication. 


A  la  fin  povreté  la  queult. 


(P.  Grognet.) 

poyer,  [payer.] 

Je  servirai  selon  qu'on  me  poyra. 

(O.  DE  Saint-Gelais.) 

poysage,  [paysage.] 

poysan,  [paysan.] 

prael,  praiel,  1398,  prairie,  pré. 


Par  preschemcns,  le  peuple  on  peut  séduire. 

(Cl.  Marot.) 

presisse,  1373,  prenne. 
près  tous,  presque  tous.  Près  tous  honor 
faire  refusent.  (Ms  du  xiii^  s.) 
prestresse,  servante  d'un  curé. 

preu,  beaucoup,  profit,  brave,  hardi,  pru- 
dent, sage,  vaillant. 

preud'hommie,  [probité,  sagesse.] 

preune,  prune. 

preux,  héros. 

prevoire,  prouvoire,  prêtre. 

prieux,  prieur. 

pril,  1472,  péril. 

primerain  (Au),  au  commencement. 

primes,  d'abord,  en  premier  lieu. 

prins,  1209,  pris. 

Et  au  dessoubs  a  esté  prtns. 

(Fr.  Garin.) 

prinse,  1350,  prise. 

prinsistes,  prîtes.  Le  conseil  que   vous 

prinsisUs. 

print,  prit.  (Th.  de  Courval.) 
printanner  quelqu'un,  (La  Morlière.) 
prioresse,  (Ms),  prieure. 


—  140  — 


prisie  (Etre  sans),  1332,  [estimation,  prisée.] 

prisié,  prisé. 

prisier,  [estimer.] 

priveement,  en  particulier,  secrètement. 

priver,  apprivoiser. 

problematiser,  (Cl.  de  Moxs.) 

prochez,  procez. 

procureux,  procureur. 

proesse,  prouesse. 

proier,  prier. 

proiere,  prière. 

proisié,  prisé,  estimé. 

proisme,  1397,  prochain,  proximus.  Qui 
envers  son  proisuie  rancune.  (Ms  du  xiii*-'  s.) 

proismeche,  1330,  promesse. 

proisne,  prône. 

promerain,  1336,  premier. 

prone,  prune. 

pronieux,  pruneau. 

propension  au  bien,  (Cl.  de  Mons.) 

propet,  propret. 

Prote,   1376,  nom  de  femme,  [Picrrote.] 

prou,  assez,  profit. 

prouchain,  procliain. 

proufit,  (Ms),  profit. 

proumenade,  promenade. 

proupos,  pourpos,  (Ms),  propos. 

prous,  brave,  hardi. 

prouvende,  1 309,  prébende. 

prouver  (Se)  se  montrer,  se  faire  con- 
noître.  Prouver  a  desloial,  convaincre  d'infi- 
déHté. 

provaire ,  provoire ,  prouvoire , 
pruvoire,  prêtre,  curé,  pravisor. 

provost,  préposé. 

p'tiot,  piot,  petit. 

pu  (Pic),  plus.   Pu  content,  plus  content. 
—  Point,  davantage,  plus. 

publicité.  Mot  nouv. 

puceau,  [qui  a  son  pucelage.]  Garçon 
puceau.  (J.  Froissart.) 


pucelette,  [jeune  pucelle.]  Il  y  avoit  des 
pucelettes.  (J.  Froissart.) 

puch',  1376,  puch,  1463,  puits. 

puchain,  1332,  prochain. 

puche,  puce. 

puchelle,  pucelle.  (Pic.) 

pucher,  puiser. 

puchoir,   1406,   1450,  puchons,   1378, 

puisoir,  puisoirs. 

puciot,  puceau. 

puer,  jeter,  rejeter,  mettre  dehors,  refuser. 

puerri,  pourri,  gâté,  sali. 

puet,  1209,  peut.  l\  puet,  1397,  il  peut. 

pueur,  (Ms),  puanteur. 

pug-nir,  1500,  punir. 

puiche,  (Ms),  puisse. 

puicher,  (Ms),  puiser. 

puier,  appuver. 

puig-nars,  15 15,  poignards. 

puig-net,  poignet. 

puing-,  1209,  poing. 

puisque,  après  que. 

pulcritude,  1472,  beauté. 

pule,  I  ",97,  peuple. 

pulens.pulente, infâme, puant, abject, bas. 

purg-ie,  (Ms),  purge. 

purité,  1472,  pureté, />Mr/7a5. 

pusio,  puzio,  écolier  de  basses  classes, 
morveux. 

put,   puant,    infâme.   De  put  être,   d'état 
vil,  abject,  bas. 

pute,  puant,  vilaine,  put... 

putel,  puits. 

puterelle,  disposition  à  être  put...  (P. 
Grogxet.) 

putiere,  putassiere,  put... 

putot,  plutôt,  plus  tôt. 

puyr,  puer.   Ces  féminins  visages  je  fay 
flessir  et  puyr  laidement.  (O.  de  la  Marche.) 

pyon,   [buveur,  fantassin,  piéton.]  Cicero 
ains  qu'un  pyon.  (Symph.  ChAiMP.) 


r 

/ 


—  141  — 


quadren,  cadran. 
quaille,  alerte,  ardenr,  fort. 
quaire,  tomber. 
quambien,  combien. 
quanque,  (Ms.),  lorsque,  quand,  ce  qu'on, 
tout  ce  que. 

Quanque  il  laissa  au  siècle,   laissa  et  enhaï. 

(Th.  de  Mailly.) 

Oiian  qu'-Al  reviendra,  quand  elle  reviendra. 

quans,  quant,  combien. 

quant  queon,  1397,  quand  on. 

quantille,  1478,  cantine. 

quaque  hereng-,  1 36 1 ,  [caque  de  harengs.] 

quaqueter,  babiller. 

quar,  car,  1378,  char. 

quaresme,  carême. 

quarete,  1324,  charrette. 

quarieux,  carreau. 

quarlins,  [carlins,  monnaie  d'Italie!.]  Une 
maison  de  quarlins  d'or.  (Ms.) 

quarole,  concert,  danse. 

quarque,  1396,  charge. 

quarquer,  charger. 

quarrel  d'arbalète,  (Ms.),  carreau. 
Ouarriaux,  pierres,  traits  d'arbalète. 

quarroy,  1353,  charroi. 
quarue,  1387,  charrue. 
quas,  cas,  casus. 
—  Cassé,  quassatus. 
quasiment,  quasi. 
quatir,  cacher. 
quayers,  13 17,  [cahiers.] 
quémander,  commander. 
quemencher,  commencer. 
quement,  comment. 
quemin,  139$,  chemin. 
quemise,  chemise. 


quemunité,  1290,  [communauté.] 

quenette,  petite  queue  ;  chaînette,  1502. 

quenne,   [sorte  de  pot    en    terre,   jeune 
cane.] 

Porteur  de  quenues  (1473). 

Chapeaux  que  de  hic  et  de  hec 
_  Vous  fauit  porter  à  la  plume  de  quenne. 

(P.    MiCHAULT.) 

quennevet,  [canif,  couteau,  lancette.] 
Gile  Milon,  fevre,  donne  pour  chef  d'oeuvre 
quennevet  en  1462. 

quennui,  chènevis. 

que  qu'ainsi,  dans  le  temps  que. 

queque,  pendant,  quoique. 
Que  ^z^'elle,  pendant  qu'elle. 

quer,  cher. 

—  (Avoir),  chérir. 

querimonie,  plainte,  qiierimonia. 

quérir,  15 17,  chercher,  d'où. 

querque,  charge. 

querquer,  chercher. 

querquié,  1397,  chargé. 

querre,  (Ms.),  chercher.  Qiieroit,    1397, 
cherchoit. 

Qiiant  j'ay  besoin,  je  le  vais  querre. 

(P.  Grognet.) 

Puisque  chascun  ne  quiert  fors  que  malice. 

(Ib.) 

querriere,  carrière. 

querson,  cresson. 

quertien,  chrétien. 

quesne,  chêne,  chaîne.  Un  coffre  en  cas- 
sillié  de  quesne,  1458. 

questif,  chétif,  infelix.  (Nicod.) 

quet  cose,  quelque  chose. 

quétif,  [captif.]  Misérable  et  quetif,   1472. 

queu,  1300,  tombé. 

—  Quel.  Queu  temps  !  Quel  temps  ! 

queuche  ?  qui  est-ce  ? 

—  Pierre  à  aiguiser. 


—  142  — 


queudre,  coudre.  Queudu,  cousu. 

queue,  [futaille.]  La  queue  de  futaille  en 
garbe  paye  une  obole.  1502. 

queue  d'aronde,  chignon. 

queuette,  derrière  du  col. 

queuque,  quelque. 

queuqu'un,  quelqu'un. 

queuq'zuns,  quelques-uns. 

queurir,  chercher. 

queurre,  1472,  courir,  chercher.  Js^'est 
nul  qui  a  la  mort  ne  qucurrc.  (GuiL.  DE 
LoRRis.)  Il  queurt,  1397,  il  court. 

queute,  1490,  coude. 

queutes  (Revendeuse  de),  1469,  [courte- 
pointes.] 

queuti,  coutil. 

queutre,  coude. 

queux,  cuisinier. 

queval,  1524,  1420,  cheval. 
—  Quevaux,  1 394. 

quevalet,  chevalet. 

quevallée,  1502,  charge  de  cheval. 

queveu,  cheveu. 

queville,  cheville. 

quevos,  cheval. 

quex,  cuisinier. 

quictié,  acquitté. 

quider,  croire,  penser,  s'imaginer. 

quief  d'cv^uvre,  1453,  chef-d'œuvre. 

quien,  1361,  chien.  (Fie.) 


quiendent,  chiendent. 
quiens  (Je),  je  tiens. 
quier,  cher. 

quierquié,  1394,  chargé. 
quiers,  cherche. 

Qttiers  en  le  bien  qu'on  m'en  ha  fait  avoir 

(J.  Marot.) 

Que  t]u!er.i-n\  donc  ? 

(Cl.  Marot.) 

quievre,  1433,  chèvre. 

quig-non  de  pain,  (NicoD.)  [croûton, 
extrémité  d'un  pain.] 

quin,  coin. 

quintaine,  lieu  et  jour  que  Ton  tire  au 
blanc. 

quintessencer,  [tirer  la  quintessence.] 

Quiule-fsseusaul  richement 
D'un  rien  un  grand  argument. 

(Flor.  de  Remond.) 

qui  que,  à  qui  il,  à  quiconque. 

quis,  quist,  cherche,  de  quérir,  qucrere. 

Ou'nticut,  cherchèrent. 

quittanche,  quittance. 

qu'o,  (l'ic),  qui  a,  qui  hahel. 

quocasse,  [cocasse.] 

quoi,  coi,  tranquille. 

quoiquigno  [quoi  qu'i  (^uy  0],  qu'y  a-t-il  ? 

quoire,  (Ms),  encore. 

quoisier,    (Pic.  ,    choisir,    tranquilliser, 

quit'Si'i're. 

qu'os  est  iPic.  ,  que  Ton  est. 

qu'ot,  qui  eut. 

qu'oz  avons  (Pic),  que  nous  avons. 


R 


r  a,  a  encore. 

raboissier,  rabaisser. 

rabot,  vient  de  radere  boscuni. 

rabrouer,  ohjurgare. 

racachemens,    [action    de    ramener  en 
arrière.] 


racacher,  1318,  [repousser,  faire  rentrer, 
poursuivre,  ramener  en  arrière,  relancer  la 
balle  au  jeu  de  paume.] 

racacheu,  rachasseur,  [celui  qui 
relance  la  balle.] 

racater,  rachatter,  racheter. 


—  143  — 


raccat,  1209,  rachat. 

rachapt,  rachat. 

racheine,  rachine,  1471,  racine. 

raciet,  rephicc, 

racineux,  qui  a  des  racines.  Un  surgeon 
racineux. 

racis,  [rassis.]  Gens  racis. 

racourchi,  raccourci. 

racquet,  1490,  gibier  ou  volaille. 

rade,  1472,  vite.  Il  fait  tout  i-ade. 

Rade,  1193,  nom  de  bapt. 

rado  (Au),  à  couvert.  Se  mettre  au  rade. 

radrecer,    remettre    dans    le    chemin, 
retourner. 

raempli,  rempli. 

Mais  il  n'est  mi  povre  qui  Dex  a  raèmplî. 

(Th.  di-  Mailly.) 

raençon,  rançon. 

rafaitier,    rafetier,    rajuster,  réparer, 
raccommoder. 

raffinage,  termes  recherchez. 

raffoler,  (La  Morlière),  [abîmer,  endom- 
mager.] 

raffreschissure ,    1472,    [  rafraîchisse  - 
ment.] 

rafrechir,  rafraîchir. 

ragaillardir,  (La  Morlière.) 

ragencer,  [rajuster.] 

Sçavant  les  lagevça,  leur  patrimoine  accrut. 

(J.  DE  l'a  Peruse.) 


rageuse,   [violente, 
Une  sottise  rameuse. 


emportée,    folâtre.] 


raguiser,  aiguiser. 

raie,  recouvre. 

raillard,  railleur. 

raime,  rime. 

rain,  (Ms),  branche. 

raine,  grenouille.  (Pic.) 

rainsel ,  petit  rameau ,  branche ,  brin 
d'herbes.  Deffence  d'apporter  du  bois  des 
rainsseaiix. 

rais,  rayons. 

raismable,  raisonnable. 


r'aler,  retourner. 

raller  (S'en),  s'en  retourner. 

ralonge,  allonge. 

ramaint,  rameine. 

ramasse,  [réprimande.]  Avoir  la  ramassa. 

ramasser,  réprimander. 

ramée,  branche,  rarnus,  berceau  de  bran- 
ches d'arbres. 

ramenbilité,  1397,  mémoire. 

ramembrance,  souvenir. 

ramentevoir,  ramentoivre,  repasser 
dans  son  esprit,  se  rappeler  un  fait,  se  ressou- 
venir, rappeler  à  la  mémoire. 

—  Ramentoit,  se  rappelle,  se  ressouvient. 

rameudre,  émoudre. 

rameuleux,  gagne-petit. 

rameux,  ramostis.  Arbre  ranieux. 

ramille,  [menues  branches,  branchages.] 
La  ramille  d'une  bûche.  146 1. 

ramillettes,  [petites  ramilles.] 

raminagrobis,  [qui  fait  le  maître,  l'en- 
tendu.] Un  vautour  raniinagrohis . 

ramit  (II),  fit  aller  à  la  rame,  il  rama. 

ramon,  balay.  A  ramulis  arhonim.  Le 
ramon  de  la  langue  nettoyé  l'hostel  de  la 
conscience.  (Ms.) 

ramond,  yvre. 

ramonnures,  1361,  balayures. 

ramoudre,  rémoudre. 

ramposne ,  correction ,  représentation , 
dispute,  querelle. 

ramposner,  gronder,  disputer,  quereller. 
ramseaulx,  1472,  palmites. 
ramu,  branchu,  épais. 
ran,  bélier. 

ranci ement,  [qui  est  revêtu.]  Une  serrure 
randement,  1469. 

rancuner,  [garder  rancune.]  Qui  envers 
son  proisme  rancune.  (Ms  du  xiiie  s.) 

Hande,  1294,  nom  de  bapt. 

randi  rando,  [prêté  rendu.] 

randir,  aller  ça  et  là. 


—  144  — 


Tandon,   randonnée,    force,   violence, 
rapidité,  secousses  rapides,  course  rapide. 

rane,  rana,  grenouille. 

Raoulin,  1453,  "om  de  bapt. 

Raouline,  1464,  nom  de  bapt.  de  femme. 

Raoulquin,  1482,  surnom. 

rapaier,  apaiser,  satisfaire,  contenter. 

rapaisier,  (Ms),  [apaiser,  calmer.]  Rapai- 
sicr  quelqu'un. 

râpasse,  revenant  de  l'autre  monde. 

Parce  que  point  n'y  a  de  râpasse. 

(MiCIlAtT.) 

rapenser,  1397,  ressouvenir. 

rapiecheter,  rapiesser,  rapiécer. 

raquer,  cracher. 

raquetier,  manier  bieii  une  raquette. 

raquillon,  crachat.  (Nicod.) 

Tarons  (Nous  le),  1472,  nous  l'aurons  de 
nouveau. 

Tassaisiement,  1472,  [état  de  celui  qui 
est  rassasié.] 

rasséréné,  [même  sens  que  de  nos  jours.] 
Visage  rasséréné. 

Rasset,  1473,  nom  de  bapt. 
TassiT,  rasseoir. 
rassoti,  [devenu  sot.] 

Eu  moy  qui  devient  rasfoti. 

(Cii.  d'Orlkans.) 

rataindre,  rattraper.  Je  t'ay  rattaint. 

rat  de  cave,  commis  des  aydes. 

Tateine,  ratine. 

râtelée,    [action   de  décharger  la    rate.] 
Dire  sa  raUlcc. 

ratieu,  râteau. 

ratourner,  retourner. 

ratro  (Ficher  le),  battre. 

rattiser,  attiser. 

rauder,  rôder. 

rauleine  (Une), 

raveine,  ravine. 

ravigorer,  1472,  faire  revivre. 

ravine,  force,  violence,  rapidité,  torrent. 


raviser  quelqu'un,  le  regarder  de  plus 
prez.  Se  raviser,  se  dédire. 

ravoier,  remettre  dans  le  chemin. 

ray,  rayon. 

readmener,  1345,  reconduire. 

realement,  1344,  reaument,  réelle- 
ment. 

rebecquer  (Se),  /;/  aliquein  erigi.  (Nicod.) 
rebeller,  révolter. 
rebig-noller, 
rebinée,  deux  fois. 
rebondie,  secousse. 

rebonsier  (Se),  rebond  d'un  royal  lende- 
main, recompensation  d'une  vente. 

reborsé,  rebutante,  répugnante,  revôche. 

rebouté,  remis. 

rebrices,  rubriques. 

recanger,  rechanger. 

recapé,  réchappé. 

recenser,  1472,  [énumérer,  exposer, 
redire.  | 

recheter,  1 209,  [rassembler,  rallier,  abriter, 
loger.] 

rechette,  i209,rechepte,  1560,  recette. 

recheveur,  receveur. 

rechevoir,  recevoir.  Dieu  n'en  rechiit 
oncqucs  une.  (Ms  du  xiii^  s.) 

rechinard,  homo  froute  irata.  (Nicod.) 
rechiner,  collationner.  (Nicod.) 
rechoivre,  1391,  recevoir. 
rechu,  1292,  reçu. 
rechupt,  1422,  reçut. 
rechuveux,  receveur. 
reclaim  'Faire  venir  à),  à  jubé,  à  rémi- 
niscence. 

—  Proverbe,  refrain. 

recoi,  cachette,  coin.  En  recoi,  en  secret, 
en  cachette. 

reçoif,  reçoit. 

recoillir,  ramasser,  assembler. 

recoire,  se  lasser,  s'abstenir. 

reçoivre,  recevoir. 


—  145  — 


recorder,  retracer,  rappeler,  se  souvenir, 
réciter.  Rccorch'r  le  Pater.  (Ms.) 

recorir,  se  jeter  de  rechef. 

recort,  ressouvenant. 

—  Rapporte,  vous  tait  souvenir,  rappelle, 
souvenir. 

recourier,  ressource.  Perdu  sans  recourier, 
sans  ressource. 

recouvré,  refait,  rétabli. 

recoy,  rcquies. 

Vivans  en  paix  et  a  nroy. 

(Villon.) 

recrandir,  lasser,  fiitiguer. 

recran,  recréant,  abattu,  fatigué,  lâche, 
las. 

recroire,  se  lasser,  s'engager  de  nouveau. 

recrut,  se  lassa,  s'abstint. 

recuit,  coriace,  dur,  fin,  madré,  rusé. 

recussoiemes,  1397,  récusions. 

redeux,  fleuriste. 

redibenciae,  1 40  3 ,  redevanchiae,  1281^ 
redevances. 

redrecher,  redresser. 

refonder  les   gens,   1448,  [rembourser.] 

refretoirs,  réfectoires. 

refroidier,  1472,  refroidir. 

regain,  [même  sens  aujourd'hui.]  Une 
beauté  de  regain  ou  qui  passe  trente  ans. 
(Mot  nouv.) 

retardement,  1517,1-^/5. 

regaux,  pi.  de  régal,  repas.  (Mot.  nouv.) 

regehir,  avouer,  confesser,  reconnoître. 

reges,  régies,  [revers,  rejet,  saillie.] 
Reges  et  fossez,  1361;  régies  d'une  forte- 
resse, 1374. 

regracier,  (Ms),  1472,  rendre  grâce. 

reiel,  réel. 

réimme,  rime. 

reiz,  rase. 

rekignon,  1329, 

relater,  1477,  raconter. 

relavures,  [eau  qui  a  servi  à  laver  la 
vaisselle.] 


relinquir,  quitter. 

relucence,  1471,  lumière. 

reluquer,  regarder. 

reluysance,  [éclat,  splendeur  de  ce  qui 
reluit.] 

Raye  leur  clief  de  nœuve  reluysance. 

(Et.  Forcadel.) 

remaigne,  reste. 

remain  (Le),  1378,  le  restant. 

remaindre,  remaner,  demeurer,  rester. 
Il  retnalndra,  13 14,  il  demeurera. 

Et  je  remains  vielle  chenue. 

(Villon.) 

Remaint. 

Reniainsist. 

Remaigne. 

remanant,  le  reste,  restant. 

remanient,  1209,  restent. 

remargner,  1397,  [recouvrir  de  marne.] 

rembrouer,  recevoir  mal. 

remeir,  rester,  demeurer. 

remembrance,  ressouvenir. 

remembranche,  [souvenir,  mémoire.] 

remembrer,  (Ms),  souvenir,  se  ressou- 
venir. 

remenant,  reste,  restant. 

remerchier,  remerciement.  Trop  acate 
qui  demande  remerchier . 

remeri,  1472,  récompensé. 

remese,  restée,  demeurée. 

remessiage,  remerciement.  Des  oblations 
de  remessiage. 

remest  (II),  il  demeure,  il  reste.  Sachiez 
n'en  remets  sor  luy,  il  ne  lui  en  céda  rien, 
—  il  ne  resta  court. 

remez,  resté. 

reminifîer,  1472,  récompenser. 

remirer,  considérer,  examiner. 

remplacher,  remplacer. 

remplissage.  (Mot  nouv.) 

remplumée,  tarte  avec  des  pommes  et 
du  lait  bouilli. 

remucer,  cacher. 

renart  (Savoir  du),  être  adroit,  fin,  rusé. 

10 


—  146  — 


renchie,  1472,  retombe. 

rencontreux,  [brigand,  voleur,  pillard.] 
Un  charlatan  rencontreux. 

rencq,  1400,  ranpr. 

rendaige,  restitution. 

rendon.  Voy.  randon. 

rendu,  moine,  ermite. 

renforcher,  renforcer. 

reng-aingneray,     renfermerai.    Je    me 
rem^uiiia^iirriiY  dans  ma  coque.  (Pic.) 

rengreg-ement   de   douleur,    augmen- 
tation. 

renoier,  renier. 

renoncher,  1292,  renonchier,   1324, 
renoncier,  renoncer. 

renoyer,    renier.   Que    c'est    assez   pour 
renoxcr  la  loy.  (O.  de  la  Marche.) 
Kcnoyci,  1517.  (Ms.) 

renqueri,  renquieri,  1405,  renchéri. 
renquiers  enchens,  1418, 

rentage,   [champart.j   Le  rcnta^c  de  son 
enclos.  (Cl.  dk  Mon  s.) 

renuef,  renouvelé. 

renuncher,  1448,  renoncer. 

renvoisiement,  joyeusement. 

reoigner,  couper  les  cheveux,  raser. 

repairier,  repérer,  retourner^se  repaître. 

—  Subst.,  logis,  maison,  retour. 

—  Répartir  de  l'argent,  1445. 

reparoler,  parler. 

repassé,  remis,  rétabli,  revenu. 

repasser,  revenir  de  maladie. 

repentaille,  cachette,  secret. 

repentanche,     (Ms),     1397,     [regret, 
repentir.] 

repentine,  [soudaine,  inopinée,  subite.] 
Action  repentine. 

repentu,  repenti. 

repère,  logis,  maison,  demeure,  retour. 

repeut,  (Ms),  rassasia. 


reploier,  [transformer.] 

Mal  font  quant  ils  ne  se  reploient. 

(Martin  Franc.) 

repointe,  coriace,  fme,  rétive,  rusée. 

répondre,  cacher. 

repost,  repous,  caché,  embuscade.  En 
repos t,  en  cachette,  en  secret. 

repostement,  1361,  en  cachette. 

reprint,  reprit. 

reprouvier,  proverbe. 

repus,  caché. 

raput,  (Ms),  nourrit. 

requeriesmes,  1324,  requérions. 

requerre,  141 5,  requérir. 

requinquer(Se),  se  tenir  propre,  s'ajuster. 

requisit,  1354,  requit. 

requoi.  Vo\ .  recoi. 

requoy,  abrv.  Se  mettre  au  reqnoy.  (La 

MORLll  KL.) 

res,  rese,  rasé,  rasée. 

resbaudissant,  réjouissant.  Vin  reshati- 
(lissiint. 

rescorre,  recouvrer. 

rescous,  délivré. 

rescousse,    1323,    [secours,    résistance, 
déli\rancc.] 

rescoux,  1465,  repris,  réchappé. 

reser,  raser. 

reskeue,  recouvert. 

resnâules  et  domages,  1294,  [comptes.] 

resoig-ner,  1397,  rcsigner. 

reson,  (Mettre  à),  parler,  adresser  la  parole. 

resonnance,  son. 

resouvoir,  recevoir. 

respiter,  différer  la  peine,  le  supplice. 

r'est,  s'est  remis,  est  revenu,  il  reste. 

restancher,  sécher. 

retenra,  1209,  retiendra. 

retenti,  [résonner,  faire  contraste.] 

Moult  la   bien  retenti 
Giraus  de  Montingni. 

(Th.  de  Mailly.) 

retolue,  enlevée  une  seconde  fois,  reprise. 


—  147 


retondeur,  156I;,  profession. 

retornée,  retournée,  retour. 

retors,  malin. 

retorte,  boiteuse.  Vérité  va  comme  retorte. 
(P.  Grognet.) 

retouper,  boucher. 

retourelet,  jolyet. 

retraire,  retrere,  réciter,  raconter, 
rapporter,  se  retirer,  différer,  refuser,  s'abs- 
tenir, expliquer,  exposer.  Le  soleil  sa  clarté 
retrait.  (Ms.) 

re trais,  rapporté,  raconté,  récité,  empêché, 
qui  s'abstient. 

retrenchier,  (Ms),  retrancher. 

retu,  gentil. 

reu,  rieu,  ruisseau. 

réù,  étonné,  [fatigué.  (Pic.)] 

reume,  rhume,  rheiuna. 

reuve,  rêve. 

rêvait,  revêt,  retourne. 

revara,  reviendra. 

revel,  orgueil,  rébellion. 

révéler,  se  rebeller. 

reveleux,  rebelle,  alerte,  indocile,  qui 
résiste,  qui  lève  la  tête.  —  En  picard,  amou- 
reux. Lasciveté  reveleiise,  pétulante. 

revendresse,  1465,  revendeuse. 

revenroit  (II),  il  reviendroit. 

réverbération.  (Mot  nouv.)  Être  auteur 
par  réverbération. 

revertir,  retourner. 

revienne,  1397,  revienne. 

revois,  retourné. 

rewardér,  1292,  regarder. 

rewars  et  gouverneurs  des  biens,  1294, 
[inspecteurs  de  métiers,  enquêteurs.] 

rez,  rasé. 

ribaudise,  [débauche.] 

ribeux,  ribaud. 

riblette,  languette  de  viande  rôtie. 

Ricande,  1293,  nom  de  bapt. 

Ricardin,  141 1,  nom  de  bapt. 


rice,  1472,  riche. 

richoise,  1597,  richesse. 

rien,  chose,  res. 

rieu,  1442,  ruisseau,  rigole,  rivus.  C'est 
du  pays  la  source  et  rien.  (J.  Molinet.) 

Riflart,  1433,  nom  de  bapt. 

rimerie,  versification.  Toutes  règles  garder 
de  rimerie. 

rincher,  rincer. 

ring-olisse,  rig-lisse,  réglisse. 

riole  (Faire  la),  [raillerie,  plaisanterie, 
bavardage.] 

riot,  ruisseau. 

riote  (Faire  la),  en  picard,  se  divertir. 

—  Risée.  (Ms.) 

rioter,  rioteir,  disputer. 
rioteux,  rieur. 

riule,  1397,  règle. 

rivager,  [qui  appartient  au  rivage,  qui 
vit  sur  la  rive.]  Oiseau  l'ivager,  oiseau  de 
rivière. 

rivière,  extraction,  origine,  source. 

Ro  (Saint),  saint  Roch. 

rober,  1520,  voler. 

Robinet,  1469,  nom  de  bapt.,  diminutif 
de  Robin. 

Robinette,  1480,  surnom. 

robineur,  qui  se  rétracte.  Un  plaideur 
l'obineiir. 

rochère,  de  rocher.  Stérilité  rochère. 

roe,  roue. 

Rogier,  1464,  Roger,  nom  de  bapt. 

roguillons,  restes  de  table. 

roi,  filets,  rets. 

roietel,  roitelet. 

roiller,  agiter,  rouler. 

roine,  reyne. 

roisin,  1475,  1502,  raisin.  (Pic.) 

roit,  roide. 

romioner,  murmurer. 

ronche,  13 14,  ronce,  épine. 


148  — 


roncin,  en  picard,  roucin,  cheval  de 
service,  à  tous  usages  pénibles,  porte-malle. 

roncinet,  petit  roncin,  cheval. 

rondin,  bûche  ronde. 

rong"earde,  [qui  ronge.]  Teigne  ron- 
gearàe. 

rongier,  1472,  ronger. 

rong-ne,  [rogne.] 

\'icllcsse  aussi,  rides,  toux,  boutz  et  rongue. 

(|.  Mf.schinot.) 

r'ont-ils  ?  Ont-ils  encore  ? 

rooiller  les  yeux,  regarder  en  roulant  les 
yeux. 

rooingnez,  coupés,  rognés. 

roonde,  le  bas  d'un  capuchon,  manteau. 

ros,  [roseau,  chaume]  Deffence  de  porter 
panier  ou  ros  pour  herbe  ni  pour  poisson, 
1433- 

roseale,  de  rosée.  Moiteur  roscnlc.  (Cl. 
DE  M  ON  s.) 

rosel,  roseau,  rondo. 

rosette,   [Vin    destiné  A   en   colorer   un 

autre.] 

rosieux,  roseau. 

résineux,  qui  donne  de  la  rosée. 

rossignot,  rossignol. 

reste,  yvre. 

rostedon,  [qui  reprend  ce  qu'il  avait 
donné.]  Un  vilain  rostedon. 


rot,  rat. 

rotruhenges,  refrains  de  chansons. 

rouart,     un    prévôt    qui    fait    rouer    les 
criminels. 
roucin.  [Voy.  roncin.] 
rouelle  fortune,  roue  de  fortune. 

rouhard, 

Un  ramier  rouhard. 

roupiller,  dormir. 

rousignos,  1397,  rossignol. 

route,  bande,  troupe. 

routeine,  routine. 

rouvaisons,  rogations. 

rover,  rouver,  ruever,  prier. 

roveson,  [rogations.]  Le  mercredv  devant 
la  vigile  de  ravcson,  1203.  (Hist.  de  Rouen.) 

royalme,  15 16,  royaume. 

royere,  raye. 

ruben,  ruban. 

rubeste,  disgracieuse,  rude,  sauvage. 

ruer,  ruher,  jeter,  frapper.  Ruer  par 
terre.  (La  Morlière.)  Mais  ton  bel  art  ne  peut 
tels  coups  ruer.  (Je.\n  Marot.)  Le  rua  jus. 
(SvMPH.  Champ.)  Ruer  une  pierre,  en  picard, 
la  jeter. 

ruissel,  ruisseau,  eau.  (Ms.) 

rumetique,  (Pic),  arithmétique. 

rutiler,  [briller.] 

Car  ez  saints  cieulx  rutilera. 

(GuiL.  Michel.) 


S,  se,  ce,  son,  sa.  5'espée,  5'ame,  5'abbaye. 
pour  sou  espée,  son  âme,  son  abbave. 

sabouler,    gronder.   SahouJer    cjuelquun. 
(Pic.) 

sacage,  beaucoup.  Il  v  en  a  un  sacage. 
(Pic.) 

sacent  tous,  1456,  sachent  tous,  notuni  sit. 

sachant,  savant. 

sachelet,  petit  sac. 

sacher,  tirer,  secouer. 


sachet,  petit  sac. 

sachiés,  sachez  que. 

sacquelet,  petit  sac,  bourse.   Quel  sac- 
queh't  !  jurement.  (Pic) 

sacquias  de  fil,  1334,  sachée. 

sacquiée,  1502,  sachée,  plein  un  sac. 

sacquier  l'épée,  la  mettre  à  la  main.  (Pic) 

—  Mettre  en  sac.  (1374.) 

—  Oter.  (1397.) 

Sacxonnie,  1368,  la  Saxe.  (S.  du  V.  P.) 


149  — 


sade,  agréable,  gracieuse,  sage. 

sadette,  un  peu  sage. 

safraneuse,  jaune.  Face  safrancusc.  (Muse 
nonii .) 

safren,  1397,  safran. 

safrener,  agrafer. 

sag-ette,    sajette,   flèche,   sagitta.    (La 

MORLIÈRE.) 

saiais,  sovez.  Qiiov  que  vous  salais  nostre. 

saieteux,  sayeteur  (Pic),  ouvrier  en 
étoffe  de  sayete. 

saig-e,  1368,  sage.  (S.  du  V.  P.) 
saigner  (Se),  faire  le  signe  de  la  croix. 

saillir,  sauter,  se  lever,  se  jeter,  sortir, 
paraître.   Saillir  du   coq  en  l'âne.    (Ch.   de 

BOVELLES,   15  31.) 

sain,  sein,  graisse. 

saindre,  ceindre,  mettre  une  ceinture, 
environner. 

sainement  d'une  ville,  1359,  salubrité 
de  l'air. 

sainette,  1471,  odoriférante. 

sainfusquin  (Dépenser  son),  son  avoir. 
(Pic.) 

sainie,  saignée. 

sainier,  saigner,  marquer.  Des  fers  à 
sainier,  1448. 

saint,  saigne,  marque,  signe  de  la  croix. 

saint  pris,  prisonnier.  Un  homme  de 
saint  pris.  (Muse  norm.) 

sair  (O),  au  soir.  (Muse  norm.). 

sairement,  1292,  serment. 

sais,  (Pic),  sec. 

saisine,  1300,  [transmission  de  biens, 
possession  légitime.]  Gens  qui  n'ont  ne  propre 
ne  saisine.  (P.  Grognet.) 

saisire  (Donner),  saisine.  1300. 

sait,  soit.  Devant  qu'il  sait  un  an.  (Muse 
norm.) 

saitent,  (Pic),  savent.  Ceux  qui  saitent. 

saitier  (Pic),  ouvrier  en  étoffe,  sayetteur. 
[Voy.  saieteux.] 

sala,  si  elle  a.  (Muse  norm.) 


Salemon,  1397,  Salomon. 
sales,  [salles  à  «  faire  festes,  danses  et  ban- 
quets. »] 

La  verras  tu  des  gens  dix  mille 
Plus  qu'en  la  forest  de  Torfolz 
Qiii  servent  par  sales,  par  villes 
A  ton  dieu  le  prince  des  folz. 

(Mart.  Franc.) 

salop  (Pic),  malpropre. 

salus,  pièces  d'or  de  25  s.  frappéez  en 
France  par  ordre  de  Charles  VI  et  d'Henry, 
roy  d'Angleterre  ;  on  les  nomma  ainsy  parce 
que  la  Salutation  angélique  y  étoit  représentée. 

saluter,  salutare. 

Venies  le  sainier  a  deux  genious  en  terre. 

(Rom.  de  Crequy.) 

salutifere,  [salutaire.] 
salvateur,   sauveur,  salvator.   1368.  (S. 
du  V.  P.) 

salvifîcque,  1472, 

samblant,  accueil,  apparence,  mine. 

—  Semblable  ;  son  semblant,  1397. 
sambleu,  [jurement.] 
samer,  semer.  (Proche  Paris.) 

samit,  samet,  samis,  samy,  étoffe  le 
plus  souvent  de  soye,  quelquefois  mêlée  de 
fils  d'or.  On  a  aussi  donné  ce  nom  à  la  toile 
de  lin  ou  de  coton  très  fine.  1368.  Des  capa- 
raçons de  samit. 

samlablement,  1360,  [semblablement.] 

san  à  vir  (Pic),  il  semble  à  voir. 

sancté,  santé,  sanitas. 

sanctité,  1472,  sainteté. 

sane  bien,  1472,  [semble  bien.] 

saner,  rendre  la  santé. 

Or  prions  tous  le  saint  martyr 
Qii'il  nous  puist  saner  et  garir. 

(Ep.  farcies.   1200.) 

sanglent,  1200, 

Le  cœur  sanglent.  (Ep.  farc.) 

sangler,  sanglier.  1368.  (S.  du  V.  P.) 

—  Apphquer  un  soufflet.  (Pic) 

sanla  (II),  1378,  il  sembla. 

sanlable,  1346,  sanlaule,  1324,  sem- 
blable. 
sanquier,  sentier,  chemin. 
sans,  sang. 


—  150  - 


sans  arest,  à  l'instant,  1368.  (S.  du 
V.  P.) 

—  En  picard,  étourdi,  qui  ne  tient  pas  en 
place. 

sans  pu  (Pic),  point  davantage,  ///'/  ultra. 

sans  sejor,  sans  relâche,  sans  délai. 

sansue,  sangsue.  1 368.  (S.  du  W  P.) 

sansuge  deglutive,  en  médecine.  1583. 

santir,  penser.  Dites  de  la  querelle  com- 
ment vous  en  sante:^,  ce  que  vous  en  pensez. 
(S.  du  V.  P.) 

sanxion,  sanction.  La  pragmatique  sa/i.v/oH. 
(S.  du  V.  P.) 

saoul,  yvre. 

Saoule,  lasse,  rassasiée.  1368.  (S.  du  V.  P.) 

Chacun  se  saoule  d'un  pain  manger.  1524. 

saquée,  (Pic),  sachée. 

saquerg-ué    Pic\  serment,  [sacredié]. 

saquerlote,  (Pic),  jurement. 

saquier  s'espée,  1334,  tirer  son  épée. 

Ali  !   il   ne  uique  plus  son  glaive  s.uifjuin.iire. 

(Ri  Ml,  Poème  de  la  Magd.) 

saquoy  (In),  (Pic),  quelque  chose. 

sardeine,  sardine. 

sarmon,  sermon. 

sarmoner,  [sermonner]. 

sarmoneux,  prédicateur. 

saro,  vêtement. 

saroient,  1378,  sauroient. 

sarpe,  1460,  outil. 

Sarrag-ousse,  Sarragosse  en  Espagne. 
(S.  du  V.  P.) 

sarrer,  serrer,  enfermer. 

sarvir,  servir.  Cela  ne  peut  sarvir  de 
rien.  Il  ne  se  sait  de  sa  puissance. 

sarvitéur,  en  champenois,  serviteur. 

sas,  1277,  sacs. 

satisfactoire,  [qui  donne  satisfaction, 
réparation  de  lautes,  suffisant.]  Une  œuvre 
satisfactoire. 

satisfié,  1379,  satisfltit.  (Reg.  du  chap.) 
satrouiller,  gâter.  Satrouiller  une  cause. 
1468.  (S.  du  V.  P.) 


sattefet,  1401,  satisfait. 

saucé,  trempé  d'eau.  1368.  (S.  du  V.  P.) 

saucelles,  petits  saulx,  espèce  d'arbres. 
15 19.    Reg.  du  chap.  d'Am.) 

saufaig-e  (Bois  de),  1478,  chauffage. 
saule    11),  il  semble.  1499.  (^^'g-  ^'■'  ài^P-) 
saule,  1472,  satiatus. 
saullers,  souliers,  1297,  1342. 

saulliers,  [Etage,  logement,  chambre.] 
Deffence  de  faire  feu  ez  saulliers  s'il  n'y  a 
bonne  cheminée.  1422.  Saulicrs  et  greniers, 
1435- 

saulnier,  contrebandier  en  sel. 

sault  (II),  il  saute.  1368.  (S.  du  V.  P.) 

sauquier,  psautier. 

sauriais  (Vous  ne),  [sauriez.] 

saurre,  saûrre  (sa  hure),  sa  tète. 

saus,  sols,  solidi.  \'ingt  saus,  vingt  sols. 
126S. 

saussiche,  1172,  [saucisse.] 

saut,  sauve,  saute,  sort. 
—  Salue. 

sauteler,  faire  de  petits  sauts.  (Muse 
mv  ni.) 

sautia,  sauta.  Du  pont  en  l'iau  sautia, 
(Rom.  de  Crequi.) 

sautier,  psautier. 

sauve,  [réserves  de  droits,  terme  juridique.] 
Li  esquevins  jugeront  si  y  ert  fait  sauve  ma 
droiture.  (Coût,  de  Moliens,  1209.) 

sauveige,  sauvage,  1368.  (S.  du  V.  P.) 

sauvement,  sain  et  sauf. 
Sauvt'iucut  de  l'ame,   salut.    1368.   (S.   du 
V.  P.) 
sauveour,  sauveur.  (Ep.  farc.) 
sauverres,  sauveur.  (Ep.  farc.) 

sauvieres,  sauvèrent.  Fors  sept  qui  se 
sauvieres.  (Rom.  de  Crc'quy.) 

sauvoir,  1 394,  peut-être  lavoir. 

sauvre,  1209,  sauver,  racheter  son  poing. 

saviont  (Ils  ne),  ils  ne  savoient. 

savlon  (Pic),  savon. 


—  151   - 


savoir,  prudence,  sagesse. 

savoir  faire,  agir  prudemment,  sagement. 

savoir  fol,  imprudence,  témérité. 

savouar,  savoir  en  parisien. 

savour,  1397,  saveur. 

say  même,  soy-mème.  (Muse  norni.) 

sayons  (que  je),  soyons. 

saziez,  rassasiez,  1368.  (S.  du  V.  P.) 

sçara  (II),  il  sçaura. 

scellet, 

Un  sccllct  a  eau  benoite.   1447.  (^^%-  '^^ 
chap.) 

scet,  sçait.  Chacun  le  scet. 
scevent  (Ils  ne),  savent,  nesciunt.  1209. 
schlo  (Pic),  cela. 
sciance,  séance. 

sciaus,  sceaux.  Sceller  nos  scïaux.  1290. 
(Reg.  du  chap.  d'Am.) 

soiet,  est  présent,  préside,  sedet.  1209.  Se 
li  maire  sciet.  (Tit.  de  Mondidier.) 

scieu,  1421,  [suif.]  Le  scieu  et  les  tripes. 
Deffense  d'aller  a  la  cave  avec  des  chan- 
delles de  scieu.  (Cart.  de  Mondidier.  1433.) 

scieu,  sciaux,  sceau,  sceaux. 

scintille,  sintilla,  étincelle. 

scissures,  coupures.  Scissures  et  poin- 
tures. 1583. 

scoistre,  monnoye.  Donner  un  patard  ou 
un  scoistre,  (P.  Michault.) 

scourion,  [auj.  scourjon]  grain.  Un  setier 
de  scourion. 

scribrer  subtilement  une  chose  après 
l'avoir  battue  dans  le  mortier.  1583. 

scrutiner,  approfondir. 

se,  si,  sa,  1524,  1209.  Se  maison.  (Coût, 
de  Moliens.) 

se  (Pic),  sec,  aride. 
—  Sel.  (Pic) 

seanche,  1 396,  séance. 

sebelin,  zibeline.  Un  manteau  de  seheîin. 
1368.  (S.  du  V.  P.) 

Sebille,  Séville  en  Espagne,  1568.  (S.  du 
V.  P.) 


sec  et  net,  tout  de  bon. 

sechier,   1397,  1410,  secquer,    1379, 
sécher.  (Reg.  du  chap.) 

secque,  1472,  sèche.  Une  chose  sèche. 

secqueur,  sécheresse. 

secrez,    secrets,    sécréta.    1368.    (S.    du 
V.  P.) 

secs,  comptant.  Deniers  secs. 

sectiser,  être  d'une  secte.  (Mot.  nouv.) 

sedeir,    s'asseoir,    sedcre.    1368.    (S.    du 
V.  P.) 

seel,  1265,  sceau. 

segneffient  (Ils),  signifient.  1368.  (S.  du 
V.  P.) 

segnerie,    1272,    seig-nerie,    1325, 
seigneurie, 

seg-neur,  1266,  segnor,  1368,  seigneur. 

segré,    secret.    Un    don  privé  ou  segrè. 

1368.  (JOINVILLE.) 

segretain,  sacristain. 

seig-ne,  (Pic),  signe. 

seig-née   [saignée].    Selon    la    jambe    la 
seignée.  1524. 

seigner.  [Voy.  saig-ner.] 

seignor,  seigneur,  mari.  Li  seignors  de 
Laon. 

seig-nour,  1397,  seigneur. 

seigneurie,  1368,  seig-norie,  1378, 
(Th.  de  Mailly.)  seigneurie.  (S.  du   V.  P.) 

seig-nourir,  1209,  maîtriser. 

séille,  seau,  terrine. 

sejor,  séjour. 

—  Etre  a  sejor,  être  libre,  en  repos,  sans 
embarras,  sans  affaire. 

seivent,  savent.  (Reg.  du  chap.) 

seke,  [La  seque  était  l'hôtel  de  la  Monnaie 
à  Paris.]  En  bonne  seke  monnove.  1307. 
(Reg.  du  chap.) 

sel,  celle,  cette. 

—  S'eîe,  si  elle. 

sellé.  Bailler  le  blanc  sellé^  cyrographun  in 

aJbo. 

selve,  forêt. 


—    152    — 


semblance,  semblable. 

Orgueilleuse  scmhlaucc 
Montre  folle  cuydAnce.   1S24. 

Noscitiir  in  tumida  fade  fiducia  niiilta. 

L'œil  voit  sa  semhJance.  (Ch.  de  Bovelles.) 
Une  statue  à  sa  seuihlance  ressemble.  (P. 
Grog  NET.) 

semblant,  [semblable,  ressemblance.]  Il  y 
a  moult  à  dire  entre  son  semblant  et  sa  pensée. 
1368. 

sembler  [ressembler].  Le  pauvre  scinhlc 
au  noyer.  (Ch.  de  Bovelles.) 

—  Portrait,  figure. 

semenche,  1433,  semence. 

semencher,  semenchier,  1400,  ense- 
mencer. 

semetiere,  cimetière. 

seminer,  semer. 

semizon,  (Pic),  semailles. 

semler,  paroître. 

Adonk  ne  semlcy  plus  y  eslre  eun  si  souviaigc  liomme. 

(Rom.  ilf  Criujuy.) 

semonce,  [convocation,  appel,  assigna- 
tion, ajournement.  )  Faire  iYwo/uY,  1209. 

semondre,  semoner,  inviter,  mander, 
exciter,  sommer,  réprimander.  Notre  prévôt 
le  senionra,  snhnionehit.  1209.  (Chap.  de  Mon- 
didier.)  Etre  scniont.  Semonner  à  luxure,  exci- 
ter. 1368.  (S.  du  V.  P.) 

—  Inviter,  prier.  La  viande  scinont  les 
gens.  IS24. 

semonneur,  f^iiseur  de  semonces. 

semons,  invité,  mandé,  réprimandé,  suh- 
monitus. 

semonse,  invitation. 

sempiternellement,  1472,  [éternel- 
lement.] 

semptiller,  [scintiller.] 

Qiii  voit  le  flambeau  des  cieux 
Passer  toutte  autre  lumière 
Faisant  au  rond  de  la  sphère 
Semptiller  ses  petits  yeux. 

sen  (Pic),  son.  Sen  minois.   1209  (Coût, 
de  Moliens.)  Sen  parentage.  (Roni.  de  Crequy.) 
—  Si  en. 

sénateur,  sénateur.  1368,  (S.  du  V.  P.) 


senaus,  vieillards,  scnes,   1295.  (Reg.  du 
chap.  d'Ain.) 

séné,  senez,  seneis,  sage,  sensé,  pru- 
dent. . 

sénéfîance,  signe,  signification. 

sénefie,  1397,  signifie. 
Senefié,  1378,  signifié. 

senestre,  gauche. 

—  Mal.  Nul  n'en   doit   parler  à  senestre, 
(P.  Grog  net),  en  mal. 

senetié,  1397,  peut-être  vieilli. 

seneustes,  (Ms.) 

sente,  carrière,  sentier. 

Les  durs  et  longs  travaux  d'une  pénible  seule. 

(L.  DKS  Masures.) 

sentelle,  1472,  petit  sentiet,  chemin, 
sentenche,  sentence.   (Rom.  de  Crequy.) 
senteye,  santé. 

En  sitilne  csioint  1  enfanchon  et  sie  mère. 

(Rom,  Je  Crequy.) 

sentiant,  sentant,  sentions.  (Rom.  de 
Crequy.) 

sentresche,  1426,  petit  sentier.  (Reg. 
du  chap.  d'Am.i 

sentu  (Pic),  senti.  Il  a  senlu.  1368.  (S. 
du  V.  P.) 

seoir,  1368,  15  31,  s'asseoir.  5é'o//- a  table 
haultement.  (Ep.  farcies.) 

—  Siège. 

septelier  pour  sextelier,  profession,  [per- 
sonne chargée  de  recevoir  le  droit  de  seste- 
lage  ou  mesurage  des  grains,  du  sel  et  du  vin.] 

sepucre,  1397,  sépulcre. 

sequer,  1397,  sécher. 

sequeurre,  secoure. 

sequier,  setier.  Sequier  de  vin. 

sequir  (Pic.\  sécher. 

seraine,  syrene,  1209,  femelle  d'un 
serin,  1368.  Reçu  a  son  de  seraine.  (S.  du 
V.  P.) 

seray,  saurai. 

Je  ne  seray  jamais  cela. 

(Muse  norm.) 

seroler,  sarcler. 
sercloir,  sarcloir. 


—  153  — 


sercot,  1356,  [surcot.]  Un  cotteron  et  un 
sercot.  (Rcg.  du  chap.) 

serener,  [calmer.] 

Des  royaumes  les  clefs  tu  portes, 
Tu  ouvres  des  villes  les  portes, 
Sereuaut  leurs  adversitez. 

(ROXSARD.) 

serf,  esclave,  serviteur,  servus.  1397. 

Des  maintenant  soyez  soufFrans 

Et  ^t'r/^  (des  dames)  toujours  sans  desservir. 

(P.  Grognet.) 

serfouette,  serpette. 
serg'an,  1209,  serg-eant,  1337,  sergent. 
serg'ent,    serjans,   serviens,    serviteur, 
domestique,  servus.  1368. 

serg-entise,  1450,  office  de  sergent. 

seri,  série,  doux,  tranquille,  agréable. 

sériais  (Vous),  vous  seriez. 

série,  veillée. 

seriesmes    (Nous),    serions.    Seriesmes 
tenus,  1292. 

serjan,    1272,   sergent,    serviteur,    1295. 
(Reg.  du  chap.) 

serment,  sarment.  Serment  de  vigne. 

sermenté,  qui  a  prêté  serment. 

serorg-e,  beau-frère. 

serré,  fermé  à  la  serrure.  Huis  scrre:^. 

serris  (Je),  je  serrai.  Je  serris  la  corde. 

serrot,  1336, 

sers,  serf,  serviteur. 

sersaille,  sarcelle. 

sers  gros.  [Voy.  cleres.] 

servag'e,  esclavage,  servitude.  1368.  (S. 
du  V.  P.) 

serve,  [esclavage,  servitude.] 

Voilà  comment  du  ciel  la  nature  despend 
Et  aux  loix  qu'il  escrit  humble  et  serve  se  rend. 
(J.  DU  Bellay.) 

servians,  servans. 

Boen  nobles  escuyers  servians  subs  sie  bannière. 
(Rom.  de  Creqtiy.) 

serviche,  1452,  service.  Serviche  à  ron- 
chin,  13 12. 

servir,    service.    Dieu    le    rechoit  à  son 
servir.  1200.  (Ep.  farc.J 

servi teux,  (Pic),  serviteur. 


ses,  son,  sa,  si  les,  les.  Ses  sire,  son  mari. 

—  (Pic.)  Secs. 

sescheté,  sécheresse. 

sesone,  saison,  à  son  tour. 

sessante  wit,  soixante-huit.  1268.  (Reg. 
du  chap.) 

sessiames,  (Pic),  les  sept  psaumes. 

sestelier,  1472,  sextelier,  mesureur  de 
grains. 

sesterier,  1317,  peut-être  sextelier. 

set,  (Pic),  pauvre.  Un  homme  set. 

—  Sec.  Temps  set. 

—  (Il),  il  soit.  (Muse  norm.) 

setheur,  ouvrier  de  la  manufacture 
d'Amiens.  [Voy.  saieteux.] 

seu,  connoissance.  A  son  seii  et  a  son  veu, 
vidente  et  sciente,  1309. 

séu,  (Pic),  sureau. 

seu  ou  suzeau,  suyau  ou  suyer, 

arbre,  samhiicus. 

seuciére,  (Pic),  saucière,  vase  à  sauce. 

seucisse,  (Pic),  saucisse. 

seudart,  (Pic),  soldat. 

seue,  sienne,  sa. 

seues,  sa,  ses. 

seufîre,  [suffire]. 

A  riespundre  a  trestous  sy  ne  ne  pooit  seufire. 

(Rom.  de  Crequy.) 

seuffrent  (Ils),  ils  souffient.  Qui  seuj^re 
il  vainct.  Aspera  qui  patitur,  generosiis  victor 
hahitur,  1524. 

seuge,  (Pic),  sauge,  salvia. 

seuil,  le  pas  de  la  porte,  soliuiii. 

—  J'ai  coutume. 

seulard,  yvrogne. 

seuler  (Se),  (Pic),  se  soûler,  s'enivrer. 

seulet,  en  solitude.  Il  vivoit  tout  seuïet. 
(Jean  d'Auton.) 

Heureux  qui  dedans  leurs  seins 
Seulets  se  réjouissent. 

(Gabriel  Bouvix.) 
Laissez  Troya  seulette. 

(J.    BOUCHET.) 

seult,  seut,  suit,  a  coutume.  Du  verbe 
soloir  et  souloir. 

10. 


154  — 


se  uner,  se  réunir  en  un.  1 368.  (S.  du 
V.  P.) 

seur,  en,  sur,  assuré,  à  l'abry,  super.  Mon- 
trer qu'il  l'ait  ûiit  seur  soy  deffendant,  1209. 
(Coût,  de  Moliens.) 

Kun  eçcuycr  portoit  se  crois  seur  se  bannière. 

(^Roni.  de  Creijuy.) 

seure  de  vents,  de  pluie  et  de  tenipeste. 
1571. 

seureté,  seurté,  1397,  sûreté.  1368. 
(S.  (lu  r.  P.) 

'  Si  je  puis  seurté  trouver. 

(Cil.  d"Orlj';ans. 

seurvivre,  survivre. 

—  Scurvivra,  survivra,  1209.  (Coût,  de 
Moliens.) 

—  Seurvit,  survit. 
seusse,  (Pic),  sauce,  ragoût. 
seut,  saut,  siiltus  (Pic.) 
seutiller,  sautiller.  (Pic.) 
seutrelle,   (Pic),   sauterelle,    instrument 

d'artillerie. 
seuvev,  Jui^  il. 

NotJ  se  MiMV  en  l'arche  et  en   sortit  joyeux. 

(.\tiiu-   tiorm.) 

seux,  saoul,  yvre.  Tout  men  seux.  Homme 
seiix. 

—  Ceux,  seul,  a  coutume. 

sevent  (Ils),  1 597,  ils  savent. 

—  Savant. 

sévices,  scvitur.  (Cl.  de  Mons.) 

sexante,  soixante. 

sextessence,  comme  on  dit  la  quintes- 
sence. La  si'xti'sseiice  dialectique,  titre  d'un 
livre  de  Claude  de  Mons  vivant  en  1597. 

seyhon  [saxon,  casaque.] 

Tout  nud  fors  eun  scyhou  sans  manches  foert  estreyt. 

(Roirt.  de  Crequy.) 

seyne,  synode,  1324.  Bon  bré  mal  gré  va 
le  prestre  au  seync. 
sexe,  1272,  seize. 
si,  son,  ses,  sa,  ces,  se. 

—  Le.  Si  l'attends,  1524,  attendez-le. 

—  Qu'il.  A  qui  est  l'ane?  5tle  garde,  1324. 

—  Si  bien  que,  si  bien. 

siau  (Le),  le  sien. 

—  Seau.  Siau  d'eau.  (Xorm.) 


siccité,  1383,  siccitas. 
si  comme,  1265,  par  où. 
sie,  sa. 

Pour  sie  compaigne  nvoye  epousie  une  femme. 
(Rom.  de  Crequy.) 

siècle,  monde. 
sied,  1265,  est  situé. 
sieeler,  plaire  au  monde,  vouloir  paraître 
jeune. 

sien,  son.  Sien  roy.  (Rom.  de  Crequy.) 
sienche,  science.  (Pic.  et  norm.) 

siéra,  sera.  Quant  il  siéra  vestu.  (Rom.  de 
Crequy.) 

sierimonie,  cérémonie.  D.widFerrand, 

Muse  noi  m.) 

sies,  ses.  (Rom.  de  Crequy.) 

siet,  convient,  plaît,  situé,  assis. 

—  Oui,    Pic.) 

sietot,  aussitôt.  (Rom.  de  Crequy.) 

sieu,  chez.  5/(7/  mav,  chez  moy.  (Muse 
uorm.) 

—  1443,  [suif.]  Une  balle  de  sieu  cordée. 
sieucte,  suite.  (S.  du  V.  P.) 

sieus,  suis. 

Pour  moy,  je  ne  sieus  pas  si  sot. 

(Musé  no\  m .) 

sievant  (En),  en  suivant,  seqnemîo.  (S.  du 
V.  P.) 

sievir,  suivre. 

—  Sievoient,  1272,  suivoient. 

—  Sievront,  suivront. 

—  Sievroit,  suivroit.  1368.  (S.  du  V.  P.) 

sievre,  suivre.  Sievre  droiture.  (Coût,  de 
Moliens,  1209.) 

si  fés,  si  fais.  En  picard,  oui. 

—  X\ns\  faits,  faits  de  cette  manière. 

siglaton,  [long  manteau  ou  d'étoffe  pré- 
cieuse.] Vêtu  d'un  riche  siglalon.  1368.  (S.  du 
V.  P.) 

signe,  1472,  signifie. 

signet,  sinet  [cachet,  seing,  signature.] 
Scellé   en  queue  et  signé  du  signet.  (R.   de 

COLLERYE.) 

signeur,  seigneur,  1397. 


—  IÎ5  — 


Signez, 

Des  gens  signe:;;^  se  faut  garder.  Cavendum  a 
signatis,  1531.  (Ch.  de  Bovelles.) 

sig-nifiance,  1 47 1 , [signification,  marque.] 
sig'nors,  seigneurs. 

Sillain  et  Caripdin,  Scvlla  ei  Carybde. 
(S.  du  V.  P.) 

siller,  [fermer  les  yeux,  aveugler,  coudre 
les  paupières  d'un  oiseau.] 
Siller  l'oiseuse  négligence. 

suie  les  yeux  des  roys  d'un  malheureux  sommeil. 

(Ronsard.) 

simplesse,  simplicité. 

Sage  siwplesse  amis  à  soy  pareils. 

(Cl.  Marot.) 

simplicitaire,  1583,  homme  simple. 

simulance,  ressemblance.  (P.  Grognet.) 

simulateur,  hypocrite. 

simulation,  [dissimulation.] 

simuler,  [faire  semblant.]  Ne  sachant 
point  simuler  ni  gauchir.  (Germ.  Colin 
Bûcher.) 

sinapiser,  1583,  terme  de  médecine. 

sing-le,  simple,  petite.  Bierre  single. 

sion,  [branche,  scion.]  Certainement  le 
tronc  et  le  sion  redoublèrent  leur  affection. 
(Ant.  de  Saix.) 

Sions  d'asperges,  1583. 

si   que,  [comme,   ainsi    que,   en    même 
temps.] 
sire,  mari,  maître,  seigneur. 
sirusien,  chirurgien. 
sis,   [suis].   Heureux  si  je  sis  la  victime. 
sismatique,  schismatique.  (S.  du  V.  P.) 
sisme,  schisme.  1368.  (S.  du  V.  P.) 

sisne,  senez,  deux  six,  [coup  de  dés  qui 
amène  les  deux  six.] 

sitions,  1209, 

siue,  sienne. 

siut,  suit. 

s'n,  (Pic),  son,  sa.  S'il  air,  s'n  ame. 

so,  (Pic),  sac 

sobresse,  (Ms),  sobriété. 

sochaine,  1428,  terme  de  boulangerie. 


sociabilité. Mot  nouv. 
soduiant,  soudoiant,  séducteur. 
soef,  doux,  agréable,  gracieux,  suavis. 
soefment,  agréablement. 

soële,  (Pic),  mensonge. 

—  Il  a  coutume,  du  verbe  soloir. 

—  [Mûr].  Noisette  socle.  (Pic) 

soes,  (Pic),  soif. 

soeul,  [pièce  de  charpente.]  Soeiil  du  ven- 
telle  d'un  moulin,  1462. 

soeur,  assuré,  sûr. 

soi,  je  sus,  je  pus. 

soians,    cheveux   soians,    fins    comme  la 

soie.  • 

soiaus,  soieus,  de  soie,  ressemblant  à  la 
soie. 

soie,  sa,  sienne. 

soier,  [scier].  Soier  herbe  à  la  fauchille, 
1378.  (Reg.  du  chap.) 

soieur,  1361,  moissonneur,  scieur. 

—  Soieur  d'aix,  1465,  [scieur  de  long.] 

soig'nans,  soig'nante,  concubine. 

soihié,  1363,  scié.  Bled  soihié. 

soile,  1361,  seigle.  (Pic) 

soillé,  1397,  souillé. 

soing*,  suif  ou  graisse. 

soirs,  [saurs.]  Des  herens  soirs.  1459. 
(Reg.  du  chap.  d'Am.) 

solacer,  solacier,  1472,  solasser,  con- 
soler, se  réjouir,  s'amuser,  dissiper,  soulager, 
avoir  de  la  joie,  de  la  consolation. 

solas,  1 397,  consolation,  satisfaction,  con- 
tentement, soulagement. 

solatieux,  [qui  réjouit,  agréable,  qui 
donne  du  solas.']  Un  reconfort  solatieux. 

soldoier,  soldat,  1 568,  [gens  de  solde.] 
(S.  du  V.  P.) 

sole,  seule. 

solemneux,   solennels.    1379.  (Reg.  du 

chap.) 

solier,  galetas,  salle,  soulier,  1524. 
soliesmes,  1368,  nous  avions  coutume. 


-  156- 


solin  de  maison,  1378,  [soubassement  en 
maçonnerie  sur  lequel  repose  la  sole  ou 
sablière  basse  de  la  charpente  d'un  pan  de 
bois.] 

solinneures,  [ensemble  du  solin  qui 
forme  la,  base  d'une  construction  rurale.]  Les 
ablocs  et  sol itmciiresd' une  maison.  1460.  (Coût, 
de  Doullens.) 

solle,  [sole,  assolement.]  Mener  une  terre 
a  5o//é?  et  composture.  1433,  1565.  [llc^.  du 
chap.) 

solleres,  sollers,  1342,  solers,  1433, 
sole  (Pic),  souliers.  Au  travers  de  Lon- 
_u;ueau,  près  d'Amiens,  la  charge  de  souliers 
neufs  doit  2  deniers.  1459.  (Reg.  du  chap.) 
[Voy.  saulliers.] 

soloir,  souloir,  avoir  coutume,  soli'ic. 

—  SoJoicnt  être,  avoient  coutume  d'être. 

—  Soloit,  avoit  coutume,  solchat,  1209. 

—  Soulcnr,  pour  la  rime,  crainte,  saisisse- 
ment. 

somme,  sommeil.  (Rovi.  de  Crequx.) 

—  Recueil.  Pour  \\u  chief  d'cvuvre  et  de 
beauté  la  somme.  (O.  de  la  Marche.) 

sommeçon,  haut,  extrémité,  surcharge. 

sommelerie,  othce  de  sommelier. 

sommier,  [pièce  de  charpente.]  Quev 
(tombe)  au  vent  un  gros  arbre  et  un  sommier. 
1454. 

sommiers  et  coursiers,  peut-être  chevaux 
de  somme.  1 568.  (S.  du  V.  P.) 

somnolent,  endormi.  (Ms. 

somon    Pic),  saumon. 

song-eard,  rêveur.  (Saikt-Gelais.)  Soli- 
taire, fâcheux,  taciturne  et  sofigeard.  (Joachi.m 
DU  Bellay.) 

song-eont  ills),  ils  songent. 

song-issions,  que  nous  eussions  songé. 

Sans  que  je  songissious. 

(Muse  norni.) 

sons  (Je),  nous  sommes. 

sophistiquerie,  iMot  nouv.),  [excessive 
subtilité.] 

sopi,  terminé,  fini.  Un  procez  sopi. 
sor,  sur. 


sorceries,  sorcelleries,  1 368.  (S.  du  V.  P.) 

sorche,  1330,  malheur.  Vontr  sorche. 

sorchier,  1330,  sorcier. 

sorcil,  sourcil. 

sorcot,  sourcot,  habit,  robe  qui  se  met 
sur  la  cote,  veste,  corset,  surtout. 

sorditie,  sordities,  [ordure,  saleté.] 

sorfaire,  augmenter,  amplifier. 

soris,  souris.  Où  îl  y  a  du  pain,   il  y   a 
soris.  (Ch.  de  Bovelles.) 

sorporter,  endurer,  supporter. 

sort  (Entendre  de),  savoir  la  magie. 

SOS,  soz,  sous,  sot,  fou. 

sot,  sut. 

sotelet,  petit  sot. 

sotie,  1397,  folie,  sottise. 

sottie,  farce  chez  les  anciens. 

souatume,  douceur,  suavité. 

souavet,  agréablement,  doucement. 

soubrement,  sobrement.  (S.  du  V.  P.) 

soubriquet,  sobriquet. 

soubtil,  fin.  Du  linge  soiihtil.  Filer  soubti- 
Jcmcut.  Soubtil  argument.  (S.  du  V.  P.) 

soucier,  donner  du  soucy. 

soucieveté,  1397,  [souci.] 

soudaineté,  promptitude. 

Soudan,  1406,  nom  de  bapt. 

soudart,  soldat.  (La  M0RL1ÈRE,  Ronsard.) 

soue,  la  sienne. 

souef,  doux,  agréable.  Un  joug  souej,  un 
bien  souef.  (Symp.  Champ.) 

—  Lentement.  Bœuf  lassé  va  souef.  1534. 

—  A  souhait. 

souefveté,  suavité,  suavitas. 
soufferra,  1225,  soufi"rira. 
Souffie  (Stc),  Ste  Sophie.  (S.  du  V.  P.) 
souffisamment,  1369,  [suffisamment.] 
souffîsance,  suffisance,  ce  qui  suffit. 
souffisant,  1368,  suffisant,  expert,  habile. 
souffise,  suffise. 
souffist,  suffit. 


—  157  — 


souffleux,  souffleur,  alchimiste.  (Pic.  et 
norm.) 

soufFrera,  1209,  souffrira. 

souillie,  1209,  souillé.  Souiîlic  par  luxure. 
Alkemie  contraire  à  la  souillie.  (S.  du  V.  P.) 

souillon,  fille  sale,  malpropre. 
soulart,  yvrogne  d'habitude. 
soûlas,  i^^\,solatio.  (Ch.  de  Bovelles.) 
(1209,  coût,  de  Moliens.) 

soulaus,  (Pic),  yvrognes.  Dans  le  FHoul, 
le  sage  chemine  entre  deux  soulaus. 

souldars,  soldats.  (Ronsard.) 

soulder,   résoudre.   La    question,   s'il   te 
plaît,  souilleras.  (Guil.  Michel.) 

souldre,  arriver.  Les  inconvéniens  que  je 
vois  souldre. 

souloil,  souleil,  soleil.  (S.  du  V.  P.) 

souloit,  1368,  il  avoit  coutume. 
Souliens,  avions  coutume. 
Souliesmes  (Nous),  nous  avions   coutume. 
(S.  du  V.  P.) 
Souloie,  avois  coutume. 

Une  nuit  comme  je  souloie. 

(Guil.  de  Lorris.) 

soult,  [rend.]  Qui  toujours  prent  et  rien 
ne  soult,  1524,  et  ne  rend  rien,  remit  lit. 

soupapes,  coups  de  poing,  soufflets. 

soupohonneux,  soupçonneux. 

soupe  en  vin,  pain  trempé  dans  le  vin, 
nommée  en  Bourgogne  trempée. 

soupelis,  souplis,  1454,  surplis. 

souphisme,  sophisme,  1368. 


Souplis  (S.),  1350,  S.  Sulpice. 

souque,  1433,  (Pic),  souche  d'arbre. 

sourcens,  surcens. 

sourcieu,  (Pic),  sourcil. 

sourclaves,  1350,  (Une  porte  à),  [à 
fausse  clef.] 

sourdesse,  surdité.  Sourdesse  des  oreilles, 
1583. 

sourdois,  à  l'oreille.. 

sourjon,  [surgeon.]  Sourjon  d'orgueil, 
1472. 

sourt,  paroît. 

sourvivre,    1209,  survivre  à  quelqu'un, 

seniper  vivere. 

Sourye,  Syrie. 
sous,  seul. 
sousie,  1397,  souci. 
souslochier,  boîter. 

souspechon,  1378,  soupçon.  (Reg.  du 
chap.) 

Souspechonné,  1378,  soupçonné.  (Reg.  du 
chap.) 

Souspeçonneux,  1397,  soupçonneux. 

souspris,  1471,  surpris. 

soussy,  soucy.  (S.  dn  V.  P.) 

soustendras,  soutiendras.  1368.  (S.  du 
V.  P.) 

sout,  1524,  [graisse.]  Pourceau  gras  rompt 
sa  sout. 

soutis,  sutis,  adroit,  subtil. 


tabellier,  tablier. 

tablai,  tablieux,  tableau. 

tabor,  tambour. 

tacquinerie,  [avarice.] 

tahon,  grosse  mouche  qui  incommode  les 
vaches  (taon). 

tai,  boue,  fange,  bourbier,  lieu  marécageux. 


taigne,  tigne.  (Symph.  Champier.) 

taillant,  maigre,  pointu,  qui  coupe. 

taillaule,  1326,  taillable. 

taille,  mettre  en  taille,  compter,  nombrer. 

taillé,  (Mot  nouv.)  [de  nature  à,  capable 
de,  propre  à.]  Des  sentimens  taillci  pour  être 
fabriqués. 


-  158  - 


tailleor,  tailleu,  tailleur. 

tailler,  compter. 

tains,  pâle,  défait,  défiguré. 

taiseron,  tison,  bûche. 

taisible,    1472,   [secret,   silencieux,   taci- 
turne, tacite.]  Solitude  taisible. 

taisir,  1397,  taire,  se  taire. 

taitte  !  ftais-te],  tais-toy  !  chut  ! 

talent,  envie,  bonne  volonté,  plaisir,  désir, 
empressement. 

talmellier,  1374,  profession,  qui   fait  du 
pain,  [boulanger.] 
talmouze,  placenta. 

tamieux,    [mauvaise    prononciation    de] 
tant  mieux. 
tanatores,  1282,  profession. 

tançons,   tanchons,  débats,   querelles, 
disputes. 

tans,  fois.  Dix  tans,  dix  fois. 
tantet,  tantinet,  un  peu. 

tant    ne    quant,    nullement,    en    nulle 
Hiçon. 

tant  que,  jusqu'à. 

taper,  cogner,  mettre,  frapper. 

tapicherie,  tapisserie. 

tapir,  cacher,  se  presser,  se  serrer  contre 
quelque  chose. 

taque,  tâche.   Tiujut'  d'huile.  Acheter  en 
hhjllt',  1561. 

taquin,  tapageur,  [avare.] 
tardiveté,  lenteur. 

targer,  targier,  targuer,  (Ms),  diffé- 
rer, tarder. 
targue,  outrage  pour  se  deffendre. 
tarjet,  exciter,  pousser,  presser. 
tartelette,  [petite  tarte,  petit  bonnet.] 
Tassart,  1461,  nom  de  bapt. 

tassette,     Imrsa    pastoris,     herbe    ainsy 
appelée  en  Picardie  et  par  les  apothicaires. 

taste  gleine,  taste  poule. 
tatin,  [quantité  d'un  liquide,  coup  de  vin.] 
Soûls  le  vouloir  de  boire  ung  bon  tatin.  (R. 

DE  COLLERYE.) 


tault,  taut,  1472,  enlève. 
taupe,  tope  ! 

tauxation,  1395,  taxation, 

tavernier,  (Ms),  wrogne,  1436,  caba- 
rcticr. 

tayon,  1300,  bisayeul,  avus,  du  grec 
thcios. 

teches,  tâches,  défauts,  marques  distinc- 

tivcs. 

te  déon,  Te  Deum. 

téguer,  se  plaindre. 

tehir,  augmenter,  croître. 

teil,  tel. 

telier,  1469,  toilier. 

témoagne,  (Ms),  témoigne. 

temporeulx,  [temporels.]  Princes  tempo- 
reulx,  1324. 

tempre,  tôt. 

temprement,  1472,  à  temps  [ou  mieux, 
de  bonne  heure.] 

tenanche,  1 324,  tenance. 

tencer,  tenchier,  disputer,  quereller, 
combattre,  résister. 

tencher,  gronder. 

tenchon,  (Ms),  dispute. 

Si  vos  venez  plus  avant, 
Ja  aurez  la  lencho'ii. 

(Th.  roy  de  Navarre.) 

tençons,  disputes,  querelles,  combats. 

tendrelette,  (La  Morlière),  [un  peu 
tendre.] 

téneu,  tanneur. 

teneures,  domaines,  biens  irnmeubles. 

teniesmes,  1265,  tenions. 

tennerie,  tannerie. 

ténor,  possession.  Être  en  ténor, 

tenra  (II),  1478,  il  tiendra.  Ils  tenront, 
1353,  ils  tiendront. 

tenre,  1472,  tendre. 

tens,  fois.  Cent  tetis,  cent  fois.  Quatre 
tens,  quatre  fois.  [Voy.  tans.] 

tenser,  enseigner  ou  prêcher.  Pour  vous 
tenser.  (Marg.  de  Navarre.) 


—  159  — 


tenures  d'un  fief,  13 ii,  mouvances. 

tepidité,  (Cl.  de  Mons),  [tiédeur.] 

tercio,  merde.  Un  nid  de  tercio. 

terdre,  essuyer,  nettoyer,  torcher. 

tere,  taire,  silence. 

terin,  tarin,  [oiseau.] 

termine,  1472,  terminus,  mort. 

terre,  tendre,  terragiare  terrain,  1238. 

terreine,  terrine. 

terrelle,  tarelle,  [tarière.] 

terre  mote,  (Ms),  tremblement.  De  la 
foudre,  terre  mote  et  tempeste. 

ter^^es,  biens. 

terrifîque,  [qui  inspire  de  la  terreur,  de 
l'épouvante.]  Plaisance  terrifiqiie.  (A.  de  la 
Vigne.) 

terrien,  (Ms),  bien  terrestre. 

—  Bassesse  terrienne.  (Cl.  de  Mons.) 

tërrouer,  [terroir.]  Il  est  assis  au  terroiwr 
d'honneur.  (J.  Bouchet,) 

ters,  essuyé,  nettoyé,  torché,  tersiis. 

tertous,  tretous,  tous. 

tertres,  collines,  buttes  de  terre. 

t'es,  tu  es. 

tessus,  rubans. 

test,  tait,  jacet. 

—  Soucoupe,  vase. 

tetin,  teton,  tette.  Alaitas  de  ton  cher 
tetin.  (Rem Y  Belleau.) 

teus,  tels. 

teupe,  taupe. 

teurdre,  [tordre].  Tenrdre  les  pieds. 

thailli  (Pain  de),  1381, 

thieule,  1361,  tuile. 

thomo,  estomac. 

Thomos,  Thomas,  nom  de  bapt. 

thyretaigne,  1329,  [tiretaine,  drap  gros- 
sier.] 

ti,  tes,  ton,  toi. 

tians,  tiens. 


tierchaine,  1345,  [chacune  des  trois 
sommations  faites  au  criminel  contumace 
d'avoir  à  se  présenter  devant  ses  juges.] 

tierche,  1397,  troisième. 

tierchement,  troisièmement. 

tiers  jour,  (Ms),  1209,  troisième  jour. 

tig-nache,  tignasse. 

tignon,  gale. 

tille,  chanvre,  corde  de  chanvre. 

timbré,  fou. 

timons,  les  jambes  et  les  cuisses. 

tincturatus,  1369,  teinturier. 

tiné,  tinel,  gros  bâton  à  porter  des  tines 
ou  vaisseaux  de  bois  à  oreilles. 

—  Salle  basse,  galetas,  pour  serrer  les 
tines. 

tinette,  cuve  à  se  baigner. 

tintin  de  parole,  [commérage,  bavardage, 
caquetage.] 

tire  à  tire,  à  l'instant,  promptement. 

tiremonde  (Madame),  sage-femme. 

tirepoyon,  savetier. 

tiretaig-ne,  tiretaine. 

tirit  (II),  il  tira. 

tirpied,  trépied. 

tiséne,  thizâine,  tisane.  (J.  Le  Febvre.) 

title,  titre,  titiilus. 

t'io  volu,  tu  l'as  voulu. 

toaille,  voile,  serviette,  nappe,  essuie- 
mains. 

toeille,  drap  de  lit,  toile. 

toeiller,  fouiller,  remuer. 

Toinon,  diminutif  d'Antoinette. 

Toinot,  diminutif  d'Antoine. 

toire,  taureau.  [Pic] 

toisé,  yvre-mort,  perdu.  Bien  toisé. 

toissus,  ceintures,  rubans. 

toitel,  toitiaus,  petite  étable,  petit  toit. 

tôle,  taule,  [table.] 

tolir,  toUir,  (Ms),  enlever.  Vous  tollistes, 
vous  enlevâtes.  Je  tolîois,  j'enlevois.  Tole:(j 
1397»  ^ï^s.  Tollu,  enlevé.  Il  toîra,  il  ôtera. 


—  i6o  — 


toile,  tollue,  enlevée. 

tomeux  (Livre),  en  plusieurs  tomes. 

tondelier,  tonnelier. 

tonnel,  1361,  tonnieu,  tonneau. 

tontiche,  1428, 

On  en  met  dans  les  armes. 

toper,  accorder. 

toquer,  toucher,  frapper.  Qui  toque  l'un 
toque  l'autre. 

tor,  tour. 

—  Taureau.  [Pic] 

torbare,  12 18,  tourber. 

torbes,  tourbes,  troupes  et  fusée/,  de 
terre  à  brûler. 

torche,  repas.  Faire  bonne  torche,  faire 
bonne  chère. 

torchon,  femme  malpropre.  Marie  torchon. 
tonnent,  1397,  tourment. 
tome,  nièce. 
torné,  1 3t-)7,  tourné. 
tornebroche,  tournebroche. 
torner,   retourner,   revenir.    Toi  ne r  alen- 
tour. (Pic.) 
tornoi,  joute. 
tornoier,  jouter. 

—  Subst.,  joute. 

tornure,  tournure,  taille.  (Pic.) 
torque,  torche. 

torquer,  [torcher,  essuyer].  Torqiier  sen 
inusieu. 

torqueur,  1433,  profession,  [ouvrier  qui 
recouvre  en  torchis.] 

torrentine,  [qui  appartient  aux  torrents.] 
Eau  torrentine. 

tort,  tortu,  dommage,  tourne. 
torte,  tortue.  Voye  torte. 
torterelle,  1397.  tourterelle. 
tortuosité,  [usité  en  français.] 
tes,  tas,  amas. 
tos,  toz,  tous. 
tosdis,  tous  les  jours. 
tosjors,  1397,  toujours. 


tosse,  1471,  ardent. 

tostans,  testons,  toujours,  en  tout 
temps. 

testée,  rôtie,  panis  tos  tus.  Une  tostée. 

tôt,  enlève. 

totte,  levée  de  deniers,  d'où  maltote, 
concession. 

touaille,  toile.  Voy.  toaille. 

touailler,  faire  de  la  toile,  [tisserand.]  Je 
ne  suis  oncqucs  touaiUier.  (OcT.  DE  Saint- 
Gelais.) 

toubac,  tabac. 

touche,  coup,  soufflet. 

touchié,  1597,  toucqué,  1265,  touché. 

toudis,  1402,  toujours,  de  tota  die,  jusqu'à. 

toudra,  enlèvera. 
'J'oiitir,;,  enlèverez. 

touillant,  jo\eu.\,  sociable.  L'n  bon 
touillant. 

touillé,  1472,  meslé. 

lù  lc>  Flamens  boivent  Icui   let 
Burre  ou  le  habours  toullit. 

touiller  iSe)  avec  quelqu'un,  (Pic.)  se 
mêler,  frayer. 

ToitiUe;,  mêlez.  Des  cheveux  touille^. 

touillon,  vieille  nippe,  torchon. 

toulet,  mal  peigné. 

toulinet,  petit  fagot. 

toult,  1209,  enlève. 

touquant,  1353,  touchant  cela. 

touque,  1353,  touche. 

touquet  de  rue,  1407,  touquetum  [angle, 
extrémité,  coin.] 

tourbe,  turha,  multitude. 

tourbler,  troubler. 

Tourhie,  147 1,  troublé. 

tourbles,  1394,  troubles. 

tourcé,  1522,  [chargé.] 

tourcher,  [essuyer,  nettoyer].  Tourcher 
ses  veux. 

tourdion,  [contorsion.] 

Du  dernier  tourdion,  la  mort  nous  importune. 

(P.    MiCHAULT.) 


i6i  — 


tourette,  petite  tour. 

tournebroque,  tournebroche. 

tourneche,  1328,  tourniez.  Ne  portéche 
ny  ne  tourneche. 

tourniche,  tête  éventée. 

tourseau,  1361, trousseau.  Tbwrj^ûîide  foin. 

tourtel,  1661,  tourteau.  Waides  en  tourte! . 

tourtereule,  1397,  tourterelle. 

tousdis,  toujours. 

touse,  fille  bonne  à  marier. 

tout  bellement,  doucement.  (La  Mor- 

LIÈRE.) 

tout  biau,  tout  beau. 
tout  ooy,  tout  bas. 
tout  de  brandis,  de  volée. 
tout  di  que,  jusque. 

tout  dit,  toujours.  A  tout  dit;  dit  vient  de 
dies,  totis  diehus. 

toutesvoies,  toutevoyes,  1365,  cepen- 
dant, toutefois. 

tout  partout,  partout. 

trac,  trace.  Suivre  le  trac  (La  Morlière), 
les  traces,  [la  piste.] 

tracher,  tracer,  voyager. 

trahitier,  trahitre,  trahitor,  traître. 

traihi,  bien  fait,  compassé,  fait  à  trait. 

traime,  trame,  fil  pour  ourdir  la  toile. 

trainée  de  paroles,  tirade.  (La  Morlière.) 

trainnel,  1361,  traîneau. 

traions,  tirons. 

traire,  trere  ;  traire  à  témoin,  prendre  à 
témoin.  Traire  quelqu'un  en  cause,  1292. 
Traire  a  ars,  boules  et  pierres,  tirer.  1361. 
Traire  l'épée,  (Ms),  tirer  l'épée,  ôter.  (Guil- 

LEVILLE.) 

—  Se  traire  devers  quelqu'un,  i332j  se 
transporter. 

traison,  1209,  trahison. 

trait  de  vin,  1472,  [ce  qu'on  avale  de 
vin  d'une  seule  haleine.]  Par  deffault  de  ung 
trait  de  vin. 

traitié,  1397,  traiter. 

tramard. 

Du  lierre  tramard. 


tramettre,  envoyer,  mettre,  placer. 
tramois,  1490,  grain. 
transgressation,  1472,  [transgression.] 
transitif,  passager.  Monde /ra«5//?/",  1472. 
translatement ,     traduction ,     version . 

(GUILLEVILLE.) 

traquet,  traquenard. 
trauler,  courir. 

traus,  1397,  travaux,  peines. 

—  Trous. 

travailler,    tourmenter,    peiner,    lasser, 
accabler,  travailler,  1332. 

traversier,  receveur  du  travers.  Traver- 
sier  de  Boves,  1463. 

trayer,  (Ms),  attirer. 

treces,  treches,  cheveux. 

trechier,  tresser. 

tredame  !  Notre-Dame  !  [Juron.] 

treffon,  1284,  [fonds  qui  est  sous  le  sol, 
bien-fonds,  immeuble,  héritage.] 

tremblotement,  petit  tremblement. 

trembloter,  [trembler  légèrement.]  (La 
Morlière.) 

tremerel,  table  de  jeu. 

tremereler,  jouer. 

tremeur,  tremor,  crainte.  (Ms),   1397. 

tremir,  trembler. 

trempette  (Faire),  [mouillette,  tranche 
de  pain  que  l'on  trempe  dans  un  liquide.] 

trenchet,  tranchet. 

trenquie,  1406,  tranchée. 

trépas,  passage  d'un  endroit  à  un  autre. 

—  Violement  de  la  loy,  transgression,  faute. 

trépassement,  trépas. 

trépasser,     passer     outre,     contrevenir, 
transgresser. 

trepeigner,  (La  Morlière.)  trepeiller, 
trépigner,  s'agiter.  Danse  trépignante. 

trepple,  1472,  triple. 

trere,  traire,  tirer. 

—  Avoir  trere,  souffrir. 

—  Tret  eu,  avoir  souffert. 

II 


l62   — 


très  bien,  beaucoup,  [en  grande  quantité.] 
trescher  fors,  enlever, 
trésoir,  (Ms),  trésor. 
tresoïr,   ouïr,   entendre   clairement,  dis- 
tinctement. 

trespensé,  abattu,  triste. 

tressaut,  tressaille. 

tresses,  clieveux. 

trest,  se  tire,  serre. 

trestor,  délai,  détour,  fuite. 

trestous,    tretous,    tous.    (La   Mor- 

LIHRE.) 

lu  fiUit  qu'éj^alemeni   pour  leur   plaire  .1   trestous, 
A  cliacun  d'eux  je   plaise. 

(Oi..   m:   MaGNY.) 

Nous  l'avons  trestous  recueillie.  (O.  DE  la 
Marche.) 

treu,  trou. 

treuage,  1472,  [redevance  seigneuriale, 
taxe,  impôt. I 

treuille  d'un  mairien,  i  597, 

treuve,  trouve.  On  tiriivi',  1597. 

trézoirière,  (Ms),  trésorière. 

triacleux,  bateleur,  joueur  de  passe-passe. 

triboullet,  sot. 

tribuer,  147 1,  donner. 

tricdondaines,  super  finis,  [pièces  de  toi- 
lette fantaisistes,  franlreluches.J 

tricouse,  guestre. 

trikerie,  1292,  [ruse,  mensonge,  trom- 
perie.] Exemption  de  barat  de  trikerie. 

trinée,  traînée. 
triner,  traîner. 
tristresche,  (Ms),  tristesse. 


trognon,  petite  fille.  Trognon  de  pomme, 
trognon  de  chou.  [Pic] 

troïte,  truite. 
tromper,  trompetter. 
tronchée,  colique. 

tronchon,  tronçon.   Tronchon  de  torche, 
1317,  1472. 
trondelé,  mort. 
trondeler,  rondeler,  volvere. 

troter,  [trotter.]  Et  puis  après  nous  trote- 
rons  enquerre.  (OcT.  Diî  Saint-Gelais.) 

troube,  tourbe. 

troussoirs,  1277,  [trousseaux,  ceintures.] 

truchement,  interprète. 

truculent.  Mot.  r.ouv.  Des  yeux  trn- 
ciiJens. 

truendaille,  populace.  La  truendaillc  les 
mas.sacre.  (Cl.  dk  Mons.)  Ce  que  refusent 
truandaiUes.  (Villon.) 

truesne,  troesne. 

truffe,  (Ms),  homme  pêcheur. 

trufifes,  (Ms),  [tromperies,  moqueries.] 

truffet,  1472,  [savoir.] 

truies,  1361,  trouve.  Ne  te  truit,  1472. 

truyetes  (Pic),  maquereaux  qui  viennent 

aux  jambes. 

tuit,  (Ms),  tous.  Nous  sommes  ttiit. 

tulmute,  tumulte. 

turo,  [tige  mucilagineuse  de  certaines 
plantes,  comme  le  chou,  la  salade,  l'oseille.] 
Turo  de  salade. 

ty,  toi. 


u 


ultime,  dernière,  uJtinia.  Son  ordonnance 
ultime.  (P.  Blanchet.) 

ultion,  1472,  [châtiment,  vengeance.] 

umbre,  1466,  ombre. 

ureine,  urine. 

urluberlu,  étourdi. 


Ursuleine,  Ursuline. 

us,  user.  Avoir  en  us.  Si  com  li  siècle  en 


us  a. 


—  Coutume.  Job  tout  mal  vais  tis  desusa. 

usaige,  15 17,  usage. 

usance,  d'user.  (La  Morlière.) 


-  i63- 


V 


Le  picard  prononce  v  pour  g*,  zuatcr,  gâter. 

.    vaccabond,  1529,  [vagabond.] 

vag-nier,  vannier. 

vaichiel,  (Ms),  vaisseau. 

vaigue,  (Ms),  vague. 

vaillable,  1265,  valable. 

vainquer,  1472,  vaincre. 

vaissellete,   1374,  [diminutif  de  vaissel 
ou  vaisselle.] 

val,  vau,  (Ms),  vallée. 

valeter,  [faire  oeuvre  de  valet,  être  traité 
comme  un  valet.] 

validir,  fainéant. 

valitude,  1472,  [état  de  celui  qui  est  en 
bonne  santé.] 

valsist  (Ne),  ne  vaille. 

valt,  valet,  vaut.   Ne  lui  valt   s'aumone 
une  prune.  (Ms  du  xiif  s.) 
value,  13 14,  valeur  d'une  chose. 
vaniaux,  1490,  vanneau,  gibier. 
vantanche,  1397,  orgueil. 
vaque,  vache. 
vaquier,  vaquer,  1472,  vacher. 

vaquier,  [employer,  s'occuper  ^.]  Vaquier 
à  faire  quelque  chose. 

variance,    1472,    [variation,    hésitation, 
querelle,  doute.] 

varlet,   1387,  valet.  Se  contentant  d'un 
prebstre  et  d'un  varlet.  (J.  d'Authon),  1285. 

varoit  (II),  il  viendroit. 

varole,  vérole. 

vart,  vert. 

vaulrois,  1398,  voudrois. 

vaulsist  (II),  il  voulut. 

vaultef. 

Autant   de  vaiiltej  qu'on  en  met  en  sac, 

1374. 


vausimes,  1324,  voulions. 

Vauteron,  1336,  nom  de  bapt. 
Vautcron  de  Beaugrant,  1336,  surnom. 

veant,  (Ms),  voyant. 
veoha,  voilà. 
vechy,  voicy. 
veez,  (Ms),  1472,  voyez. 
veigne,  vigne. 

veillag-e,  1454,  passage  de  nuit. 
veir,  1265,  voir.  (J.  Froissart.) 
vel,  1472,  veau. 

velt,  veut.  Qui  en  bel  rimer  velt  entendra. 
(Ms  du  xiiF  s.) 
vendage,  (Ms),  vente. 
vener,  chasser. 

De  vener,  Venus  elle  a  nom. 

(GuiL.    DE    GUILLEVILLE.) 

veng-anche,  1209,  vengeance. 
veniaux,  véniels.  Péchez  veniaux,  1397. 
venneau,  15 15,  gibier. 
venoison,  venaison.  (Guilleville.) 

venroit,  1471,  viendroit. 
Venra,  1397,  viendra. 
Venront,  viendront. 
venterbiu,  ventrebleu. 
venteusement,   (Cl.  de  Mons),  [à  la 
manière  du  vent.] 
verdeur,  1472,  [vigueur,  verdure.] 

verdoiement,  1472,  [temps  où  les  prés 
reverdissent.] 

veret,  verrou. 

verg-lassé,  arbre.  (La  Morlière.) 

verg-ong-ne,  pudeur. 

vergue,  1324,  verge.  Vergue  de  bos, 
vergue  de  terre.  Sergent  a  vergue,  1477. 

vermeine,  vermine. 

vermissiau,  1397,  [vermisseau.] 

véro,  verrat,  cochon  mâle. 


—  164  — 


verrai  jou,  1397,  vcrrai-jc. 

verrières,  vitrages. 

.  vertir,  se  retourner. 

vertubiu,  jurement. 

vertucades,  vortugadin. 

vertueument,  1397,  vertueusement. 

vesche,    1472    [vescej.    Baril    de    vcsche, 
1383. 

vesci,  1397,  voilà. 

vesler,  [mugir,  en  parlant  des  vaches.] 
vestiaire,  [armoire,  coffre  renfermant  les 
habits  sacerdotaux,  garde-robes.] 
vesveté,  veuvage. 

veug-laire,  1460,  pièce  d'artillerie. 
veuil,  veux. 

Ce  que  je  vous  vcutl  dire  et  ce  qu'auci  oi. 

(Tu.  Di-   Mailly.) 

veuille,  veille. 

veule  temps,  [temps  mou.] 

veyr,  voir. 

viaire,  visage. 

viau,  [veau.] 

viautré,  [vautré.]  Viantrc  mv  Thcrbe. 

victore,  (Ms),  victoire. 

vielleche,  (Ms),  vieillesse. 

viéserie,  friperie. 

viesier,  1465,  fripier. 

vieu,  veau. 

viex,  1462,  vieux. 

viez,  vieux.  Sueur  de  vh-,  1469,  savetier. 

vig-orosité,  1472,  vigueur. 

vilanie,  vilenie. 

Vilart,  1293,  nom  de  bapt. 

vilité,  1472,  vilitas. 

villaige,  village.  Loin  des  villaiges.  (P 
Grogxet.) 

villain,  coupable. 

Villaim  alors  nous  a  Dieu  .nppereu. 

(P.  Grogxet.) 

villeront,  1397,  veilleront. 
ving-ne,  1475,  vigne. 
ving-neron,  1407,  [vigneron.] 


vinot,  petit  vin  mauvais. 
vinotier,  buveur  de  vin. 
violenche,  violence. 
violon,  plaisant,  original. 
vir,  voir. 

virg-in,  virginal.  Corps  virgin. 
virginalité,  1472,  [virginité.] 
vir  g-oute  (A),  à, l'aveugle. 
virole,  vif. 

virtuosité  des  nerfs,  [vigueur,  force.] 
vis,  1472,  visage. 

visagiere,  masque.  Faire  jeu  à  visagiere, 
13^1,  s'habiller  en  masque. 

viser,  [examiner,  observer,  chercher.] 

I.oyallenicnt  visoye  a  son  affaire. 

(GuiL.    MlCHtL.) 

viseteur,  1 397,  visiteur. 
vituperable,  hilis. 
vitupère,  blâme.  (Cl.  de  Mons.) 
viu,  vieux. 

vivant  de  Loches,  dégourdi. 

vivolant,  volant. 

vivoter,  vivre  à  peine. 

vizon  vizu,  vis-à-vis. 

vlo,  voilà. 

vo,  votre.  Vo  tour. 

voeul,  volonté. 

Kt  par  mon  xvcul  mis  en  ma  bonne  grâce 

(O.  DK  LA  Marche.) 

voiaire,  voarre,  voerre,  1471,  verre, 
vitnmi. 

voiriere,  1547,  verrière. 

voise    (Que   je),    que   j'aille.    (U    Mor- 
LiKRE.    Qu'ils  voisent,  qu'ils  aillent.  1466. 
voisse,  voix. 
voissielle,  vaisselle. 
voissieux,  vaisseau. 
volenté,  1397,  volonté. 
voleume,  volume. 
voliter,  1472,  voler. 
vollille,  1361,  volaille. 


-  i65  - 


volloir,  141 5,  vouloir. 
voloire,  voleuse.  [Pic] 
voira,  1225,  voudra. 
voulentiere,  (Ms\  volontaire. 

volut,  1471,  voult,  voulut. 
Vouhissciit,  1406,  voulussent. 
Volriesme,  1311,  voudrions. 
Volt,  veut. 


Voulsist,  voulut. 

Qui  lors  voulsist  être  son  pleige. 

(Villon.) 

Voiirent,    voulurent.    Voiirent   monter    au 

ciel.   (HÉLINAND.) 

vot,  votre. 

voyette,  1587,  petit  chemin. 
vrimeux,  1471,  venimeux. 
Vulcan,  Vulcain.  (Alain  Chartier.) 


w 


wag'e,  1341,  gage. 

wag-nier,  waignier,  1379,  profession. 

waide,  guède,  herbe  à  teindre  en  bleu. 

waiderons,  1469,  profession.  Maître  des 
waiderons. 

waidier,  13 17,  marchand  de  guède. 
waig-ne    temporelle  (Ms),   gain,    [profit, 
butin.]  Les  waignes  du  monde. 

waig'ner,  1380,  gagner.  Waigner  bien  en 
péril.  (Ms.) 

waine,  vagina,  gaine.  (Nicod.) 

waite,    1342,  peut-être  garde.    Waite  de 
ville.  Waite  du  beflfroy,  1400,  guetteur. 

wallông-ue,  louche,  liiscus. 

wan,  gant,  gan,  chirotheca,  digitaîia.Q^icoD.) 

wantelés,  1386,  [gantelets]. 

warandise,  1265,  garantie. 

warder,  1397,  garder. 

"Warnet,  1467,  nom  de  bapt. 

warou,  garou,  loup.  (Leu-warou.) 

"waroulleux,  [parler  en  bredouillant.] 

wart,  garde.  Dieu  vous  ivart,  1305. 

warwaille,  [bruit  de  chiens.]  Un  vilain 

warwaille. 


wason,  1398,  gason. 

wate  mestier,  gâte-métier. 

waté,  enfant  gâté. 

watel,  wateau,  gâteau. 

water,  gâter. 

waufFrier,   1479,  profession,  [marchand 
de  gaufres.] 

waussé,  1350,  haussé. 
welt  (II),  1209,  il  veut. 
wi,  1378,  gui. 
widecoq,  1490?  gibier. 
"Willard,  1293,  nom  de  bapt. 
Willemot,  nom  de  de  bapt.,  Guillemet, 
1414. 
wique,  1380, 

wiquet,  huisquet,   1380,  [petite  ville, 
hameau.]  Le  siège  du  wiquet. 

wiseuse,  1472,  oiseuse. 

wit,  1318,  huit. 

wite,  1395,  vide. 

witreller,  1470,  se  tourner. 

wlnerature,  1472,  [blessure.] 


—  i66  — 


Y     Z 


yauhiche,  aqueux.  Une  terre  yauhichc. 

yerre,  lierre,  hedcia. 

yeu,  yaue,  yeau,  1 398,  eau. 

yex,  yeux. 

yglise,  église. 

ylliers,  les  flancs. 


ynde,  couleur  bleue  [indigo.] 

Ypocras,  Hyppocrate. 

Yseult,  Ysoue,  femme  de  Tristan,  che- 
valier de  la  'l'able  ronde. 

ytex,  semblables,  tels. 
ziczag-ue,  ziczac. 


Abbeville,  imprimerie  A.  Lifosse,  rue  des  Teinturiers,  51-53 


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